EXPRESSION
etc. Les deux premiers ouvrages ont été traduits en espagnol par Guturiez.
Exposition, nom que l'on donne à la partie (début) d'une œuvre musicale, dans laquelle les différents thèmes sont présentés pour la première fois. V. développement.
Expressif, orgue e., syn. d'harmonium; v. ce mot.
Expression, 1. (ital. espressione, ail. Ausdruck). L'e. musicale est l'ensemble des nuances délicates qu'exige l'interprétation d'une œuvre musicale, nuances que ne peut indiquer exactement la notation et qui comprennent tous les légers changements de mouvement, toutes les variantes dynamiques, accentuations et diversités de timbres obtenues par le toucher (piano), le coup d'archet (violon, etc.), l'attaque (instr. à vent, voix), etc.; c'est donc de l'observa tion de ces innombrables détails que naît le jeu expressif. Si le compositeur voulait indiquer, au moyen de a > sf., etc., tous les petits accents que nécessite l'interprétation artistique de son œuvre, la notation deviendrait illisible à force de signes ; quant à l'exécutant, il serait telle ment préoccupé par cette surabondance d'in di cations, qu'il ne parviendrait même plus à conserver aucune spontanéité. Dans la musique d'ensemble, à l'orchestre par exemple, il n'est guère possible de laisser libre cours à la per sonnalité de chaque instrumentiste; Y espressivo doit, par conséquent, être réservé pour les pas sages soli des divers instruments, tandis qu< dans les tutti chacun doit s'en tenir aux indica tions données par la partition ou par le direc teur: l'unique interprête réel est alors le chef d'orchestre. Il n'est point aisé de formuler une théorie précise de l'e, la chose n'en est pas moins possible ; d'où viendrait, sans cela, que tous les! bons artistes sont d'accord sur les principale; modifications à apporter à l'exécution morne e froide que donnerait l'observation pure et sim pie de la notation. C'est de nos jours seulemen que divers théoriciens ont tenté d'obtenir quel ques points de vue généraux sur ce sujet. L* meilleur des travaux relativement anciens es sans contredit celui de J.-P.-A. Schulz, à l'arti cle « Vortrag », dans la Théorie der schonei Kûnste (1772) de Sulzer. Parmi les études plul récentes, nous noterons : A. Kullak, Aesthetil des Klavierspiels (1861) ; Mathis Lussy, Traitl de V expression musicale (1873, 6e éd. 1891 trad. ail. par Voigt, 1886); Otto Klauwel, Del Vortrag in der Musik (1883); H. Riemam Musikalische Dynamik und Agogik (1884J A.-J. Christiani, Das Verslândnis im Klavie spiel (1886). Les grandes divergences qu'oll'rei les résultats de ces travaux, prouvent qu'il y encore beaucoup à faire dans ce domaine ; que ques faits généraux seulement peuvent être coij sidérés comme définitivement établis. Renia quons tout d'abord, pour ce qui concerne 1 petits changements de mouvements, que l'ace lération est le signe d'une progression asce dante, le ralentissement celui d'une progre sion descendante, que, par conséquent, dans règle, l'accélération de mouvement conviend
EYBLER — EYKENS
à la partie de l'œuvre dans laquelle le développement musical est ascendant, positif; le mouvement sera par contre légèrement relâché, lorsque le développement aura atteint son but (la terminaison féminine est alors d'autant plus prolongée que la tension précédente a été plus forte). Il va sans dire qu'à l'intérieur d'une même phrase musicale ces changements doivent être très petits : ils auront plus d'importance dans un thème quelque peu développé, et atteindront, dans un morceau entier, une intensité telle que la notation en tiendra presque toujours compte. L'augmentation ou la diminution d'intensité sonore correspond également à une progression ascendante ou descendante; l'expression dynamique d'une phrase musicale sera par conséquent le crescendo (jusqu'au point culminant de la phrase) suivi d'un diminuendo (jusqu'à la fin). Ajoutons que généralement la flexion mélodique suit le mouvement, ascendant puis descendant, de la phrase musicale. Le compositeur devra, par conséquent, indiquer le plus souvent les écarts de ces régies générales, par ex. : le diminuendo lorsque la mélodie est ascendante ou lorsqu'il y a « stringendo »; le ritardando lorsque la mélodie est ascendante et qu'il y a « crescendo »; dans tous les cas, le compositeur commettrait une omission grave en ne désignant pas ce qu'il y a d'anormal comme tel. En outre, on peut considérer comme règle générale l'accentuation de tout ce qui est irrégulier, de tout ce qui sort du cours normal de la mélodie, du rythme, de l'harmonie ; on entend par là, au point de vue harmonique, l'apparition d'accords tout à fait étrangers à la tonique ou celle de sons fortement dissonants. La modulation se fait normalement en crescendo, et les accords ou les sons qui l'introduisent reçoivent des accents plus forts que ne l'exigerait leur valeur métrique ou rythmique. Lorsque, croyant l'adoucir, on prive une forte dissonance de son accent, on ne fait que l'atténuer et distraire d'elle l'attention de l'auditeur, d'où il résulte inévitablement une conception imparfaite, insuffisante, et un manque de clarté dont l'effet pourrait être comparé à celui de la fausse relation (v. ce mot). Le compositeur n'en est pas moins libre, cela va de soi, de faire un usage artistique et conscient des nuances opposées à toutes celles qui viennent d'être indiquées ; il peut s'aventurer dans les modulations les plus extraordinaires, en diminuendo, oser les dissonances les plus fortes en pianissimo. La musique prendra, par le fait même du manque de clarté, un caractère étrange, anormal, légendaire, sinistre ou simplement surnaturel. Mais toute exception aux règles générales établies devra, comme nous l'avons déjà dit, être indiquée d'une façon précise et absolue par le compositeur lui-même. — 2. Registre qui, dans l'harmonium, permet d'obtenir le « crescendo » ou le « decrescendo » au moyen de la pression du pied sur les pédales. Eybler, Joseph (anobli en 1834, Edler von
E.), né à Schwechat près de Vienne, où son père était maître d'école, le 8 févr. 1765, m. à Schônbrunn le 24 juil. 1846. Il reçut son éducation musicale à Vienne, dans le séminaire de jeunes garçons et sous la direction d'Albrechtsberger (1777-79); il était cependant destiné à la jurisprudence et n'embrassa la carrière musicale que le jour où ses parents, à la suite de revers de fortune, ne se virent plus dans la situation de l'entretenir. Ses relations d'amitié avec Haydn et Mozart lui furent alors d'un grand secours, car tous deux le recommandèrent à l'éditeur Artaria et firent connaître ses capacités musicales. E. a soigné Mozart pendant sa dernière maladie. En 1792, il devint directeur du chœur de l'église des Carmélites, et en 1794 aussi de celui du « Schottenstift ». En 1804 il devenait vice-maître de chapelle de la cour, en 1810, maître de musique des princes de la maison impériale et enfin, en 1824, après la retraite de Salieri, premier maître de chapelle. En 1833, au moment où il dirigeait le « Requiem » de Mozart, il fut frappé d'une attaque de paralysie et dut depuis lors renoncer soit à diriger, soit à composer. Comme auteur de musique d'église, E. occupe un rang honorable (32 Messes, dont 7 ont été gravées, 1 Requiem, 2 oratorios, 7 Te deum, 30 offertoires dont 7 également gravés, etc.); un grand nombre de ses œuvres sont encore au répertoire des maîtrises de Vienne. Ses symphonies, quatuors, sonates, concertos, lieder, etc , sont par contre entièrement oubliés.
Eyken, 1. (Eygken, Du Chesne) Simon van, v. Quercu. — 2. (Eijken) Jan-Albert van, né à Amersfoort (Hollande) le 26 avr. 1822, m. à Elberfeld le 24 sept. 1868; fils d'un organiste, il étudia l'orgue et la composition de 1845 à 1846, au Conservatoire de Leipzig et, sur le conseil de Mendelssohn, encore quelque temps auprès de Joh. Schneider, à Dresde. Il fit, avec grand succès, des tournées de concerts en Hollande en 1847, devint l'année suivante organiste à l'église des Remontrants, à Amsterdam, puis en 1853 à la « Zuyderkirke » et maître d'orgue à l'Ecole de musique de Rotterdam. De 1854 jusqu'à sa mort, il a été organiste de l'église réformée d'Elberfeld. C'est surtout par ses morceaux d'orgue qu'E. s'est fait un nom comme compositeur (trois sonates, 150 chorals avec préludes, 25 préludes, une toccata et une fugue sur le nom de BACH, des variations, des transcriptions, des arrangements pour orgue des fugues de piano de Bach, etc.). Il a aussi écrit des ballades, des lieder, des quatuors pour voix mixtes, une sonate pour violon, de la musique pour la tragédie Lucifer, etc. — Son frère Gerhard-Isaag, né le 5 mai 1832, est aussi organiste; il est, depuis 1855, professeur de musique à Utrecht.
Eykens, Dan.-Simon, né le 13 oct. 1812, m. à Anvers le 9 oct. 1891, compositeur (opéras, Messes, chœurs d'hommes, fantaisies pour piano sur des thèmes d'opéras, etc.).
F — FACGIO
F. 1. Nom du Bixièmeson de l'échelle fondamentale (v. ce mot) des Allemands, des Anglais, etc., le premier dont on lit usage comme clef (clavis signala) au début d'une ligne de notes ; il correspond au fa des Italiens, des Français, etc. (pour ce qui concerne les noms de solmisation, v. muances). L'usage de la clef de F (fa) remonte jusque dans le courant du
xe s.; du xie au xuie s., la ligne du fa était généralement coloriée en rouge (minium), celle de Y ut en jaune (crocum), pour faciliter leur différenciation. La clef de fa avait au début et conserva pendant plusieurs siècles la forme de l'F ou f; elle n'a pris que graduellement son aspect actuel :
— 2. Abr. pour forte; f f = fortissimo; îîî=zfortissimo possibile. — 3. Nom que les Allemands donnent à ce que nous appelons, avec beaucoup moins de raison, les S du violon, du violoncelle, etc. Cf. S.
Fa, nom que l'on donne en Italie, en France, en Belgique, en Espagne, etc., au sixième son île L'échelle fondamentale (v. ce mot) de notre système actuel; il correspond au f des Allemands, des Anglais, des Hollandais, des Suédois, etc. Cf. F, SOLMISATION et MUANCES.
Faber, 1. Xikolaus, le plus ancien facteur d'orgues allemand dont le nom soit connu, a construit iïf 1359 à 1361 l'orgue du dôme de rlalberstadt, décrit par Praetorius (Syntagma, II). — 2. Xikolaus, a publié en 1516 : Rudiment a musical (2e éd., sous les auspices d'Aventinus). — 3. Magister Heinrigh, né à Licht .h t tls. m. à Œlsnitz en Y. le 26 févr. 1552; fut nommé en 1538 recteur de l'école du couvent de St- George, près de Xaumbourg; il en fut chassé en 1545, à la suite de la publication de quelques chansons satiriques sur le pape, donna alors des cours sur la musique à Wittenbergel tut, en dernier lieu, recteur à Brunswick. F. est l'auteur du Compendiolum musi- <(>> pro incipientibus (1548, et dès lors de nombreuses éditions; trad. en allemand par Christophe Ri d, 1572, el parJoh.Gothart, 1605, éditions rééditées toutes deux; en latin et en allemand par M. Vulpius, 1610 ravec des additions, 7 édi- 1 1 ■• i j s ; la traduction de liid fut encore révisée par A. Gumpeltzhaimer el parut en 1591,1600, 1611, etc.); il a aussi écrit le Ad musicam practicam introductio (1550, 1558, 1563, 1568,1571, etc.) dont le Compendiolum n'est en somme qu'un extrait \. Bknbwkt, qui eut de 160S à 1681 an poste i Cobourg, composa des psaumes i s voix, des Cantiones sacras de 4 à 8 voix, un- cantate de Pâques, une cantate de circonstance, etc. (le tout publié à Cobourg).
Fabio, \ . I l-ii.lo.
Fabri, 1. Steffano, maître de chapelle au Vatican de 1599 à 1601, et à St-Jean de Latran de 1603 à 1607, a écrit deux livres de Tricinia (1602 et 1607). — 2. Steffano (le cadet), né à Rome en 1606 et m. le 27 août 1658; élève de Nanini, il devint en 1648 maître de chapelle à l'église française St-Louis, et en 1657 à Santa Maria Maggiore; on a de lui des motets de 2 à 5 voix (1650) et des Salmi concertât! à 5 voix (1660).
Fabricius, 1. Webner, né à Itzehce le 10 avr. 1633, m. à Leipzig le 9 janv. 1679, élève de Sellius et de Scheidemann, à Hambourg, étudia le droit à Leipzig où il fut même avocat; il occupa en même temps le poste d'organiste à l'église St-Thomas et celui de directeur de musique à l'église St-Paul. On a de lui : Beliciœ harmonica? (35 pavanes, allemandes, etc. à 5 voix; 1657), des airs religieux de 4 à 8 voix, des dialogues et des concertos (1662). — 2. Johann-Albert, fils du précédent, né à Leipzig le 11 nov. 1668, m. à Hambourg où il était professeur d'éloquence, le 30 avr. 1736; bibliographe très éminent, publia : Thésaurus antiquitatum hebraicarum (1713, 7 vol.); Bibiiotheca latina mediœ\ et infimœ œtatis (1724-1734, 6 vol.; 2e éd. 1754), Bibiiotheca grœca sive notitia scriptorum vete-\ rum grœcorum (1705-1728, 14 vol.). Ces trois ouvrages sont importants à consulter, pour l'histoire de la musique.
Faccio, Franco, né à Vérone le 8 mars 1840, m dans l'hospice d'aliénés de Monza, près Milan le 21 juin 1891, élève de Ronchetti et de Mazzucato au Conservatoire de Milan, lié avec Arrigc Boï'to, marcha avec celui-ci à l'écart de la large voie suivie par la musique d'opéra italienne De ses deux opéras : 1 profughi Fiammingh (1863) et Amleto (1865), le second (livret d< Boito) lui a valu le très louable reproche d'êtn conçu « à la Wagner »; il fut bien accueilli Florence, mais par contre sifflé à la Scala d< Milan. En 1876, F. fit en compagnie de Boït( la campagne dans l'armée de Garibaldi; d<
FAGE — FAMINZIN
1867 à 1868, ils parcoururent tous deux la Scandinavie. C'est alors qu'il écrivit sa symphonie en fa majeur. F. devint en 1868 professeur au Conservatoire de Milan (d'abord pour l'harmonie, plus tard pour le contrepoint et la composition), et à côté de cela chef d'orchestre au théâtre Carcano, puis à la Scala; il jouissait, depuis la mort de Mariani, de la réputation de premier chef d'orchestre de l'Italie. Outre ses opéras, F. a aussi écrit des mélodies, et, en collaboration avec Boïto, une cantate intitulée : Le sorelle d'italia (1862).
Fage, v. Lafage.
Fago, Nigola, né à Tarente en 1674 (de là son surnom il Tarentino), fut d'abord élève d'A. Scarlatti, au « Conservatorio dei Poveri », puis de Provenzale au « Conservatorio de' Turchini ». Ses études terminées, il devint maître suppléant dans ce dernier conservatoire et plus tard successeur de Provenzale; l'année de sa mort est inconnue, mais on sait qu'il vivait encore en 1729. Parmi ses élèves, il convient de noter surtout Leonardo Léo. F. a été un compositeur fécond de musique d'église; il a aussi écrit un oratorio, Faraone sommerso, des cantates et plusieurs opéras; Les manuscrits de ses œuvres sont répartis entre diverses biblothèques d'Italie et celle du Conservatoire de Paris.
Fagott (ail.), basson.
Fagotto (ital.), basson.
Fahrbach, 1. Joseph, né à Vienne le 25 août 1804, m. dans la même ville le 7 juin 1883, fameux flûtiste et guitariste, a écrit de nombreux concertos pour flûte. Son fils : - 2. Wilhelm, né à Vienne en 1838, m. dans la même ville en 1866, fut directeur d'un orchestre qu'il avait fondé lui-même, et composa de la musique de danse. — 3. Philipp (père), compositeur estimé de musique de danse et directeur de musique, né à Vienne le 25 oct. 1815, m. en cette ville le 31 mars 1885, élève de Lanners, essaya aussi de se lancer dans la carrière de compositeur scénique (Der Liebe Opf'er, 1845; Bas Schwert des Konigs, 1845). Son fils : -- 4. Philipp (jun.) né en 1843, m. à Budapest en mars 1894; fut chef d'orchestre militaire à Budapest et compositeur de musique de danse.
Faignient, Noë, conlrapuntiste néerlandais, vers 1570, vécut à Anvers et écrivit dans le style d'Orlandus Lassus (airs à trois voix, motets, madrigaux, 1567 ,• chansons de quatre à six voix, madrigaux et motets, 1568; motets de
4 à 6 voix et madrigaux, 1569; madrigaux de
5 à 8 voix, 1595; de plus des morceaux détachés dans diverses anthologies).
Faisst, Immanuel-Gottlob-Friedrich, organiste de mérite, né à Esslingen (Wûrttemberg) le 13 oct. 1823, m. à Stuttgart le 5 juin 1894, étudia la théologie à Tubingue, mais s'était en même temps tellement développé dans la musique par son propre travail, que Mendelssohn, auquel il soumit des compositions en 1844, à Berlin, lui conseilla de continuer ses études sans maître. Il fut alors en rapports avec Haupt, Dehn et Thiele,mais sans suivre de leçons proprement dites. Après avoir donné des concerts
d'orgue, en 1846, dans plusieurs villes, il s'établit à Stuttgart; il y fondait en 1847 la société pour la musique d'église classique, en 1849, avec quelques collègues, 1' « Union des chanteurs souabes ». Plus tard, en 1857, avecLebert entre autres, il fondait le Conservatoire de Stuttgart, où il enseigna d'abord l'orgue et la composition ; en 1859, il prit la direction de cette institution qui s'est développée et a pris rang parmi les plus importantes écoles de musique d'Allemagne. En outre, F. était organiste à la« Stiftskirche » et membre du Comité de 1' « Association générale des chanteurs allemands ». L'Université de Tubingue lui décerna le titre de Docteur, pour ses Beitrdge zur Geschichte der Klaviersonate (dans la Cœcilia de Dehn, vol. 25; 1846); le roi de Wûrttemberg le nomma « professeur ». Parmi ses compositions, il faut noter principalement des morceaux pour orgue, une double fugue pour piano (dans la méthode de piano de Lebert et Stark, dont les exercices proviennent en partie de F.), des lieder, des chœurs profanes, des motets, des cantates, etc. F. a rédigé, avec S. Lebert, la fameuse édition, parue chez Cotta, des classiques du piano (Beethoven fut rédigé, à partir de l'op. 53 par Bûlow) ; enfin il a publié en 1880, en collaboration avec Stark, une Elementar- und Chorgesangschule (2 parties : le traité et le recueil d'exercices). Plusieurs œuvres pour chœurs d'hommes ont obtenu des récompenses dans les concours (Dit; Macht des Gesa.nges, Gesang im Grûnen).
Falcon, Marie-Cornélie, célèbre cantatrice, née à Paris en 1812, m. dans la même ville en mars 1897; élève du Conservatoire de Paris, débuta en 1832 à l'Opéra, mais perdit la voix cinq ans après et ne reparut qu'une fois sur la scène, en 1891. Sa gloire fut telle que son nom a été adopté pour désigner les rôles analogues à ceux qu'elle a créés (Alice de «Bobert-le-Diable », etc.).
Falso bordone (ital.), v. Faux-bourdon.
Faltin, Richard-Friedrich, né à Danzig le 5janv. 1835; fut élève de Markull dans cette même ville, de Fr. Schneider à Dessau, puis entra au Conservatoire de Leipzig. Il était, en 1856, maître de musique dans un institut de Wiborg; à partir de 1869, il dirigea des concerts symphoniques à Helsingfors, où il fut aussi, depuis 1870, organiste et directeur de musique de l'Université, depuis 1872 directeur d'une société de chant. Il fut également, de 1873 à 1883, chef d'orchestre de l'opéra finnois. F. vit auj ourd'hui presque retiré ; il a publi é des chants populaires et un recueil de chants finnois.
Faminzin, Alexandre-Sergiewitsch, né à Kaluga (Russie) le 24 oct. ancien style (5 nov.) 1841 ; élève de M. de Santis et de Jean Vogt à St-Pétersbourg, puis, de 1862 à 1864, de Hauptmann, Richter et Riedel à Leipzig, et enfin, de 1864 à 1865, de M. Seifriz à Lôwenberg. Il fut nommé en 1865 professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de St-Pétersbourg et conserva ce poste jusqu'en J872. En 1870, la Société russe de musique le choisit comme secrétaire. F. occupe une place honorable tant comme compositeur (Rhapsodie russe pour