‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 608 sur 612 · VOIL · texte numérisé non relu

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moyen de la succion, ou de la cautérisât im far le fer rouge et par les caustiques.

Le beurre d'antimoine, le sublimé corrosif et le chlorure de zinc sont les caustiques que l'on peut mettre dans une plaie virulente pour mortifier les tissus et faire une eschare susceptible de détruire les tissus empoisonnés et d'empêcher une absorption toujours dangereuse, souvent morlelle.

VISOS (Hautes-Pyrénées). Eau sulfureuse calcique et hilumineuse froide, contre la gravelle et le catarrhe de la vessie.

VITAL, ALE. Qui procède de la vie envisagée comme principe particulier (V. Vie et Vitalisme). Pour quelques médecins, la force vitale et le principe vital anircs que l'àme sont des causes premières révélées par leurs effets, inconnues dans leur nature, dans leur origine et dans leur incarnation, dont l'influence est le principe de toutes les opérations organiques. En vain objecte-t-on qu'une force indépendante de la matière est une chose intelligible et fait exception à tout ce que l'on connaît, rien ne retient ces doctrinaires. Pour eux, l'homme a deux âmes: celle qui fait la vie morale et celle qui dirige la vie physique, âme de seconde majesté, selon Lordat, x algébrique du mathématicien voulant expliquer la vie par une hypothèse. — Cette doctrine perd chaque jour la considération qu'elle avait acquise un moment, et il n'est plus guère possible de la défendre. Ou l'àme immatérielle est àlafois, comme l'a dit Stahl avec quelques pères de l'Église, le principe de l'identité, de la liberté, de la responsabilité morale, et celui de la vie physique malade, divisible, péi'issable et morlelle ; ou bien il y a, comme intermédiaire entre elle et l'organisation, un principe matériel qui est Vagent physique de la vie organique, mais on ne comprend pus une seconde àme appelée force ou principe vital. — Maintenant existe-t-il un agent vital, indépendant de l'organisation, pour expliquer son développement, sa forme et ses attributs distincts des organes, pour faire comprendre les maladies héréditaires et la divisibilité ou la régénération des parties coupées, on peut le croire, car l'expérience a prononcé. V. Homme, Vitalisme et Vie.

"Vitalisme. Doctrine médicale moderne, dans laquelle une force vitale inconnue, Vx des algébristcs appelée le principe vital, est supposée devoir être le principe et la cause de toutes les maladies internes (Fizes, Barlliez, Bordeu, Lordat et toute l'école de Montpellier). — C'est une transformation du naturalisme d'Hippocrale, du pneumatisme d'Athénée, de l'archéisme de van Helmont, et de l'animisme de Stahl, qui admettrait, la nature, le pneuma, Varchée ou Vàme, comme devant être l'origine et le mobile de toute opération organique naturelle ou morbide. Ce qu'est ce principe vital, différant de l'âme, on n'en sait rien, et il ne faut pas s'en préoccuper. Il n'est pas nécessaire de le savoir. — Son existence s'affirme par ses effet et cela suffit à la doctrine.

Le vitalisme qui repose sur l'hypothèse d'une force inconnue, susceptible d'être malade, et fractionnée par le chirurgien, ne saurait être accepté, et il n'a de raison que si on lui donne pour base l'existence d'un agent physique susceptible de tomber sous les sens. Or, la vie pliysique a pour origine un agent physique dont la nature crée l'espèce et la race, fait la santé, le tempérament etl'idiosyncrasie, engendre la maladie présente ou avenir, et se mêle à toutes les molécules de l'organisme pour diriger leurs mouvements dans la métamorphose continuelle des organes (V, Vie). C'est la semence ou ferment séminal, et

son action créatrice ne cesse pas avec sa fécondation. Elle persiste autant que la vie qu'elle entretient, et quand elle cesse d'agir l'homme cesse de vivre. Semblable au ferment qui remue la matière organique, et dont le repos arrête toute fermentation, l'admission d'un agent physique de la vie a au moins cet avantage qu'elle explique au médecin le mécanisme des maladies générales diathésiques ou héréditaires que l'étude des organes seuls ne peut faire comprendr(î. — En dehors de ce séminalisme, toute idée de force vitale indépendante des organes n'est qu'une liypothèse, et, dans les sciences, son rôle est complètement fini (E. Bouchut).

VITALISTE. Médecin ayant adopté la doctrine du principe vital et de la force vitale, en honneur à l'école de Montpellier. V. Vitausme, Homme, Vie et Vital.

VITILIGO. Des taches blanches du derme, produites spontanément et dues à la disparition du pigment de la peau caractérisent le vitiligo.

Le vitiligo peut occuper tous les points du corps, mais quand il se montre dans les favoris, dans les sourcils ou dans la barbe, il produit la décoloration des poils. On ne guérit jamais le vitiligo.

VITTEL (Vosges). Eaux minérales sulfatées calciques et magnésiennes purgatives sur un point et ferrugineuses alcalines à une autre source. — On les emploie contre la gravelle, la goutte, le catarrhe de la vessie et les affections chroniques des voies digestives.

VOILE DU PALAIS (ADHÉRENCES Du). 11 y a eu deux cas d'adhérences du voile du palais au pharynx (Malgaigne llobert) ; les malades éprouvaient une gêne véritable, l'odorat était perdu et la respiration nasale était empêchée.

Thérapcutic/ue. — Les adhérences ont été attaquées avec le bistouri, et il y a eu des hèmorrhagies assez considérables. Une perforation a été faite sur le voile du palais, mais elle s'est comblée. Si l'on voulait remédier aux accidents des adhérences du voile du palais avec le pharynx, on devrait enlever la moitié au moins du voile du palais et créer une fente antéro-postérieure ; on ferait ensuite por-

Fis 751. — Obturateni' île la voftte et An voile ilu palais pour une division eonsénitale, composé de vuloaninc et eaontelioue souple et ressorts d'or. (Prcterre.)

ter aux malades un obturateur possédant un voile du palais de caoutchouc, court, et laissant la respiration nasale s'effectuer. Avec cet appareil la déglutition serait régularisée, et les malades auraient retrouvé la faculté de sentir.

Voile du palais (DESTRUCTION DU) . La gangrène du voile du palais qui suit les angines graves et les plaies par armes à feu de la bouches cause des troubles fonctionnels, tels que l'altération de la voix, la gêne de la déglutition et le passage des aliments dans l'arrière-cavité des fosses nasales.

La destruction du voile du palais est incurable. Aucune opération ne peut remplacer le voile du palais absent ; les

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