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SUET

La peau d'un malade affecté de suette donne à la main une sensation d'humidité chaude, savonneuse, caractéristique de la maladie.

Dans la suette, la sueur abondante qui ruisselle de la peau et qui mouille le linge, les draps et les matelas, a une odeur fétide spéciale caractéristique.

C'est du deuxième au sixième jour de la suette qu'on voit apparaître le point et l'agitation qui précèdent de peu larailiaire rouge, vésiculeuse ou bulbeuse delà suette.

L'anxiété, l'oppression, la constriclion précordiale delà suette dans les cas graves, ont quelque chose de spécial qui n'appartient qu'à cette maladie.

Dans sa forme épidémique la suette est excessivement grave et fait périr la plupart de ceux qu'elle atteint.

La convalescence de la suette grave, excessivement pénible et très-prolongée, s'accompagne d'un état d'anémie, de faiblesse musculaire et d'épuisement nerveux fort graves, qui ne guérit qifau bout de plusieurs mois de traitement.

La suette sporadique ne donne généralement lieu qu'à une diaphorèse et à une éruption miliaire peu abondantes et sans gravité.

La suette se manifeste souvent sous forme rémittente, avec des sueurs qui augmentent d'une façon régulière à certaines heures du jour.

Thérapeutique. — C'est un tort de surcharger de couvertures les malades affectés de suette, et de leur donner des boissons chaudes ou stimulantes.

La suette doit être combattue par une demi-diète, des boissons acidulés fraîches, le renouvellement de l'air et le changement de linge fait avec les précautions désirables.

L'ipécacMan?ia est par excellence le remède de la suette, et il doit être donné dans toutes les formes et à toutes périodes de la maladie.

Les évacuants ne sont utiles dans la suette que pour combattre la constipation, et nullement pour arrêter les progrès du mal.

Les saignées générales et locales sont en général d'un assez mauvais usage contre la suette.

L'oppression et l'épigastralgie de la suette sont fort amoindries par les frictions avec un mélange de parties égales de térébenthine et d'ammoniaque (Gaillard).

L'émétique a été donné à titre d'altérant dès le début delà suette, avant l'éruption, mais son efficacité est fort contestable.

Les antispasmodiques et les narcotiques sont utiles à employer contre les étouffements dont se plaignent les malades, contre leur agitation nerveuse, leur angoisse cardiaque, et enfin contre tous les phénomènes nerveux de la suette.

Le nitrate de potasse a été donné à la dose de 2 à 6 grammes.

Les lotions d'eau froide sont quelquefois suivies de résultats avantageux.

On a donné les sudorifiques en même temps qu'on couvrait démesurément les malades sous prétexte que la suette était une fièvre éruptive. C'est une erreur. Trop couvrir les malades entraîne une diaphorèse plus abondante et hâte le moment de la mort,

les toniques, le vin et le quinquina sont ce qu'il y a de

SllEU

mieux à employer dans la suelle surtout si l'on a soin de ne pas trop couvrir les malades.

Quand il y a de la rémittence dans le pouls et dans les sueurs, la suette doit être traitée par le sulfate de quinine, 1 à 3 grammes en potion, et 2 à 3 grammes en lavement.

Pilules de sulfure d'nllyle.

Essence d'ail ou sulfure d'allyle.

Poudre de gomme

5 grammes, q. s.

Pour 100 pilules vernissées. A prendre 1 h U pilules par jour. (Bouchut.)

Le sulfure d'allyle, pur, cinq à six gouttes dans de l'alcool auquel on ajoute l'eau, et les pilules de sulfure d'allye sont très-utiles à employer.

Ou bien :

Pliosphate de chaux , 2 à 6 grammes.

Sucre en poudre 2 à 6 id.

Mêlez. A prendre dans les 24 heures par pincées.

(J. Guyol.)

On peut également donner ï hydrate de chloral à la dose de 75 centigrammes à 1 gramme aurait fourni de bons résultants au docteur Pritchard.

SUEUR. Sécrétion de liquide acide, salé, plus ou moins odorant, ayant lieu par les glandes cutanées sudoripares.

La chaleur, l'exercice, l'excès de vêtements et l'ingestion des boissons excitantes et stimulantes, aromatiques, produisent normalement la sueur.

La sueur est un des symptômes de la période de réaction de la fièvre.

Des sueurs abondantes nocturnes, dites colliquatives, se montrent toujours dans les maladies chroniques, dans les anciennes entérites et particulièrement dans la phthisie pulmonaire.

Il y a des éphidroses partielles qui occupent la tête, les aisselles, les pieds et quelquefois une seule moitié du corps.

La miliaire rouge et la miliaire transparente ou sudamina accompagnent presque toujours la sueur exagérée des maladies aiguës.

La suppression des sueurs générales et de la transpiration cutanée produit souvent l'albuminurie et l'hydropisie du tissu cellulaire.

Quand la sueur habituelle des pieds est subitement supprimée, il en résulte souvent des maladies graves des membranes muqueuses, et surtout des organes pulmonaires. 1 r, 1

La sueur excessive, précédée de frisson et de chaleur apparaissant d'une façon régulière à vingt- quatre ou quarante-huit heures de distance indique unb fièvre intermittente simple ou pernicieuse.

Thérapeutique des sueurs prof uses.— Contre les sueurs profuses il n'y a d'abord rien autre chose à faire qu'cà changer le linge pour éviter les refroidissements, et, de temps à autre,' donner des bains alcoolisés pour nettoyer la peau des matières qui la recouvrent.

La sueur intermittente doit être traitée par le sulfate de quinine, à 1 ou 2 grammes par jour. V. Fièvre intermittente.

L'agaric blanc [Boletus laricis) qui n'est plus guère employé aujourd'hui comme drastique se prescrit encore quelquefois pour combattre les sueurs nocturnes des phthisiques ; c'est la poudre que l'on emploie à la dose de 2 a 3 décigrammes, en une prise le soir en se coiichant, ou bien les pilules suivantes ;

suEi:

Pilules contre la sueur.

Agaric lilanc

Mucilage de gnmme arabique Extrait de gentiane

1 gramme, ([. s.

Faites dix-huit pilules. Oualre le soir contre les sueurs nocturnes et colliquatives des phlhisiques □.

(Burdach.'l

Pilules d'agaric blanc opiacé.

Agaric Diane

Extrait gommenx d'opinm.

1 gramme.

15 centigramme

Mêlez. Pour six pilules. Une, puis deux le soir, dans la phthisie pulmonaire accompagnée de sueurs abondantes □. (Rayer.)

Essence d'ail ou ail pilé. — Je donne très-souvent contre les sueurs des phthisiques cinq ou six gousses d'ail cuites pilées avec du sucre ou des pilules d'essence d'ail r++"i (V, Ail) qui n'est que du sulfure d'allyle ou cette essence étendue d'alcool et mise dans l'eau.

Oxyde de zinc, 30 à 50 centigrammes tous les soirs et au besoin dans la uuit □. (Jakson.)

Lotions avec une solution aigre d'acide htjdrochlorique dans la glycérine ; laver avec de l'eau et ensuite avec du savon mouillé. Dans les sueurs profuses des phthisiques □.

Thérapeutique de la sueur de l'aisselle et des pied-^ — La sueur de l'aisselle ou des pieds est quelquefois si gênante par son odeur et par son abondance, qu'on cherche quelquefois à en amoindrir la quantité par les moyens suivants :

Supprimer les chaussures vernies, mettre de côté les bottines à élastiques et les bottes qui échauffent les pieds pour les remplacer par de petits souliers découverts.

Comme agents pharmaceutiques il faudra employer ceux dont voici les formules :

Vin de sang-dragon, ou la poudre, 2 à 8 grammes par

jour- Infusion vineuse de sauge, 60 à 100 grammes par

jour.

Lotions avec le permanganate de potasse (2 à 3 grammes pour 250 grammes d'eau), est un désinfectant rapide et sans inconvénient chez ceux qui ont une suem- nauséabonde des pieds [+]■

Saupoudrer tous les jours les pieds av'ec la poudre de lycopode [+].

Pédiluves frais tous les jours etj acidulés d'acide chlorhydrique \±].

Lotions avec la teinture de coaltar (1 gramme pour 250 grammes d'eau) \+ +\.

Lotion plombique. Toucher les orteils avec un pinceau trempé dans le mélange suivant :

Oxyde ronge de plomb. . . .

Sous-acétate de plomb liquide.

1 gramme.

30 id.

Mêlez par trituration dans un mortier et agitez chaque fois (remède dangereux). (A. Goffard.)

Applications fréquentes d'argile ramollie dans l'eau et passée au tamis pour la débarrasser des pierres qu'elle renferme, étendue par couches minces sur les parties sécrétantes. Dans les sueurs fétides des pieds et de l'aisselle.

'Schreber,)

.SUFF 1303

Lotion chlorurée.

chlorure d'oxyde de sodium 10 grammes.

Eau distillée 3Q0 JJ.

Mêlez. Pour lotions froides deux fois par jour [+].

(Bouchut.)

Lotion phéniquée.

Acide phéniquo j sramme.

'■'i>" 500 " id.

Faire dissoudre. Pour lotions froides deux fois par jour r++1. (Bouchut.)

Poudre absorbante.

Sous-nitrate de bismuth 150 grammes.

Oxyde de zinc 150 ' id.

Mêlez. Pour saupoudrer trois fois par jour l'aisselle et les orteils (Bouchut). Au moyen d'une houppe de duvet de cygne [+].

Autre.

Tannin 30 grammes.

Amidon 150 id.

Mêlez. Saupoudrez les pieds trois fois par jour avec une houppe de duvet de cygne R].

Autre.

Coaltar 10 grammes.

Amidon 300 id.

Mêlez. Pour saupoudrer les aisselles et les pieds avec une houppe f+l.

Thérapeutique des accidents produits par lu cessationdes sueurs. On attribue souvent à la disparition des sueurs aux pieds les accidents d'asthme ou de névroses et autres que présentent les malades. Dans ces cas, on peut recourir au moyen suivant qui est V acétate de plomb, 1 à 5 centigrammes en pilules, ou bien, ce qui est excellent, à l'application de chaussettes de caoutchouc très-mince.

Ce moyen suffit très-souvent pour rappeler aux pieds la transpiration disparue.

SUFFOCAl^lT. On dit catarrhe suffocant pour exprimer l'angoisse, l'orthopnée, la cyanose et l'anesthésie cutanée incomplète qui accompagnent la 6ro/ic/uYe capillaire (V. ce mot), l'asthme (V. ce mot) et la bronchite des maladies du cœur à leur dernière période.

SUFFOCATI©]^. La gêne respiratoire excessive, avec anhélation, sifllement laryngé, cyanose et anesthésie, caractérise la suffocation.

La suffocation dépend d'une affection nerveuse des organes respiratoires dans le spasme de la glotte, de la paralysie diaphragmatique ou phréno-glottisme, l'asthme, l'angine de poitrine, l'hystérie, le faux croup (V. ces mots), ou d'une compression des nerfs cervicaux, phréniques el intercostaux, par une carie vertébrale, pressant la moelle, par la tuberculose et les tumeurs du médiastin, par le goitre (V. ces mots), enfin d'une maladie du cœur, du pow- 7non ou de l'abdomen, telle que l'anévrysme aortique ou l'anévrysme cardiaque, les rétrécissements et les insuffisances valvulaires, les corps étrangers du larynx, le croup, les épanchements considérables de la plèvre, la bronchite capillaire, la coqueluche, l'emphysème, l'ascite excessive, la pneumatose gastro-intestinale de certaines fièvres typhoïdes, etc.

Thérapeutique. — Dans la suffocation nerveuse les antispasmodiques (V. ce mot), les aspersions d'eau froide sur la figure, — Yinsufflation d'air froid, — les sinapismes, — les ventouses sèches, — la flagellation et l'urîication des membres inférieurs, — l'application du révulseur Baunstedt, — les piqûres rnuUipliées de la peau çivec unf

sl;ff

aiguille suivies d'une friction avec un liniment ammoniacal, — quelquefois un vomitif s'il y a des mucosités bronchiques, et une saignée ou des sangsues s'il y a de la cynose, sont des choses très-utiles.

Dans la suffocation par corps étranger du larynx ou rétrécissement de cet organe, ou le croup, il faut donner des vomitifs coup sur coup toutes les heures, et s'il y a un commencement d'anesthésie, ouvrir la trachée pour y mettre une canule. V. Croup, Larynx.

Lorsque la suffocation résulte d'une compression de la moelle et des nerfs de la respiration, il faut recourir aux a?itispasmodiques.

S'il y a paralysie essentielle des muscles intercostaux et du diaphragme à la suite de la convalescence d'une maladie aiguë ou de la diphthérite (V. ce mot et Paralysie), il faut emp'oyer les ferrugineux, les toniques, Yhydrothérapie et V électricité.

La suffocation des maladies du cœur et des gros- vaisseaux exige le traitement de ces maladies. V. Cœur, Aorte, Péricardite.

Dans les maladies du poumon, la suffocation réclame l'emploi de moyens particuliers. V. Emphysème, Bronchite capillaire, Asthme, Pleurésie, Coqueluche.

Dans la suffocation par ascite, il faut faire la paracentèse du péritoine; mais si la suffocation dépend d'une pneumatose, suite de volvulus et de péritonite ou de fièvre typhoïde, il faut prescrire Y ammoniaque, 1 à 2 grammes dans de l'eau sucrée, et, si cela ne réussit pas, faire la ponction de Vintestin avec un trocart capillaire (Piedagnel), ou enfin le cathétérisme du côlon avec une sonde œsophagienne de caoutchouc (Piorry).

formulaire de la suffocation.

Potion antispasmodique .

Valériane concassée. 5 2;ramme5.

Faites infuser dans :

Eau 100 grammes.

Ajoutez :

Musc 40 centigrammes.

Teinture d'ambre 10 grammes.

Sirop lie fleur d^oranger 20 id.

F. s. a. Prendre par cuillerées toutes les demi-heures dans les cas de laryngite spasmodique. On prescrit en même temps des lavements d'asu fœtida. (Wendt.)

Éther sulfurique alcoolisé.

(Liqueur d'Hoffmann.)

Jither sulfurique à 50° I .nn

. I , oEo ! ? aa lUU grammes.

Alcool a «5° centigrades )

Mélangez exactement, et conservez pour l'usage dans un flacon bien bouché. S'emploie comme l'éther, et on le donne à la dose de 5 à 15 grammes par jour. L'esprit d'éther sulfurique des Anglais contient le double d'alcool.

Potion antispasmodique.

sirop de fleur d'oranger 32 grammes.

Eau distillée de tilleul ) „, . ,

Eau de neur d'oranger j aa b4 id.

Éther sulfurique 2 id.

F. s. a. A prendre par cuillerées à bouche {Codex.) Potion antispasm,odique.

sirop d'opium 1 .

Eau de fleur d'oranger f grammes.

Sirop de sucre 10 id.

Éther sulfurique 2 id.

Eau 100 id.

Par cuillerées à bouche. (F. H. P.)

SULF

Potion au chloroforme.

chloroforme 5 à 40 gouttes.

Délayez dans un jaune d'œuf. Ajoutez :

sirop de sucre 30 gi ammes.

Eau 150 " id.

Prendre toutes les deux heures deux cuillerées à bouche.

SLGILLATIOl^S. Ecchymoses superficielles peu étendues, qui se produisent dans le scorbut et dans le purpura. V. ces mots.

SlîlCIBE. Attentat sur la vie de l'homme par luimême. V. Folie et Monom.\nie suicide.

SUIE. Matière noire formée de la combustion du bois et que la fumée emporte avec elle sur les parois des che minées où elle se condense en plaques plus ou moins épaisses.

La suie est formée de carbone, d'huile empyreumatique et d'acide acétique. Unie à la potasse, elle constilue le fuligokali (V. ce mot). On s'en sert à la dose de i à 10 gram. sur 30 grammes d'axonge, pour faire de la pommade vantée contre l'impétigo, l'eczéma et la teigne RH.

SUIF. Matière grasse extraite par fusion du tissu adipeux du bœuf et eu mouton. On l'emploie en pommade contre l'érysipèle Pl.

SULFATES. Sels produits par la combinaison de l'acide sulfurique avec les bases . Beaucoup sont utilisés en thérapeutique. Parmi eux il y a :

1" Le sulfate d'alumine et dépotasse (V. Alun);

^ 2° Le sulfate d' ammoniaque ou sel de Glauher;

3° Le sulfate d'atropine. Ce sel soluble s'emploie comme collyre, destiné à faire dilater la pupille, à la dose de 1 0 centigrammes pour 20 grammes d'enu. Une goutte matin et soir [+] ;

h" Le sulfate de bébéerine (V. ce mot), lia été employé par Patterson contre les fièvres intermittentes, à la dose de 1 à 2 grammes [3 ;

5° Le sulfate de cadmium, employé comme collyre dans les ophthalmies chroniques, à la dose de 1 à 2 grammes par 30 grammes d'eau [+] ;

6" Le sulfate de chaux ou pierre à plâtre. 11 ne sert en médecine qu'après avoir été délayé dans l'eau pour imbiber des bandes de toile qu'on roule autour des membres dans les cas de fracture ou de tumeur blanche pour faire un appareil plâtré inamovible ;

7° Le .sulfate de cinchonine, employé à la dose de 2 à k grammes pour guérir les fièvres intermittentes [+1. Il est moins cher que le sulfate de quinine, mais il est beaucoup moins efficace ;

8° hki sulfate de cuivre ou vitriol blev. Ce sel très- soluble est employé à l'étatsolide pour cautériser le bord des paupières atteint de blépharite chronique, l'intérieur des paupières atteint de conjonctivite granuleuse, et le pharynx ou les amgydales en cas d'angine pharyngée chronique. Dissous dans l'eau distillée (1 gramme pour 30), il est employé comme collyre dans les ophthalmies, scrofules [+], et à ZiO grammes par litre; il sert d'injections dans la blennorrhagie et dans la leucorrhée [T] à l'intérieur. On s'en sert comme vomitif dans le croup, et on le donne à la dose de 1 à i grammes pour 30 comme moyen de guérison de l'épilepsie [±] ;

9» Le sulfate de cuivre ammoniacal, employé en po-

SULF

SUMB

tion ou en pilules dans l'épilepsie, à la dose de 5 à 30 centigrammes [3 ;

1 0° Le sulfate de fer ou couperose verte. Ce sel, trèssoluble et fort astringent, est employé dans les hémorrhagies scorbutiques dans la chlorose \±], dans l'aménorrhée chlorotique \±] et comme fébrifuge, à la dose de 10 à 30 centigrammes, en pilules mieux qu'en potion. On en fait une pommade, 5 grammes sur 30 d'axonge contre l'érysipèle. C'est un bon désinfectant des plaies lorsqu'il est en solution, et c'est aussi un désinfectant des matières organiques pourries, ou des matières fécales quand on le jette dans les fosses d'aisances.

11° Le sulfate de magnésie ou sel d'Epsom, ou sel de Sediitz. Ce sel très-soluble n'est employé que comme purgatif, à la dose de 30 à 60 grammes dans une bouteille d'eau aromatisée avec du suc de citron ;

12° Le sulfate de manganèse, employé contre la chlorose, à la dose de 10 à 20 centigrammes [+];

13° Le sulfate de mercure, employé en pocnmade à la dose de 2 grammes pour 30 grammes d'axonge, dans les exostoses syphilitiques [+1 :

Le sulfate de morphine. Ce sel, plus soluble que les autres sels de morphine, s'emploie en pilules à la dose de 1 à 5 centigrammes contre les névralgies. On l'administre à la même dose par la méthode endermique sur la peau qui vient d'être dénudée par un vésicatoire ;

15° Le sulfate de potasse on sel de duobus. Ce sel, qui est très-soluble, se donne comme purgatif à la dose de 30 grammes dans une bouteille d'eau avec du jus de citron [+]•

16° Le sulfate de quinine. Ce sel est employé en poudre, en pilules ou en potion acidulée, avec une suffisante quantité d'acide sulfurique; en lavement, dans de l'eau acidulée; ou en pommade, 3 grammes sur 30 grammes d'axonge. Quand on le donne à l'intérieur, c'est à la dose de 15 centigrammes à 4 et 2 ou 3 grammes par jour. Il s'administre : 1° dans les fièvres intermittentes peu après la fm de l'accès FF+I: 2° dans les fièvres pernicieuses; 3° dans les névralgies périodiques \+ +\ ; h° dans le rhumatisme articulaire aigu à 2 et 3 grammes par jour (Briquet) \±l+\, mais à cette dose le médicament produit quelquefois des vertiges, de la surdité et de l'amaurose;

17° Le sulfate de soude ou sel de Glauber. Ce sel, trèssoluble, ne s'emploie qu'à titre de purgatif, à la dose de 30 à 60 grammes dans une bouteille d'eau avec du jus de citron [±] ;

18° Le sulfate de zinc ou vitriol blanc. Ce sel, trèssoluble, n'est employé qu'à l'extérieur. On s'en sert pour préparer des collyres à la dose de 1 à 2 grammes pour 30 grammes d'eau et des injections contre la blennonhagie à la dose de 2 à 3 grammes de sel pour 30 grammes d'eau r+1.

SULFITES. Sels produits par la combinaison de l'acide sulfureux avec les bases. Les sulfites sont peu employés en thérapeutique, mais parmi eux il y en a un, le sulfite sulfuré de soude ou hyposulfite de soude, qui est trèsvanté contre la phthisie pulmonaire par le docteur Churchill E].

SULFURES. Corps engendrés par la combinaison du soufre et d'un autre corps simple. Plusieurs sont utilisés par la thérapeutique. Ce sont : 1° le sulfure et le bisidfure d'ammonium employés en potion à la dose de cinq à dix gouttes contre le rhumatisme et la goutte.

2° Le sulfure d'ayitimoine ou foie de soufre antimonié, donné en poudre ou en pilules, à la dose de 2 à 10 gram. contre les maladies chroniques de la peau [3- H entre dans la composition de la tisane de Feltz.

3° Le sulfure d'antimoine hydraté ou kermès minéral. Ce sel, insoluble, rougeûtre, est très-employé en pastilles de 50 centigrammes, ou en potiou à la dose de 5 centigrammes à 1 gramme comme expectorant dans la pneumonie. V. Kermès,

W Les sulfures d'arsenic. Le sulfure rouge ou réalgar et le sulfure jaune ou orpiment sont les seuls qu'emploie la thérapeutique. Ils font partie des poudres escharotiques et des pâtes épilatoires.

5° Le sulfure de calcium ou foie de soufre calcaire s'emploie comme expectorant dans le croup et dans la bronchite chronique, à la dose de 20 à 50 centigrammes dans une potion.

6" Le sulfure de carbone ou carbure de soufre ou carburine s'emploie à l'extérieur contre la gale (+] et contre les rhumatismes musculaires \±\; à l'intérieur on l'emploie comme aphrodisiaque, à la dose de deux à quatre gouttes dans un verre d'eau sucrée.

1" Le sulfure i'étain ou or mussif est employé contre le tœnia à la dose de 10 à 15 grammes dans un peu de miel [3-

8° Le sulfure de fer avec lequel on prépare le persulfure de fer hydraté, employé d'après Bouchardat et Sandras comme le meilleur antidote du sublimé corrosif et des sels d'arsenic, de plomb et de cuivre.

9° Les sulfures de mercure. Le sulfure rouge ou cinnabre, ou vermillon, ou minium, et le sulfure noir senties seuls qui soient employés en médecine. Le premier ne sert que pour faire des fumigations (1 gramme sur une plaque de fer chaud), le malade étant dans uns caisse avec la tête dehors. Il s'emploie ainsi contre les syphilides [+]• Le sulfure noir de mercure est peu employé, cependant il a été vanté comme très-utile dans la fièvre typhoïde à la dose de 1 à 2 grammes E]-

10° Le sulfure de potasse ou foie de soufre. Ce sel est très-employé à la dose de 1 00 grammes pour préparer les bains sulfureux artificiels, et à l'intérieur à la dose de 1 0 à 50 centigrammes, en potion contre le croup et la bronchite chronique [±\. On en fait un sirop qui est employé dans les mêmes circonstances, à la dose de 15 à 30 gram.

11° Le sulfure de sodium. Ce sel s'emploie dans le but et de la même manière que le sulfure de potassium, mais il lui est préférable pour la préparation des bains. Uni avec parties égales de chaux, il forme une bonne pâte épilatoire. V. ce mot.

SULFUREUX. V. Acide sulfureux..

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