RICCI
nette, basson, cor et violon, alto, violoncelle, contrebasse (op. 139) ; un quatuor pour instr. à archet (op. 147) ; douze sonates pour orgue ; deux concertos pour orgue et petit orchestre (n° 1, op. 137, avec instr. à archet e4 trois cors : n°2, op. 177, sol min.); une Suite pour orgue, violon et violoncelle, avec orchestre d'archets (op. 149) ; diverses pièces pour orgue et piano; un opéra-comique, Des Tûrmers Tôchterlein (op. 70); des œuvres chorales: Toggenburg (op . 76), Klàrchen auf Eberstein (op. 97), Das Thaï des Espingo et M7ittekind (op. 102) pour chœur d'hommes et orchestre ; un concerto de piano (op. 94); plusieurs Messes, parmi lesquelles une à deux chœurs (op. 109) ; des hymnes et nombre d'autres compositions religieuses; des lieder: des morceaux pour piano ; une ouverture pour Demelrius (op. 110); un petit opéra-comique, Das Zauberwort(op. 153), etc. Les œuvres de R. ont un cachet très spécial; elles semblent, avec leur sévérité et leur âpreté, comme traversées par un souffle de classicisme. —L'épouse deR., Franziska, connue comme poète sous le pseudonyme de F., von Hoffnas, était née le 18 oct. 1822 ; elle mourut, à Munich, le 31 déc. 1892.
Ribattuta (ital.), nom que l'on donnait autrefois à l'alternance, d'abord lente puis de plus en plus accélérée, d'un son avec sa seconde supérieure :
Ribeca, Ribeba, v. rebec.
Riccati, Giordano, comte, mathématicien et théoricien musical, né à Castel-Franco, près de Trévise, le 28 fév. 1709, m. à Trévise le 20 juil. 1790 ; a écrit : Saggio sopra le leggi del contrappunto (1762) ; Délie corde ovvero fibre élasticité (1777) et une série de communications scientifiques sur des problèmes d'acoustique, dans Raccolta dopuscoli sienliftchi,' etc. (vol. xix), de Cologera ;dans Memorie di malematica e fisica délia societa italiana (1782) et dans Nuovo giornale de' letterati d' llalia (1777, jusqu'en 1789 ; avec des explications sur les systèmes harmoniques de Rameau [vol. xxi], de Tartini [vol xxn] et de Valotti [vol. xxiii]).
Ricci, 1. Luigi, un des compositeurs modernes d'opéras italiens les plus renommés, né à Naples le 8 juil. 1805, m. à Prague le 31 déc. 1859; élève de Furno et de Zingarelli au Conservatoire de St-Sébastien, à Naples, et pendant quelque temps élève particulier de Generali.lt. a écrit son premier opéra en 1823: L'imprésario in angustie, qui fut exécuté au théâtre du Conservatoire, et parvint, grâce à l'aide de Generali, à faire monter au « Teatro nuovo », en 1824, un second opéra : La cena frastornata. D'autres ouvrages suivirent rapidement ces débuts, au théâtre « San Carlo » de Naples, à Parme, Rome, Milan, etc. En 1836, R. fut engagé comme maître de chapelle à la Cathédrale de Trieste et, en même temps, chef de chant
RICCIUS — RICHARDS
au Théâtre de la ville. Depuis 1836, il travailla beaucoup en collaboration avec son frère, Federico ; en 1844, il épousa la cantatrice Lidia Stoltz, à Prague, mais en 1859 déjà des symptômes d'aliénation mentale, qui dégénérèrent bientôt en véritable folie, obligèrent de l'interner dans un asile d'aliénés de la ville natale de sa femme. Il mourut au bout de peu de temps. R. a écrit en tout trente opéras, dont les suivants eurent le plus de succès : Colombo (Parme, 1829) : L'orfanella di Ginevra (Rome, 1829) ; Chiara di Rosemberg (Milan, 1831) ; Chi dura vince (1834) ; II birrajo di Breston (Florence, 1847) ; Crispino e la Comare (Venise, 1850 ; . écrit en collaboration avec son frère, excellent opéra-comique) ; La festa di Piedigrotta (Naples, 1852), et II diavolo a quattro (Tiieste.lSôQ). R. a écrit aussi beaucoup de musique d'église ; il a publié deux recueils de liecler, de duos, etc. — 2. Frederico, frère du précédent et, comme lui, compositeur renommé d'opéras, né à Naples le 22 oct. 1809, m. à Conegliano le 10 déc. 1877 ; se forma au Conservatoire de St-Sebastien, en partie en même temps que son frère, qu'il suivit à Rome en 1829, et auquel il voua une profonde affection durant toute sa vie. Son premier ouvrage fut II colonello (avec son frère ; Naples, 1835), auquel succéda rapidement Monsieur Deschalumeaux (Venise, 1835); les grands succès commencèrent avec La prigione d Edimburgo (Trieste, 1837), Un duello sotto Richelieu (Milan, 1839) ; Michel Angelo e Rolla (Florence, 1841), et Corrado d ' Altermura (Milan, 1841). Le Théâtre italien de Paris représenta aussi cette dernière œuvre (1844). R. fut appelé en 1853 comme inspecteur des classes de chant de l'Ecole théâtrale de St-Pétersbourg. En 1866, le Théâtre italien donna avec beaucoup de succès: Crispino e la Comare (v. plus haut) : mais R. ne put faire accepter Una folia a Roma. Ce furent les « Fantaisies parisiennes » qui, en 1869, donnèrent cet opéra, traduit en français sous le titre : Une folie à Rome. Après que Crispino e la Comare eut aussi remporté quelque succès, sous le titre de Docteur Crispin, R. quitta St-Pétersbourg pour Paris et chercha à prendre pied sur les scènes françaises. Mais ni son Docteur rose (Bouffes- Parisiens, 1872), ni Une fête ci Venise (Athénée, 1872, transformation de son opéra « Il marito e l'amente »), ni la traduction de Chi dura vince (Théâtre Taitbout, 1876) n'eurent de succès. R. a écrit aussi des Messes, des cantates de circonstance et plusieurs cahiers de mélodies. Pour de plus amples informations surR., v. la Notice sur Luigi et Frederico R., suivie d'une analyse de « Crispino e la Comare », par F. de Villars (1866), et I fratelli R., de Leopoldo de Rada (1878).
Riccius, August- Ferdinand, directeur et compositeur, né à Bernstadt, près Herrnhut, le 2ô fév. 1819, m. à Carlsbad le 5 juil. 1886; étudia la théologie à Leipzig, mais se voua ensuite à la musique, devint, bd 1849, directeur des concerts de l'Euterpe, à Leipzig, puis, en 1854, chef • l'orchestre du Théâtre municipal. En 1864, il
alla à Hambourg, en qualité de chef d'orchestrt de théâtre, et y occupa dans la suite une situa tion très en vue comme critique musical des « Hamburger Nachrichten » et professeur d< chant. Parmi ses compositions, il faut citer une ouverture, de la musique pour divers dra mes, des morceaux de piano, de nombreu: chants à une et à plusieurs voix, un psaume etc. — 2. Karl-August, directeur et composr teur, neveu du précédent, né à Rernstadt le 2( juil. 1830, m. à Dresde le 8 juil. 1893 ; élève de François Wieck, de Krœgen, du violoniste Schubert, à Dresde, et finalement du Conservatoire de Leipzig (1844 à 1846). Il entra, en 1847 comme violoniste dans l'orchestre de la Cour à Dresde, devint en 1858 deuxième concert' meister, en 1859 répétiteur, puis, en 1863, che: des chœurs de l'Opéra. Il reçut plus tard le titre de « directeur de musique royal » (1875) fut nommé en 1887 troisième chef d'orchestre et succéda, deux ans après, à Furstenau comme conservateur de la bibliothèque musicale dv roi. R. est l'auteur d'un opéra en deux actes Es spukt, de la musique pour une farce de Rieder: Ella, de celle de Dithyrambe de Schiller (exécutée en 1859, pour la « Fête Schiller »);des lieder et quelques pièces pour pianc seulement ont été gravés. — Un frère de R. Heinrich, né à Rernstadt le 17 mars 1831, était un violoniste de talent ; mais il mourut déjà, s Paris, le 8 déc. 1863.
Ricercare (ou ricergata; ail. Ricercar), ancienne dénomination pour des morceaux de musique instrumentale de forme libre (poui luth, clavecin, orgue), et, plus tard, pour des morceaux de style fugué imité de la musique vocale ; toutefois, ce même terme apparaît au xvie s. déjà, pour désigner des compositions vocales (cf. ruus). Ce n'est que dans la suite que le mot r. désigna une fugue particulièrement bien travaillée, au moyen de tous les artifices d'augmentation, de renversement, etc. ; le moi r. lui-même, en italien, veut dire chercher, rechercher fie thème). Cf. le dictionnaire de Wal« ther, à l'art, r., où l'auteur cherche à établii une distinction entre r. et ricercata. Rach 1 indiqué lui-même, sous forme d'acrostiche qu'il tenait son « Offrande musicale » (fugues canons, etc., sur un thème à lui donné pai Frédéric-le-Grand) pour un r., voici comment Régis Jussu Cantio Et Reliqua Canonica Am Resolula.
Richafort, Jean, contrapontiste belge, élève de Josquin, maître de chapelle de l'église St- Egide, à Bruges (1543 à 1547) ; parmi ses coi positions, on peut citer des motets et psaumes dont les manuscrits sont conservés Bruxelles et à Rome, ou qui ont paru dans livre II des Motetti délia corona, de Petrucd dans le livre VIII des motets de quatre à voix. d'Attaignant, et dans d'autres anthologie du xvie s.
Richards, Brinley, pianiste, né à Carmj then (Wales) en 1819, m. à Londres le 1er 1885 ; élève, jouissant d'une bourse, de l'Acadé mie royale de musique, à Londres, très re-