V. fondamental
Echo. On sait que les ondes sonores se propagent en ligne droite et sont réfléchies par les surfaces qu'elles rencontrent, sous un angle égal à celui qu'elles formaient à leur arrivée. Il en résulte naturellement que, sous certaines conditions faciles à déterminer mathématiquement, une grande partie des ondes émanant d'un corps sonore mis en vibration seront ramenées vers celui-ci et qu'il y aura, dans son voisinage immédiat, répercussion du son primitif, antrement dit écho. Il va de soi que l'é. est toujours moins fort que l'appel. — On entend aussi par é., dans la terminologie de la composition musicale, la répétition, de nuance plus douce, d'une courte phrase ; l'é. apparaît fréquemment à l'octave supérieure ou inférieure. En plusieurs de ses œuvres, Beethoven a tiré un parti original des répétitions en manière d'é. (sonates op. 81 et op. 90). L'effet d'é. s'obtient aisément à l'orchestre par l'emploi d'instruments ou de groupe d'instruments de timbres divers; les grandes orgues possèdent à cet effet un clavier spécial, nommé lui-même é.
Eck, 1. Johann-Friedrich, né à Mannheim en 1766, m. à Bamberg en 1809 ou 1810, fils d'un corniste de la célèbre chapelle de la cour qui, de Mannheim, fut transférée en 1788 à Munich; violoniste virtuose de talent. Il devint, en 1780, musicien de la cour, puis, en 1788, concertmeister et enfin chef d'orchestre de l'Opéra, à Munich. Après s'être marié en 1801, il abandonna sa situation et se rendit en France. On connaît de lui : six concertos de violon, et un morceau concertant pour deux violons.