VOUT
dans le croup enfin d'expulser les fausses membranes du larynx |+ +1, etc.
Parmi les vomitifs, il n'y en a que deux qui soient usités en médecine, l'un est le tartre stibié, l'autre Yipécacucmha ; le soufre doré cV antimoine, le sulfate de zinc, 1 gramme, le sulfate de cuivre, 50 centigrammes à 1 gramme, Yémétine extraite de l'ipécacuanha, employés dans la même intention, sont d'un effet trop inconstant pour rester dans la pratique ordinaire.
Le tartre stibié, ou é7nétique, ou tartre de potasse et d'antimoine, se donne à la dose de 5 à 1 0 centigrammes dans un demi- verre d'eau sucrée tiède. Quand l'effet vomitif se produit, il faut faire boire une tasse d'eau tiède ; si l'on donnait trop à boire on convertirait l'émétique en purgatif, ce serait de Vémétique en lavage.
Vipécacuanha s'administre en poudre à 1 gramme et demi ou 2 grammes en trois doses à un quart d'heure d'intervalle dans de l'eau sucrée ou dans du sirop. Chez les enfants il se donne en sirop à la dose de 15 à 30 grammes, additionné de 20 à 30 centigrammes de poudre. Après l'administration du remède, il faut avoir soin de ne pas trop faire boire les malades.
Après le vomitif et avant le vomissement, trop d'eau prise en boisson empêche l'action vomitive et la transforme en effet purgatif.
TOMITURITION. Rejet plus ou moins fréquent par la bouche de matières muqueuses filantes, incolores, aigres ou insipides, à la suite d'un petit effort de vomissement.
Les vomituritions sont le symptôme de la dyspepsie acide, — de l'ulcère chronique simple de l'estomac, — de la gastrite chronique et du cancer de l'estomac, V. ces mots.
■WOL'TE PALATINE (GoMMEs DE la). Il existe sur le voile du palais et la voûte palatine des tumeurs inflammatoires à marche chronique, peu douloureuses, rouges, chaudes, tendues, faussement fluctuantes, qui ressemblent à des abcès. Ces tumeurs inflammatoires ont pour lieu d'origine le derme de la muqueuse et le périoste de la voûte palatine, et elles ont pour caractère de le perforer en donnant naissance à des ulcérations à bords taillés à pic, au fond desquels on voit quelquefois une masse de tissu cellulaire gangrené. Ce sont là des gommes du voile du palais, qui ne sont souvent que des périostites oupériostoses syphilitiques.
Les antécédents des malades où l'on retrouve la série des accidents de la syphilis, la nature de la tuméfaction et surtout l'ulcération consécutive ne peuvent laisser aucun doute. Les gommes du voile du palais et de la voûte palatine laissent après elles les cicatrices déprimées ou des perforations de la voûte et du voile du palais.
Il y a des inflammations des glandules du voile du palais qui ont l'apparence de véritables gommes èt n'ont rien de syphilitique.
Thérapeutique. — On administrera des gargarisines émollients ou aluminés, et les malades seront soumis au traitement antisyphilitique employé pendant les accidents tertiaires.
Voûte palatine (PERFORATION DE LA) ET Perforation
du voile du palais. Le voile du palais peut être perforé après la chute d'une eschare qui s'est produite pendant le cours d'une angine gangréneuse ou à la suite d'une gomme du voile du palais.
La voûte palatine peut être perforée après une blessure,
après une gomme de la voûte palatine, après une ulcération simple de la muqueuse.
On reconnaît ces perforations par la simple inspection, et l'on constate que la muqueuse des cavités nasales el buccales sont soudées au pourtour de l'orifice.
Thérapeutique. — Lorsque la perforation est large, lorsqu'elle est entourée de tissu cicatriciel et que l'on ne pense pas pouvoir mobiliser assez des lambeaux, il vaut mieux faire porter aux malades un obturateur plutôt que de leur faire subir une opération qui presque certainement ne réussira pas (fig. 752). V. Bec-de-lièvre,
Fig. 752. — Oblui'u eur et [laque de caoutcLonc pour une perforation sypliilitiqiie du voi'e (lu palais. A] pareil d'or. (Preterre.)
Pour combler une perforation du voile du palais, on avive les bords de la plaie et l'on réunit par suture avec des fils métalliques ; on peut faire des incisions libératrices sur les piliers du voile du palais (Dieffenbach). Ces incisions donnent (juelquefois lieu à des hémorrhagies abondantes qui nécessitent l'emploi de la glace et du perchlorure de fer. V. Staphylorrhaphie.
Pour oblitérer une perforation de la voûte palatine, on avive les bords de la plaie. On détache la muqueuse des os de chaque côté dans une étendue de 8 millimètres, puis on réunit les bords de la muqueuse par quatre ou six points de suture (Roux), ce procédé est perfectionné, on avive les bords de l'ouverture, on fait à un centimètre au delà de chaque côté une incision qui va jusqu'à l'os et limite deux lambeaux tenant par leurs deux extrémités à la voûte palatine, on les décolle des os, puis on les rapproche et on les réunit par suture (Baizeau, Langenbeck).
Il y a quelqufois régénération osseuse (Ollier). Mais cela est rare.
Le procédé qui a pour effet de disséquer deux lambeaux et de les adosser par leur face saignante (Krimer) ne peut
VULV
VULV
être applique sans qu'il y ait une traction considérable sur la suture. Cependant ce procédé a donné un succès, les lils à ligatures ont été enlevés le quatrième jour.
Le procédé suivant lequel on taille deux lambeaux latéraux trapézoïdes est une opération moins avantageuse que celle de Baizeau, mais moins susceptible d'échouer que celles de Ivrimer, parce que les lambeaux ne sont pas tiraillés fortement.
On peut, lorsqu'il s'agit d'une petite perforation, tailler deux lambeaux triangulaires, l'un en avant, l'autre en arrière de la perforalion, les réunir à leur sommet par un point de suture. On fait des incisions libératrices sur les parties latérales et à la base des lambeaux pendant la période de cicatrisation (Velpeau).
L'opération peut être faite en deux temps lorsqu'il s'agit d'une fente du voile du palais et de la voûte palatine, on fait la suture des lambeaux nuiqucux et périosliques, puis, le lendemain on fait la suture du voile du palais.
(Ehrmann.)
■ Après l'opération de la fissure palatine et la réussite de la suture, il faut faire l'éducation des malades, leur apprendre à prononcer (Trelat). L'étude cependant ne rend pas l'intégrité de la phonation.
VULNÉBitlRE. Alcoolat composé avec des plantes aromatiques que l'on donne à petite dose, pur ou mélangé d'eau, à la suite des chutes, pour ranimer la circulation et empêcher la syncope que peut produire la frayeur.
Feuilles fraîches Je basilic N
Feuilles Ir. Je calament 1
Feuilles fr. Jllysopc 1
Feuilles fr. Je inarjolaiue. . |
Feuilles fr. Je mélisse I
Feuilles fr. Je menthe J
Feuilles J'uiigau 1
Feuilles fr. Je serpolet j
Feuilles fr. Je thym l
Feuilles fr. J'absinthe 1
Feuilles fr. J'an^éliijue I
Feuilles fr. do fenouil 1
Feuilles fr. ilo rue I
Fouilles fr. Je lavauJe I
Alcool i\ 00» i500 iJ.
Faites selon l'art. — A prendre 8 à 10 grammes dans un demi-verre d'eau.
WULTUEUX. État d'e congestion et de turgescence du visage observé dans l'ivresse et dans certaines formes de congestion cérébrale ou d'apoplexie.
VULVE (Maladie de la). V. Acné vulvaire, Chancre, EsTHiOMENE, GRANDES LÈVRES {Maladics cles), Vaginite
et VÉGÉTATIONS.
Vnlvc (Érythème de la). Les érythèmes de la vulve sont constitués par des rougeurs et des exulcérations du derme. Ils résultent d'une leucorrhée ou sont la conséquence de la malpropreté et du défaut de soin. 11 y a un érythème constitué par de grosses pustules se transformant en ulcérations chez les femmes qui perdent leur urine par le vagin, ou ont ime incontinence d'urine. V. Fistule
VÉSICO-VAGINALE.
I,es femmes grosses qui sont toujours assises ou qui marchent beaucoup sont sujettes à un érythème dû au contact ou au frottement des grandes lèvres l'une contre l'autre.
Thérapeutique. — La propreté, les bains, les lavages avec l'eau additionnée d'eau blanche, sont les meilleurs remèdes contre l' érythème dû au défaut de soin. Les érythèmes dus aux frottements seront traités par l'interposition de poudre d'amidon ou de lycopode entre les grandes lèvres ; lorsqu'à la suite de ces érythèmes il y a des ulcérations, on les pansera avec la pommade au calomel, i
1 gram, pour grammes d'axonge, où avec les lotions ;
ilalorael 1 gramme.
Eau distillée 40 iJ.
Les érythèmes dus à l'incontinence d'urine ne peuvent guérir que quand l'urine a repris son cours naturel. On peut avoir recours aux embrocations huileuses comme moyen palliatif.
Vulve (Gangrène de la). La gangrène de la vulve est un phlegmon gangreneux ou une gangrène par intoxication. Le premier cas se présente chez les enfants à la suite de la rougeole, et chez les femmes adultes à la suite de l'accouchement ou après des excès de coït. Les gangrènes par intoxication plus rares sont dues à des manœuvres abortives à l'aide des préparations de seigle ergoté, combinées avec des opérations sur l'utérus ou des brûlures du vagin par des mains criminelles.
La gangrène de la vulve est quelquefois une complication desérysipèles vulvaires ou de chancres phagédéniques.
La gangrène qui s'établit à la vulve s'accompagne toujours d'une dépression considérable des forces, avec tendance au refroidissement. La vulve tuméfiée, dure, se recouvre de plaques noirâtres, qui ne tardent pas à exhaler une odeur fétide ; les malades accusent des souffrances extrêmement vives. Ces caractères ne laissent aucun doute. Le pouls est petit, la face est anxieuse, et quelquefois les malades succombent subitement.
La chute des eschares de la gangrène de la vulve cause des cicatrices vicieuses des grandes et des petites lèvres qui entraînent l'atrésie plus ou moins complète du vagin.
Thérapeutique. — On traitera le phlegmon diffus par les moyens appropriés (V. Phlegmon diffus). Lorsqu'il y a des eschares, on pansera avec de la poudre de quinquina seule ou mêlée à du charbon pulvérisé.
On administrera aux malades des toniques, des ferrugineux, le perchlorure de fer, dix gouttes dans une potion, l'extrait de quinquina à la dose de 1 à 2 grammes.
L'opium, à la dose de 10 à 15 centigrammes, est un excellent tonique, et calme les douleurs des malades.
Vulve (Névralgie de la). V. Névralgie.
. Vulve (Tumeurs de la). On observe sur la vulve des tumeurs sébacées (V. Acné vulvaire. Kystes sébacés), des lipomes, des tumeurs fibreuses, des hypertrophies du derme, qui se pédiculisent quelquefois. Il y a des kystes des grandes lèvres, des hernies vagino-labiales. V, Hernies, Grandes lèvres, Hydrocèle.
Les lipomes sont reconnus aux lobules multiples de la tumeur, à la longue durée de leur évolution et à leur indolence.
Les tumeurs fibreuses sont caractérisées par leur dureté, leur indolence, et surtout par l'absence de tout pédicule appréciable sous la peau.
Les autres tumeurs hypertrophiques du derme sont dures, régulières, en général indolentes, et se développent très-lentement; la peau est lisse, un peu dure, et quelquefois elle présente des excoriations, mais c'est seulement quand la tumeur est très-volumineuse.
Thérapeutique. — Les tumeurs sébacées seront traitées par incision et énucléation, les tumeurs fibreuses et graisseuses non pédiculées seront enlevées par incision double en croissant, et dissection de la tumeur ; les tumeurs pédiculées qui contiennent des artères que l'on sent battre sous les doigts seront enlevées par section du pédicule et ligature des artères, mais l'écrasement linéaire du pédicule est ordinairement suffisant.
VLXVITE FOLLICULEUStE. V. ACNÉ VULVAIRE.
ZYMO
1VEILBACH. Eau minérale sulfureuse à \ U°, employée contre la bronchite chronique et la phthisie.
WIEltiBADEIV (duché de Nassau). Eaux minérales chlorurées sodiques, ayant de 13° à 69», employées en boisson, en bain, en étuves et en douches, dans le lymphatisme et la scrofule, la goutte et le rhumatisme, la dyspepsie et les maladies chroniques des voies digestives [+].
XÉROPIITlIAIilMIE. La xérophthalmie est un état de sécheresse de la cornée consécutif à des kératites vasculaires superficielles et à des kératites ulcéreuses ou à des conjonctivites chroniques.
Suivant Ammon et Schmidt, l'oblitération des conduits de la glande lacrymale et des glandules palpébrales serait la cause de cet état ; suivant Vidal, cet état serait dû à une lésion de l'innervation analogue à celui qui est causé par la section dn nerf trijumeau.
La xérophthalmie est caractérisée par le dépoli de la cornée, par un ramollissement de ses couches superficielles dépourvues d'épithélium, et par une tendance à la transformation de la cornée et de la conjonctive en tissu de cicatrice.
La transformation de la conjonctive palpébrale en tissu de cicatrice est parfois la cause de la xérophthalmie de la conjonctive oculaire.
ThérapeuUqxie. — (V. Kératites). — On a conseillé le collyre :
Eau distillée 30 grammes.
Borax 10 ii 20 oentigr.
Les cautérisations directes avecle nitrate d'argent, avec une solution :
Eau distillée. 10 grammes.
Nitrate d'argent , 1 id.
portée sur la cornée, avec un pinceau. On lave ensuite l'œil avec une solution d'eau salée.
Lorsque la maladie continue toujours à se prononcer, on fermera l'œil par la suture des paupières. Pour cela, on avivera le bord libre des paupières et l'on placera deux points de suture.
On a essayé de rétablir le cours des larmes en incisant la conjonctive au niveau des conduits excréteurs de la glande lacrymale, mais cette opération est illusoire.
YÈBLE. Plante de la famille des caprifoliacées, analogue au sureau, dont la racine en décoction s'emploie comme diurétique dans les hydropisies.
f EUX D'ÉCBEVISSE. Concrétions orbiculaires aplaties de carbonate de chaux associées à une certaine quantité de gélatine qu'on trouve dans l'estomac des écrevisses au moment de la mue. On les emploie en poudre, 1 à 2 gram. dans les aigreurs [+], la diarrhée acescente de l'enfance ou de l'adulte [+], et la dyspepsie goutteuse \±\. On les fabrique artificiellement et on les remplace souvent par des pastilles de carbonate de chaux ou de magnésie.
TVERDOIV (Suisse). Eau sulfureuse sodique à 25".
ZALDIVAB O ZALDUA. (Biscaye). Eau sulfureuse chlorurée sodique ayant 21° centigrades, employée dans les maladies de la peau.
ZÈBOAIRE. Racine tuberculeuse énorme d'une saveur amère et camphrée, produite par le Kaempferia rotunda de la famille des amomées et qu'on emploie en décoction comme excitant dans la dyspepsie I I.
ZÉISME. Nom donné à la pellagre, à l'entérite et à la folie produites, dit-on, par l'usage alimentaire du maïs altéré par le vcrdet.
Le zéisme n'existe pas, si l'on prétend donner ce nom à des accidents morbides exclusivement produits par le maïs, car le blé est également atteint de verdet et sou usage produit également la pellagre. V. Pellagre et Verdet.
ZIMC. Métal peu employé en thérapeutique à l'état naturel. Il ne sert ainsi qu'à la construction des piles destinées à produire des courants électriques dans les appareils préparés pour combattre les paralysies. A l'état de combinaison avec l'oxygène ou sous forme de sels, il est extrêmement utile et très-fréquemment employé.
Uoxyde d'e zinc ou fleurs de zinc est très-vanté contre l'épilepsie et contre les névroses, seul, à la dose de 1 à 5 grammes, ou associé avec 1 ou 2 grammes de poudre de valériane i-h h-i.
Le sulfate de zinc s'emploie pour faire des injections dans la blennorrhagie (V. ce mot), ou pour préparer des collyres dans les ophlhalmies scrofuleuses chroniques.
Le chlorure de zinc mis en pâte avec la farine, sert selon sa dose à préparer des caustiques d'une énergie différente très-uliles pour la destruction des tumeurs et des tissus déjà ulcérés, V. Caustiques.
ZOIMA. Maladie bulleuse de la peau.
De petites bulles, très-douloureuses, remplies de séro site jaunâtre, plus tard opaline, se recouvrant ensuite de croûtes brunes ayant pour siège un seul côté de la poitrine et ne dépassant pas la ligne médiane, caractérisent le zona ou herpès zoster.
Une douleur de névralgie intercostale très-vive précède souvent le zona, ce qui a fait dire que cette éruption n'était qu'une conséquence de la douleur névralgique (Caillaux), et, en effet, les bulles de zona se montrent toujours sur le trajet du nerf douloureux.
La douleur du zona, souvent très-vive, comparable à celle de la brûlure, précède quelquefois l'éruption, l'accompagne toujours, et persiste souvent après que le mal a entièrement disparu.
Le zona se montre presque toujours sur la poitrine, d'un seul côté, en allant de la colonne vertébrale au sternum, mais, par exception, on le voit sur la face, sur l'un des flancs ou sur un membre inférieur le long du trajet du nerf sciatique.
Le zona n'est jamais une maladie grave, et il se termine toujours par dessiccation des bulles qui forment l'éruplion ou par la formation d'impétigo. V. ce mot.
Dix ou quinze jours suffisent au développement et à la dessiccation du zona.
Thérapeutique. — Contre le zona, il n'y a pas autre chose à faire qu'à percer les bulles de l'éruption pour les laver à l'eau tiède, et ensuite pour les saupoudrer avec de l'amidon ou du sous-nitrate de bismuth.
En cas de douleur vive, il faut appliquer un cataplasme laudanisé, très-chaud, sur le côté, faire au voisinage une injection sous-cutanée de vingt gouttes d'une solution de sulfate de morphine. V. Hypodermique.
ZYMOTIQUE. Maladie due à l'introduction d'un ferment dans l'économie. Quelques médecins considèrent tous les virus comme des ferments pathologiques (V. Virus), et ils appellent les maladies virulentes des maladies zymotiques (de Vauréal.)
Fl