LEY DIS
Ao. 1422° D M * et 14° • die S,
«Je n’ai rien pu découvrir sur l’artiste, de «sorte que je soupçonnons qu’il falloit lire »Lau- »dis« pour indiquer le commencement de la «prière que l’écclésiastique prononce. Il n’y «a pas de doute que la dernière ligne ne con- «tienne la date à laquelle cette gravure a été »achevée:«
ANNO 1422° DQMIN1 et 14° SEPTEMERIS,
Extrait des observations de Mr. Millin.
«La gravure publiée par Mr. Fischer se- «roit certainement du plus haut intérêt , si on «pouvoit prouver que la date qu’il lui assig- »ne , d’après la manière dont il interprète les «caractères, est incontestable, parce qtPelle re- «culeroit de quarante -deux ans l’origine cer-
Mr. le chevalier lYIillin donne une copie très exacte de la gravure de Mr. Fischer, pour que les lecteurs de# Anales pussent juger si cette planche doit être regardés comme le plue aucieu monument de la gravure sur métal.
«laine de la gravure sur métal : aussi mérite- »elle un sérieux examen. «
«Le plus ancien monument de cet art , «selon M. Fischer lui même , seroit l'Ecce v>Homo avec la marque d’un W et la date de «1455, Sandrart a, il est vrai, cité cette eslam* «pe ; mais, comme Pont observé de Miirr et y>Jansen personne ne l’a vue, et l’autorité de yySandrart est suspecte ; il s’est trompé , et M. v>Zani p- 8 a indiqué la cause probable à son »erreur-<i i
«La Vierge de 14Ô1 avec les lettres E. S. «existe indubitablement , malheureusement le «nom de l’artiste, qui l’a faite, est inconnu.^ «Mais il y a une gravure encore plus an* «cienne . dont la date est connue, et qui, con* «tre l'opinion deMr. Mr. Heinehe, Murr, Knorr , y>Fischer et Jansen, fixe en faveur de l’Italie «les idées sur le pays à qui on doit l’ïnven- «tion de la gravure sur métal -, c’est la Paix «qui a été gravée par Maso Finiguerra en «1452, pour l’église de saint Jean, à Florence, «et dont Mr. l’abbé Zani a trouvé une épreu» »ve unique dans le cabinet des estampes de la «bibliothèque royale de France. *)
Après avoir fait une description très détaillé de la pièce, et de dire que la véracité de celui qui la publie ne peut être méconnue, Mr. le chevalier Millin poursuit. «Tout ce «qu’on sait sur l’histoire de Part s’oppose à «ce qu’on puisse admettre une gravure sur «métal de 1422, ainsi, on doit se tenir en «garde contre toute espèce de supposition. Il «n’est guère possible de penser que la date ait «cté* supposée au teins où la gravure a été faite.
*) M. Zani en a donné un excellent fac simiîe dans ses IVtaieiiali per la Storia dell incisione in rame. Ruina , 1812 in 8vo- copie exacte laite par J. Gerslner d’après celle gravée par Panquet et jointe aux iyiaterialc etc.de Mr. l’abbé Zani. Voyez le frontispice du Xllle volume dii peiutre graveur de Mr. Barlsch.
«car on ne recherclioit pas alors celles qui por- »toient une date plus ou moins ancienne-, et «si elle eût -été faite depuis pour tromper «quelque amateur, cette date ainsi auroit déjà »ét’ produite. La gravure étoit d’ailleurs collée «sur la couverture d'un ancien manuscrit Tar- »tiste auroit donc commis cette imposture pour «s’assurer 'l'antériorité d’un sujet qui a été «traité , mais avec des différences , par Albert »Durer, Ulric Gamperlin , et d'autres.. Ces «artistes et lui peuvent avoir conçu leur idée
«où le môme sujet se trouve quelques fois «peint.»
«Il est plus naturel d’attribuer l’erreur , si «comme je le pense il y en a une , à la ma «nière dont on aura lu l’inscription. Un con- «noisseur à qui je l'ai communiquée a pen- «sé qu* au lieu de 1422 il falloit lire 1455 «mais il faut l’avouer , la forme de deux chifj,fres 22 est dans la gravure absolument sem- «blable à cette époque , ainsi qu’on peut s’en «assurer en consultant tous les traités de di- «plomatique -, les Numéro 55 seroient figurés «bien différemment. Je ne connois pas de «monument du temps, où le 2 puisse être confondu avec le 5.«.
D'auti es ont cru, avec plus de probalité , que M. Fischer n’a pas apperçu la barre qui traversoit obliquement chaque chiffre dans sa longueur -, ces chiffres ont la forme de deux z. Celte ligne ferait du 1 un 8 , et la date de
1VI l’abbé Zani, à l’occasion de l’estampe attribuée à Tanné 1455 par Sandrart , a fait remai quer que le f) étoit quelques fois figuré, par les artistes de la fin du quinzième siècle, co urne une S retournée et cela s’observe en effet dans la petite passion d 'Albert Durer , en trente sept pièces. Les deux estampes qui repiéseutanl Jésus - Christ de\ant Herode, et le
portement de croix ont la date 1500 , et le Ç) a la forma d’une S retournée ; ce qui a fait attribuer mal apropos , dans quelques catalogues , ces estampes à Tannée 1505.
C’est donc à Tannée 14QQ que je crois qu’on peut attribuer l’estampe de M Fischer et , en effet, le style de la gravure la rapproche plus du seizième que du quinzième siècle. J’engage M. Fischer à revoir son estampe, à fatre de recherches qui pourront le conduire à quelques notices sur son origine , et à s'assurer encore si la date de 1422, qui renverse toute les notions historiques, ne peut pas être contestée.
Quant aux lettres LE)f, DIS, que M.
Fischer, interprétoit d’abord par le mot Lciudis , pour Laudes , à cause du sujet , je crois qu’elles doivent indiquer le nom de l’artiste, ou du pays , où il est né ; mais ce nom et ce pays sont encore des énigmes à interpréter. Peut-être faut il entendre Leydensis-, cet artiste auroit alors été de Leyde. Il n’est pas i extraordinaire de voir un artiste ne se désigner que par le nom de son pays. Mais il me semble plus naturel de croire que les lettres LEY sont les initiales de son nom, et celles DIS, les initiales du nom de son pays.
Nro- 74.
Marques mentionnées au Numéro 45 de cette partie.
Selon lieineke (Diet. des Artist. vol. 2. p. 313) cette marque se trouve sur une gravure en manière noire par Isaac Recket qui représente un homme assis, dessinant d’après. Tantique , belle pièce en hauteur.
On prétend , que c'est le portrait d'Adrien Beverland , dédié aussi à Àdiieu Bec ev and.
Celte marque se trouve sur un portrait gravé en bois avec cette inscription dans la marge d’en haut : EFFIGIES PATRIS M. Mathusaletni Arnoldi, Ecclesiae Zuingenbergensis pastoris fidelissimi , uctalis suae anno 55. Il est tourné vers la gauche portant chapeau et barbe , et tenant un gant dans les mains. La marque se voit à gauche dans une fenêtre.
Hauteur 3-p. 1 lig. Largeur 3 p. 1 Hg.
Il est possible que celte marque ne signifie autre chose que. M. Mathusalemi, car elle est surmontée du Numéro 55, l'age de ce pasteur.
Nro- 76. b-
Selon Mr. Burtsch (peintre graveur vol. 1Ô p. 528) cette marque se trouve sur une gravure qui représente une femme assise, vue de profil et tournée vers la droite. Elle montre du doigt quelque chose à deux enfans assis l’un près de l’autre sur un lit dans le fond à droite. À- mi -hauteur du côté gauche sont marquées les lettres L. D. surmontées d’un chiffre composé des lettres MAR et vers le milieu d’en bas est l’année 1540. Cette pièce est gravée au burin par Léo Davent d’après un dessin que l’on attribue généralement à François Mazzuola dit Je Parmesan , quoique le chiffre semble désigner quelque autre artiste.
Mr. Heinehe (Dict. des Artistes vol. 4 p. 3Ô) fait mention de cette estampe mais selon cet auteur elle seroit marquée du monogramme Ml. et il prétend aussi que Parmesan a gravé la même pièce dont Mr. Bartsch ne parle pas. *)
*) Ou a cependant de ce morceau une autre estampe gravée avec quelques petits changemcus par un ancien graveur anonyme, dans un goût approchant de celui de Mure dn Ruvenne. Voyez aussi le peintre graveur de Mr, Bartsch vol, 15 p. 47 Nro. 3.
Selon Iluber (Handbuch etc.) cette pièce en quest on est marquée NI. voyez Nro. 42Ô de la troisième partie.
Selon Mr. Barlscli l’artiste de la marque L D s’appelle Davent qu’on trouve nommé Léo Daris dans ma première partie Nro. 840. Cet auteur rapporte la dessus le suivant. »Le «maître qui a marqué ses estampes des lettres »L D, est nommé par différens auteurs Léon y/d'Aven, dCAvesne, Davin et même Daris ; «cependant il paroît être certain , que son vé- «ritable nom étoit Davent , du moins c’est de. «cette manière qu’il s’est désigné lui même sur «une des ces estampes. *) L’inscription L. D. «Lion **) fait croire, qu’il étoit natif de Lyon\ «un chiffre composé d’un C et d’un L ***) «écrit à rebours qu’il a ajouté a ses lettres or- «dinaires L. D. signifie peut - être Lut>duni Cel -
*) Cette estampe représente six Apôtres parmi lesquels se fait remarquer à gauche St. Pierre tenant les clefs de l’église. A la droite de la marge d’en bas est l’année 1546 , et à gauche on lit : douent.
Ce morceau appartient à une grande pièce de quatre morceaux destinés a être jointes ensemble. D’après Jules Romain.
Selon Vasari (Ter. Part. p. 25Ô) et Lanzi (Storia pittura T. 2. p. 60) le tableau de cette estampe se trouve peint à fresque par François Torbido dit del Moro àVerone dans la chapelle majeure du Dôme d’après le Carton de Jules Romain.
**) Elle se trouve sur le morceau du côté gauche d’en bas de la pièce précédente, et représente sept Apôtres renfermés dans une espèce de balustrade, d’où ils regardent eu haut. On remarque à gauche un jeune Apôtre qui baise une ceinture, et vers la droite St. Paul tenant une epée, A la droite d’en bas, dans la marge est gravé : L. D. Lion.
***) Cette marque se trouve sur une pièce qui représente uu groupe de deux femmes nues, ayant près d’elles l’Amour. Les femmes sont debout, et ont les bras élèvés au dessus de la tète. L’Amour se voit vers la droite. Au bas de ce même côté sont les lettres L D accompagnées d’un chiffre composé des lettres L- C, D’après le Priinatice.
y>tarum *ou Lugdunensis Celtarum , semble «confirmer cette opinion.w
»On ne sait lien sur le temps de sa nais- «sance et de sa mort; mais des dates dont «sept de ses estampes sont marquées, nous apprennent qu’il a vécu entre les années 1540 «et 15Ô3.«
Tout probable que ces conjectures peuvent être , elles ne sont cependant pas assez convaincantes , pour adopter avec assurance que ce maître s'étoit nomme Davent vu qu'il existe une pièce *) (Vénus bandant les yeux à l’Amour) marquée Tco Daris fec Romae sup.
perm. qui, suivant mon opinion est du même maître.
Mr. Barlsch ne fait nulle mention de cette pièce, ou paroît ne pas la croire de ce maître.
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sui des peintures, entr’ autres sur une qui représente une fille villageoise, qu’on déshabille, pour la conduire au lit nuptial. (Voyez le catalogue de la Galérie de Schleisheim et Luslheim par Mr. de Manlich (vol. 3 Nro. 2271).
J’ai trouvé cette marque **) dont j’ignore l’auteur sur une suite de seize pièces qui représentent des paysages avec des ruines de Rome, marquées B. P, V. 1581 qui signifie Bciptistci Futoni venetus , qui en est le graveur. (Voyez ses marques aux Nro. 1Ç3 et 197 de la pre-
*) Que j’ai eu occasion de voir dans la collection ti’i-s ampes du feu Mr. Claudi Clair Négociant à îUun.ch , dont une grand partie lut achetée par Mr. Price gentilhomme d’Anglcttere ; qui en est (comme je crois) encore le possesseur de cette P ce en question.
**) 1 te a du rapport avec celle du Nro. 37Q de la troisième partie.
Celte marque dont j’ignore l’auteur se trouve sur une petite gravure en cuivre qui représente une vieille femme tournée vers la droite ; elle est vêtue d’un habit large •, et porte une espèce de chapeau surmonté d’un voile qui tombe jusqu’au milieu de son corps et qu'elle semble tenir avec la main droite. La marque est gravée à droite du fond qui est en blanc.
Cette pièce assez médiocre portant2 p. 10 !ig. de hauteur sur 2 p. 1 lig. de largeur semble avoir été gravée par quelque graveur moderne dans un goût gothique pour la faire passer de l'ouvrage d’un ancien maître.
Celte marque dont j’ignore l’auteur se trouve sur différens portraits gravés en cuivre assez médiocres.
Marque *) inconnue qu’on trouve sur une gravure en bois qui orne une bible allemande qui a ce titre : Biblia , das ist die ganze hei- Uge Schrift Teulsch Herr D. Martin Luther, mil chursiichsischem Privilegio , ISilrnberg gedrucht vnd verlegt durch Christoph Endter 1Ô70. Cet ouvrage contient deux cent vingtsix gravures en bois, dont une portent la marque indiquée à ce Numéro, les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 B du suppélment de la seconde partie, et de ceux des Numéro 45, 64, 92 et 108 de cette partie.
Nr°- 82-
Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) un M lié avec un A surmonté d‘un I est fré-
*) J’ignore si ce maître à été graveur ou dessinateur , mais il puroit avoir du rapport avec le maître au monogramme Nro. 94 de cette partie.
quent sur d’anciennnes gravures qui portent l’année 155Q.
Je n’ai jamais eu occasion de les voir.
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sur des dessins à la plume et lavés à l’encre de la chine , (voyez la Collection de dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
ganze heüige Schrift deudsch D. Mart . Luth, cum gratiu et Privilegio Wittenberg. MDLXX1I,
Nr°- 85.
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sur des dessins représentant, bambochades à la plume et lavés à l’encre de la chine. (Voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nt0- 86.
Nr0- 84.
Cette marque dont j’ignore l’auteur se trouve sur une gravure en bois assez bien faite , représentant un sujet allégorique où l’on voit un groupe de quatre femmes assises, celle du milieu avec l’inscription la dessus RES. PVB. fait un geste de la main droite vers la seconde du côté gauche , qui tient un glaive de la main droite et de l’autre une balance , à ses pieds il y a le mot JUSTIT1A. Sur les genoux de la première, une troisième couche endormie , appuyée sur son bras gauche, et tenant de la main droite une palme, au bas d’elle est le mot PAX. La quatrième enfin à droite tient sur ses geuoux une vaisselle avec de l’argent, ‘.sur saquelle on lit pro kcerito et renverse de la gauche une bourse , d'où «ombe l’argent, cette bourse est entourée de beaucoup d’abeilles avec l’inscription la dessus CONCORDIA. A ses pieds on litLIBERALïTAS. Le fond représente à droite une ville , dans le haut au milieu on appeçoit Dieu le père dans les nues , et de chaque côté il y a une tolonne portant un arc de rocailles. La marque. est au bas dans le milieu près du bord de l’estampe.
Marque qu’on trouve sur des dessins à la plume et lavés à l’encre de la chine , représentant des apôtres dont on ignore l’auteur. (Voyez la Collection des dessins des artistes bavarois reccuillie par feu Mr. Halm à Munich)).
Nr°- 87.
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sur une gravure à l’eau forte qui représente la resurection de Lazarre, composition de dix figures , a la pierre sur)laquelle notre Seigneur est placé , on remarque le chiffre. *)
Nr°- 88.
Celte marque dont j’ignore l’auteur se trouve sur une gravure en cuivre qui représente la tour de Bable qui occupe toute la pièce. En haut on lit: ÎDéf ^burtl 3U BABEL. La marque se trouve au bas de la gauche. Pièce in folio.
Nr°- 89-
On trouve cette marque dont j’ignore la signification sur une ancienne gravure en cuivre, qu’on conserve à la bibliothèque de S. M. le Roi de Bavière. Elle représente Jésus Christ
Hauteur 10. p. Largeur 5. p. 10 lig.
On trouve les mêmes lettres initiales aussi sur des gravures en bois qui ornent une bible allemande sous ce titre: Biblia, das Ut: die
*) On attribue cette pièce à Jean André Benjamin Nothnagel (voyez le catalogue raisonné tîee estampes du cabinet de Mr. le Comte de Rigal par F. L. hegnault^ Delalande).
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à la Croix , Ste Magdelainne à genoux en embrasse le pied, la Ste Vierge à gauche et St. Jean à droite. On remarque trois anges , qui recueillent le sang qui coule des plaies du sauveur dans des calices. Aux quatre coins de l'estampe sont des médaillons avec les attributs des Evangélistes. Le haut à gauche représente l'ange qui tient un ruban sur lequel on lit : S. MATHEVS. Dans le haut à droite on voit le lion , sur un ruban il y a S. MARCVS. Le bas à gauche offre le boeuf, dans le ruban le mots S. LVCAS. Le bas a droite enfin offre l’aigle, dans le ruban S. JOANNES. Tout en bas dans le milieu, sont deux armoiries dont l'une est celle du couvent Tegernsée et l’une représente un gril. La marque est à gauche vers le milieu , auprès des armoiries.
Hauteur 7 P' 4 lig. Largeur 5 p. 1 lig.
de Porsenna , et la lettre P est gravée sur la marche de son trône. 2) Hercule et Dejanire, Ils sont debout l’un vis-à-vis de l'autre. Hercule à gauche. Déjanire à droite. Leurs bras étendus marquent qu’ils vont s’embrasser. Deux banderoles qui ffottant au-dessus de leurs tô~ tes offrent les noms : HERCVLES D1EANIRA. La lettre P est gravée au milieu de la marge d’en bas. 3) Panneau d'ornemens . Un panneau offrant des arabesques entremêlés de figures. On voit entr’ autres en bas un homme assis les jambes écartées, avec des ailes déployés au dos , et tenant de chaque main une torche. Il est assis sur les bouts réunis des queues de deux dauphins, sur chacun desquels est monté un triton ailé qui sonne du cor. Vers le haut on remarque un cartouche surmonté de trois grands oiseaux et orné au milieu d’un petit rond qui offre l i lettre P.
Selon IVTr. Bartsch (peintre graveur vol- 6 p. 54) on trouve cette lettre sur des copies modernes gravées d’après des planches niellées. *) Savoir 1) Mutius Scdvola brûlant sa main dans le feu d’un autel placé près de Porsenna assis sur un trône élévé à la droite de l’estampe. A gauche sont plusieurs soldats romains à cheval et à pied. On voit le croissant sur un petit nuage au - dessus de la tête
*) Nieller c’est d’après avoir gravé au burin le dessin sur la plauche d’argent ou d’or, on introduisoit dans les creux tracés par le burin, ce que l’on nomme en Italie Je Niello (du mot latiu Nigellum) savoir un mélange d’argent, de cuivre , de plomb, de souffre noir et de borax en fusion. On ôtoit ensuite, moyennant des limes et des brunissoirs la partie du niello qui dépnssoit les traits, et ou iiuissoit par polir la surface de la planche avec du tripoli, de manière que l’argent ou l’or restoit à découvert, et le niello incrusté dans les traits dont il faisoit mieux ressortir le dessin (voyez Benvenuto Cellini. Due trattati dell’ Oreliceria e delle scultura. Firenze 1731 in 4to p. 22).
Cette marque dont on ignore la signification se tronve sur une gravure en cuivre gravée par Virgde solis qui représente une frise offrant divers oiseaux. On remarque au milieu une autruche entre un coq qui couve une poule , et un autre coq qui se gratte le dos, A droite est une espèce d’aigle , ayant un serpent sous ses griffes- A gauche , vers le haut est gravé la lettre P et un peu plus vers le milieu, est le chiffre de Solis (voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 9 P* 305).
Nr°- 92-
Marque *) inconnue qu’on trouve sur des gravures en bois qui ornent une bible allemande sous ce titre. Biblia, das ist die gan ze heilige
*) Nous ignoroBs si ce maître a été graveur ou dessinateur, mais il paroît avoir du rapport avec le maître au monogramme Nro. 81 de cette partie.
Schrift Teutsch Herr D. Martin Luther mit shursuchsischem Privilegio Niirnberg gedruckt und verlegt durch Christoph Endter 1Ô70. Cet ouviage contient deux cent vingt six gravure en bois, dont deux portent la marque indiquée à ce Numéro , les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 B du supl. de la seconde partie, et de ceux des Mro. 45, 04, 81 et 108 de cette partie*
Nro- 03.
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sur des peintures, entr’ autres sur un tableau qui représente un jeune liomme couronné de feuilles, tenant une houlette, et une pomme à la main (peut-être que l’artiste voulût représenter Paris sur sa gibecière et la ceinture se trouve la marque et l'année 1Û34, (Voyez le catalogue de la Galérie de Schleisheim et lustheim par Mr, de Mardich vol. 3 Nro. 2570.
On trouve cette marque dont on ignore la signification sur des tableaux de fruits et de fleurs, dans une manière approchant beaucoup de celle de George Ftegels (voyez le catalogue de la Galérie de Schleisheim par IVlr. de J lartlich p. 1Q2.
Nr°- 95.
Cette marque se trouve sur quelques copies d’après les portraits gravés par Antoine van Dyck. J’ignore l’auteur, mais elle paroît être encore une des marques dont s’est servi B . TFeifs pour attrapper les amateurs.
Nro- 9O.
Caractère très ressemblant à un grand S ; ce. pendant ce caractère n’a point de signification de cette lettre: ce n’est qu’un trait mal co-
pié d’un semblable trait qui se trouve au même endroit sur l’estampe originale.
Celte estampe originale représente Jésus Chiist mis au tombeau par deux de ses disciples. Le tombeau est placé à l’entrée d'un rocher creux qui occupe le côté gauche de l’estampe, En avant du tombeau, presque au milieu de l’estampe, on voit la Ste Vierge évanouie entre les bras de deux saintes femmes qui la soutiennent. S. Jean, vu par le dos et pleurant , est debout au devant de la droite, Longin armé d’une pique et d’un bouclier, arrive du fond de ce même côté, où l’on remarque le calvaire avec les trois croix, et au-dessus de celles-ci trois grands oiseaux en l’air. Ce morceau est gravé par André Montegua. Voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 13 p. 228»
On a de ce morceau une copie dans le même sens par Jean Antoine de Bresse ; et une seconde copie gravée par un vieux maître anonyme en contre - partie de l’original. C’est dans cette copie où l’on remarque à mi hauteur de l’arbrisseau qui s’élève au devant de la droite le caractère ressemblant à un grand S, *)
Nr0- 97.
Cette marque dont on ignore la signification se trouve sur une suite des neuf estampes, ce sont des chapiteaux, bases des colonnes , et entablemens des trois ordres d*Architecture , savoir: Dorique, Jonique, et Corinthien gravée par Augustin Venitieii. Chacune de ces planches est marquée des lettres A. V. et de l’an-
*) J’ai recueilli celte marque par la raison que si un amateur étoit en possession de cette copie, ne soit trompé comme bien d’autres, qui ont pris ce trait pour la marque de quelque artiste.
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née 1528. En haut on lit: Cautum sit ne aliquis imprimât ut in privilégie» constat. Le nom de l'ordre est exprimé par Le mot DO- RICA, JON1CA etc., écrit en lettres italiques et accompagnés des lettres S. B. qui, suivant toute apparence, désignent le nom du dessinateur d’après lequel Augustin Vénitien à grave ces estampes.
Selon Mr, Bartsch (peintre graveur, vol. 14 p. 383) on a des copies de ces neuf estampes gravées par Augustin Vénitien lui -même , chacune de ces pièces est marquée des lettres A. V. : mais au lieu de l’année 1528 , elles portent celle de 1536. Le privilège Cautum sit etc. ne s’y trouve pas. Les noms de l'ordre sont écrits en lettres italiques ; savoir JQNICA , DORICA etc. et ils ne sont pas accompagnés de lettres S. B,
Cette marque dont on ignore l’auteur se trouve sur des dessins à la plume et lavés à l’encre de la chine (voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nro- 99.
Cette marque dont j’ignore l’auteur je l’ai trouvée sur une gravure à l'eau forte assez médiocre représentant une Cléopâtre.
Nr0' 100-
Cette marque se trouve sur une de différentes gravures en bois qui ornent quelques éditions latines de Virgile ; mais elle ne signifie point le monogramme d’un artiste et veut simplement dire Troja. Elle se voit entr’ autres sur la pièce où Turnus et Dlesapus se trouvent devant les retranchemens désTroïens. A droite on remarque l'incendie de la flotte et en haut encore Turnus à genoux aves les
| mains jointes reeonnoissant Iris debout sur ! un arc en ciel, La marque où ce nom J Troja se trouve sur un drapeau que les Tro I ïens ont arboré dans leur camp.
Ma 'ques mentionnées au Numéro 13 de cette partie.
Nr0- 102.
Cette marque se trouve sur différentes gravures en bois qui paroissent être faites par Assuerus van Londerseel et qui représentent des sujets du nouveau testament.
Cette marque se trouve sur des gravures en bois assez médiocres qui servent à orner des livres de priere.
Nr°- 104-
Marques mentionnées au Numéro 40 de cette partie.
Nr°- 105.
Selon Fiorillo (Geschichte der zeichnenden Kùn,ste in Deutschland und den vereinigten Niederlanden vol. 1 p. 310) cette marque d’un peintre inconnu , se trouve sur un tableau , que l’on conserve dans l'église de YVeiiheim , représentant S, Joseph et la sainte Vierge assis à une table, et à leur droite Ste Anne, Joachime et Salome. Sur le milieu de la table, d’où pend un tapis vert , est debout l’enfant Jésus tout nu; Marie tient une balle avec laquelle l’enfant doit jouer. En haut on lit: Joseph Sancta Maria. Jhesus 14QÇ). Sancta Anna. Joachim, Salome. Les deux lettres T. S. qui se trouvent au bas. sont sans doute, les lettres initiales du nom de l’artiste. Au bas du tableau il y a encore plusieurs figures
avec des inscriptions au-dessus de leurs têtes, ®u dans des banderoles.
Nr°- 106.
Selon Orlandi (Abecedario Pittorico) cette marque d'un ancien graveur se trouve sur un S. Barthélemy et sur un S. George.
Je n’ai jamais eu occasion de trouver des estampes avec ces lettres.
Nr°- 107.
Celte marque se trouve sur des dessins à la plume représentant différentes grotesques et oiseaux (voyez la collection desdessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr, Hctlm à Munich}*
Nro- 108.
.Marque *) d’un graveur en bois inçonr.u qui a travaillé pour une bible allemande avec ce titre: Biblia, das ist die ganze heilige Teutsch Herr D. Matin Luther , mit chursiichsischem Ti iviiegio , TSürnbcrg gedrucht und verlegt durch Christophe Endter lG?0. Cet ouvrage contient deux cent vingt six gravures en bois, dont soixante quatre portent la marque indiquée à ce Numéro, les autres sont marquées du chiffre Nro. 22 B du supl. de la seconde partie, et de ceux des Numéro 45, 64, 8l et 92 de cette partie.
Nro- 10Q.
Celte marque se tiouve sur des dessins à l'en-
*) Elles appartiennent peut-être au maître du monogramme 568 de la troisième partie, dont Mr. Bartsch fait mention , mais des gravures eu. bois j çouï cette bible il n’en parle pas.
cre de la chine dont on ignore l’auteur (voyez la collection des dessins des artistes bavarois recueillie par feu Mr. Halm à Munich).
Nro- 110.
Marque mentionnée au Numéro 88 de cette partie.
Cette marque dont j’ignore l’auteur se trouve sur une copie de Hans Sebald Beham, Elle représente une femme conduite par deux paysans , venant prier à danser d'autres qui sont encore à table. Au haut de la gauche est une banderole avec cette inscription : Adler du must dancen. La marque , qui semble avoir du rapport avec celle mentionnée aux Numéro 442 et 605 de la troisième partie , se voit au - dessus de la banderole. *)
*) L’original de cette pièce appartient à une suite
de dix estampes qu’on, nomme Les noces de villages (voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol, g- p. 17?)-
Selon cet auteur on a des copies de sept de ees estampes qui sont si trompeuses qu’elles ont passé , et q’uelles passent encore souvent pour les originaux. Les connoisseurs les plus exercés s’y méprennent et ne les distinguent des pièces originales qu’ a avec difficulté, meme en confrontant les unes avec les autres. Ce n’est qu’en les bien examinent de cette manière qu’on y remarque un burin un peu plus sec. On ignore qui en est le graveur mais il n’est pas vraisemblable qu’elles viennent de la main de H. S. Beham même quoiqu’elles soient dignes de ce maitre à tous égards, nous ne savons pas non plus (dit eet auteur) , s’il y a aussi des copies de quatre autres pièces de cette suite. (Voyez le détail de ces copies dans l’ouvrage de Mr. Bartsch vol. 8 p. 18?). Cependant des copies avec la marque indiquée à ce NuuacrO’ 'hic. liavlsili n’en fait pas mention.