‹ Dictionnaire de monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célébres peintres, dessinateurs, et graveurs ont designé leurs nomsChapitre 31 sur 55 · OIT · texte numérisé non relu

OIT

avec un bâtiment ruiné. Dans le milieu un tronc , ou l'ou remarque un âne chargé et monté par une femme, vue par derrière, cet àne est suivi d‘un homme portant un paquet sur le dos. La marque se trouve en bas à gauche dans l’ombre.

Marque qui doit signifier selon quelques uns Dirck KRUGER ou Théodore CRLJGER sur des orncmens gravés en lGl4.

Je n’ai pas eu occasion de les voir.

Nco- 27.

Ce chiffre absolument comme celui de David Tcniers (voyez première partie Nro. 307) et comme celui attribué à Drost van Terlêe (voyez seconde partie Nro. 145) est aussi attribué par quelques uns à Théodore DALENS le fils , peintre hollandais en paysages , qu’il ornoit de figures, d'animaux et de ruines, mon en 1753 à l’agc de Ô5 ans. (Voyez Descamps T. 3. p 3Q7.)

On doit trouver celte marque sur ses dessins , que je n’ai jamais eu occasion de voir.

dpin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) attribue cette marque *) à David UNGER. Artiste sur lequel on n’a pas de notices.

Fufsli (Allgemeines Künstler-Lexicon) parle cependant d'un David Unger graveur, sans dire d'où il était et ce qu’il a fait. 1 \Ieusel fait mention d'un Jean George Unger graveur en bois né à Gose près de Pirna qui travailla en 17Û5 à Berlin et de qui on a plusieurs Vignettes et ornemens de livres.

Selon Mr, Slrutt (biographical Diclionnary)

*) Elle parolt être celle de Dirck van Starn voyez première partie Nro. 569.

cette marque signifie Josie ENGLISH. Artiste sur lequel on a peu de notices. Il demeura à Morlake en Surry où il est mort en 1718.

Il grava à l'eau forte d’après Titien la pièce nommée la nappe qu’il a probablement copiée d’après Masson. Cet arsiste imita le style de TV. Dollar, mais pas d'un grand succès. Selon Mr. Strutt on a encore de lui une suite qui représente les Dieux et les demi Dieux qui doivent porter cette marque et l’année 1654.

Je n’ai jamais eu occasion de voir cette suite.

Nro- 30.

Selon Christ (Dict. des Monogr.) un chiffre singulièrement composé à la façon gothique d'un E et d’un D, tel qu’on le trouve sur des gravures très anciennes dénote peut - être David ENGELHAR.T. On doit le trouver sur des Apôtres.

Dans Heineke (Neue Nachrichten von Kùnstlern vol 1 p. 370) on trouve la seconde marque sur l’Apôtre S. Philipqe de celte suite de 12 pièces in 8vo citée par Christ .

Je n’ai jamais vu cette suite ni ce S, Philippe qui porte la marque et sur un David ENGELHART je ne trouve pas de notices non plus.

Nro- 31.

M arque attribuée par quelques vins à Erasme QUELLINUS. On la trouve sur une jolie petite gravure en bois *) qui représente un paysan assis sur un banc devant la porte de sa maison les mains joinles , et recitant le chapelet. Devant la maison on remarque suspendu un fléau, une pèle, un radeau, une fourche et une faucille. La marque E. Q. est à la gauche d'en bas , et les lettres I, C. I.

*) J’ai eu l’occasion de voir ce morceau dans la collection de Mr. le Conseiller tVinman à Munich*

(dont on ignore la signüiation *) sont à la droite d’en bas.

Hauteur 3 p- 2 lig. Largeur 2 p- 3 lig-

Nr°- 32-

Selon IVTr. Strutt (biographical Dictionnary) cette marque mentionnée par Christ signifie EUe SCHAFHAUSER.

Je n’ai jamais eu occasion de la voir de cette manière , et celle de Christ est dessinée comme on voit la seconde indiquée à ce Numéro.

Nro- 33. a.

Marque **) de Théodore Philippe LIANO ou L1AGNO de Madrid. Il a été surnommé cl Pecjuenno ou le petit Titien par la couleur qu’il savoit donner, à ses portraits en petit à l’huile. Il naquit à Madrid , et fut élève d'Alphonse Sanchez Coello. On ignore la date de sa naissance naais on sait qu’il est mort en 1Ô25- H paroit que L^ano fut en Italie, car on y trouve plusieurs estampes qui représentent des personnages vêtus de divers costumes étrangers, et signés Theodoro Felipe de Lianno (voyez le dictionnaire de peintres espagnoles par F Çuilliet. Paris I8l0.)

(Selon Mr. Bartch (peintre graveur vol. 17 p. 1QÇ)) quelques auteurs de catalogues le confondent avec Philippe d’Angeli, Napolitain , les ouvrages à l’eau forte (poursuit cet auteur) que ce maître nous a laissés, sont d'un dessin parfait et gravés d’une pointe facile et spirituelle.

Cette lettre F qui signifie Felippo se trouve entr’ autres sur quelques pièces d'une suite de

quinze estampes représentant les Squelleltes de différons animaux: 1) sur celui d'une oie 2) sur celui d’un chameau 5) sur celui d'un héron,

Mr. Strutt regarde ces traits comme un F et la pr end pour la marque de F1NIGUERRA. Ces traits se trouvent sur une gravures en cuivre d’un graveur, que Mr. Bcirtsch nomme LE GRAVEUPi DE L’AN 1515, et dont il rapporte le suivant : (vol. 13. p. 408) «Séduit par «le mauvais dessin et le burin roide, joints «à l’air d’antiquité qu’ olfrent les pièces de «l’auteur dont nous donnons le détail , plu- «sieurs auteurs ont fait grand cas de celles qui «leur sont tombées entre les mains , et leur «ont prêté une vétusté beaucoup plus grande «qu’elles n'ont effectivement. Heinehe Dict. «Article S. Boticello p. 215 Nro. 16) a regardé «Ze combat des Tritons *) comme une pièce «de Sarilix) Boticelli et Strutt est allé jusqu’ à «croire que Hercule et le Phdosoplxe **) pour-

’) Deux Tritons montés sur clos chevaux marins, combattent ensemble. L’un d’eux à gauche, a un casque sur la tête, et en croupe une Sirène qui pousse des cris de frayeur, ayant les bras étendus au-dessus de sa tète; il porte avec un trident un coup contre son adversaire qui le pare avec un bopiclier dont son bras droit est armé; dans la main gauche il tient un sabre. A ce second Triton s’accroche une Sireue qui sort de* ondes de la mer pour se mettre sons sa protection,

'■’) Cette pièce représente à gauche un vieillard occupé à mesurer avec un compas. Il est assis près d'une pierre qui lui sert de table, et sur laquelle on remarque un livre, une sphère armillaire et une règle. Devant lui , à ra droite de l’estampe , marche Hercule portant, sur les épaules le globe de la terre. On apperçoit un bouclier et un carquois rempli de flèches suspendus à un tronc d’arbre qui s’élève derrière le vieillard.

IVJr. Strutt à donné une copie de cette estampe dans le premier Tome de son ouvrage , planche Y. et trouve dans le sujet de ce morceau une allégorie sur l'art de la gravure, el en donne une descsiption très détaillée, et semble

*) Quelques uns attribuent cependant les lettres I. C. I. à J. C. Jung-, mais je 11e trouve pas de notices sur un artiste de ce nom.

*v) Je lus obligé d’insérer cette marque dans les dou-

teuses pareequ’il étoit trop tard de la placer dans lu partie des marques connues.

«roit être une production de Maso Finiguerra. «Certes, il n'auroil jamais pu faire cette con- »j ectme s'il avait jamais vu la seule copie de 5* *la fameuse Paix de ce digne artiste , que «l'abbé Zani a rendue publique dans son intéressant ouvrage des Materiali,«

«Ue fait est que ces estampes viennent d’un «graveur d’un m rite assez médiocre, qui a «travaillé en 1515 , et qui par conséquent doit «être compté parmi les récens des vieux maîtres italiens. «

«Ce graveur étant absolument anonyme , «nous lui avons donné le nom de graveur de »l’an 1515 , parcequ’ une *) de ces estampes «est marquée de cette année, la seule qui porte «une dale.« .

Nr0- 34.

Mo rque attribuée à Simon HUTER voyez aussi les autres marques attrilmées à cet artiste Nu, mero 5QQ de la seconde partie.

Marque faussement attribuée à Frédéric BRENTEL. Peintre en miniature , qui suivant Heineke (Dict. des artistes) naquit en 15Q0 et mourut en 1Ô51 , et qui par conséquent ne peut être l’auteur d’estampes datées des années 1559 à 1503.

croire qu'elle est gravée par Finiguerra , à cause d'un concours de quelques traits (voyez la marque indiquée à ce Numéro) qu’il regarde comme un F, mais qui n’est que le simple effet du hazard. Cette prétendue F se voit en avant de deux pointes du compas que tient le philosophe.

*) C'est Cléopâtre se donnant la mort avec un aspic. Elle est assiso à terre, adossée contre le troue d’un arbre qui s’élève à la droite de l’estampe, et appuyée du bras gauche sur une urne renversée. C'est autour de ce bras qu’ est entortillé l’aspic qui la pique dans le sein. A gauche on voit la Statue de Priape. Vers le haut de la droite est l’année 1515. et plus bas le nom de CLEOPATRA , écrit le long du bord de l’estampe, une lettre au dessous de l’autre.

Selon IVlr. Barlsch (peintre graveur vol. Q. p. 445) on trouve ces marques sur les pièces suivantes , savoir 1 ad 15 Les douze Apôtres et S. Paul suite de treize estampes, sur chacune de ces treize pièces , excepté celle qui représente St Paul, le nom de l’apôtre est écrit en latin le long du bord gauche à droite de l’estampe; et le long du bord opposé on lit un des articles du credo. 14) St. cJean l'Evangéliste. Ce saint est représenté debout, vu par le dos, et tenant de la main gauche un calice d’où sort un serpent. On voit l’aigle à ses pieds. Le chiffre est à la droite d’en haut. 15) S. Pierre. Il est debout, et vu de face. Il tient une grande clef de la main droite , et a dans l'autre un livre dans lequel il lit. A la gauche d'en bas est le chiffre surmonté de l’année 1559» lG ud 2.4) Les Muses suite de neuf estampes. 25 ad 3Ô) Les douze mois de l’année. Suite de douze estampes- 37 ad 52) L,es soldats suite de seize estampes. Tous ces soldats sont représentés debout , ou marchant, 53) Le cannonier. A la gauche de ce morceau est debout un canonier, tenant la mèche de la main droite , et de l’autre montrant le canon qui est placé à droite. Une tablette avec le chiffre et l’année 1559 est à la gauche d’en bas. 54) Le trompette à cheval dirigeant ses pas vers la gauche. Il tient la bride de la main droite , et de l’autre son instrument, de musique. Le chiffre et l’année 155Q sont marqués à la gauche d’en bas , sur une pierre. 55 ad 58) Les escrimeurs, Suite de quatre planches. *) 59) L.e hallebardier. Un

homme portant de larges culottes à la suisse. Il est debout , ayant la main droite appuyée sur sa hanche , et de l’autre tenant sa halle-

*) On a de la pièce, qui représente deux homme» qui se battent à l’épée, une copie très ex etc, mais elle ne porte ni chiffre ni aune . ii est vraisemblable dit Mr. Bartscli qu'on a aussi des copies d’après les autres pièces.

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harde 'dont le fer porte à terre. Les lettres T. B. sont marquées à la gauche d'en bas. LO) Les deux jouteurs a cheval, armés de toutes pièces comme de cavaliers de tournoi. Leur marche se dirige vers la gauche. Le premier tient une masse d’arme , le second qui le suit, porte une lance. Le chiffre et l'année 1559 sont gravés à la gauche d’en bas , sur une pierre. *) 6l) Les deux officiers et cheval précédés d'un hallebardier à pied et suivi de deux autres. La marche se dirige vers la gauche. La tablette avec l'année 1559 et le chiffre est à droite, presque à mi- hauteur de la planche. 02) Les soldats en marche . A la gauche de l’estampe on voit une femme montée à cheval, ayant un enfant émmailloté sur ses bras. Elle est accompagnée d’un jeune garçon qui est pareillement à cheval. Ils sont précédés d’un soldat, et suivis d'un homme, ainsi que d’une femme qui porte sur le dos un paquet surmonté d'un coq. La marche se dirige vers la gauche , oh se trouve en bas une tablette avec le chiffre et l’année 155Q. 03 ad 74) Les noces de village suite de douze **) •estampes. 75) Les paysans ivres. Planche en foi me de frise , oh l’on a représenté cinq paysans ivres. On en remarque deux qui rendent ce qu’ils ont bu de trop ; l’un est à gauche , couché sur le ventre , et l’autre est debout à droite. Près du premier est, assis h téiffe Bacchus qui vomit pareillement. Au dessus dé sa tête est écrit: BACIIUS. Lë chiffre de l’artiste se voit vers la droite, près d'un seau. 70) Les paysans ivres. Ce morceau offre cinq paysans ivres , et deux femmes qui frappent leurs maris. On en voit une au milieu de

*) On a de ce morceau une copie, gravée en contrepartie par un anonyme qiri y a ajouté le chiffre 1' B et Tannée 1 559 > ï’uu et l’autre à rebours.

*') N jus ne connoissons que onze pièces dit Mr. lïartsch , mais il est plus que vraisemblable , que cette suite est composée de douze estampes.

l’eslampe qui frappe sur la tète de son mari qui vient de tomber, A gauche, un homme debout vomit près d’un autre qui satisfait aux besoins de la nature. Au dessus de ces deux figures est écrit : ES. MVOS SiN. (cela doit se faire.) Le chiffre est gravé sur une tablette à la gauche d’en haut. 77) Les villageois et les musiciens. Le sens de ce sujet qui a peut-être rapport à quelque ancien usage aboli, ne sauroît pas facilement être expliqué. On voit à gauche une villageoise portant au bras un panier, et parlant à un paysan qui la suit , ayant sur l’épaule un bâton, au bout du quel une petite tablette, avec les lettres F B , est attacuée. Vers la droite un homme debout joue du chalumeau à côté d’un joueur de cornemuse qui est assis au pied d’un arbre. Le fond offre un paysage montueux. 73) La mélancolie représentée sous la figure d’une religieuse assise dans une chambre d’un air triste, A la gauche, et à terre une grande houle, et un dé ou les lettres F B et l’année 15Ô0 sont marquées. Vers la droite est une équerre, et au milieu une tablette avec le mot MELA* COL IA (sans la lettre N) l'une et l'autre à terre. 7Q) Les deux moines. A gauche, un cordelier tenant un poisson de la main gauche, et ayant sur les épaules un sac rempli de vivres, marche au devant d’un religieux qui porte pareillement un paquet sur le dos. Entr’ eux on voit un démon en l’air. Le chiffre de l’artiste est gravé vers le bas , au milieu de l’estampe. 80 J Les deux religieuses debout. L’une , à gauche tient un pain de ces deux mains, ,et en a d’autres dans un panier qu’elle porte au bras. L/autre à droite , lient* les mains jointes et élevées, comme pour prier. L.es lettres F B sont gravées vers le bas, au milieu de l’estampe. Ce morceau fait le pendant du précédent, bl) La Sorcière. Une femme nue assise à terre , citant les démons de sa main droite élevée , et de l’autre tenant

une fourche qui est auprès d’elle à terre. On voit dans le font à gauche un grand pot près du feu. Les lettres F B sont gravées à droite, à mi -hauteur de la planche. 82) La Dame et ta mort. Une jeune Dame qui dirige ses pas vers la gauche de l’estampe , tenant un bouquet de fleurs de la main droite. Elle est suivie de la mort qui lui montre un sable. Le long du bord droit de l’estampe est écrit: Omnem in homine venuslutem mors abolet. Les lettres F B sont gravées à la gauche d’en haut. 85 ad 80) Les buffons. Suite de quatre pièces. 87) Les culottes disputées. Sept femmes qui se battent enlr* elles pour les culottes d’un homme. On en remarque une au milieu de l'estampe , qui prend une autre femme par les cheveux avec la main gauche , et de la droite lui donne un coup avec des ciseaux. Le fond offre une salle au rez de chaussée. Au milieu d’en bas est le chiffre et l’année 15ÔO. 88) Le Sultan à cheval allant vers la

gauche. Il est précédé de quatre janissaires armés d’arcs. Deux autres le suivent. Les lettres F B. et l’année 155Q sont marquées vers la gauche d'en bas. 89) Deux hommes et deux femmes turcs. Ces quatre figures sont debout en un rang, savoir : à gauche un turc vu de profil, tenant un long bâton, vis-àvis d’une femme vue par le dos et tournée vers un turc qui tient une flèche de la main droite et de l’autre un arc. On remarque un jeune garçon turc dans le fond, entre deux femmes. Au haut de la planche est écrit : Turkisch Man. und TVeyb abconterfet . F. B. 155Q. Ce morceau fait le pendant du précédant. 90) Six bustes antiques de femmes. Ces six bustes sont rangés de fil. Les trois premiers, à gauche, sont vus de profil et tournés vers la droite, le quatrième est de face , et les deux autres sont vus de profil et tournés à gauche. Au milieu d’en haut est le chiffre, et un peu vus la droite l’année 15Û0. 90 Quatre bus-

tes antiques en médaillon rangés de fi! , dont chacun porte un nom, savoir: Drusilla Foel ux. — Constantinus — Hypodamia ux Pel.

■ — J Sinus Assyr Rex. Au haut du médaillon de Constantin sont les lettres F B et l’année 1500. 92) Quatre autres bustes semblables ,

rangés de même , savoir : Hercules — Penelope Vlie — lïzecliia. R. Jud. — Sab. Liersilia. Une tablette avec les lettres F B est à la gauche d’en haut. 03) Un ours assis et tourné vers la droite, 11 suce sa patte gauche de devant, et se gratte avec la patte droite de derrière. Les lettres F B sont gravées à la droite d’en haut. 94) I.e Sanglier, vu de profil, et dirigeant ses pas vers la droite, où les lettres F B sont gravées en haut. 95) Le petit cheval sans selle et sans bride, vu de profil est tourné vers la droite. Les lettres F B sont gravées au milieu d’un bas. *) 96 ad 107) Chasses et autres sujets d'animaux. Suite de douze estampes. 108) Les armes de la ville de Strafsbourg. Dans une banderole qui flotte vers le haut, est écrit: lnsi^nia civitaiis Argentoratensis 15Ô0. Le chiffre de l’artiste est au milieu d’en haut. 10Q) Montant d'ornemens au milieu duquel on remarque dans un médaillon, le buste d’un fou. Dans le bord de ce médaillon on lit : Jch mein das Zing lin (je pense la langue) vers la droite une tablette avec la marque de l’artiste. 110) Autre montant d'ornemens. On y voit au milieu le buste d’un guerrier, dans un cartouche sur lequel est la marque de l’artiste. A gauche est une licorne, à droite un cerf, 111) Autre montant d'ornemens rempli de rinceaux, parmi lesquels on remarque au milieu un hibou , à gauche une éspèce de faisan, ayant les ailes déployées, et à droit un oiseau semblable.

*) Ce cheval est une copie de l'estampe d'Albert Durer, mais elle est en contre - partie, et le fond est entièrement différent.

mais qui a la tête hupée. Entre l'oiseau du côté gauche et le hibou est une tablette avec la marque du graveur.

Nco- 36.

a risl (Dictionnaire des Monogrammes) parle de cette marque dans la lettre R comme si elle signifioit RAPHAËL. Il dit entr' autres : »Un R »seul, se trouvant sur des gravures en cuivre «faites d'après Raphaël passe souvent pour la «marque de Marcus Ravennas ou Silvestre vile Ravenne. Mais selon moi il n'es pas dou- «teux qu'un R seul ne signifie sur certaines «gravures le nom de Raphaël même.« Il trouve aussi un R italique seul sur des gravures modernes allemandes.

Je ne sais comment Christ peut placer celte marque parmi les R qui doivent signifier Raphaël ; car la marque indiquée sous ce Numéro, n’est point d’autre que celle de l’imprimeur Theudcsius RîHEL de Strasbourg vers 15f)5. On la trouve entr’ autres sur diiïérens i titres et vignettes gravés en bois , qui ornent quelques livres de l'imprimerie de T. Rihel,

M arque mentionnée au Numéro 466 de la se- I coude partie , et qui manque selon l'ordre alphabétique dans la lettre G.

Nro- 38.

Mr. Slrutt (biographical Dictionary) attribue cette marque à Alexandre ALGARD1. Je n'ai jamais eu occasion de la voir avec un A gothique, mais bien de la manière indiquée au Nro» 47Ô de la première partie.

Marque attribuée par Christ à Paul CALIARI et mentionnée au Nro. G de cette partie.

Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) La syllabe GEU, suivie d’un S et d'un F et au dessus de ces dernières lettres quelques caractères ressemblans à de petits A, forment ensemble la marque de gravures en cuivre qui sont sans contre dit de Siranus de Bologne. On pourroît peut-être interpréter cette marque par SlilANA E1GL1UOLA , mais je ne saurais expliquer le nom de Baptême, pareeque je ne connois qu’ Elisabeth Sirana de célébré pour la gravure, *)

Nro- 41-

M arque qui dénote vraisemblablement Guilleaurne de la NOUE. On la trouve sur de petites gravures en bois assez bien faites dans un livre avec ce titre : Le Manuel de dévotion. Extraits des écrits des Saincts Pères et Docteurs illustres, tant ancien que modernes, mis en très -bel ordre, par M. Simon Verrepé , et traduict en François par I. II., et nouvellement reueu, corrigé , augmenté et enrichi d'histoires outre toutes les autres précédentes impressions Par Mr. René Benoist Docteur et Lecteur du Roy en Théologie , et Curé de S. Eustache à Paris. A Paris chez Guillaume de la Noué MDLXXXIJII.

Cet ouvrage contient 7Q gravures en bois, dont Gt portent une des trois marques indiquées à ce Numéro les autres 18 sont sans marque.

Nro- 42. a.

M arque dont s’est servi Bart. WEISS pour la faire passer de celle de Gérard Lairessc. On la trouve sur une gravure à l’eau forte qui

•) Cette marque désigne probablement Girolamo Scarcello voyez sa marque Nro. 50Ô de la première partie.

représente Vernis embrassant l’Amour. La marque se voit vers la gauche d’en haut,

Nr“- 42- b.

Selon Mr. Barlsch (Peintre graveur vol. 1 (i p. 425) cette marque peut signifier Guillaume GONDELET artiste dont on ne sait pas positivement qiqil a été employé à Fontainebleau, mais qu’il a vécu en France pendant la moitié et vers la fin du XVI. siècle.

On trouve cette marque entr’ autres sur un paysage dans une forme ovale entouré d’un cadre orné de figures, parmi lesquelles se font remarquer en lias, à gauche une femme, à droite un homme, l’un et l’autre couchés Sur le dos, et accompagnés d’un enfant. Au milieu on aperçoit les lettres R G écrites à rebours. La marge d’en bas offre deux fes tons de fruits qui se joignent auprès d'un mascaron placé au milieu. Pièce aussi mal dessinée que gauchement gravée. Elle paroît être l’essai de quelque amateur.

J’ai eu occasion de voir cette pièce dans la collection de Mr. Conseiller JVirtman à Munich ; mais elle est marquée du second chiffre indiqué à ce Numéro.

Nro> 43.

Celte marque qu’on trouve sur différens sujets d'archiUrtui e ou décorations de théâtre peut signifiei Francesco GU1TTI *) sculp. parce qu’on trouve des ouvrages tout à fait sembla blés avec son nom en entier.

Selon Christ (Dict. des Monogr.). Un H seul sur d’anciennes gravures allemandes en cuivre avec l’année 1533 et la figure d’une hache signifie vraisemblablement un maître , dont le

surnom éloit IIOLZ-AXT: *) oh l’on doit peut- être y entendre HOLBE1N attendu que les planches, oh je trouve cette marque ressemblent beaucoup par le dessin et par la manière aux ouvrages de ce maître.

Je n’ai jamais vu ces gravures et l’idée de Christ paroît avoir peu de fondement.

Nro- 45.

IMarque attribuée à David ENGF.LHAPiT, et mentionnée au Nro. 30 de cette partie.

Nro* 40*

Selon Christ (Dict. des Monogr.) ces marques peuvent dénoter Hubert BOEHM ou Hubert B01LING. Artistes sur lesquels on a peu de notices.

Mr. Strult tbiograpbical Dictionnary) a tort de dire que Christ nous informe que plusieurs pièces en manière noire représentant des paysans furent de H. Boiling et qu’il s'est servi souvent des lettres initiales H. B. Car Christ dit seulement: ces deux lettres jointes sej'vent aussi de marque sur des dessins, qui sont d'un certain H. Boiling) il poursuit apre's se trouvent enfin sur des gravures à la manière noire qui représentent des paysans , elles signifenl Hadrien Brouwer.

Selon Heincke (Dict. des Artistes) H. Boiling fut peintre allemand d’après lequel Pk. Kilian a gravé le portrait d’Auguste Duc de Brounswic peint en 1(355. Mais l’auteur a également tort de dire , que Christ attribue la troisième marque à H. Boihng vu qu’il la croit, celle de H. Borghiani (voyez seconde partie Nro, Q8.

Apin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) attri-

*) Sur cet artiste je n’ai pas pu trouver de notices.

*) Holzaxt en français Coignée, Hache.

bue celle marque a Hans (Jean) BETTELEIN, Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. Le même auteur attribue cette marque aussi à Hans BEURLE1N ou BEUTLEIN. Tout ce qu’on sait de cet ai liste, c’est qu’il savoit peindre à l’huile sur les murailles, et qu’il est mort vers 1500 voyez Doppelmair qui le nomme BAEURLEIN.

Selon Heineke (Dict. des artistes) P. Haublin a gravé son portrait en lOO 0,

Nr°- 48.

Selon Apin (Anleitung Bildnisse zu sammeln) celle marque signifie Hans van CULIVIBACH. Je n’ai jamais eu occasion de la voir de cette manière.

Nto- 4Q.

Huber (Handbuch etc. vol. 3 p. 142) attribue la première marque à Lco DAVEN ou DARIS. On doit la trouver sur une pièce qui représente Jésus Christ victorieux, tenant l'étendait de la main gauche et tirant avec l'autre un vieillard des limbes, qui est accompagné d’une autre figure. Pièce in folio d’après Primatice,

Selon Heineke (Dict. des artistes vol. 4 p. 351) on trouve la seconde marque (indiquée aussi au Nro. 284 de la seconde partie) sur cette pièce mentionnée par Huber,

Comme je n’ai pas encore rencontré ce morceau en question je ne sais pas lequel de ces deux auteurs a raison et à quel point, on peut leur ajouter foi.

Apin (Anl. Bild. zu sammeln) attribue la première marque encore à Herman DUNING ou DOEN1NG. Artiste sur lequel je ne trouve pas des notices.

Nro* 50.

Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes).

Un I et un B avec un G entre deux , et surmontés d’une feuille de chêne vers l’an 15ilf pourroit signifier Hans BAUDOUIN GRUN.

Je n’ai jamais rencontré cette marque surmontée d'une feuille.

Nro- 51.

Selon Apin (Anleilung Lildnisse zu sammeln etc.) cette marque dénote Hans HOFFMAN à qui on attribue aussi la marque Nro. 204 de la seconde partie , et encore sans fondement à Plans HOLBE1N.

Je n'ai jamais pu trouver cette marque sur d’autres ouvrages , que sur ceux de Hon dius (voyez ses chiffres Nro, 599 de la première partie). Heineke cependant (Dict. des artistes l p. 06) nous donne cette même marque accompagnée du mot inventor sur une gravure qui représente Jésus Christ, pris au jardin des olives. Pièce in folio gravée par Guillaume Akersloot,

Nro- 52.

Lauteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 attribue cetie marque à Jean HEINZ, on la trouve sur une suite de paysages, gravés et marqués du monogramme de Jacques Gackeisen. (Voyez Nro. 5 1 9 de première partie). v

Sur Jean Heinz je n’ai pas pu trouver de notices ; on a bien un Daniel Heinz, un Joseph Heinz le père (voyez sa marque Nro. 1011 de la prèmière partie et un Joseph Heinz le fils mais il n’ont pas fait des paysages,

Ujfenbach (T. I. p. 77) parle cependant d’un Jean Heinze qui fut doyen du chapitre à Goslar , et qui peignit en 1Ô56 le S. Christophe si grand que l’église même, et qui est par conséquent la plus haute figure peinte, qu'on trouve au monde.

Ce maître ne paroit pas être notre artiste

non plus; car Guckeisen , qui a gravé d’après lui, est plus ancien.

Selon Strutt (biographical Dictionary) cette marque signifie H. HUNT qui fut probablement un graveur d’histoire naturelle. On a de lui entr* autres différentes vues assez médiocres et datées 1Ô83,

Marque attribuée à Jesse HERLE1N, Peintre de N'ôrdlingue. *) Il s'occupa principalement d’épitaphes , et d’après un compte de la chambre des finances, il a conjointement avec le célèbre Jeremie Wechinger (qui a fait en 15Q4 la bataille des Amalécites sur la façade de la maison de ville à Nordlingue) orné la partie de derrière de la maison de ville avec des peintures à l'huile. Le Portrait de Jesse Herlein se trouve peint à la chambre de la ville avec son monogramme HL et l’âge de G5 ans. **) Lui et son frère moururent en lüoO sans enfans.

Selon Hetneke (Dictionnaire des Artistes T. 4. p. 347) on trouve cette marque sur une descente de croix gravée par C. Coï t en 157(3 sans nom de peintre.

l'ai eu occasion de voir cette pièce, laquelle m’a paru être de l'invention de Jerome Muziano à qui on pourroît aussi attribuer la marque, en lisant H1ERON1MUS MUZIANO LUC- CHESE. ***)

*) Voyez Beysclilag (Nordlingische Geschlechtsliistonc vol. 2 p 250)

*’) Voyez FioriLlo Geschichte der zeichnendcn KünRtc in Deutschiand uud den vereinigten Niedcrlanden. H innover 1315 (vol. 1 p. 354).

***) Rluziarw fut protêt de l’Académie de .St, Luc

Cette marque est attribuée par qüelques uns à Henri de L1MBORCH. Peintre de la Haye et élève d’Adrien van der TVerff qu’il imita avec beaucoup du succès. On a de lui dilférens sujets d’histoire ainsi que de portraits et de paysages. Cet artiste est mort en 1758 à l’age de 78 ans voyez van Gool T. I. p. 448.

Nr°- 57.

Ce s marques qui se trouvent sur des portraits peints à l'huile , entr’ autres sur ceux d'Anne Frauenberg et Benigna de Lemberg passent pour celles de Hans (Jean) SCHAUFFELE1N (voyez le catalogue de la Galérie de Schleisheim et Lustheim par lYIr. de Manlich vol, 3 Nro. 1471 et 1481).

11 n’est pas vraisemblable que dans le catalogue indiquée il soit question de Hans SchauJfelein Paine , vu que d’après ce catalogue (vol. 1 p- 378 il est mort en 1550, et suivant d’autres , déjà entre 153Ç) et 40 *) et qu’un des portraits mentionnés porte l’année 15ÔÇ).

Selon Eeyschlag (Nordlingische Geschlechts- Historie ( Schauffelein ) avoit deux enfans, une fille nommée TValbourg , et un fils appellé Hans (Jean) peintre qui s’établit en 1543 à Fribourg en suisse , il est donc possible que ces portraits viennent du fils , puisqu’on voit sous la première marque avec l’année 15ÔQ , encore quelque traits qui pourroient bien être une pelle, et aussi les marques indiquées à ce Numéro sont différentes de celles dont se servoit le père, tant sur ses tableaux, que sur ses gravures en bois. **)

*) Voyez Beyschlag (Nordlingische Geschlechts-Historie vol. 2 p. Ô40.

**) Voyez les marques du Nro. Ô25, 11Ô5 et 11Ô8 de

U première partie.

"VT r0- O

IN üc-

/ Ipin (Anléilüng Bildnisse zu sammeln) attribue cette marque à Hans SAURDUMM. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices, ii y a eu cependant un graveur en bois qui s’est servi de ces lettres initiales et qui a travaille u’apiès Jossc Amman voyez sa marque Nio. 284 de la troisième partie.

Nro- 5 g.

On trouve cette marque sur une gravure à l’eau forte de Ilans Sebald LAUTENSÀCK.

Elle représente la vue d'une petite ville située sur le bord d'une rivière qui s'étend sur toute la largeur de la planche, et qui est traversée par un pont de bois très long. Au delà de la ville, le pays est monlueux et garni de bois. Le devant à droite est ornée de trois arbres dont les cimes dépassent le bord supéiieur de la planche. A gauche se fait remarquer un saule sur le bord de l’eau vers laquelle il se penche. Le chiffre et l’année 1553 sont marqués au ànilieu d'en bas.

D'après la description de Mr. Bartsch (peintre giaveur vol. Q p. 222) celte pièce paroit porter la marque ordinaire de Hans Sebald Lautensack \ car il n’observe pas ce changement qui probablement a été fait plus tard. Les épreuves cependant qui portent la marque indiquée à ce Numéro n'ont pas l’air retouchées, j’en ai vu une au cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière et une appartenant à Mr, de IVcrgZer conseiller d'état à Berlin. ,

Selon Christ (Dict. des Monogr.) cette marque signifie Jérome van HENSBEUG sur des gravures en cuivre vers l'an. lOOo- Je n'ai ni

trouvé de notices sur cet artiste , ni vu de ses

ouvrages. *)

Selon Mr. Strult (biogr. Dict.) cette marque signifie Josse AMMAN. Je n'ai pas eu occasion de la voir de celle manière.

Selon Christ (Dict. des Monogr.) celte marque signifie sur des gravures en cuivre vers 1520, Joachime BKECHTEL , sur celles de l'année 15Q5, Jacques BEÙTLER qu'on prétend frère de Mathias et qui doit avoir gravé d’après Anselme van Hullen. Je n’ai jamais vu d'ouvrages de ces deux artistes.

Nro- 63-

Marque attribuée à Jean le BE et mentionnée au Numéro 12 A. de cette partie.

Nro- 64.

Selon Christ (Dict. des Monogr.) cette marque dénote quelques fois Jean BOECKLE1N : Peintre et giaveur d'Augsbourg 11 s’étoit établi à Leipsic , où il a gravé vers 1Ô80 à l'!04. On a de lui un grand nombre de portraits assez médiocres sur lesquels je n’ai cependant pas trouvé les lettres initiales de son nom.

Nro- 63.

Ma rque qu’on attribue à J. C. JUNG et mentionnée au Nro. 51 de ceite partie.

Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) un chiffre compose d’un 1, d'un D, et d un

*) 11 est possible que cette marque signifie Jean van Haanîher.ge voyez le supplémeut île la première partie.

M, caractère de la chancellerie italique , avec la syllabe el en petites lettres, se trouvent sur des gravures de l'an l05O , signifie Jean de MEL. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

Nro- 67.

M arque attribuée à Josie ENGI.ISH et mentionnée au Nro. 29 de cette partie.

Nr°- 6g.

M arque attribuée à (J) FERLATO graveur en bois dont parle Papillon . Je n'ai jamais pu voir de ses ouvrages.

Nro- 69.

M arque qu'on prétend de Jacques GIÎAND- HOIY1ME. Un la trouve sur une pièce qui représente un homme assis sur un tronc d'arbre derrière lui on remarque un chien qui aboie. Au bas on lit: Chasseur qui se repose. Ce morceau est gravé au burin el numéroté du chiffre 5.

Suivant Christ (Dict. des Monogr.) ce chiffre désigne H. ABBE graveur d'Anvers vers 1670.

Selon Heinehe (Dict. des Artistes vol. 1 q. 54) cet artiste fut dessinateur, d’après lequel on a le portrait de Pierre van Predal, peintre d'Anvers, gravé par C. Waumans . 11 a

aussi dessiné quelques pièces pour les Métamorphoses d'Ovide , publiées par Banner.

Nr°- 71-

Mr. de Mechel , dans son catalogue de la Galerie de Vienne (Register p. 5Ô5)attribue cette marque à Israël van MECKEN ce qui pourvoit faire croire dit Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 0 p. 1Q0) qu'il eut pour auteur Israël le vieux j mais ces données de 2VIr. de Mechel

sont absolument fausses : les marques qui se trouvent sur ce tableau, n'offrent ni les lettres I. M. ni l’année 1452. Mr, Bartsch (vol. 6 p. 198 Note 7) rapporte encore sur ce tableau le suivant : »Nous avons examiné ce tableau »avec tout le loisir et avec la plus grande attention , mais nous n'y avons rien trouvé qui «puisse nous décider à l'attribuer à Israël van vMecken plutôt qu'à quelqu' autre ancien pein- »tre du XV siècle. Suivant ce que Mr. de ysMechel dit dans la table alphabétique de son «catalogue, p. 505 on croiroit que le tableau «en question est marqué des lettres gothiques «I. M. et de l’année 1452 mais on tomberont «dans une grande erreur. Nous allons don- «ner le rapport le plus exact sur toutes les «marques que nous avons trouvées sur ce ta- «bleau. Les deux compartimens dans chacun «desquels se voit un religieux Dominicain (vo- «yez p. 254 du catalogue de Mr. de Mechel ) «sont cintrés par le haut. Sur le cintre à gau- «che est la marque Fig. 1., *) et sur l'autre cin- «tre celle exprimée par Fig. 2. **) Est -il bien «possible de donner ces deux marques pour «l'année 1452? Le Zéro est parfaitement rond ; «qui pourvoit donc le regarder pour un 5 ? «Et qui pourroit prendre pour un 4 le second «chiffre qui ne désigne guère autre chose qu'un «2? Enfin qu’ est ce que signifient deux dates «sur un même tableau- et si près l’une et «l’autre , supposé même que l’une et l'autre «désigne la même année , quoiqu’il paroisse «assez clair que la première signifie 1201 , la «seconde 1207 ? Nous sommes donc portés à «croire que ces dates ont été ajoutées posté- «rieurement par quelque ignorant qui a voulu «faire passer ce tableau pour une production

*) Voyez figure 1. des marques indiquées à ce Numéro.

•*) Voyez figure Z. des marques indiquées à ce Numéro.

«infiniment ancienne de l’art de la peinture; «mais qui n’a pas su que la peinture à l’huile «est une invention plus moderne, ou bien »qn’ à l’occasion de la restauration de ce ta- «bleau ", car il l’a été dans beaucoup de ses «parties , le restaurateur n’a plus retrouvé les «véritables traces de ce qui pouvoit y avoir été «écrit originairement et que, suivant gauche- «ment ces traces qui peut-être ne furent plus «visibles qu’ à moitié , il y a peint des mar. «ques dont il ne savoit pas se rendre compte »à lui même. A la base de l’orgue on du po- »silif est la marque Fig. 3. * *) et au haut de »la harpe celle de Fig. 4. **) Nous ne pou- »vons déchiffrer ni l’une ni l’autre; mais il «est clair qu’elles ne ressemblent en rien aux «lettres gothiques I. M. et par conséquent on «ne peut y rien supposer qui ait du rapport «au nom d’Israël de Mecken. Les mots in vcordis etc. sont écrits aves des lettres gothi- »ques qui ne ressemblent pas mal à celles des «estampes d’Israël ; mais cela ne prouve rien «pareeque ces caractères étoient communs à ce «siècle. Au reste il n’y a pas non plus la «moindre trace d’un autre chiffre ou d’une «autre date sur le dos du tableau qui est peint «sur une planche de bois.«

Celle marque est attribuée par quelques uns à Josie MURER ou MAURER. On la trouve sur différens dessins. FufslL (allgemeines Künstler - Lexicon) rapporte de cet artiste, qu’il fut peintre sur verre et habile géomètre de Zuric et père de Christophe. Il est mort en 1508 à l’àge de 50 ans.

*) Voyez figure 3. clés marques indiquées à ce Numéro.

*f) Voyez figure 4. des marques indiquées a ce Nu-

méro.

Nr0- 73.

Selon Mr. Struttce tte marque signifie y. MOU- N1ER graveur en bois qui florrissait à Toulouse vers 1533. Il travailla conjointement avec Jacques Pcresin, entr’ autres la Morosophie de Guillaume de la Perriere Toisai n , contenant cent emblèmes, publiés à Lyon chez Marc Bonhomme 1533, dont plusieurs portent sa marque.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Jean NEL. On la trouve entr’ autres sur une gravure en bois représentant le portrait de Duc Guillaume de Bavière , oval entouré d’une bordure allégorique 1573 gr. fol.

Je ne trouve pas d’autres notices sur un artiste de ce nom que celles que nous donne Fufsli (allgemeines Künstler - Lexicon) et qui rapporte qu’un Jean IV el a fait conjointement avec Louis Marteau , les sculptures pour le Choeur de la Cathétrale de Paris d’après les dessins de Jules du Goulons.

Nro- 75-

Apin (Anleitung Bildniste zu sammcln) attribue celte marque à Jean van ACHEN probablement sur de portraits. Je n’ai cependant pu la trouver de cette manière.

Nr0- 7 6-

M arque qui doit signifier selon quelques uns. LOLL1 bECIT ( Laurent ). On la trouve sur une pièce qui représente le petit S. Jean à genoux , la jambe gauche sur une pierre et faisant de la main gauche un geste vers le ciel. Il est tourné vers la gauche où à ses pieds se repose l’agneau. On remarque une petite croix par terre à la droite près de la marque indiquée à ce Numéro.

Hauteur 4 p. 10 lig largeur 4 p. 5 li 5.

J’ai eu occasion de voir cette pièce dans le collection de IVlr. le Conseiller IVirlman à T nich , dont l’invention paroit être de Guide et même la gravure à l’eau forte ressemble beaucoup à celle de l’école de cet artiste* *)

Nr°- 77.

Mr. Strutt (biograph. Dict.) attribue cette marque à Mathieu GRUNEWALD d’Aschaffenbourg. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver, et cette donnée paroit très douteuse; car ces lettres ont peu de rapport avec le nom de cet artiste,

Nr°- 78.

Cette marque se trouve sur un tableau qui passe pour être d 'Albert DURER **) représentant les martyres des Chrétiens sous Sapor 11, roi des Perses , représentés par une quantité de figures , et différence de supplices, dont la plupart sont précipités des rochers escarpés. Sur le devant on voit un juge à cheval , vêtu d’un turban, entouré d une grande suite. Dans le milieu Albert Durer est représenté lui même avec son ami Pirckhaimer comme spectateurs, Durer lient à mains jointes un petit drapeau blanc, ou plutôt un papier attaché au bout d’un bâton.

Ce tableau ne paroit pas être originale , aussi la marque qu'on trouve en haut sur un rocher, n'a nul rapport au nom de Durer, et ce qui fait d’autant plus douter l’originalité, c’est qu’on conserve le même tableau dans la

*) Cette pièce n’est pas remarquée dans le Catalogue île Guide et ses disciples par Mr. Bartsch ni dans celui des piècesgravées par differens maîtres anonymes contemporains du Guide, dans un goût approchant de celui de ce maître.

**) Voyex le catalogue de la Galerie de Schleifsheijr et Lustheim par Air. «le Jlunlith vol. 3. Mr«*- 1*57.

Galerie de Vienn e *) qui porte le chiffra d'Albert Durer dans le petit drapeau qu’il tient à la main, ainsi que l’inscription suivante: isle faciebal Anno Domini 1508 Albertus Dureras Alemanus , et dans le tableau qu’on conserve à Schleisheim ce petit drapeau blanc est vuide. Au reste ce tableau est très ancien , et fait d’un habile peintre, dont l’exécution est admirable.

Il fut autrefois dans la Galérie de Diisseldorff, et indiqué dans le catalogue de la dite Galérie aussi pour Durer,

Marque qu’on croit de Simon GUILLAïH parisien et un des premiers fondateurs de l’Académie des beaux arts à Paris. On la trouve sur une peinture qui représente un St. Sebastien lié à un arbre ; la tête tournée vers le ciel et remplie d’expression. Dans le paysage il y a un fond d’Architecture , le tout peint dans un genre flamand. Au bas du tableau on voit les chiffres. Voyez le catalogue raisonné de plusieurs excellens tableaux du Mar * quis Alphonse Tacoli Ganacci à Florence , Parme 179&.

Nr“- 80.

Selon Heinehe (Dictionnaire p. 20Q Nro. 24) cette marque signifie MARC ANTOINE FEC1T. On doit la trouver sur une pièce qui représente Jésus Christ dans le tombeau. Soutenu par la Ste Vierge et St. Jean qui sont accompagnés de St. Joseph d’Arimathée et de Nicodéme. L’un de ceux - ci , à gauche , tient un marteau de la main droite, et de 1 autre des tenailles ; l’autre qui est à droite , porte les doux. Toutes ces figures ne sont vues qu’à mi - corps. Vers la droite en bas est la marque»

*) Voyez le catalogue de la Galérie de Vienne par Mr. de Mtehtl page 238 Nro. 231

Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14 p. 42) remarque. «Ne l'ayant jamais vu que sans »cette marque, nous sommes tentés de croire, «que la marque de l’épreuve, sur laquelle Hei- »neke a fait sa déscription , a été ajoutée à la «plume. Au reste cette pièce ne nous semble «point appartenir à Marc Antoine, et nous «n’hésitons pas à l'attribuer à Augustin Vtni- »tien . Elle est gravée d’après Raphaël «

L'cpreuve que j'ai eu occasion de voir ne portait pas celte marque non plus,

Selon Strutt (hiogr, Dict ) Huber (Handbuch etc.) et autres , ces marques signifient Martin ZAGEL ou ZATZINGER, je n’ai pu les voir de cette manière,

Nr°- 82-

Marque attribuée à Paul MAIR et mentionnée au Nro. 10. de cette partie,

Nr0- 83-

Cette marque , qu’on trouve sur quelques paysages , peut signifier (selon moi) P. MEGAN. Peintre de paysage qui florissait à Vienne vers la fin du dix -septième siècle. J’ai vu entr’ autres avec ces lettres initiales une suite de six paysages numérotés, d'une composition agréable et d’une pointe facile , savoir :

1) Paysage montueux où l’on remarque sur le devant , au milieu un ancien pont de pierre d’une seule arcade, vers la gauche un homme conduisant un âne chargé.

Sans marque.

2) Paysage où l’on voit vers la droite du fond un petit village avec une tour pointue , à gauche un homme portant un paquet sur le dos. Au second plane un berger avec quelques moutons près d’un petit monument qui semble être un milliaire. Les

lettres m. e. g. se voient au bas de la droite très près du bord de l’estampe.

3) Paysage montueux où l’on remarque vers la droite sur une montagné un bâtiment ruiné ; à droite un homme conduisant deux boeufs , et vers la gauche un cavalier à cheval, accompagne d’un homme à pied. Les lettres m. e. g. se voient un peu vers la droite d’en bas près du bord de l'estampe.

4) Paysage d’hyver où l’on remarque vers la droite un homme qui conduit un chariot chargé de bois, attelé de deux boeufs , un autre homme le suit avec une brouette. Au second plan derrière une colline, on voit un village avec une tour pointue et à droite sur un chemin deux hommes en conversation. Sans marque.

5) Paysage orageux, on remarque vers la gauche trois hommes luttant contre le vent; à droite un homme s’appuyant sur son bâton. Le fond à droite représente uu village à l’entour d'un lac, offrant la vue d une maison en flammes. Sans marque.

6) Paysage où l’on remarque vers la gauche deux arbres isolés près desquels un homme à cheval se dirigeant vers la gauche, est accompagné d'un chien. A droite trois hommes occupés avec une barque. Le fond vers la droite représente quelques bâtimens , entre lesquels on distingue un temple rond et une pyramide. Sans marque

Les Numéro de cette suite se trouvent vers la droite dans la marge d’en bas, et ces pièces portent 6 p. 2 lig. de Hauteur sur 8 p. 7 lig. de Largeur.

Selon Huber (Notices générales des graveur* etc.) cette marque doit signifier André MAN- TEGNA. Je n’ai jamais ou occasion de la

voir ni sur les ouvrages de Mantegna même, ni sur ceux d'après lui.

Nro- 85. a.

Celte marque qui signifie Mathieu GREUTER Fecit se trouve sur une gravure faussement attribuée à ADAM GII1SI MANTUANO. Elle représente la présentation de notre seigneur au temple. Dans une bordure. En haut, dans un cartouche on lit: JESU CHRISTO LUMINI GENTIL INI CLAR1SS. D. et dans un autre , qui est en lias: MARIAE V1RGINI DEI MATRI PURJSS1MAE. D'après Nicolas Martinellis dont le nom est ainsi écrit : Nicolas Martinellis Pisaur. Inu£n. à la gauche d’en bas, en dedans de la bordure. Tout en bas on lit Adam Schulplor Mantuanus exc. Romae Anno Dei 1581. *)

Nr°- 85. ».

Marque attribuée à Melchior MEIER. Onia trouve sur une gravure au burin très tien faite représentant Apollon écorchant Marsias. Apollon est debout au milieu de l’estampe montrant la peau de Marsias écorché à Midas, qui est assis à droite, de la main droite appuyée sur un tronc d’arbre. A gauche on voit deux grands arbres , où Marsias est attaché par le bras droit et cloué par le pied gauche, la tète penchée. Derrière les arbres à gauche on remarque plusieurs faunes en attitudes déploi antes. Le fond représente un paysage montueux. La tablette avec les lettres M. M. et celte dtdicace : FRANC: MED. MA. ETRUR. D. 11.

*) C’est cette dernière adresse qui fait passer cette

estampe comme gravée par Adam Ghisi ; mais il est eei rin, qu'elle est l’ouvrage de Mathieu Grenier dont la marque M. G. F. se voit à h droite ù'cu haut, sur la corniche d’un portique.

P. B. M. 15. D. D. 81. se trouve à gaticha suspendue à un arbre. *)

Largeur 1 1 p. 6 lig. Hauteur 8 p. 6 lig.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol. lG page 24Ô) fait encore mention d’une autre pièce de cet artiste que je n’ai pas eu e occasion de voir , et il rapporte le suivant. »Nous croyons »devoir remarquer, que plusieurs auteurs rangent dans l’oeuvre de Martin Rota deux estarn- «pes qui ne le regardent en aucune manière. »L’une représente la résurrection du sauveur «marquée de l’année 1577, l'autre Apollon «écorchant Marsias , sans date. **) Ces deux «pièces portent les lettres M. M. et ont pour «auteur Melchior Meier, artiste allemand de «beaucoup de mérite , mais dont l’histoire «de l’art ne fait pas la moindre mention , «quoiqu'il doive avoir beaucoup travaillé avant «qu’il ait pu parvenir à la grande perfection «avec laquelle sont exécutées les deux estam- «pes que nous venons de citer , et qui sont «les seules que l'on connoisse de ce maître. «Nous tenons la notice sur le nom de Melchior »Meier d’une inscription de cette teneur : Anno «1582 G- Deccmb. Ex liberali Donatione MeU vichioris Meiers hujus tabulae AVtoris. Joannes »a Palm — laquelle a été ajoutée à la plume «par quelque contemporain sur une épreuve «du Marsias , que se trouve à Vienne dans la «collection de Mr. le comte de Fries.*

Nro- 80.

Selon Mr. Slrutt (according lo Baldinucci) cette marque signifie Martin de SECCO , af*

Il y en a qui prétendent l’invention de cette pièce de Jules Romain , de l’avis desquels je ne suis cependant pas d’accord, car le tout porte un caractère allemand.

**) Les épreuves que j’ai eues occasion de voir dan* la collection de S. M. le Roi de Bavière, dan* celle de Mr. le Baron de Stengel à Muuieh et dans celle de Mr. de Nagler Conseiller d’état à Bei in, porteut la date 1581-

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