ERNST — ESSER
certo en fa dièce, etc. sont encore aujourd'hui des morceaux de concert appréciés. — 3. Heinrich, chanteur, né à Dresde le 19 sept. 1846, fils de la cantatrice dramatique Joséphine E.-Kayser qui l'ut très fêtée de 1851 à 1861 au Théâtre national de Budapest, neveu du précédent. Elève du Conservatoire de Budapest, il fut engagé en 1872 comme baryton au Théâtre municipal, à Leipzig; mais F. Rebling le fit travailler et transforma bientôt sa voix en fort ténor. Il entra en 1875 à l'Opéra royal de Berlin, où il fut très apprécié.
Ernst II (IV), duc régnant de Saxe-Cobourg- Gotha, né à Cobourg le 21 juin 1818, m. au château de Reinhardsbrunn le 22 août 1893, s'est beaucoup occupé, dès sa jeunesse, de musique et a composé des lieder, des cantates, des hymnes, ainsi que des opéras : Zaïre, Toni, Casilda, Santa Chiara (1853), Diana von Solange (1858) et des opérettes Der Schuster von Strassburg (Vienne 1871, sous le pseud. de Otto Wernhard) et Alpenrosen (Hambourg 1873, sous le pseud. N. v. K.) qui ont été plusieurs fois représentés avec succès.
Eroïco ( it.il.). héroïque.
Erotica(gr). chants d'amour.
Erzlaute (ail.), archiluth: v. luth.
Es (ail.) = mi bémol; lses = mi doublebémol.
Eschmann, Johann-Karl, né àWinterthur en 1825, m. à Zurich le 27 oct. 1882, excellent pédagogue pour le piano; fixé d'abord à Cassel, il s'établit en 1852 à Zurich. Il a fait paraître un Wegweiser durch die Klavierlitleratur (Zurich 18?.), :>« éd. publiée par Ad. Ruthardt) ; de nombreux et instructifs morceaux pour piano (des études, une méthode de piano, [lre partie : pour la première année de piano, 2mo partie : pour la deuxième et la troisième année] : 100 Apliorismen, tirés de l'enseignement du piano) ainsi que des morceaux de genre, des Lieder, des morceaux pour violon et piano, etc. 11 ne faut pas confondre avec lui . — 2. Carl E.-Dumub, né à Wâdensweil, près Zurich eu 1835, professeur de piano fort apprécié, a l'Institut de musique de Lausanne; il est aussi fauteur .l'un excellent Guide du jeune pianisteÇt** éd. 1888), ainsi que d'études techniques, Rythme et agilité (éd. allemande -.us le titre Schule der Klaviertecknik, par .\<l. Ruthardt; éd. anglaise par Gustave Tyson- Wolff).
Escudier. deux frères : Marie (né le 29 juin 1819, m. Le 17 avr. L880) et Léon (né le 17 sept, 1821, ni. en juin lssi), tous deux originaires de I iaatelnaudary(Aude), arrivèrent jeunes encore à Pari- el déployèrenl une grande activité dans le journalisme. Ils fondèrenl en ls;wLa France ainsi qu'une maison d'édition de musique (œuvres de Verdi); ils étaient collaborai, urs de divers journaux politiques, rédigèrent de L850à 1858 Le Pays (Journal de l'Empire) el écrivirent ensemble les ouvrages suivants : Etudes biographiques sur les chanteurs contt mporainsi fà*Oy,Dictionnairedemutf après les théortei, ■,,*. historiens et criti-
ques les plus célèbres (1844, 2 vol.; 2e éd. sous le titre : Dictionnaire de musique théorique et historique, 1854) ; Rossini, sa vie et ses œuvres (1854) ; Vie et aventures des cantatrices célèbres, précédées des musiciens de V empire et suivies de la vie anecdotique de Paganini (ÎSÔQ). Les deux frères se séparèrent en 1862, et Léon, qui conserva la maison d'édition, fit paraître un nouveau journal musical : L'Art musical, qui ne cessa qu'après sa mort, tandis que la* France musicale, que Marie avait continuée, avait déjà cessé de paraître en 1870. En 1876, Léon prit pour quelque temps la direction du Théâtre italien.
Eslava, Don Miguel-Hilarion, né à Burlada (Navarre) le 21 oct. 1807, m. à Madrid le 23 juil. 1878 ; sans doute le plus remarquable compositeur et théoricien espagnol de notre temps. Maître de chapelle en 1828 de la cathédrale d'Ossuha, il fut ordonné prêtre et devint, en 1832, maître de chapelle de l'église métropolitaine de Séville puis, en 1844, chef d'orchestre de la cour de la reine Isabelle. E. a écrit une grande quantité de musique d'église, de plus trois opéras (Il solitario ; La tregua di Ptolemaide ; Pedro el Bruel), une méthode élémentaire de musique fort répandue (Metodo de solf'eo, 1846) et un traité de composition (Escuela de armonia y composicion, 2me éd. 1861). De 1855 à 1856, il fit paraître un journal de musique (Gaceta musical de Madrid). Mais ses publications les plus dignes d'intérêt sont des) recueils : Museo organico espanol, qui contient aussi des œuvres de lui-même pour orgue,! et plus spécialement encore: Lira sacro-his-\ pana (1869 ; 5 vol. en 10 tomes) qui contientj des œuvres de musique religieuse des maîtres espagnols du xvi8 au xixe s. ; le 8me tome ne| renferme que des œuvres d'E.
Espagne, Franz, né à Munster (Westphalie) en 1828, m. à Berlin le 24 mai 1878 ; fut élève d* Dehn à Berlin, puis après avoir été peu <1> temps directeur de musique à Bielefeld (1858)1 il succéda la même année à Dehn , comm<| conservateur de la partie musicale de la Bibliof thèque royale de Berlin, et comme directeur d*| chœur de la « Hedwigskirche ». En outre de \ grande activité comme bibliothécaire , E. ;| rendu des services par sa participation à lf rédaction des éditions complètes des œuvrel de Beethoven (compositions vocales), de Pales! trina (avec de Witt) etc. parues chez BreilkorJ et Hsertel.
Espirando (ital.), en expirant, en mouranj syn. de morendo.
Espressione (ital.), expression; con espr\ c. espr., espressivo, espr. = avec expressio[ indications habituelles pour les passages en dj hors, dans les parties d'orchestre.
Espringale (ital.), c.-à-d. danse sautée (a| Springtanz).
Esser, Heinrich, né à Mannheim le 15 juj 1818, m. à Salzbourg le 3 juin 1872; en 1838, était violon-solo, puis devint maître de ebl pelle au théâtre de Mannheim. Après avoir i\ pendant quelques années directeur de la « L:[
ESSIPOFF — EULER
dertafel » de Mayence, il fut nommé, en 1847, chef d'orchestre au « Kârntnerthor-Theater » de Vienne, puis en 1857, chef d'orchestre de la cour d'Autriche. Il dirigea pendant quelque temps les Concerts philharmoniques de Vienne puis vécut, après avoir été admis à faire valoir ses droits à la retraite (1869), à Salzbourg. E. était, si ce n'est génial, du moins bien doué comme compositeur ; ses quatuors pour voix d'hommes et ses lieder sont assez répandus en Allemagne et en Autriche, mais ses oeuvres d'orchestre et sa musique de chambre ne sont guère connues. Dans les premières années de sa carrière, il avait aussi écrit quelques opéras : Silas, (Mannheim, 1840); Riquiqui, (Aix-la-Chapelle, 1843) ; Die beiden Prinzen, (Munich, 1845). Essipoff, Annette, pianiste remarquable, née à St-Pétersbourg le 1er févr. 1851 ; fille d'un haut fonctionnaire, élève de Wielopolski et de Leschetitzki (au Conservatoire), épousa ce dernier en 1880, mais obtint son divorce en 1892. Elle a débuté comme pianiste de concert dans sa patrie, puis a joué avec grand succès en 1874 à Londres, en 1875 à Paris et en 1876 en Amérique. La caractéristique de son jeu réside dans une interprétation à la fois passionnée et poétique.
Este (Est, East, Easte), Thomas, célèbre imprimeur de musique anglais, vers la fin du xvie et le commencement du xvne s. ; sa première publication fut : Psalmes, sonets and songs of sadnes and pietie (1588) de Byrd ; vinrent ensuite des œuvres d'Orlando Gibbons, Th. Morley, Weelke, etc. On a en outre de lui une anthologie, d'un intérêt particulier : The whole book of psalmes, with their monted tunes in four parts, qui contient des psaumes à quatre voix de Alison, Blancks, Cavendish, Cobbold, Dowland, Farmer, Farnaby, Hooper, Johnson et Kirbye (1592 ; nouv. éd. 1594, 1604).
Estinto (ital.), éteint; indication moderne (Liszt) pour le plus extrême pianissimo. Estinguendo, même nuance que la précédente, mais amenée progressivement.
Etouffé, indication fréquente dans les parties de timbales, de cymbales ou de tamtam, faisant savoir à l'instrumentiste qu'il doit faire cesser [la sonorité immédiatement après le coup.
Etroite. Position é. des accords (ail. enge \Lage), le contraire de «position large» (ail. \weite Lage ou zerstreute Harmonie), ex. :
Position étroite.
Position large.
*fl
Ett, Kaspar, né à Eresing, près de Landsberg m Bavière, le 5 janv. 1788. m. à Munich le 16 Imai 1847; il avait été élève de J. Schlett et
Gratz, au séminaire de l'électeur de Munich ît fut, à partir de 1816, organiste à la « Michaelsùrche » de cette ville. E. a rendu de grands services en remettant au jour et en faisant bxécuter d'anciennes œuvres de musique d'é-
glise du xvie au xvme s., qu'il prit pour modèle dans ses propres compositions (Messes avec ou sans orchestre, plusieurs Requiem, Miserere, Stabat Mater, etc.). Une ou deux de ses œuvres seulement ont été gravées (Graduels et Cantica sacra) ; un traité de composition, qui n'a pas été non plus imprimé, est conservé avec d'autres manuscrits à la Bibliothèque de la cour de Munich.
Etude, nom que l'on donne à certains morceaux de musique ayant pour but spécial le développement technique de l'exécutant, que ce soit pour les tout premiers débuts ou pour le dernier perfectionnement de la virtuosité. Il est vrai qu'une branche de cette littérature est calculée en vue de l'exécution au concert et que sa valeur musicale en est augmentée (é. de concert) ; mais l'é. n'en reste pas moins caractérisée par un amoncellement de difficultés techniques. L'é. se borne généralement à développer un seul motif technique (gammes, arpèges, sauts, staccato, liaisons polyphoniques, etc.) ou un petit groupe de motifs analogues ; toutefois, il en est qui reposent sur plusieurs thèmes, dont l'un, plus mélodique, contraste avec l'autre en passages brillants et continus. Cf. aussi les noms des divers instruments.
Euclide, mathématicien grec, vivait à Alexandrie environ 300 ans av. J.-C. Deux traités de musique ont. été conservés sous son nom: KoiTocroiv.y] xolvovoç (Sectio canonis) et 'Eicotyouyi ocçi/.ovikvi {Introductio harmonica), mais ni l'un ni l'autre ne semble provenir de lui ; en tous cas, les deux traités sont de deux auteurs différents, car l'un représente le point de vue des Pythagoriciens, le second celui d'Aristoxène. Quelques manuscrits attribuent ces deux ouvrages à Cleonides.
Eulenburg, Philipp (comte de), né à Kœnigsberg, en Prusse, le 12 févr. 1847, ambassadeur du royaume de Prusse à Stuttgart, compositeur de lieder (Skaldengesânge, Nordlandslieder, Seemârchen, Rosenlieder), pour lesquels il écrivit lui-même le texte.
Euler,LEONHARDT, mathématicien et physicien de renom, né à Bâle le 15 avr. 1707, m. à St- Pétersbourg le 3 sept. 1783 ; élève de Bernouilli, puis professeur de mathématiques à St-Pétersbourg (1730) et Berlin (1740), où il devint directeur de la classe de mathématiques de l'Académie ; il rentra en 1766 à St-Pétersbourg, mais devint, peu après, aveugle. E. a écrit (en plus de ces travaux de mathématiques pures) un grand nombre de dissertations sur l'acoustique, parues dans les comptes rendus des Académies de Berlin et de St-Péterbourg ; mais son ouvrage principal sur la musique est un Tentamen novae theoriae musicae (1729) dont le résultat négatif démontre que les mathématiques ne suffisent pas pour établir un système musical. Comme d'après la théorie mathématique, un intervalle est d'autant plus difficile à saisir, c'est-à-dire d'autant plus dissonant, que les chiffres qui le représentent sont élevés, la quatrième octave (16) se place, selon E., au point de vue de la sonorité, entre le son 15 et