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LA GLOTTE

.J^STIGIVIATISinE (de x privatif et r.rlyfj.ct, point)

Young, Airy, Donders).

Lorsque les deux hémisphères de l'œil supposé divisé r des méridiens antéro-postérieurs n'ont pas le même uvoir réfringent, que la courbure de la cornée soit ,,ale (Wharton Jones, Donders), ou que le cristallin it réplacé ou déformé (Donders), il y a une inégalité ■■.'onnclle entre les deux moitiés de l'œil. Par suite de e >hsposition, un hémisphère est myope et l'autre hyper- ^irope, ou bien il y a une différence de pouvoir réfringent milieux de l'œil qui n'est point séparé par des limites es. Ces états sont l'astigmatisme régulier ou Tastigma- ':.e irrégulier.

Les yeux ainsi affectés, placés devant des lignes égales oisées, les voient inégalement distinctes. Dans la fi- I.,' 38, ils voient les intervalles des barres horizontales !>,\ . ceux des barres verticales et récifiroquement ; les in\'s ne paraissent pas perpendiculaires. Dans l'astigmame irrégulier, les objets sont vus déformés. En plaçant s verres concaves et convexes devant l'œil et eu faisant garder un point lumineux aux malades, ceux-ci ont la nsation d'une ligne lumineuse au lieu du cercle de diffu-

sion lumineuse que l'on doil voir normalement. A l'aide d'une lunette sténopéique munie d'une fente, dirigée dans le sens des méridiens do VœW, on fait lire les indivi-

Fig. 38. — Lignes destinées à mesurer I nsligmalisme.

dus, on constate le degré de myopie et d'hypermétropie de chaque méridien et la direction du plan qui divise l'œil en deux moitiés inégalement réfringentes, et l'on est renseigné sur le degré d'astigmatisme et sur sa forme.

A l'ophthalmoscope, on remarque que pour observer la papille du nerf optique, il faut que l'œil de l'observateur s'accommode alternativement pour distinguer les deux parties du champ ophthalnioscopique.

Pour savoir quelles lunettes appliquer, le malade regardant à travers la lunette sténopéique, on mesure le degré d'acuité de la vision dans les méridiens de l'œil. V. RÉFRACTION {Trouble de la).

On trouve à l'astigmatisme les formes suivantes :

Lorsqu'un méridien de l'œil est emmétrope, ou possède la vision normale, et lorsque l'autre méridien est myope, il y a astigmatisme myopique simple ; s'il y à myopie d'une part et myopie plus forte de l'autre, c'est l'astigmatisme myopique composé ; si c'est l'hypermétropie qui existe dans des conditions semblables par rapport aux méridiens de l'œil, on dit qu'il y a astigmatisme hijpermctropiqne composé. Lorsqu'un hémisphère ou un méridien de l'œil est hypermétropique et l'autre myope, il y a astiqmatisme mixte. C'est le degré extrême de l'astigmatisme.

Thérapeutique. ■ — Si les lésions de la cornée, et les lésions du cristallin, peuvent être radicalement guéries, l'astigmatisme disparaîtra, mais si ces atTections sont anciennes, ou si elles sont congénitales et qu'elles ne puissent plus être modifiées, on aura recours à des lunettes. Le problème à résoudre est de faire passer tous les rayons lumineux dans un même méridien, celui qui est le plus sensible. On obtient ce résultat avec des verres cylindriques placés dans un sens parallèle au méridien qui sépare les deux moitiés inégalement réfringentes. Les verres cylindriques numérotés, comme les verres concaves ou convexes, peuvent donner une vision excellente et appropriée aux exercices variés de la vue.

Fig. 3y. -- Vej'res cylindriques négatifs.

Lorsque l'astigmatisme myopique est simple, on emploiera les verres cylindriques négatifs (fig. 39).

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