RÂCH
inenl. Jl n'a pas Irouvé que les convulsions dos enfanls y résistassent davantage, et le docteur Wilson, qui a complètement adopté la méthode du docteur Chapman, lui a îail savoir qu'il l'avait trouvée d'une remarquable efficacité dans ces maladies, ainsi que dans le choiera infant ium.
Le docteur Chapman a cité deux cas d'apoplexie par la chaleur et le froid appliqués isolément ou simultanément, selon les symptômes, sur des régions déterminées du racliis.
IjQ docteur Chapman a observé que cette forme de paralysie, qui est accompagnée de la contraction des muscles alTeclés, a été généralement améliorée par l'emploi de la glace. Il a obtenu le retour des muscles à leur état naturel, même dans un cas très-défavorable de paralysie progressive, et il prétend que si la paralysie infantile était traitée par la glace dès qu'elle se produit, elle serait presque toujours guérie. 11 rapporte un cas remarquable de cécité due à une aniaurose cérébrale qui a été traitée avec succès; les artères de la rétine qui se trouvaient dans un état de contraction spasmodique ayant été dilatées, la circulation a été rétablie et la vue rendue par l'emploi de la glace. 11 mentionne aussi un cas d'aniaurose intermittente due à la congestion des vaisseaux sanguins de la rétine, lequel a été guéri au moyen de la chaleur, et il pense (jue désormais il sera possible de rétablir la vue dans plusieurs cas regardés jusqu'à présent comme incurables, et dans lesquels la cécité est due à des désordres dans la circulation de la rétine. Ayant maintes fois vérifié l'efficacité de son moyen d'accroître ou de diminuer la circulation cérébrale, il est convaincu qu'il sera maintenant possible d'agir avec beaucoup plus de puissance que par le passé dans les affections cérébrales, y compris les diverses formes de la folie.
Dans l'ordre des affections de poitrine, il dit avoir trouvé la pleurésie extrêmement facile à maîtriser par l'application de la chaleur entre les épaules. Si l'on traite par le même moyen la bronchite à sa première période, on arrête promptement sa marche, et l'abondante sécrétion de mucus qui se produit dans la seconde période est arrêtée par l'application du froid.
L'hémorrhagie pulmonaire et le crachement de sang peuvent être, d'après lui, très-promptement et très-efficacement arrêtés au moyen delà chaleur ; ses observations à cet égard ont été confirmées par le professeur Bencke de Marburg, qui rapporte, dans Avchiv fur ivissenschaftliclic Hcilkunde, qu'en adoptant la méthode du docteur Chapman, il a très-promptement enrayé une hémorrhagie pulmonaire dans un cas fort ancien, où tous les remèdes habituellement employés étaient demeurés impuissants.
Quant aux affections de l'estomac, au mal de mer, et aux vomissements de la grossesse, ils seraient curables, d'après ce médecin, à l'aide de la glace, et toutes les formes de vomissements symptomatiques pourraient être maîtrisées par ce même moyen. M. (îhapman signale enfin parmi les maladies curables ou guéries par celte méthode les affections des intestins, plusieurs cas de paralysie partielle de la vessie, un cas d'hémorrhagie intestinale datant de plusieurs années et qui avait résisté à tous les traitements, enfin les maladies fonctionnelles des organes de la reproduction, tant chez l'homme cjue chez la femme.
RACHITISME (Ostéomalacie). Le rachitisme, maladie de l'enfance, et l'ostéomalacie chez l'adulte, ne sont qu'une seule et même maladie modifiée par l'âge des sujets qui en sont affectés (fig. 608, 609 et 610).
Le rachitisme est un ramollissement des os qui arrête
leur développement, tandis que l'ostéomalacie est le ramol' lissement des os complètement formes.
La persistance des fontanelles, l'évolution dentaire retardée, la douleur des os longs et l'impossibilité de marcher indiquent l'apparition du rachitisme.
Le gonflement de l'extrémité spongieuse des os longs avec déformation de leur diaphyse annoncent le second degré du rachitisme; c'est le moment où l'on dit que les entants sont noués.
Le rachitisme bien établi déforme toujours le squelette et arrête la croissance au-dessous du degré qu'elle aurait pu atteindre, d'où la production de petits êtres trapus, à jambes courtes et souvent difformes.
Le rachitisme produit un grand nombre de difformités du squelette, mais les plus apparentes sont l'incurvation de la clavicule et des os longs, le chapelet rachitique des côtes et le gonflement de l'extrémité spongieuse des os longs.
l'iti. ()07. — A. Couche cartilagineuse normale. — BC. Passage Je la eo\iche rartilagineuse ù la couche chondroiile. — CD. Commencement de la couche chontlroidc. (Broca.)
Le rachitisme est quelquefois partiel et borné à la tête, au bassin, à la poitrine et aux membres.
Avec l'altération des os, il y a souvent chez les rachitiqucs un flux muqueux de l'intestin ou des bronches, qui constitue l'entérite et la bronchite rachitiques.
C'est le rachitisme qui produit dans le bassin des petites filles ces déformations qui le rétrécissent et qui plus tard sont, chez la femme, des obstacles à la parturition.
RAGH
j| y a un rachitisme essentiel produit par un vice originaire du sang, et un rachitisme symptoniatiquc que déterminent le mauvais régime et les maladies chroniques.
riij. 008. - Tiauflie di' l'issu l'Iioiulroiiic. (Hroc;i.)
Un l'ait des racliitiques à volonté par l'usage d'un régime i'a|iablo de produire la diarrhée prolongée.
l'ig. 609. — Tranche de tissu spongoide. (Broca.)
L'absence d'air, d'exercice et de lumière ajoutent beaucoup aux effets de la mauvaise alimentation dans le développement du rachitisme.
C'est chez les rachitiques qu'on observe les fractures incomplètes des os.
Thérapeutique. — Du lait, du beurre, des bouillies et des soupes maigres, avec le secours du grand air, du soleil et de l'exercice, suffisent souvent à la guérison du rachitisme à ses débuts.
Les bains de mer, les bains sulfureux, les bains salés et l'huile de morue, 30 à 60 grammes par jour, les bains avec le sel qui a servi à saler la morue ou sel de morue ; les bains de Lavey; les bains de Kreusnach, sont les agents spécifiques du rachitisme à la période de ramollissement.
On peut aussi employer les préparations ferrugineuses,
telles (jue la limaille de fer, 25 à 50 centigrammes le sirop de pyrophosphate de fer, 30 à 50 grammes [+]; sirop d'iodure de fer, le café de glands doux \±}, le sirop de pliosphate de chaux gélatineux de Passez (V. Phosphates) ; l'eau de chaux ; le phosphate de chaux, 2 à 5 gr. par jour les substances aromatiques et amères, contre le raciiitisme.
Quand le rachitisme est prsè de guérir et qu'il entraîne une difformité de la colonne vertébrale ou des membres inlV'rieurs, il faut recourir aux moyens mécaniques de l'orthopédie pour redresser les membres ou pour empêcher les déviations de la taille.
Au début du rachitisme, il ne faut pas faire marcher les enfants, à moins qu'ils ne soient soutenus sous les bras dans un chariot à quatre tiges et, à la fin de la maladie, avec des appareils orthopédiques.
Il ne faut pas trop s'acharner à com!)attre la bronchite rachitique par des vomitifs ou des vésicatoires, car on faligue les enfants, et il vaut mieux employer les sédatifs et les résineux.
Contre la diarrhée des rachitiques, il faut donner le sous-nitrate de bismuth opiacé, à la dose de 2 à grammes par jour.