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UPAS

bourgeons charnus apparaissent, on panse avec les bandelettes de diachylon et l'on applique par-dessus le membre une bande roulée. On renouvelle le pansement tous les quatre jours (Baynton, Velpeau, Ph. Boyerj. V. Bandelettes {Pansement avec les).

Lorsque la cicatrisation commence à se faire, s'il y a des bourgeons charnus exubérants, on lés cautérise avec le crayon de nitrate d'argent.

Comme les ulcères variqueux négligés sont les seuls qui se compliquent d'accidents, toutes les fois qu'un ulcère variqueux sera compliqué on se donnera pour but de le ramener à un état voisin de l'élat primitif avant la complication. Pour cela rien n'est meilleur que le repos, l'élévation du membre sur un plan incliné et les cataplasmes en permanence. S'il y a irritation de la peau, on emploiera de préférence les cataplasmes de fécule. Si les bandelettes appliquées trop tôt causaient de vives démangeaisons, on suspendrait leur application et l'on reviendrait aux cataplasmes et aux compresses d'eau de sureau.

Lorsque les bandelettes sont bien appliquées et quand l'ulcère commence à se cicatriser, on peut permettre aux malades de se lever et de marcher; mais il vaut mieux qu'ils gardent le repos ; la guérison sera plus prompte.

Les ulcères consécutifs à des plaies chez des scrofuleux et des syphilitiques ou des scorbutiques seront traités comme les ulcères variqueux ; mais si les ulcères sont peu disposés à se cicatriser, on aura recours à quelques uns des topiques recommandés contre les ulcères (V. Ulcères). Si les ulcères, au contraire, sont la conséquence de syphilides, on placera les topiques appropriés. Mais, quel que soit le topique employé, il faudra toujours appliquer des cataplasmes par-dessus le topique.

Lorsque l'ulcère entre dans une période de suppuration de bonne nature, c'est-à-dire lorsque la cicatrisation commence, le pansement aux bandelettes est ce qu'il y a de meilleur à faire.

Les ulcères simples réclament le traitement général des plaies, les tisanes amères et les purgatifs. V. Plaies.

Les ulcères diathésiques seront traités par les préparations appropriées au traitement de la diathèse. V. Scrofule, Syphilis, Scorbut.

Ulcère de Mo«aint»îc|ue (Plaie d' YÉMEN). L'ulcère de Mozambique est un ulcère exotique, unique, non contagieux, indolent, à bords saillants et renversés, siégeant aux membres pelviens, ayant une grande tendance à dévorer les tissus en profondeur, à carier les os lorsqu'il envahit leur surface, et cet ulcère cause alors de vives douleurs et l'épuisement des malades.

D'une nature peu éloignée du pian, du bouton d'Alep et du bouton de Biskra ulcérés (V. ces mots), cet ulcère est comme eux sous la dépendance de conditions hygiéniques défavorables. La syphilis joue probablement un rôle dans sa production; peut-être les piqûres de mouches en sont aussi une cause comme pour le pian (Swediaur). Cependant la prédilection de ces ulcères pour les jambes, leur existence isolée, doivent faire supposer que ces ulcères sont des lésions semblables aux ulcérations des vieillards et aux ulcères variqueux développés chez des indivi'lus en mauvais état.

L'ulcère de Mozambique cause la mort par épuisement après la propagation de l'ulcère dans une grande étendue en largeur et en profondeur. Les malades s'infiltrent et deviennent cachectiques.

Thérapeutique. — Le traitement tonique est le meilleur (Mazaé Azéma). Le traitement général anlisyphilitique

a résusi quelquefois. Le traitement local doit consister en topiques caustiques, avec la teinture d'iode, le miel égyptiac (V. Ulcères); l'onguent de guaco :

Axonge 30 graiiiines.

Guaco 2 il 4 id.

a réussi quelquefois (Mazaé Azéma).

On cautérise avec avantage l'ulcère, soit à l'aide de l'acide sulfurique, soit à l'aide du caustique sulfo-safranique (V. Caustiques), et lorsque la cicatrisation coinmence à se manifester, on saupoudre la plaie avec de l'alun.

Lorsque l'ulcère de Mozambique a dénudé et carié les os, l'amputation est indiquée.

Ulcères papillaires des vieillards. Lorsque après un léger épaississement, la peau se recouvre de lamelles épi lermiques, quand un point limité de ces lamelles forme une croûte qui persiste pendant longtemps, quand une sécrétion séro-purulente s'établit au-dessous de la croûte et la fait tomber, un ulcère rouge, un pèufongueux, apparaît, et cet état est désigné sous le nom d'«/cé/'e papillairc des vieillards.

L'ulcère papillaire a son siège de prédilection à la face. Cette ulcération a été longtemps confondue avec les cancroides ; on l'a appelée noHine tancjerc ; mais cette ulcération s'agrandit sans que ses bords s'indurent, et c'est là le caractère diagnostique qui la sépare des cancroïdes; il n'y a pas d'engorgements ganglionnaires, ce qui semble indiquer que l'ulcère papillaire n'a pas de rapports intimes avec le cancer, du reste l'ulcère ne récidive pas quand il a été entièrement détruit.

Thérapeutique. — Il ne faut pas enlever les ulcères papillaires avec le bistouri ; la cautérisation avec la pâte arsenicale de frère Côme (Manec) est la meilleure pratique (FoUin).

ULMAIRE OU RE11\IE-»ES-PRÉ*». Plante de la famille des rosacées, dont les fleurs infusées, 15 à 30 gr.

Fig. 713. — Ulmaire.

par litre d'eau, sont vantées comme diurétiques [+] et pouvant guérir les hydropisies □.

UPAS (Upas tieuté). Poison venimeux formé avec du venin de crotale et du suc de strychnos, dont l'inoculation, rapidement mortelle, produit des accidents tétaniques promptement suivis de la mort.

URÈT

URÈT

IJR.4BIOPLASTIE. V. VoiLE DU PALAIS, StAPHYLOR- RHAPHIE, VOUTE PALATINE.

URÉE. Principe immédiat de l'urine dont on a vanté les effets dans la néphrite albumineuse chronique, à la dose de 1 à k grammes par jour E]

URÉMIE. Ce que Wilson, Wœhler et Frerichs ont dit de la présence de l'urée dans le sang, c'est-à-dire de Vurémie et des phénomènes cérébraux occasionnés par ce mélange, s'explique également bien par une autre altération du sang (l'anémie) ou par une lésion matérielle de l'encéphale {œdème du cerveau), car on n'a pas démontré d'une façon péremptoire la présence d'un excès d'urée dans le sang.

Ce qu'on appelle l'urémie est si souvent accompagné de diminution ou de suppression de l'urine pendant un ou deux jours, que l'on a considéré cette rétention de toute l'urine dans le sang comme la cause des accidents urémiques et qu'on a appelé le mal urinémie, c'est-à-dire urine dans le sang.

L'urémie est une maladie encore à démontrer, mais en admettant qu'elle existe, on suppose que la quantité normale et infinitésimale de l'urée dans le sang augmente dans des proportions considérables et donne lieu à du coma, de la paralysie, du délire, des hallucinations et de l'éclampsie. Ce serait une nosohémie secondaire en rapport avec l'absence d'élimination de l'urée par les urines, dans l'atrophie et la destruction ou l'extirpation des reins, enfin dans la néphrite albumineuse aiguë et chronique.

L'urémie, ou ce qu'on appelle ainsi peut-être à tort, coexiste presque toujours avec la néphrite albumineuse aiguë ou chronique, ou avec l'albuminurie de la grossesse sans lésion profonde de la glande rénale ; mais il y a toujours en même temps de l'œdème partiel ou général, de l'anasarque, et ce qu'on rapporte à l'urémie peut aussi bien s'expliquer par la suffusion séreuse de l'encéphale et de ses enveloppes.

L'urée à haute dose est un poison. 30 grammes empoisonnent un lapin en déterminant des phénomènes comateux et convLilsifs, et c'est ce qui a fait penser que la non-excrétion naturelle de l'urée amenant sa rétention et sa concentration dans le sang, pouvait produire des phénomènes morbides analogues.

Les accidents de l'urémie ont été tour à tour attribués à la perte de l'albumine du sang, à la formation d'acide oxalique, à la présence du carbonate d'ammoniaque dans le sang exhalé par la respiration (Wœhler et Frerichs), enfin à la concentration de l'urée (Wilson) ; mais il n'y a rien de démontré que les propriétés toxiques de l'urée à haute dose, et sa présence en nature dans le sang n'a pas encore été bien constatée.

Thérapeutique. — Contre la cause de l'urémie, il faut prescrire les diurétiques tels que la scille et la digitale à l'intériëur, les cataplasmes de feuilles de digitale sur le ventre, et contre les accidents nerveux il faut prescrire la saignée du bras, les ventouses scarifiées ou les sangsues à l'occiput, et, ce qui m'a réussi plusieurs fois en amenant la guérison de l'albuminurie, le chloral hydraté. — Pendant l'éclampsie albuminurique, le chloral à 2 et 3 grammes dans du sirop de groseilles fait cesser les convulsions, produit le sommeil et peut sauver les malades.

URÉTIIRALGIE. L'uréthralgie est la névralgie de l'urèthre ; elle existe après la blennorrhagie (Hunter, Vidal de Cassis).

Elle se fait sentir au col de la vessie, au méat, et plus rarement sur le trajet de l'urèthre.

Les uréthralgies existent dans les cas de rétrécissement de l'urèthre et dans le cas de calcul vésical, quelquefois après la blennorrhagie du côté de la prostate.

L'absence de point douloureux dans l'urèthre pendant le cathétérisme avec une bougie à boule indique que la douleur est névralgique et n'est pas due à une uréthrite.

Thérapeutique. — Les vésicatoires au périnée (Hunter), les vésicatoires pansés avec 1 centigramme de chlorhydrate de morphine, sont utiles pour toutes les espèces d'uréthralgie ; les cautérisations de l'urèthre avec le portecaustique de Lallemand (Belhomme et Martin) ne sont pas innocentes.

Les frictions sur le périnée avec une pommade, avec 2 grammes d'extrait d'opium ou 4 grammes d'extrait de belladone, sont quelquefois utiles dans les uréthralgies consécutives aux blennorrhagies.

La compression de la verge (Vidal de Cassis), avec des bandelettes de sparadrap de Vigo, est quelquefois utile pour les uréthralgies consécutives aux blennorrhagies aiguës avec complications.

URÈTiiRE (Hypertrophie de la muqueuse de l'). Un cas a été observé où la muqueuse de l'urèthre hypertrophiée formait un bourrelet circulaire autour du méat urinaire. On apercevait au centre d'un bourrelet rouge l'orifice par lequel s'échappait l'urine. Cette particularité a dû faire rejeter l'idée d'un polype.

Thérapeutique. — Le bourrelet circulaire a été enlevé avec l'écraseur linéaire après que le chirurgien a passé une érigne à travers la tumeur et lié sa base avec un fil. Une sonde à demeure a été ensuite placée dans la vessie (A. Guérin.)

URÈTHRE (LÉSIONS TRAUMATIQUES del'). Des plaies, des contusions et des fausses routes ont été observées sur l'urèthre. Ces lésions entraînent des conséquences graves, une rétention d'urine, et plus tard des rétrécissements qui sont le plus rebelles au traitement, et enfin des fistules urinaires. V. Cathétérisme, Contusion, Calculs, Corps

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