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BLÉ

Succharolé avec la digitale fraîche. — Feuilles fraîches de digitale mondées de leur pétiole et de leurs plu.v grosses nervures, 1, sucre blanc concassé, 3.

Exposez la digitale pendant douze heures à l'air libre, mais à l'ombre, entre deux feuilles de papier gris, afin de laisser échapper une certaine proportion de son eau de végétation; triturez-la alors avec le sucre jusqu'à mélange parfait, faites sécher doucement à l'étuve, pulvérisez et conservez en flacons noirs (Foy).

Préparez de la même façon les Saccharures avec les plantes fraîches de :

Belladone, ciyuè, aconit, jusqidame, Sabine, rue, stramoine, ainsi que ceux de seigle ergoté, de bulbes de colchique et de scille frais ; en un mot, de toutes les substances actives qui perdent de leur activité par la dessiccation.

(Dorvault.)

Ces saccharures peuvent être administrés en poudre ou transformés en pilules à l'aide de quelques gouttes d'eau ou de sirop.

iSACCHARURES. Préparations formées d'un mélange de teinture alcoolique ou éthérée d'une substance médica menteuse avec du sucre qu'on laisse à l'air ou qu'on chauffe légèrement pour faciliter l'évaporation de l'éther ou de l'alcool, de façon à obtenir du sucre pénétré de la substance active de la teinture (Béral), et qu'il ne reste plus qu'à pulvériser.

On prépare ainsi avec 60 grammes de teinture et 500 grammes de sucre des saccharures de jalap, d'ipécacuanha, de rhubarbe, de jusquiame, d'aconit, de belladone, de safran, etc., ayant i centigramme de substance par k grammes de saccharure.

SACHETS. Petits sacs de toile remplis de substances médicamenteuses pulvérisées, qu'on applique au devant du cou dans le goitre [T] ; sur la tète dans les maladies du cerveau [±] ; dans le vagin contre les maladies de l'utérus, etc. Q. V. Utérus, Thyréoïde, Vaginite.

SACRO-COXALCilE (Boyer). La sacro-coxalgie est une lésion de l'articulation sacro-iliaque, consécutive à la grossesse ou à une chute. Tantôt la lésion de l'articulation est primitive, et elle consiste dans une inflammation des surfaces articulaires et de la séreuse articulaire ; tantôt elle est consécutive à une lésion de l'os iliaque ou du sacrum.

On reconnaît la sacro-coxaloic l'i une douleur tixe au

niveau de l'articulation sacro-iliaque, à la claudication et à tous les signes locaux ou généraux des ostéites périarticu- I aires. V. ce mot.

11 y a dans la sacro-coxalgie une douleur de genou comm.e dans la coxalgie (Laugier), mais de même que dans la coxalgie elle disparaît quand les malades sont couchés, et c'est dire encore que la douleur de genou est une douleur de fatigue qui est due à de fausses positions. V. Coxalgie.

On peut confondre une sacro-coxalgie avec une coxalgie, mais dans celle-ci les mouvements de la hanche sont nuls ou à peu près; il y a du gonflement de la hanche. Dans la sacro-coxalgie, ce signe manque et il y a des mouvements dans l'articulation coxo-fémorale.

La névralgie sciatique, même au début, s'annonce par une douleur sur le trajet des nerfs, et il y a des points douloureux partout où le nerf devient superficiel.

Un abcès par congestion de la fesse, chez une femme qui a eu des douleurs fixes au niveau de la" région sacrée depuis sa couche, doit faire soupçonner l'existence d'une sacro-coxalgie.

La mobilité anormale de l'articulation sacro-iliaque est un bon signe pour diagnostiquer une sacro-coxalgie, mais la nature de l'articulation ne permet guère de la constater.

Thérapeutique. — Le traitement delà sacro -coxalgie consiste à appliquer des vésicatoires successifs surla région, à immobiliser le bassin dans une gouttière de Bonnet (V. Coxalgie). Lorsque des abcès se sont formés, on les ouvre et l'on fait des injections iodées répétées tous les jours au plus tard. On soutiendra le bassin avec une ceinture faite avec une bande roulée dextrinée.

SAFRAWl {Crocus sutivus). Plante de la famille des iridées, dont on utilise les fleurs en arrachant les stigma-

Fig. 636. — Sttlrau.

tes qu'on fait sécher sur des toiles métalliques légèrement échauffées. On l'emploie comme stimulant et comme einménagogue [±]; en poudre, 30 centigr. àl gramme; en infusion, 8 à 10 filaments par tasse d'eau chaude ; en teinture, 1 à 2 grammes ; en sirop, 30 à 60 grammes. Le safran est avec l'alcool la partie active de Velixir de Garus.

SAGAPÉTWKM. (jomme-résine très-âcre produite par

SAIG

SAIG

une ombellifère de la Perse, le Ferula Persiœ. Elle entre dans la composition du diachylon et de la thériaque.

SAGOU. Fécule alimentaire extraite pBr le lavage de la moelle de certains palmiers, particulièrerrent du Sugu)>

Fig. 637. — Sagou.

/■KriHi/"?™. On passe sur un Lamis fin, et le résidu séché forme une pâte qui sert d'aliment et de remède dans l'entérite aiguë et chronique de l'enfance \±\.

SAlGi^ÉE. L'ouverture des veines et de quelques petites artères superficielles au moyen de la lancette (V. ce mot) constitue la saignée.

La saignée est un moyen antiphlogistique et anticongeslif employé dans un grand nombre de maladies et mis en usage depuis les premiers temps de la médecine.

On saigne : les veines du bras ; les veines du pied ; la jugulaire ; les veines ranines ; la veine salvalelle, la veine céphalique du pouce à la main et quelquefois l'artère tem- I)orale. V. Artériotomie.

On obtient des saignées locales sur les muqueuses des fosses nasales, sur la conjonctive (V. Rétinite) ; mais ce sont là des mouchetures et non des saignées. Les ventouses sontles variétés de saignées locales les plus usitées.

Saignée du hr&s. Cinq veines peuvent être saignées au bras (fig. 6.38) : la veine radiale 2 ; les veines cubitales 1,1; la veine médiane 3 ; la veine médiane basilique 4 ; la veine médiane céphalique 5 .

On saigne quelquefois la veine basilique 6 et la veine céphalique 7 .

On doit généralement choisir la veine médiane céphalique, et les veines qui ne sont pas voisines d'une artère anormalement située ; ce dont on doit toujours s'assurer avant de serrer le bras.

Pour saigner une des veines, le malade étant assis ou couché, la tête un peu élevée, on place un Hen constricteur sur la partie inférieure du bras. L'opérateur l'applique en plaçant la main du malade SOUS son DTaS ffauche, ce , qui permet de maintenir le membre pendant qu'on roule la bande ; celle-ci doit être placée 2 ou 3 centimètres au dessus du point où Ton veut saigner.

Lorsque les veines sont bien gonflées, l'opérateur saisit l'avant-bras à sa racine à pleine main, de façon à pouvoir placer le pouce sur la veine qu'il veut saigner, au-dessous du point où il veut piquer. La lame de la lancette, faisant un angle droit avec sa châsse, est tenue entre les doigts comme une plume à écrire. Les doigts placés très-près de la pointe ne laissent passer qu'un centimètre au plus do la lame ; alors l'opérateur presse sur la veine avec le pouce gauche au-dessous du point où il veut piquer, puis il place la lancette sur la veine, ponctionne brusquement. Lorsqu'ime goutte de sang apparaît sur le côté de la lancette, il bascule la lame de façon à relever la pointe et à inciser la veine et la peau de dedans en dehors perpendiculairement à l'axe du vaisseau. Faire une incision parallèle à l'axe de la veine (Antyllus) est une pratique abandonnée.

Fig', (338. — Veines du pli du bras. — 1. Veines cubitales. 2. Velues radiales. — 3. Veine médiane. — i, i. Veiae médiane basilique. — 5. Veines médiane céphalique. — 6. Veine basilique. — 7. Veines céphalique. — A. Ligature du bras.

Lorsqu'on a affaire à un sujet gras, on fera d'abord une incision de la peau seule avec le tranchant de la lancette, puis on ponctionnera la veine dans la plaie où on la reconnaît à sa coloration bleue.

Si l'on saigne une veine près d'une artère, on se servira d'une lancette à un seul tranchant (Malgaigne) et l'on piquera horizontalement en tournant le côté non tranchant de l'instrument vers l'artère.

Immédiatement après la ponction de la veine, l'opérateur cesse de presser sur celle-ci avec le pouce gauche, le sang sort en jet par la plaie de la veine, et il importe à ce moment que l'articulation du coude reste immobile.

Si l'écoulement du sang est arrêté par un peloton graisseux, on excisera la graisse. Si le parallélisme de la plaie cutanée et de la plaie de la veine est détruit, on le rétablira en replaçant le membre dans la position où il était au moment où la veine a été piquée.

Si un caillot oblitère la plaie de la veine, on pressera sur la veine de bas en haut, en poussant le sang contenu dans la veine. Celui-ci chassera le caillot.

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Si le bandage compressif, trop serré, comprimait l'artère, ce dontons'assm-e par la dimimition du pouls radial, on desserrerait le lien circulaire.

Lorsqu'on a tiré la quantité de sang indiquée, on fait plier le bras du malade et on le laisse environ deux minutes dans celte position, puis, après ce temps, on panse la plaie avec un petit linge mouillé, plié en triangle, qu'on maintient appliqué avec le bandage du coude en huit de chiffre. Le bras est maintenu dans la demi-flexion sur un coussin, si le malade reste couché ; on place le membre en écharpe si le malade se lève.

Les accidents de la saignée sont l'ecchymose etlelhrombus, qui sont dus à ce que le sang s'éj anche entre la veine et la peau, parce que le parallélisme des plaies est détruit. Si l'on peut rétablir le parallélisme, le sang coule bien; celui qui est épanché dans le tissu cellulaire peut même sortir.

Le thrombus n'a qu'un inconvénient un peu sérieux: celui de mettre un terme à l'écoulement du sang. Plutôt que de malaxer la plaie, il vaut mieux saigner à l'autre bras, s'il est nécessaire de tirer beaucoup de sang et si un thrombus a arrêté tout à fait l'écoulement d'une saignée.

La syncope sera traitée par la position horizontale et par les aspersions froides sur le corps (V. Syncope). Si le sujet est faible, pusillanime, et si c'est l'écoulement du sang qui cause la syncope, on fermera momentanément l'ouverture de la saignée.

Les vomissements nerveux (V. ces mots) seront traités parles moyens appropriés. On se bornera à donner une potion avec le sirop d'éther et le sirop de menthe, si les vomissements sont dus à ce que les malades ont mangé avant d'être opérés.

La douleur est due à une section des nerfs, elle réclame les cataplasmes aiTosés de laudanum.

Les piqûres du tendon du biceps et de l'aponévrose antibrachiale sont une cause de rétraction de l'avant-bras (Wharton, Ch. Bell, S. Cooper); c'est un accident tardif, pour lequel on a dû recourir à la section des fibres tendîneuses du biceps insérées sur l'aponévrose antihrachiale (Wharton).

La rétraction des doigts est dans le même cas [V. Nerfs (Pktes des)] ; c'est un accident tardif d'une plaie des nerfs.

La piqûre des artères est annoncée par la projection d'un jet de sang rouge, sortant par saccades isochrones au pouls artériel et par les autres caractères des plaies des artères (V. ce mot). On comprimera avei; des rondelles d'amadou, puis des compresses graduées. On serrera avec un bandage roulé, enveloppant depuis le poignet jusqu'à l'aisselle. La plaie peut ainsi se cicatriser, mais cela est rare; il vaudrait mieux faire la compression digitale sur l'artère humérale du bras, vingt-quatre heures de suite, et la renouveler le lendemain pendant douze heures, en même temps que le bandage compressif est apphqué. Plus tard, on traitera l'anévrysme faux consécutif ou traumatique consécutif et les anévrysmes artérioso-veineux par les moyens appropriés.

La plaie de Ir, veine peut être le point de départ d'une phlébite (V. ce mot). La plaie cutanée peut être l'origine d'un phlegmon et d'un érysipèle.

Saignée de ïa main. La saignée de la main est pratiquée sur la veine salvatelle ou la veine céphalique du pouce. La piqûre de la veine se fait par le même procédé

que la saignée du bras ; seulement, comme la veine donne peu de sang, on doit donner un bain de mains chaud pour faire couler le sang. On panse avec un linge mouillé recouvert du bandage de la main. V. ce mot.

Saignée du pied. La saignée du pied se fait sur la veine saphéne interne, principalement au-devant et audessous de la malléole interne où elle est très-saillante. On donne d'abord aux malades un bain de pieds chaud ; le pied est lié à quatre travers de doigt au-dessus de la malléole, et l'on saigne la veine par les mômes procédés que pour la saignée du bras ; puis on place le pied dans un bain chaud, on panse la plaie avec un petitlriangle de h'nge trempé dans l'eau fraîche, et l'on maintient le pansement avec l'étrier du pied. V. Spica.

Saignée de la veine céphalique. On saigne la veine céphalique au bras, soit au-dessus de l'épicondyle (Velpeau), soit dans l'interstice musculaire qui sépare le deltoïde du biceps.

Cette saignée se fait en appliquant un lien circulaire au-dessus du point où l'on veut saigner.

k l'épaule, on fait sur la peau une incision de 3 centimètres au niveau de l'interstice musculaire connu, puis on ponctionne la veine que l'on distingue à sa coloration bleuâtre. Ou doit aller avec précaution pour cette saignée, car il y a près de la veine une petite artériole.

Au-dessus du coude, on fait ime incision de 3 centimètres sur les points où l'on sent la veine, qui est reconnaissable à une fluctuation et une tension particulière. Après l'incision de la peau, on voit la veine avec sa coloration particulière et l'on pique.

On panse à l'eau froide avec un bandage circulaire.

Ce n'est que dans des conditions tout à fait exceptionnelles, et quand on ne peut saigner ailleurs, qu'il faut avoir recours à ces saignées.

Saignée de la veine jugulaire externe. On comprime la veine entre le cou et le cœur, en plaçant un tampon formé par des compresses graduées longues de 3 centimètres, appliqué sur la veine au-dessus de la clavicule, et serré par une bande qui est nouée sous l'aisselle du côté opposé.

On fait incliner aux malades la tête du côté opposé à celui où l'on saigne ; on fixe la veine entre les deux doigts indicateur et pouce, et l'on pique la veine perpendiculairement aux fibres du muscle peaucier. Couper entièrement la veine n'est pas indispensable.

On panse avec une mouche de taffetas d'Angleterre ou des bandes de diachylon entrecroisées, ou avec un linge mouillé maintenu par un bandage semblable à celui qui a été employé pour comprimer la veine.

La saignée de la jugulaire est, avec juste raison, aujourd'hui proscrite de la pratique.

Saignée de la vcâne frontale (Sévère Archigène, iii^ siècle). Après avoir dessiné le trajet de la veine avec de l'encre, on fait un pli à la peau sur un point de cette marque ; on l'incise, on dénude la veine à droite et à gauche et l'on passe deux fils au-dessous d'elle, comme pour une ligature d'artère ; on pique la veine, on tire le sang voulu ; on lie la veine ou on la sectionne au-dessus et au-dessous, entre les deux ligatures.

La saignée et le procédé sont aujourd'hui abandonnés.

Saignée des veines ranines. Connue de l'antiquité, et proposée par Dioclès et Héraclide, la saignée des veines

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