TART
TEIG
ratarrlie d'estomac, hémorrhoïdes, maladies du foie, calculs biliaires, maladies de la vessie, gravelle.
Som'ce Boniface. — Ferrugineuse, efficace contre les pâles couleurs, l'appauvrissement du sang, la débilité.'
On y donne des bains alcalins et ferrugineux.
TAREI\TISW[E. Névrose mentale, convulsive, sporadique ou épidémique, engendrée par la piqûre de la tareuiLile ou d"im insecte quelconque, et même sans piqûre d'aucun animal parla seule influence de l'imitation.
Le tarentisme est une névrose épidémique du et du xvi^ siècle, aujourd'hui inconnue, caractérisée, soit par une tristesse et une mélancoliée profondes, soit par une irrésistible envie de danser, facilement satisfaite et poussée jusqu'à l'épuisement,
TARSORRHAPHIE. Opération qui a pour but de remédier à l'ectropion (V. Ectropion et Blépharopi.astie) ou de fermer les paupières pour empêcher l'œil découvert d'être influencé par le froid.
Verneuil pense que la tarsorrhaphic peut remédier à des ectropions mêmes graves. (1 ne détruit pas toutes les adhérences des paupières entre elles, même quand le tissu inodulaire semble avoir épuisé sa rétraction. Cela fait une ouverture palpébrale irrégulière mais préférable à un ectropion; ajoutez à cela que les blepharoplastios ofl'rent plus de dangers que la tarsorrhaphic.
TARTRATES. Sels engendrés par l'union de l'acide tartrique avec les bases. Plusieurs ont une grande importance thérapeutique. Ce sont :
1° Les tartrates de fer, comprenant le tartrate de protoxfjde de fer, insoluble, puis le tartrate de peroxyde de fer très-soluble ; le tartrate ammoniacal soluble, employé dans la chlorose, compliquée d'hystérie, à la dose de 50 centigrammes à U grammes (Boinet) \±], et enfin le tartrate de fer et de potasse, également soluble. Viennent ensuite : le tartre chahjhé, qui sert à préparer la teinture de Mars tartarisée et se prescrit dans la chlorose, à la dose Ae \ k k grammes \±\; V extrait de Mars, employé dans les mêmes circonstances, etc.
2" Les tartrates dépotasse, comprenant le tartrate acide ou bitartrate de potasse, ou encore crème de tartre, peu soluble, jadis employé à 8 ou 10 grammes par jour comme acide rafraîchissant, chez les personnes constipées r+1. et à 30 grammes comme purgatif [+]• Pour en augmenter la solubilité on y ajoute une partie d'acide borique pour quatre parties de sel, ce qui forme la crème de tartre soluble, préférable à l'autre. Il y a en outre le tartrate ?îe?rfre de potasse, très-soluble, quelquefois employé comme purgatif, à la dose de 20 à 30 grammes.
3" Le tartrate de potasse et d\i)itimoine ou cmètiqne. V. ce mot.
k" Le tartrate dépotasse et de cuivre ou cupro-potassique , ou liqueur de Barreswill. Cette préparation n'est employée en médecine qu'à titre de réactif de l'urine pour reconnaître la glycosurie ou diabète. Dans ce but on fait bouillir dans un tube trois parties de tartrate pour une partie d'urine, et s'il y a dépôt immédiat d'oxyde de cuivre rouge ou jaune, c'est que l'urine renferme du sucre.
5° tartrate de potasse et de soude ou sel de Seignette, jadis très-employé en solution dans la limonade comme purgatif, à la dose de 30 grammes.
TAUTRE DENTAIRE. Dépôt phosphatique jaunâtre plus ou moins dur, de la couronne des dents, pouvant s'étendre à leur surface et enflammer les gencives. 11 suffit de se nettoyer les dents tous les jours avec une brosse
pour l'empêcher de se produire, et s'il existe on l'enlève avec la pointe d'une langue-de-carpe. V. 'Dents.
TATOUAGE (ACCIDENTS Du). Le tatouage, habitude vulgaire, originaire d'Orient, répandue encore dans le peuple et chez les matelots, a pour eff'et de produire des cicatrices colorées par la piipu-e de la peau qu'on recouvre ensuite de matière colorante.
Ce n'est pas impunément que des corps étrangers colorés, encre de dessin, carmin, bleu de Prusse, poudre à canon, vermillon ou autres substances colorantes, sont inti-oduites dans la peau. Les ganglions lymphatiques contiennent de ces matières colorantes qui y ont été amenées par absorption, et il y a des engorgements ganglionnaires consécutifs. Les plaies faites pour le tatouage avec des aiguilles peuvent être l'occasion d'érysipèle, d'angioleucite et d'adénites (Hulin, E. Berchon) (V. CiCATiucts colorées), Il y a quelquefois des accidents septiques qui sont dus à l'usage d'instruments sales et qui peuvent causer des gangrènes locales qui ont exigé l'amputation et ont été parfois suivies d'infection purulente (E. Berchon),
TAXIS. V. Hernies.
TEIGXES. Les maladies du cuir chevelu, qu'entretiennent la présence de parasites végétaux, tels que VAcho-
p|„. (570 r.licven de favus, vu n nn grossissement île ?.00 .liiimiires fBazini — 1. Racine du elieveu, dépourvu de sa capsule. — 2. Renllement de la partie supérieure de sa capsule. - 3. Bouton couvert de crvptosames. - 4. Fibres longitudinales de la Uge et spores dans "les intervalles. - 5. Spornles isolées sur la partie moyenne et les bords de la tige. - 6. Petit groupe de spores sur. le renflement de la souche. — 7. Sporules sur le bouton.
p;„. 677 — cheveu de pelade ophiasique (Bazin). — 1. Partie inférieure'de la tige. — 2. Racine du cheveu, dépouillée de sa capsule. 3 Renflement sphéroidal de la partie inférieure de la tige, formé' par la dilatation et l'incurvation des fibres longitudmales entre • lesquelles on aperçoit des spores. — i. Petit groupe de spores sur un des côtés de la lige. — 5. Ruptures des fibres longitudinales sur un point du reidlement sphéroidal de la tige. — C. Spores du renflement de la tige.
rion Schœnleinii (fig. 5M, 5Zt8, 5^9), le Tricophyton tonsurans (fig. 550 et 554) et le Microsporon furfur, sont des teignes ayant chacune son aspect différent.
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Fis. 678. — Parcelle de favus montrant des spores, des tubes spornlaires, des sporidies et des granules de VAchorion (Bazin). — 1, 1. Sporules réunies. — 3. 3, 3. Tubes sporulaires. — 4. Sporules formant nn filament. — 5, 0. Filaments tuberculeux réunis.
2° Teigne tondante OU Tricophyton tonsiirans.
Une surface arrondie, noirâtre, plus ou moins chagrinée sur un point du cuir chevelu entièrement dépouillé de cheveux comme par la tonsure, pouvant durer trèslongtemps, mais n'amenant jamais la calvitie, caractérise la teigne tondante.
3° et k° Teigne décalvantc et achromatcuse ou Mîcrosporon fui-fur. Quand on voit les cheveux tomber sur dilférents points sans aucune maladie du cuir chevelu, et que la peau du crâne reste glabre, lisse et brillante, on doit reconnaître la teigne décalvante ou pelade, et si on ne l'arrête pas à temps, il en résulte une alopécie définitive. Lorsqu'en même temps la peau est décolorée, c'est la teigne achromuteuse.
Les teignes sont généralement décrites sous les noms phyton et du Microsporon fitrfur, apportées par le contact de Pomgo favosa et de Porrigo decalmns. V. ces mots. d'un objet sali ou par un courant d'air atmosphérique.
11 y a quatre espèces de teignes, la fuvcuse, la tomurante, la décalvante et ïachromateuse, et elles sont d'un aspect tellement différent qu'il est impossible de les confondre. (Bazin.)
\° Teigne laveuse ou Favus ou Aeliorïon Sehceimleinî. Des godets jaunâtres, infects, plus ou moins larges, formés d'une matière solide et friable, reposant sur le cuir chevelu érodé, au milieu de cheveux décolorés, amaigris, se réunissant quelquefois les uns aux autres, pour former de larges plaques terreuses et entraînant à la longue une alopécie définitive, caractérisent la teigne faveuse.
Fig. 679. — Parcelle de poussière faveuse de ÏAchorion, vue au microscope (Bazin). — 1,| 1. Sporules isolées. — 2, 2. Sporules en cbapelet, — 3. Tube foimé de sporules réunies bout à bout.
Toutes les teignes sont contagieuses et transmissibles, à l'aide des semences invisibles de VArJiorion, du Trico-
Fig. 680. - Cheveu garni à'Achorhn provenant «le parties atteintes de favus (Bazin). — 1. Commencement de la tige. — 2. Souche. — 3. Bouton — i. Fibres longitudinales entre lesquelles existent îles spores. — 5. Stries transverses. — 6. Sporules sur la souche. — 7. Sporules sur le bouton.
La teigne tondante n'est pas autre chose que Vherpes tomurans ordinaire de la peau, placé sur le cuir chevelu, où il coupe les cheveux au niveau du derme comme dans une tonsure circulaire faites avec le rasoir.
Ki». 681. — Parcelle de la poussière blanche de Microsporon furfur qui revêt les cheveux brisés do l'herpès tonsurant, vue .iu microscope.
— \. Spornles isolées. — 2. Sporules réunies. — 3, 3. Tubes vides.
— 4. Tube sporulaire.
Dans les teignes il y a toujours maladie de la peau, qui estérodée ou ulcérée avec sécrétion épidermique ou puriforme, maladie du follicule pileux, rempli par le champignon parasite, et enfin maladie du poil qui devient
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gi'isàlre, cassant, par suite de son conlacl avec le pa- I rasite.
La teigne faveuse, beaucoup plus que la tondante ou la décalvanfe, produit sur la tête des éruptions secondaires d'impétigo ou d'eczéma, dont les sécrétions s'allèrent, et forment des croûtes plus ou moins épaisses, à l'état de plaques irréguliéres ou de petits grains situés à la racine des cheveux.
Les poux sont les compagnons ordinaires du favus ou teigne faveuse.
L'impétigo et l'eczéma du cuir chevelu sont souvent les causes de la teigne en servant de gangue au développement des parasites qui pénètrent plus tard dans les follicules pileux et dans les poils.
Le pityriasis produit quelquefois sur la peau des sécrétions dans lesquelles germent des spores et des tubes d'épidermophyton.
La teigne faveuse et les éruptions impétigineuses qui l'accompagnent si souvent déterminent toujours un peu d'angioleucite et des adénites auriculaires ou occipitales.
682. — Poil (lu meutou ilans la deniitre période de la teigne tonsm-ante (Bazin). — 1. Rupture de l'extrémité supérieure. — 2. Rupture de l'extrémité inférieure. — 3, 3, 3. Tuuique épidermique — 4. Gaine ou enveloppe sporulaire de la tige. — 5, 5. Chaîne de spores trichopbytes.
Fig. 683. — Poil du menton extrait de la circonférence de plaques herpétiques (Bazin). — 1 et 2. Partie inférieure de la tige et racine «lu poil dépourvu de sa capsule. — 3. Stries transverses. — i. Renllement napiforme de la souche. — 5. 5. Rupture des libres incurvées sur les bords du renllement radiculaire. — 6. Partie centrale ou médullaire de la tige. — 7, 7. Rupture du poil auprès dn bouton de la racine.
11 faut plusieurs mois et souvent plusieurs années pour guérir les différentes espèces de teigne.
La teigne tondante peut guérir seule sans produire d'alocépie, mais le favus et la teigne décalvante ne cessent de faire des progrès tant (ju'il y a des cheveux sur la tète,
I et ils ne guérissent qu'en produisant la destruction des follicules pileux et la chute définitive des poils.
Kig. 684. — Parcelle de crasse parasitaire, extraite d'un pityriasis versicolor datant de dix ans et vierge de tout traitement (Bazin). — 1. Cellules épitliéliales. — 2. Spores de l'épidermophyton. — 3. chaînes de spores. — 4. Tubes et spore.s aux extrémités. — 5. Tubes sans spores.
Fig. 685. — Cheveu extrait d'une plaque de teigne tonsurante (Bazin). — l. Tige du cheveu. — 2. Extrémité supérieure rompue. — 3, Extrémité inférieure cassée au niveau de la peau. — 4. Fibres longituilinales écartées et brisées. — 5. Spores infiltrant la tige.
Thérapeutique. — Contre les teignes il n'y a qu'un bon moyen à employer pour les guérir et pour conserver les cheveux, c'est Vèirila lion par la calotte, moyen abandonné (V. Calotte), Vépilationamc les doigts (procédé des frères Mahon) et Vepihttion avec une -pince accompagnée de lotions parasiticides. (V. ce mot.)
On pratique Vépilation à l'aide de la calotte, en coupant les cheveux avec des ciseaux et en appliquant sur les parties malades des bandelettes de toile agglutinative qu'on retire au bout de quinze jours en arrachant les cheveux; mais ce moyen, très-efficace, est pareillement douloureux, et l'on ne doit le mettre en usage qu'en ayant recours à l'anesthésie chloroformique.
Pour pratiquer Vépilation avec les doigts, on coupe les cheveux et l'on frotte le crâne avec une poudre de chaux et de charbon (V. le Formulaire.) On arrache les cheveux dans le sens de leur insertion, en ayant soin de graisser ensuite le cuir chevelu avec de l'axonge.
Vépilation avec la pince (Bazin) se fait lentement par degrés en arrachant les cheveux malades, selon leur insertion sur le cuir chevelu, dans une étendue de 1 centimètre qu'on lave avec une solution de sublimé au centième, et l'on recommence ensuite à épiler jusqu'à ce qu'on ait dégarni une surface de 5 centimètres toutes les parties malades. Chaque jour on graisse la tète et Ton épile de la mêiuç manière. Au bout d'un mois, on recommence l'opération sur les poils follets qui reparaissent à l'endroit épilé. (Voyez le formulaire de la teigne.)
Pour bien faire l'épilation, il faut d'abord couper les cheveux ras avec des ciseaux.
Dans la teigne faveuse, l'épilation se fait assez facilement, les cheveux malades ayant conservé une certaine longueur ; mais, dans la teigne tondante, les cheveux étant coupés par la maladie à la surface de la peau du crâne, il ' est plus facile de les prendre avec des pinces. Il en est de
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même dans la teigne décalvante, où il n'y a que du poil follet sur les parties dégarnies. Cependant, malgré ces difficultés, l'épilation est encore le meilleur moyen à mettre en usage. — Dans ces deux derniers cas, il est d'une exécution plus difficile, mais, avec de l'adresse, on peut l'employer avec succès.
Si la peau du crâne enflammée était trop doiiloureuse, il faudrait y appliquer tous les jours V huile décade et attendre une semaine avant d'épier.
Les lotions parasiticides combinées avec l'épilation, .•iont nécessaires pour agir sur l'intérieur des follicules }ii leux, dont on vient d'arracher le poil afin de détruire le parasite et de l'empêcher de reparaître sur les nouveaux cheveux.
Les impétigos et les eczémas du cuir chevelu qui simulent la teigne se guérissent très-bien sans épilation par les appliquations quotidiennes de goudron végétal par ou de pommades et de glycérolés au goudron.
On guérit quelquefois la teigne par des applications topiques sans épilation. Ce sont des moyens empiriques indiqués dans le formulaire ci-joint et dans l'article Parasitisme.
Formulaire de la teigne.
Mélange contre la teigne.
Suie 00 gi'aiiiiin's,
Blnuos d'œufs ji" 0.
Mêlez. Pour frictions tous les soirs □. (Blaud.) Pommade de suie contre la teigne,
Axonge 200 grammes.
Siiie en poudi'e impalpable 50 iJ.
Carbonate de potasse 20 id.
Soumettez pendant vingt-quatre heures à une douce chaleur.
Mode d'emploi. — On coupe les cheveux; on recouvre la tête d'un cataplasme ; on la lave avec la décoction de suie (30 grammes par litre d'eau), puis on la recouvre de pommade. Il faut quinze à vingt jours pour la guérisoni I.
Pommade contre la teigne.
Oxyde rouge de mercure 10 grammes.
Carbonate de soude sec ï .f. j
Fleur de soulre j
Sulfate de zinc 6 id.
Tuthie 4. id.
Mêlez exactement. — Enduire le soir les parties malades avec cette pommade, et les laver le lendemain avec de l'eau de savon chaude !+]• (Pinel.j
Topique ou pommade des frères Mahon,
Axonge SOarammea.
Soude du commerce. > , 15 id.
Chaux éteinte * 10 id.
iVIélez exactement.
On dit que cette analyse n'est pas tout à fait exacte. — Ouant à la poudre qui, avec la pommade, complète le traitement, en voici la formule d'après 0. Figuier.
Poudre dés frères Mahon.
Ceudl'cs do bois neuf. . . ; 100 grammes.
Cliarbou porphyrisé. ........... 50 id.
On feravafier la quantité de charbon suivant l'alcalinité des cendres et la susceptibilité des malades. On saupoudre chaque jour la tête du malade avec cette poudre.
Épilatoirc de Plenck,
chaux vive en poudre 48 grammes.
Amidon en poudre 40 id.
Snllurc d'arsenic en poudre 4 id.
Mêlez, et, avec suffisante quantité d'eau, faites une
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pâte molle, que vous appliquez siir la partie que vous voudrez dégarnir de poils □.
Lotion dite de Barlow,
Sulfure de potasse l.^., o „.,„,, „,,,^,
,1 t i-p, > au o grauuncb.
Alcool rectine j °
Savon blunc. . .■ 10 id.
Triturez le tout ensemble dans un mortier de porcelaine, et ajoutez :
Eau de cliaux. 220 gramuics.
S'emploie en lotions □.
Pommade soufrée.
Siiufre sublimé et lavé liS grammes.
Axonge 375 id.
Mêlez. Pour frictions
Pommade de soufre et de charbon.
charbon en poudre. 10 grammes ■
Soufre sublimé. 20 id.
Axonge 50 id.
Mêlez. (Biett.)
Pommade contre la teigne.
charbon de bois pulvérisé 1 " ranim es
Fleur de soufre j '
^»'f- •••••• la'i 50 id.
Carbonate de potasse. ^ )
Mêlez et incorporez :
Axonge 400 grammes.
Enduire la tête avec ce mélange le soir, laver avec de l'eau de savon le lendemain matin, et continuer ainsi jusqu'à guérison.
Pommade de Èanyer,
Lltbarge 60 gfammeS.
Alun calciné Ua 50 id.
Calomel )
Térébenthine de Venise 250 id.
Axonge 1000 id.
Mêlez. Pour frictions. La dose est de 10 grammes par jour.
Pommade de créosote.
Créosote 80 gouttes.
Oxyde de zinc 4 grammes.
Axonge. 50 id.
F. s. a. Employée contre le favus.
Pommade de poivre.
P.dvre en poudre grammes.
Axonge. 30 Id.
Mêlez. Dans le favus. (Cazenave.) Pommade alcaline contre la teigne.
Potasse du commerce 10 grammes.
Frictions matin et soir H- (Lemontagner.)
Pommade crèosotée,
Pommade de créosote ■ • ■ centigrammes.
Pure axonge.
Essence de citron (J. s.
Baser la tête, et, matin et soir, frotter avec cette pommade.
En même temps, trois fois par jour, une cuillerée d'une potion à l'iodure de potassium, 1 gramme pour 250 grammes. Dans la teigne décalvante. (Buetan.) , Chlorure de sodium en poudre, pour appliquer tous les jours sur la tête. Quarante cas de guérison en quinze j(juj.s (Michelacci.)
Teinture d'agaric mouche. Pour lotions □ (BeinhardI, Bulletin des science? médic. Férussac, I, 365.)
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Anémone nemorosa. Application de la plante contusc sur la tête □. (Chomel, Plantes usuelles, II, 376.)
Feuilles de bardaae appliquées contuses sur les plaies de la teigne ; — la décoction en boisson
Application d'un mélange de parties égales d'huile d'olive et de chaux. (Hufeland.)
Application de poudre de cho,rbon de bois associé au soufre, en parties égales.
Application d'infusion de trèfle d^eau sur des compresse? □.
Pansement au chlore liquide seul ou associé à l'huile d'olives □.
Application de chlorure de soude au huitième □. (Roche, Bulletin des sciences médic. Férussac ; 1024, 20/i .)
Application de décoction de feuilles de lierre □•
Application dlmile animale de Dippel tous les jours [3.
Applications de teintures d'iodé, au moyen d'un pinceau, tous les jours [+]. ('jfuby.)
Pulpe du fruit du Melia ateradaeh en onguent avec de l'axonge
Lotions avec une décoction de tabac, 7 grammes pour 2 litres Q-
Èpilation et pommade de turbith. — Couper les cheveux très-courts, épiler la tète y compris les poils follets des places chauves et, pendant cette dernière opération, lolionner la tète avec une solution de sublimé, à 2 grammes pdur 100 parties d'eau. Quand l'épilation sera achevée, frotter tous les soirs la tète avec la ponmiade de turbith minéral ou avec la pommade suivante :
Axouge GO grammes.
Extrait île quinquina 8 iil.
Teinture de cantliaridfs i n].
Huile de eade 2 id.
Huile de bergamote 1 iJ,
Dans la teigne décalvante [+]• (Kraus.) Pommade de bichlorure de mercure
Bichlorure de mercure -iO ccDtigramuios.
Acétate de cuivre. . 2 grammes.
-Vxorge yO id,
Pommade contre la teigne^
Sbiifre sulilimé 180 granimc;.
Chlorure ammoniaco-mcruuriel ) •,
Sulfure de mercure j "'^ " '
Broyez et ajoutez :
Huile d'olives 120 giammesi
Axonge Iraiclie BOO id.
Créosote 20 gouttes.
Frictions matin et soir, et à l'intérieur, sirop d'arséniate de soude ou d'iodure de potassium
Chlorure ummouiucal de ?n(/'cH)v;'. Couper les cheveux, savonner deux fois par jour la tète avec du savon mou et faire des onctions avec la pommade suivante i
Axonge. 30 giauimes.
Chlorure ammoniacal de mercur'j. . . . ) , , . Onguent de j.oix li.inidc /
F. s. a. (Fuller.) Pour frictions.
Pansement pur occlusion : 1° Faire tomber les croiites avec des cataplasmes ;
2° Couper les cheveux ;
TEIN
3" Oindre la tète d'huile et la tenir couverte d'un bonnet de taffetas ciré ou de gutta-percha bour abriter de l'air et empêcher le développement des parasites. Dans le favus.
Aride sulfureux. — Application de compresses trempées dans une solution saturée d'acide sulfureux el recouvertes d'un serre-tète de taffetas gonmié ou de toile imbibée de graisse, poiu" empêcher l'évaporation \±]. V. Parasiti-
CIDES.
TEIN'rilREI>!i ALCOOLIQUES ET ÉTlIÉRÉEfii. Les
teintures sont des préparations pharmaceutiques, composées d'alcool ou d'éther, tenant en dissolution des substances végétales ou animales. On les désigne sous le nom d'uli-oolés oa d'éthérolés. Elles sont simples lorsqu'elles ne renferment qu'une substance, ou composées <{\xmd elles en renferment plusieurs. On les prépare avec l'alcool oul'éther à différents degrés et à une température variable, selon les substances.
Les teintures avec les plantes fraîches sont plus connues sous le nom d' alcmlatures (V. ce mot), et les teintures faites par solution, sous celui d'alcoolés.
Tetutures simples.
Teinture d'acétate de fer.
Acétate de fer liquide 60 grammes.
Alcool à 56' 440 id.
Préparez aux mêmes doses la teinture de perchlorure de fer, mais en employant du chlorure cristallisé.
(Béral, Dorvault.)
Teinture d'airelle.
Baies récentes d'airelle 100 grammes.
Eau-de-vie 1000 id.
Faites macérer quinze jours. Dose, un petit verre à liqueur dans la diarrhée, le scorbut, les affections catarrhales. (Reis.)
Teinture d'aloès, (Essence d'aloès.)
.\loès socotri Alcool à 80»
lOO ^ramUlOS.
iOO " id.
Faites macérer pendant huit jours en agitant de temps en temps et filtrez.
La teinture d'aloès simple, contrairement à celle d'aloès composée, est rarement employée à l'intérieur, mais elle l'est à l'extérieur comme cicatrisant dans le pansement des plaies et ulcères ; c'est un des meilleurs moyens pour guérir les brûlures.
L'hippiatrique fait une grande consommation de tein= lure d'aloès.
Teinture d'arnica,
Fleurs d'arnica. . i i iOO ;,'rftmiue5.
Alcool à 56°i . ; 500 id.
Faites macérer huit jours ; exprimez, fdtrez. Quelques pharmacopées étrangères prescrivent la racine, d'autres les feuilles. (Dorvault.)
Teialure de benjoiui
lïenjoln pulvéris Alcool j 86°. . .
30Q srammes. •iCO ^ id.
Faites macérer quinze jours, en ayant soin d'agitei- de temps en temps. (Codex.)
Préparez ainsi les teintures de :
Asa fœtida, de baume de Tolu, de baume du Pérou, de baume de la Mecque, d'euphorbe, de eopahu, de
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TEIiN
ijulbaiiuin , de <jumine nDunoinuque, de yoinnw-yntlc, de mastic, de myrrhe, à'nlibaii, d'opopanax, de résine ch' fjaiac, de samj-dragon, de storax, de styrax et de tous les baumes, de toutes les résines, gommes-résines et térébenthines non indiquées ici.
Les teintures de baume de Tolu, du Pérou et de la Mecque, la teinture de storax, et surtout celle de benjoin, sont employées à titre de parfums balsamiques ; plus rarement elles le sont sous le rapport médical comme pectorales. Bien que la teinture de benjoin soit presque exclusivement employée à la préparation du lait l irgiiial, toutes pourraient servir à cet usage. (Dorvault.)
Teinture de cannelle.
CaQuelle concassée 100 ^'l'ammes.
Alcool à 80» 400 ' ici.
Laissez macérer pendant quinze jours; passez, exprimez et filtrez. {Codex.)
On préparera de même les teintures de :
Angusture, (Yanis, d'asarum {feuilles), d'asaruin (racine), de cardamome, de cascarille, de castoréum, de chanvre indien, de contrayerve, de coriandre, de rligitale, d'ellébore noir, d'ellébore blanc, de gingembre, de girofle, de macis, de matico, de muscade, de noix vomique, de phellandrie, de pyréthre, de rue, de sabine, de safran, de serpentaire, de vanille, et celles de :es<es récents de citrons et d'oranges.
Les teintures de cannelle, de cardamome, de gingernhrv, de girofle, de muscade, de safran, sont des stomacbiques et excitants que Ton fait entrer dans des potions ; plus rarement elles sont prescrites pures et pour l'usage externe. La teinture de castoréum entre à la dose de quelques grammes dans des potions ou des lavements, comme antiliystérique. La teinture de digitale est employée fréquemment à l'extérieur et à l'intérieur comme sédative et diurétique ; celle de noix vomique ne l'est presque qu'à l'intérieur et en frictions, celle de pyréthre est un dentifrice : la teinture de vanille sert comme parfum balsamique. Les autres teintures de cette catégorie sont rarement usitées.
(Dorvault.)
Teinture de cantharides.
Cantharides pulvérisées Alcool à 56°
IjO grammes.
500 id.
Faites macérer quinze jours ; passez avec expression. {Codex.)
Stimulant rubéfiant employé à l'e.xtérieur sous forme de Uniment. A l'intérieur il l'est plus rarement comme aphrodisiaque, à la dose de une à trente gouttes dans un véhicule approprié. — On l'emploie aussi dans la néphrite albumineuse chronique.
Teinture de colchique.
Bulbes frais de colchique 125 giammts.
Alcool il OC 250 id.
Laissez macérer quinze joui s ; filtrez.
\\ant donne cette formule comme étant celle de Veau médicinale de Husson, six à dix gouttes dans une tisane appropriée. On porte la dose jusqu'à 8 grammes. (Want.)
Teinture d'extrait d'opium.
(Essence d'opium, teinture thébaïque.)
E.xtrait d'opium 30 grammes.
Alcool à 56° .^75 id.
Laissez macérer, filtrez.
(Codex.)
Teinture de guarana.
Extrait alcoolique de guarana 30 grammes.
Alcool à 56° 500 id.
Laissez macérer et filtrez. On l'emploie à la dose de 30 grammes contre la diarrhée.
Teinture d'iode.
Iode 30 grainiues.
Alcool à 86° 380 ' id.
Faites dissoudre ; filtrez. (Codex.)
S'emploie avec un pinceau sur la peau, matin et soir, jusqu'à desquamation, contre les névralgies (V. ce mot), dans le pansement des ulcères scrofuleux et en injections chirurgicales. — On doit n'en préparer que peu à la fois, car avec le temps elle s'altère.
Teinture d'iode morphinée.
Tiunture d'iode. ." 30 grammes.
Snlfute de morphine 3 id.
Mêlez.
En applications matin et soir sur la peau où siège la douleur des névralgies. (Bouchut.)
Teinture ou alcoolé de lupulinc.
Liipiiliue 10 grammes.
Alcord à 90° 380 id.
Dissolvez par trituration et filtrez.
Préparez aux mêmes proportions la teinture ou alcoolé de haschischine ou cannabine.
Teinture de musc.
(Essence de musc.)
Musc 1 gramme.
Alcool à 80° 120 id.
Faites macérer pendant douze jours dans un flacon bouché et filtrez (Guibourt.)
Préparez ainsi les teintures d'ambre gris {essence d'am lire) et de civette. Pour celle d'ambre, il est nécessaire de cliaufl'er un peu au bain-marie.
Teinture d'opium.
(;i|>inm brut i gramme.
Alco.d à 50° 7 id.
Faites macérer pendant huit jours ; filtrez, Teinture de quinquina.
IJuinquimi uris concassé 100 grammes.
Alcool à 56"° iOO id.
Faites macérer pendant quinze jours, passez avec expression ; filtrez, {Codex.) Préparez de même les teintures de :
Absinthe, aconit, aunée, belladone, brou de noix, cachou, calnca, cochenille, colchique [bulbes), colchiques {semences), colombo, coloquinte, gaîac {bois, eau-de-vie de gaiac), gentiane, iris [essence de violettes), jalap, jusquiame, lobélie syphilitique, lobélie enflée, noix de galle, pohjgala, quassia amara, quinquina jaune, rhubarbe, salsepareille, scille, stramoinc, valériane.
]/à teinture de quinquina entre, à la dose de quelques ranimes^ dans des gargarismes, des potions, des injections, à dose plus forte et même pure ou mêlée à des liquides actifs eux-mêmes, dans des liniments, des fomentations. Elle est aussi employée comme dentifrice. — La teinture d'absinthe est employée comme stomachique et vermifuge. — Celles de belladone, de ciguë, de jusquianie, de stramoinc, entrent à la dose de quelques gouttes dans des potions; à celle de quelques grammes dans des liniments, des fomentations. — Les teintures de roses, d'écorce de chêne, de ratunhia, de tormentille, de bistortc, et surtout
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celle de noix de yalle, sont des astringents usités seulement à l'extérieur dans des fomentations^ lotions ou injections. — Celle de cachou a les mêmes emplois, mais est de plus fort employée à l'intérieur à la dose de quelques grammes (1 à 30), dans des potions, des tisanes, comme tonique et antidiarrhéique. — Les teintures de colchique sont usitées dans les maladies goutteuses, à la dose de quelques gouttes, dans des potions ou tout autre véhicule approprié. Plus rarement elles sont employées pures ou diluées à l'extérieur en fomentations. — l/raii.-di-cie dr (ji.riac est usitée à l'intérieur comme anlisypliili(i(jue et antiarthritique ; mais c'est plus spécialement connue dentifrice qu'on en fait usage. — La teinture de colomho, et surtout celle de gentiane, sont de bons toniques et antiscrofuleux. On les fait prendre pures ou diluées, sucrées on non. (Dorvault.)
La teinture de jahrp est un bon purgatif à la dose de 20 à 50 grammes. Beaucoup des purgatifs annoncés sont principalement constitués par cette préparation dont le goût n'est pas très-désagréable.
La teinture de aciUe est un incisif, un diurétique employé à l'intérieur dans des potions, à l'extérieur sous forme de Uniment, de fomentation. Celle de valériane l'est aussi à l'intérieur et à l'extérieur comme antispasmodique.
Teinture de succin.
Succin jiiilvérisi' 80 grammes.
Alcool à 86° 500 ' id.
Laissez digérer pendant six jours, {Codex.) Teinture de suie.
Suie 1 gfammo.
Alcool à 21" 8 id.
(Guibourt. )
Teintures eomposées.
Teinture d'absinthe composée.
(Quintessence d'absinthe, élixir, essence ou teinture amère.)
Grande absiuthe \
Petite absinthe > «a 20 grammes.
Girofle j
Alcool à 56° 320 id.
Faites digérer au soleil ou à l'étuve pendant six à iiuii jours ; filtrez. (Guib. )
Stomachique, aptiventeux, vermifuge.
Teinture acétique d'opium.
(Vinaigre d'opium.)
OpluDi t gramme.
Vinaigre ^ id.
Alcool à 80» i 'à.
h grammes correspondent à 35 centigrammes d'opium.
[Codex.)
Jourdan fait observer que cette formule est de Van Mons et non de la Pharmacopée américaine, comme le dit M. Soubeiran. La liqueur sédative de Battley [Bcdtlct/'s liquor opii sedativus) est un soluté d'opium dans le vinaigre; mais comme on ne peut la conserver sans y ajouter un peu d'alcool, ce qui détruit une partie de ses propriétés sédatives, il s'ensuit que cette préparation revient à celle ci-dessus, (Dorvault.)
Teinture d'aloès et do benjoin.
(Teinture de benjoin composée, essence balsamique.)
Beijjoiii 133 grammes.
Aloes 250 id.
Baume du Pérou 30 id.
Alcool 108 id.
Préparation que Ton trouve indiquée dans beaucoup de
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pharmacopées étrangères et qui diffère à peine de noire teinture balsamique.
Teinture antiyoutteuse de Pradier.
(Teinture d'opobalsamum ou de baume de la Mecque composée.)
Quina ronge j
Salsepareille ' aa 20 grammes.
Sauge )
Safran 10 id.
Alcool à 85° B60 id.
Faites digérer pendant huit jours, passez avec expression et ajoutez :
Térébentliiue de la Mecque 15 grammes.
Cet alcoolé fait partie du célèbre remède de Pradier contre la goutte.
Teinture d'arnica aromatique.
Kleurs d'arnica 50 grammes.
Girofle • • • )
Cannelle ! aa 10 id.
Gingembre )
Anis^ 100 id.
Alcool 1 litre.
Faites macérer huit jours, passez.
Une cuillerée dans un demi-verre d'eau sucrée, réitérée deux ou trois fois par jour dans le cas de chute et de contusion. (Bouchardat.)
Teinture balsamique du commandeur.
(Baume du commandeur de Fermes, Baume du chevalier de Saint-Victor, baume des innocents, baume catholique, baume vulnéraire anglais, baume persique, élixir traumatique.)
Racine d'angéliipie 15 grammes.
Hypéricum 30 id.
Alcool à 80° 1125 i.l.
Faites digérer pendant huit jours en ayant soin d'agiter de temps en temps : passez avec expression et ajoutez à la colature :
IVIyrrlie )
> aa lo grammes.
Oliban i °
Faites digérer de nouveau; ajoutez :
Baume de Tulu )
„ ■ ■ > aa 'JO îrumuies.
Benjoin )
Aloès 15 id.
Faites macérer quinze jours ; filtrez. (Codex.)
Jadis on l'employait à l'intérieur comme cordiale, vulnéraire; mais aujourd'hui elle ne sert plus qu'à l'extérieur ; c'est un rcmèJe populaire pour le pansement des coupures.
Teinture de cannelle composée.
Cannelle 30 gi-aiiiuies.
Cardamome 15 id.
Poivre long ) ... ■ .
• , ' >aa 10 id.
Gingembre j
ICsprit faible lOOO id.
Stomachique; dose, 20 à 50 grammes, (Lond.)
Teinture de castoréum composée.