SAN
peu près huit ou neuf pour obtenir une palette de sang. On les applique au nombre de deux à six chez les enfants, et
ils, 640. — Sanpsue ulliclniile onvci le |iai' la face veoliale, et dont la moitié lou^itiiJiiiale du tube digestif a été enlevée; a, ventouse antérieure dans laquelle est la bouclie : veotouse postérieure; c, anus;
1 a, rf, rf, poche des crecums de l'iiigluvies ; a?, œsopbai;'e ; / intestin:
I s, Sj i^-laades produisant la mneosité. (Boequillon.)
de quinze à vingt chez les adultes vigoureux ; mais il faut prendre garde aux hémorrhagies consécutives, extrême-
Fig. 641. — Màelioires de la sangsue. Fig. 642. — Hillerents teinps de la i, ventouse ouverte pour montrer piqûre de lu sangsue, les trois mâchoires, a. — 2. L'une des mûclioires très gnissies. (Boequillon.)
ment dangereuses et quelquefois mortelles dans le premier âge-.
Thérapeutique. — Pour appliquer les sangsues, on lave la peau avec de l'eau chaude, dans le but de ramollir l'épiderme,et l'on y place les anncMides en lesmaintenant dans
le creux d'une ponune ou dans un petit verre dont les parois sont humectées de vinaigre. Dès qu'elles ont mordu, on les laisse en place, en attendant qu'elles tombent d'ellesmêmes. Cela fait, on lave la peau avec de l'eau tiède ; à l'aide d'un cataplasme, on favorise l'écoulement du sang pendant une heure, et enfin, pour arrêter l'iiémorrhagie, on applique de l'amadou, de la poudre de chiffon, qu'on maintient en place avec des bandes. S'il y a une bémorrhagie persistante, il faut l'arrêter, soit avec de la poudre de colophane mise sur la piqûre, soit avec un morceau d'amadou sur lequel on promène une cuiller remplie de charbons ardents, soit en appliquant la pierre infernale, soit avec une serre-fine, soit enfin avec un brin de charpie imbibée de percblorure de fer. V. Hémostatiques.
S'il arrivait qu'une sangsue mise dans la bouche pénétrât dans le pharynx ou dans l'estomac, il faudrait faire boire de l'eau salée ou vinaigrée et donner un vomitif. Si l'accident se produisait dans le rectum, c'est par un lavement salé qu'il faudrait provoquer l'expulsion de l'annélide.
Les sangsues sont un moyen commode de produire une évacuation sanguine locale dans les parties enflammées, mais elles ont le grave inconvénient de faire perdre plus de sang qu'on ne voudrait et de produire un affaibUssement considérable. Aujourd'hui, on essaye de les remplacer par une application de ventouses scarifiées (V. ce mot), qui permet de mesurer la quantité de sang à soustraire et qui a l'avantage de n'exposer jamais aux hémorrhagies consécutives.
l'ig. 643. — Coté gauche du corps de lu sangsue montrant les vaisseaux sanguins, les anses mucipares, les eœurs moniliformes, etc., d'après un dessin de M. Gratiolet ; n, l'un des vaisseaux latérau.t faisant oflice de cœur; vaisseau dorsal ; c, vaisseau ventral; d, canal déférent ; e, eœurs moniliformes situés au-dessus des testicules ; anses mucipares. A droite et au-dessous rsont les vésicules mucipares. (lioci|uillon.)
Sangsues^ ai-tiflciclle!«. Les sangsues artificielles sont des appareils à ventouses (appareils à pompe) munis d'une tige traversant le verre et permettant de faire une ponction de la peau sans cesser de faire manœuvrer la pompe aspirante (Horteloup). Cet appareil ne donne pas \\\\ elTel meilleur que les ventouses ordinaires.
SA;\GL'I1V.'%IKF,. Plante d'Amérique, de la famille de papavéracées, dont la racine renferme un suc rouge trè> purgatif, et dont les feuilles sont douées de propriétés na; cotiques.
SA^ICLE. Plante de la famille des ombellifères, do: : les feuilles s'administrent en décoction, à la dose de g- . par litre d'eau, contre les hémorrhagies, dans la dyse;: terie et dans la leucorrhée □.
SAPO
SATY
SA1\'IE. Pus de mauvaise nature, grisâtre, séreux, sanguinolent, fétide, produit par les plaies scrofuleuses et atoniques.
SAl\ITAIi. Bois provenant Au santal citrin ou du santal blanc, de la famille des santalacées, et du santal rouge, de la famille des légumineuses. On les emploie souvent en décoction comme sudoriliques, à la dose de h grammes par litre d'eau RI.
ïiïAlVTOLINE ou AUROIVe FEMELLE. Plante amère et aromatique, de la famille des synanthérées, dont les feuilles en décoction, stimulantes, à la dose de U grammes par litre d'eau, sont réputées vermifuges FH.
SA!^TO;>JIl\E. Alcaloïde extrait du semen contra, qu'on donne aux enfants contre les lombrics. On le prescrit en poudre dans de la confiture, ou en pastilles, à la dose de 10 à 60 centigrammes, d'après l'âge des sujets FF^.
On en administre 10 centigrammes à deux ans, 20 centigrammes à quatre ans, et ainsi de suite en augmentant de 5 centigrammes par année. La santonine colore les urines en jaune et fait souvent voir les objets teints d'une couleur verdâtre.
SAPINETTE. Bière antiscorbulique et antiscrofuleuse, prescrite à la dose de 500 grammes par jour.
Racine de raifort 00 fçramrnes.
Feuilles de cochléaria J og |j
Bourgeons de sapii) cuncassés / ' '
Imbibez avec :
Alcool de cochléaria 00 ïrainmes.
Faites macérer le tout dans 2 litres de bière pendant quatre jours.
SAPims. Arbres de la famille des conifères, dont les bourgeons et l'écorce donnent différents produits à la thérapeutique.
Les bourgeonsde sapin, résineux et balsamiques, se prescrivent en décoction, 30 grammes par litre d'eau, contre la bronchite chronique et la phthisie [T]. La sève de l'arbre sert à faire un sirop balsamique employé dans les affections catarrhales, et de l'écorce on tire la poix de Bourgogne et les térébenthines.
S/iPONAlRE. Plante indigène de la famille des dianthées, dont les feuilles et la racine, remplies de saponine,
se prescrivent en infusion, 20 grammes par litre d'eau, en extrait ou en sirop contre les maladies de la peau.
Je m'en sers également dans les coliques hépatiques comme dissolvant des concrétions biliaires et dans l'albuminurie par dégénérescence graisseuse des reins pour amener la résolution de la stéatose.
S4PA]\li\-E. Principe actif de la saponaire et de l'écorce américaine du Quillaya saponaria qui, étant uni à de l'alcool, fait une teinture pouvant dissoudre les goudrons et les résines, de manière à faire avec de l'eau une émulsion stable.
Lebeuf a utilisé cette propriété pour préparer une teinture mère de coaltar saponiné, avec laquelle on fait dans l'eau des émulsions de coaltar à tous les degrés. Ce, sont ces solutions de coaltar saponiné au 30% au ^lO'' et plus, qu'on emploie pour la guérison des plaies scrofuleuses ou atoniques
Je m'en sers pour dissoudre les essences, afin de les délayer ensuite dans l'eau. C'est un excellent moyen de donner l'essence de térébenthine, l'essence d'ail, l'essence de thym, l'essence de cajeput, etc. Je l'ai aussi employée pour dissoudre le baume de Tolu, le baume de copahu, etc. — D'une manière générale, cet agent est le principe qui peut servir à faire des émulsions stables avec les essences, les baumes elles résines.
SARCIIVE. Végétal microscopique se développant quelquefois dans l'estomac, dans la matière des vomissenients incoercibles de quelques gastralgies, et dans les matières de quelques diarrhées chroniques. Il a la forme de masses cubiques séparées en quatre saillies très-apparentes. On a de grandes difficultés pour guérir un malade de la sarcine, et, dans ce but, on emploie le goudron, l'eau créosotée, la teinture d'iode, dix gouttes ; la liqueur de van Swieten.
SAKCOCÈLE. V. Testicule [Maladie des).
SARCOCOLLE. Résine spontanément sécrétée par le Pœnea sarcocolla, arbuste d'Ethiopie, de la famille des pénéacées et à laquelle on attribue la propriété de faire reprendre les chairs | I.
SARCOMES. V. Cancer.
Sarcomes. Nom donné à une variété de cancer fibro plastique. V. Cancer.
SARCOPTE. Insecte parasite dont la présence est l'origine de la gale. V. 'ce mot.
SARRACE!\1A PLRPUREA. Plante exotique de la famille des sarracéniées dont l'infusion a été vantée comme abortivede la variole E].
SARRIETTE. Plante de la famille des labiées, employée comme stimulante.
SASSAFRAS. Arbre d'Amérique dont la racine aromatique, à cause de son huile essentielle, est réputée carminative et sudorifique. On l'administre dans la syphilis en infusion, à la dose de 15 à 30 grammes par litr. d'eau [+]•
SATURIVIIV. Qui a rapport aux accidents produits par l'intoxication saturnine.
SATYRIASIS. L'irrésistible besoin des rapprochements sexuels, avec érection continuelle de la verge, constitue le satyriasis.
Le satyriasis spontané est le résultat d'une maladie interne du système nerveux, de la monomanie érotique, et, dit-on, d'une lésion organique du cervelet ; mais ce dernier point reste à démontrer.
SAUG
SAVO
Le satyriasis provoqué résulte de raclion des cantharides ou du phosphoic.
Thérnpiiitique. — La diète, les boissons émollientes mucilagineuses acidulés et la saignée du bras doivent être conseillées contre le satyriasis.
On prescrira ensuite des pilules de camphre do 15 centigrammes, trois par jour; de lupulin 20 centigr. par jour; — du bromure de potassium 4 à 1 0 grammes par jour ; — du camphre 15 centigrammes par jour, — de la poudre de valériane, 2 grammes ; — d'oxyde de zinc, 2 a U grammes ; — de musc, 2 à 3 grammes, — des bains de siège froids, des bains froids et des ablutions d'eau froide.
Dans le priapisme essentiel : lavements froids additionnés de 20 à gouttes d'alcool camphré. Injections hypodermiques de solution de morphine — 8 gouttes d'une solution au centième à la région lombaire; — on les répète tous les jours suivant la force de l'érection.
SAUGES. Plantes de la famille des labiées, douées de propriétés stimulantes et toniques, employées en infusion
Fiiç. (ii5. — Suug
à la dose de 5 à 10 grammes par litre, en bains et en fumigations. On se sert, soit de la petite sauge ou sauge
Fig. 640. — Sauge. Fig. 647. — Saule femelle.
officinale, soit de la grande ou sauge scîarée, et des pommes de sauge, développées sur les feuilles du Salvia pomifera, piquées par un insecte.
SAULE. Arbre de la famille des amentacées, dont l'écorce astringente, remplie de salicine (V. ce mot ), a été conseillée comme fébrifuge E]. On la donne à la dose de 3 à 8 grammes par jour dans du miel.
SAUMURE. Liquide retiré des vases où l'on prépare les salaisons. Il est formé des liquides séparés des viandes soumises à l'action du sel, et il a un goût salé très- acre. C'est un agent toxique pour les animaux auxquels on le fait boire. Par la dialyse, au moyen de vessies placées dans l'eau, le sel s'en va au dehors et il reste dans la vessie du jus de viande qu'on peut utiliser.
SAVOIRS. Composés dus à l'action des corps gras sur les alcalis et pouvant être considérés comme des oléates, des stéarates et des margarates de l'oxyde qui leur sert de base. On les emploie en médecine à l'extérieur, comme cosmétiques dans la toilette ou comme résolutifs, et à l'intérieur comme stimulants. Parmi les savons employés en médecine il y a :
1° Le savon amijydalin ou savon médicinal, à base de potasse, qu'on donne en pilules de 15 centigrammes jusqu'à la dose de 1 à i gram. par jour comme l'ésolutif dans les engorgements du foie et des viscères abdominaux.
2» Le savon blanc de Marseille à base de soude, dont on îa.itV emplâtre de savon, employé comme résolutif dans les tumeurs blanches et dans les adénites chroniques.
yLesavon noir on vert, àhase de potasse, employé pour nettoyer la tète des teigneux et pour frictionner la peau des galeux avant d'y appliquer la pommade d'Helmerich.
Savon de Baréges.
Sulfure fie soiliuui \
Carbonate de soude j 1 tromme.
Chlorure île sodium )
Savon sans eau 12 iil.
En bains et en lotions contre les dartres.
(Héreau.)
Savon camphré.
Amandes auières mondées 60 grammes.
Teinture de benjoin 40 id.
Camphre »
Savon blanc 500 1(1.
Réduisez les amandes en pâte, ajoutez Iccamphre puis la teinture, et ensuite le savon; faitesfondre au bain-marie, passez et coulez dans les moules.
Savon de toilette pour les personnes sujettes aux névroses, à la goutte, aux rhumatismes, aux dartres.
(Dorvault, lady Derby.)
Savon de ciyuè.
Savon lie moelle de bœnf pulvérisé. . . 250 grammes. Extrait mou de suc de cigué 125 id.
F. s. a. une masse ductile et homogène.
Cette préparation étendue sur un tissu adhère parfaitement sur la peau et peut remplacer l' emplâtre de ciguë ordinaire dans les tumeurs du sein. Il peut aussi être employé sous forme pilulaire.
Savon de gaïac.
Résine de gaiac ' 1 gramme.
Savon médicinal ^
Alcool à SO" M- s.
Faites dissoudre, filtrez, distillez et évaporez en consistance pilulaire. (Soubeiran ) Pour l'usage interne.