SHARP
musique de chambre et un concerto de piano, il obtint le prix de la fondation Mendelssohn (« Mendelssohn - scholar ») et travailla alors (1871-1872), sous la direction de Reinecke, au Conservatoire de Leipzig, puis (1872 à 1875) le j chant sous celle de Lamperti, à Milan. De re- I tour en Angleterre, S. acquit rapidement une situation en vue, comme compositeur, chanteur de concert, pianiste et directeur. En 1878, il fut nommé professeur de chant et directeur des concerts de l'Académie royale de musique. Les compositions de S. (symphonies, ouvertures, etc.) dénotent une réelle habileté dans le maniement des formes et se rattachent à l'école de Schumann et de Mendelssohn.
Sharp (angl), dièse ; f sharp = fa dièse, etc. Shelley,HARRY-RowE, né à New-Haven (Connecticut) le 8 juin 1858; élève de Gustav.-H. Stôckel et de Dudley Buck, organiste de talent, à Broocklyn (compositeur de musique d'orgue et d'oeuvres vocales).
Sherwood, 1. William-Hall, pianiste américain, né à Lyons (New- York) le 31 janvier 1854; devint, en 1871, élève de Kullak et de Weitzmann, à Berlin, puis, après un voyage d'études en Allemagne, rentra, en 1876, en Amérique et se fixa à Boston, d'où il fait, chaque année, des tournées de concerts. — 2.Percy, compositeur et pianiste, né le 23 mai 1866; élève du Conservatoire de Dresde (Drseseke, B. Roth), reçut, en 1889, le prix de composition de la fondation Mendelssohn. Il est actuellement professeur au Conservatoire de Dresde.
Shield, William, compositeur, né à Smalwell (Durham) en 1754, m. à Londres le 27 janv. 1829; songeait d'abord à devenir constructeur de navires, mais, son apprentissage terminé, il passa à la musique et devint élève de Avison. Après avoir été pendant quelques années chef d'orchestre de théâtre et de concert, à Scarborough, Durham et New-Castle, il entra ijdans l'orchestre de l'Opéra italien, à Londres et ijdevint directeur de musique au « Haymarket- Itheatre ». De 1782 à 1791, il écrivit toute une . [série d'opéras pour le « Coventgarden »; mais . îles difficultés pécuniaires surgirent avec l'entrepreneur du théâtre et lui permirent de rompre ses engagements, pour entreprendre un [voyage d'études en France et en Italie. A son retour, il prit la place de directeur de musique [lu « Coventgarden » (1792-1807) ; il passa, enfin, les vingt dernières années de sa vie, sans engagement, dans la retraite. S. écrivit environ I rente ouvrages scéniques (opéras, pantomimes, Intermèdes, etc.), dont quelques-uns ont été publiés; il a fait paraître également six trios |)Our deux violons et violoncelle, six duos de J'iolonSjdeslieder et deux ouvrages théoriques: introduction to harmony (1794) et Rudiments >f thorough-bass (sans date).
Shudi, v. Broadwood.
. Si(ital.), on ; si replica, on répète, c.-à-d. da l\\apo.
Si (ail. h; angl. b), syllabe de solmisation qui, jiprès la suppression de ce système et la res- Jriction du sens de chaque syllabe à un seul
SIEBER
son, fut adoptée pour le deuxième son de l'échelle fondamentale (v. ce mot). Cf. hobisation,
Siboni, Erik-Anton-Wtaldemar,- né à Copenhague le 26 août 1828, m. à Copenhague le 22 févr. 1892 ; fils du ténor Giuseppe S. (né à Foiii le 27 janv. 1780, m. à Copenhague, où il était directeur de l'Opéra et du Conservatoire, le 29 mars 1839 ; fut, de 1806 à 1818, très fêté à Londres, Vienne, Prague, Naples etSt-Pétersbourg), pianiste distingué, élève de J.-P. Hartmann et en 1847, à Leipzig, de Moscheles et de Hauptmann, fit la campagne du Schleswig-Holstein (1848), travailla encore, de 1851 à 1853, sous la direction de S. Sechter, à Vienne, puis se fixa à Copenhague. Comme compositeur, S. se fit connaître avantageusement par une « ouverture tragique » (ut mineur, op. 14), un quatuor avec piano, des préludes d'orgue, des morceaux de piano à deux et à quatre mains et deux opéras, dont l'un (Karls II. Flucht) fut représenté à Copenhague, en 1861. Deux symphonies, une ouverture de concert, un concerto de piano, un quatuor pour instr. à archet, des sonates de violon et de violoncelle, des duos pour deux pianos , des œuvres chorales ( psaume cxi ; Stabat Mater ; MurtenscJdacht ; Ersturmwng von Kopenhagen) restèrent manuscrits, mais plusieurs de ces œuvres furent exécutées à Copenhague.
Sicherer, Pia von, excellente cantatrice de concerts (soprano aigu), née à Bayreuth, élève de Mme Emilie Kaula et de Jul. Stockhausen, vit à Munich.
Sicilienne (Siciliano), ancienne danse d'un mouvement modéré à 6/8 ou 12/8 et d'un caractère pastoral. La s. était autrefois très en vogue comme mouvement lent (alla siciliana) des sonates, etc.
Sieber, Ferdinand, professeur de chant renommé, né à Vienne le 5 déc. 1822, m. à Berlin le 19 févr. 1895 ; élève de J. Miksch, et, après avoir été pendant quelque temps chanteur scénique, de Ronconi (fils), se fixa à Dresde (1848), comme maître de chant, puis à Berlin (1854), où il reçut, en 1864, le titre de « professeur ». Le nombre de ses publications dépasse la centaine et celles-ci consistent essentiellement en lieder et en ouvrages didactiques estimés et plusieurs fois réédités : cent vocalises et solfèges, en six cahiers (op. 30 à 35, chaque genre de voix : soprano, mezzosoprano, alto, ténor, baryton, basse, ayant un n° d'opus spécial), Die Schule der Gelœufigheil fur Sœnger und Sœngerinnen jeder Stimmhlasse (op. 42-43) ,• 60 leichte Vokalisen und Solfeggien in sechs Heften (op. 44-49, pour chaque voix séparément); 60 zwei-drei-undvierstimmige Vokalisen (op. 52, pour deux sopranos ; op. 58, pour soprano et alto; op. 54, pour soprano el ténor; op. 55, pour ténor et basse ; op. 56, pour soprano, mezzosoprano et alto; op. 57. pour soprano, alto, ténor et basse); 60 Vokalisen fur vorgeriichtere Gesangschulerzurhôhern A usbildung der Technik (op. 78-83); 24 sechszehntaktige Vokalisen in allen Dur-und Molltonarlen (op
SIEGEL — SIGNES
85) ; Achttaktige Tokalisen fur den ersten Gesangunterricltt in Scltule und Haus nebst Anleitung zum Studium derselben (op. 92-97) ; Die Kunst des Gesangs. Vollslœndige theoretisch-prahtische Gesangschule (op. 110 : Theoretische Prinzipien ; op. 111 ( Praktische Studien); 60 Vokalisen und Solfeggien im Anschluss an die theoretisch- praktische Gesangschule (op. 112-117) ,• 60 Vokalisen (dix pour chaque catégorie de voix ,• op. 129 à 134) ; Vorschule des Gesangs fur das jugendliche Alter vor dem Stimmicechsel (op. 112) ; Vollstœndiges Lehrbuch der Gesangskunst fur Lehrer und Schiller (1858 ; 3e éd. 1878) ; Katechismus der Gesangskunst (1862) ; Die Aussprache des ltalienischen im Gesang (1860 ; 2e éd. 1880) ; Aphorismen aus dem Gesangsleben (1865); Kurze Anleitung zum grilndlichen Studium des Gesangs (1852 ; 2e éd. 1865) ; Handbuch des deutschen Liederschatzes, catalogue de dix mille lieder, classés d'après leur étendue vocale, avec, en outre, un choix très riche de dnos et de trios (1875).
Siegel, C.-F.-W., fondateur (1846) de la maison d'éditions musicales de ce nom, à Leipzig, m. le 29 mars 1869 : le propriétaire actuel de la maison est Richard Linnemann. — 2. Félix, v.
SCHUBERTH, 1.
Siface, Giovanni-Francesco (Grossi, dit S.), sopraniste (castrat) renommé, devint, en 1675, membre de la chapelle pontificale et chanta, dans la suite, à Venise et à Londres. Vers 1699, il fut assassiné et dévalisé par son postillon, pendant un voyage dans la haute Italie.
Sifflœt (Sufflôt, Subflôt), terme allemand formé du français « siffler », s'applique à un jeu d'orgue : jeu à bouches, à tuyaux de métal ouverts, à perce très large et connu seulement à 2' et à 1' (dit aussi, parfois : Weitj>feife).
Sighicelli, nom d'une famille d'excellents violonistes : 1. Filippo, né à San-Cesario (Modène) en 1686, m. à Modène le 14 avr. 1773; fut premier violoniste à la Cour du prince héritier Hercule d'Esté. — 2. Giuseppe, fils du précédent, né à Modène en 1737, m. dans la même ville le 8 nov. 1826; violoniste-solo et chef d'orchestre du prince Hercule d'Esté jusqu'au jour où ce dernier fut chassé par Napoléon. — 3. Carlo, fils du précédent, né à Modène en 1772, m. dans la même ville le 7 août 1806; passa également sa vie à la Cour de Modène. — 4. Antonio, fils du précédent, né à Modène le 1er juil. 1802, y vit encore, après avoir été nommé, en 1836, chef d'orchestre de l'Opéra de cette ville. Chef de mérite, il avait été auparavant chef d'orchestre à Cento et à Ferrare. — 5. Vincenzo, fils du précédent, né à Cento le 30 juil. 1830 ; élève de Sechter, Hellmesberger et Mayseder, ;'i Vienne, fut nommé, en 1849, violoniste-solo et second chef d'orchestre, à Modène, mais vit, depuis 1855, à Paris. Il a publié des compositions pour violon. •
Sigismondi, Giuseppe, professeur de chant, né à Xaples le 13 nov. 1739, m. dans la même ville en mai 1826; écrivit des opéras pour les théâtres napolitains, vécut comme professeur
d'orgue
de chant à Naples et devint enfin, en 1808 bibliothécaire du Conservatoire qui venai d'être réorganisé. Ses cantates, ses exercices de chant, ses morceaux de piano et sont restés pour la plupart manuscrits
Signes. La notation musicale est une langue de signes destinée à être comprise d'une façon intuitive, directe, sans l'aide de la réflexion les s. qui la composent sont bien convention nels,mais en partie seulement arbitraires. A cha que moment, de nouveaux s., directement saisis sables, prennent la place .d'anciens qui, malgré leur usage remontant très loin, le sont moins inversement, du reste, toute simplification pa raissant logique est repoussée, dans la pratique, si elle exige l'exercice de la réflexion^ autrement dit si elle diminue la netteté de l'image. L'ancienne notation proportionnelle (v. ce mot) exprimait approximativement la durée d'un son par les dimensions du corps del la note : "^ • ■ | , la queue descendante dej la maxime et de la longue éveille directement en nous l'idée d'appesantissement, presque d'arrêt ; pour les notes de plus courte durée (après 1300), c'était la queue ascendante, au contraire,' qui éveillait dans l'esprit une idée de mouve-i ment léger et plus accéléré ; enfin, grâce à leurs crochets, les plus petites valeurs de notea
semblent pourvues d'ailes
La plupart des ouvrages d'enseignement et des dictionnaires attachent beaucoup trop peu d'iiT portance à ces différences, méticuleusement ob-* servées, de la direction de la queue des notes; C'est seulement à partir de l'usage de l'impre» sion musicale (v. ce mot) et de la notation, en manière de tablature, de plusieurs voix sur une même portée (v. partition), que cette distinction disparut. Lorsque, vers 1400, l'usage de notes blanches s'introduisit, ce fut de nouveau d'à près le principe de perception directe que l'of choisit les notes évidées pour les longue durées, les notes noires, au contraire, pour les) courtes durées qui doivent se lire rapidement:
lït
etc.
La compréhension immédiate des rappoi rythmiques fut ensuite notablement facilité* par l'emploi des traits horizontaux communs plusieurs notes de même valeur et les groi pant en unités d'ordre plus élevé :
et par celui de la barre de mesure ; ces deux sortes de s., en usage d'abord dans la musique instrumentale (v. tablature), passèrent, dans le courant du xvne s., dans la musique vocale (notation proportionnelle). Cf. signes de durée. — Quant aux changements de hauteur des sons, ils sont exprimés, dans notre notation, par l'échelonnement des corps des notes sur un