FAYOLLE
Effet réel.
Fausset (ail. Falsett), v. registre.
Faustina, v. IIasse 3.
Faux bourdon (ital. Falso bordone; angl.i^aburden). 1. L'une des plus anciennes formes de la polyphonie vocale, a pris naissance en Angleterre; la signification du nom lui-même de cette forme musicale n'a pu être éclaircie jusqu'à ce jour, (iuilelmus Monachus, vivant aux confins du xive et du xve s. a donné dans son traité Depraeceptis artis musicae, etc. (reproduit par Coussemaker, Scriptores III, p. 273 el s.) one description détaillée du f. b. (faulx bordon); il dit, entre autres, que le f. b. est chose njnid Anc/licos communis, c.-à-d. chose fort répandue en Angleterre. Le f. b. était à deux \<>i\(« Gymel '.tierces supérieures ou inférieures parallèles — sans doute la forme première) on à trois voix (f. b. proprement dit). Dans ce dernier cas, on plaçait au-dessus du CantUS firmus du chant grégorien (ténor) une VOil qui marchait parallèlement à la tierce supérieure (COntraténoi) mais commençait et finissait sur la quinte, puis, au-dessus du même cantus firmuSfXme troisième voix à la tierce inférieure (discantus), mais commençant et fims- Bant but L'unisson; toutefois, cette troisième voix, toujours confiée an soprano, sonnait une octave plus haut qu'elle n'était écrite, on avait donc :
Notation .
Guido Adler (v. ce nom) a fourni une précieuse monographie du f. b. Il est intéressant de voir poindre si tôt chez les musiciens l'intuition de l'importance de l'harmonie de trois sons (ace. parfait), à laquelle se joint comme une anticipation de la théorie des renversements. Les premières œuvres écrites au début du xve s. en véritable contrepoint à trois voix, renferment encore fréquemment des successions d'accords de sixte tout à fait analogues à celles du f. b., et ces œuvres ne sont même parfois que des arrangements de f. b. primitifs (Dunstaple, Binchois, etc.). Les recherches historiques récentes (v. dunstaple) fournissent chaque jour de nouvelles preuves de l'existence d'une floraison musicale remarquable en Angleterre, précédant celle de la grande époque néerlandaise. — 2. On désigna plus tard, sous le même nom de f. b. l'harmonisation simple du cantus firmus non plus en mouvements parallèles continus, mais presque exclusivement note contre note, en accords consonants. Au xvne s., le f. b. était un contrapunto alla mente, improvisé selon des règles analogues, mais orné de trilles et de fioritures diverses. Enfin, on donne aussi le nom de f'-also bordone à la récitation musicale de la psalmodie, dans laquelle des phrases entières sont dites, à l'exception de la cadence finale, sur un seul et même son.
Fawcett, John, né à Bolton le Moors (Lancashire) en 1789, m. en cette ville le 26 oct. 1867; il était d'abord cordonnier, mais se voua ensuite à la musique et acquit une bonne renommée comme compositeur de musique d'église. Il a publié des recueils d'hymnes et de psaumes : The voice of harmony; The harp of Zion; Miriam's tinibrel; un oratorio : Le paradis. En outre, il a arrangé l'accompagnement d'une collection de psaumes : Melodia divina, publiée par l'éditeur Hart , etc. — Son fils, John également, né en 1824, m. à Manchester le 1er juil. 1857, bachelier en musique (Oxford), était un organiste très considéré.
Fay, 1. v. Dufay. — 2. Amy, pianiste, née à Bayon Goula, sur le Mississipi, le 21 mai 1844; élève de Tausig, Kullak et Liszt, puis de Deppe, comme elle le dit elle-même dans son ouvrage intitulé : Music Study in Germany. F. vit à Chicago.
Fayolle, François-Joseph-Marie, né à Pari le 15 août 1774, y vécut, à part un séjour à Londres de 1815 à 1829, et y mourut le 2 déc. 1852.11 a écrit avec Choron (v. ce nom) en 1810- 1811 un Dictionnaire historique des musiciens (2 vol ), pour lequel cependant Choron n'a rédigé que quelques articles et l'introduction, tandis que Fayolle en tirait la plus grande partie de l'ancien dictionnaire de Gerbert et ne manquait pas de laisser passer nombre d'erreurs de traduction. Il fit paraître en outre :