CATEL
jiglais, Wallace Remington, dans son colour rgan (v. ce mot). G. est aussi l'auteur des Let- *es d'un académicien de Bordeaux sur le ond de la musique (1754) et d'une réponse à 3S propres lettres : Réponse critique d'un académicien de Rouen, etc. (1754). Il était en rela- Sons avec Rousseau et on lui attribue même ne part dans les écrits théoriques de ce dermais c'est une assertion dont il serait fficile de fournir la preuve. Tandis que G. ait un esprit des plus fantasques (Voltaire avait surnommé le « Don Quichotte des matématiques » !), Rousseau était un musicien un instinct harmonique délicat.
Castelli, Ignaz-Franz, né à Vienne le 6 mars 81, m. dans la même ville le 5 févr. 1862 ; iteur du libretto de la » Famille suisse » de feigel, et de plusieurs autres opéras favoris, traduisit aussi en allemand une quantité de xtes d'opéras étrangers, fut nommé en 1811 )ète de la cour au service du théâtre de ïrntnerthor, fonda et publia de 1829 à 1840 Xlgemeiner musikalischer Anzeiger.
Castrats. On a donné ce nom à des chanteurs ixquels une opération chirurgicale a permis, empêchant la mue, de conserver leur voix nfant (soprano ou alto). Les c. occupent une ace considérable dans l'histoire de l'art du ant, du xiie au xvme s. ; c'est à eux que l'on en majeure partie le développement de rt du bel canto, pendant les xvne et xvme s. s plus célèbres d'entre eux furent, au xvne s. : ttori, Landi, Allegri, Grossi (dit Siface), rri, etc. ; au xviii6 s.; Broschi (dit Farinelli), ffarelli, Gonti, Bernardi (dit Senesino), Catini, Bemacchi, Pacchiarotti, Marchesi, etc. s deux derniers c. furent : Grescentini (m. en 6) et Velluti (m. en 1861). Cf. chacun des ms précédents.
]astrucci, Pietro, né à Rome en 1689, m. à ndres en 1769 ; violoniste, élève de Gorelli, it en 1715 à Londres, en qualité de concertister de l'orchestre d'opéra dirigé par Hsen- . Son jeu n'était point exempt de recherche tentieuse et visait à l'effet. G. eut une cere renommée surtout comme virtuose sur la letta marina, un instr. à archet de son ention et qu'il avait construit lui-même. On que Hsendel a écrit, dans « Orlando » et s « Sosarme », des soli pour violetta marina. st mort presque dans la misère. Il a publié x cahiers de sonates pour violon et douze certos pour violon également.
atalani, Angelica, née à Sinigaglia en oct. m. du choléra à Paris le 12 juin 1849 ; e des plus grandes cantatrices du coincement du siècle, fit déjà beaucoup parler e pendant son enfance et était regardée me une enfant prodige. Elle fut élevée au rent de Sainte-Lucie, à Gubbio près Rome, t pour l'établissement une source de grands tages pécuniaires. G. n'eut de leçons d'augrand maître et ne put du reste jamais se rrasser de quelques habitudes défectueuue Grescentini lui reprocha dans la suite, cultiva d'abord la cantilène,mais la chaleur
intime et communicative lui faisait défaut et elle n'attint sa véritable grandeur que lorsqu'elle se fut vouée au chant à fioritures. Elle débuta en 1795 au Théâtre Fenice, à Venise, chanta en 1799 à la Pergola de Florence et en 1801 à la Scala de Milan, puis à Trieste, à Rome et à Naples. La même, année encore, elle accepta un engagement à l'Opéra italien de Lisbonne, où M. Portugal lui faisait travailler ses rôles ; elle épousa dans cette ville un attaché de l'ambassade française, Valabrègue, qui. en homme d'affaires qu'il était, fit une question de commerce avant tout de la carrière de sa femme. G. se dirigea d'abord sur Paris, où elle ne donna que des concerts, mais réussit à établir définitivement sa renommée. Un brillant contrat l'appela en 1806 à Londres, où elle resta pendant sept années, utilisant les vacances théâtrales à parcourir l'Ecosse et l'Irlande. En 1807 seulement, elle n'encaissa pas moins de 16,700 livr. sterl. En 1814, après la chute de Napoléon, elle rentra à Paris, où le roi Louis XVIII lui confia la direction du Théâtre italien, avec une subvention de 160,000 fr. Pendant les cent jours elle se retira de nouveau devant Napoléon, parcourut l'Allemagne, la Scandinavie et les Pays-Bas, et ne rentra à Paris que lorsque l'empereur eut été fait prisonnier. Gette sorte de frayeur qu'elle avait de Napoléon datait de 1806, alors qu'elle avait refusé l'engagement qu'il lui offrait à Paris, pour accepter celui de Londres. Gomme directrice de théâtre, elle n'eût pas grande chance ; elle abandonna la direction en 1817 et mena pendant les dix années suivantes une vie des plus errantes, jusqu'au moment où elle arriva à Berlin, en 1827. G. passa le reste de ses jours dans un domaine près de Florence, enseignant le chant, dit-on, à des jeunes filles bien douées. A des moyens vocaux extraordinaires, s'unissaient chez G. une beauté sculpturale et les grandes allures d'une reine.
Catch (angl. « attraper »), genre essentiellement anglais de composition musicale, sorte de fugue vocale sur un texte comique et surchargée de difficultés de tous genres qui font de l'exécution des catches un art spécial et compliqué (répartition du texte, ou même des syllabes d'un mot entre différentes parties, etc.). Les plus anciens recueils de catches sont : Pammelia (1609), Deuteromelia (1609) et Melismata (1611). Les textes des catches étaient souvent des plus lascifs. Un Catchclub a été fondé à Londres en 1761 pour l'étude spéciale et le maintien des traditions de cette forme musicale.
Gatel, Charles-Simon, né à L'Aigle (Orne) le 10 juin 1773, m. à Paris le 29 nov. 1830 ; arriva tout jeune à Paris, où Sacchini s'intéressa à lui et le fit admettre à l'Ecole royale de chant (plus tard le Conservatoire). Gobert et Gossec y furent ses maîtres. Nommé en 1787 déjà accompagnateur et maître suppléant, il obtint en 1790 le poste d'accompagnateur à l'Opéra et celui de second chef du corps de musique de la Garde nationale (Gossec était premier chef). En 1795 il fut nommé professeur d'harmonie et chargé de
CATELANL — CA.VALIERI
la rédaction d'un Traité d'harmonie qui parut en 1802. Il devint enfin, en 1810, inspecteur du Conservatoire, en même temps que Gossec, Méhul et Gherubini ; mais il se retira de toutes ses fonctions en 1814, lorsque son ami Sarrette donna sa démission. G. a été élu membre de l'Institut en 1815. Il s'est essayé au théâtre sans grand bonheur {Sêmiramis, Les Baj/adères, Les aubergistes de qualité, etc.) ; ses œuvres de circonstance pour les fêtes nationales et quelques oeuvres de musique de chambre sont bien faites, mais dépourvues de toute idéegéniale. L'ouvrage capital de G. reste bien son Traité d'harmonie qui pendant vingt ans a fait règle au Conservatoire de Paris: il a collaboré en outre à la rédaction des Solfèges du Conservatoire.
Catelani, Angelo, né à Guastalla le 30 mars 1811, m. à Modène le 5 sept. 1866, était en 1831 élève de Zingarelli au Conservatoire de Naples et élève particulier de Donizetti et Crescentini ; devint en 1834 chef d'orchestre au théâtre de Messine, en 1837 directeur de musique à Goreggio et vécut à partir de 1838 à Modène, où il fut nommé successivement directeur de musique de la ville, maître de chapelle de la cour et des églises principales et, en 1859, second bibliothécaire de l'ancienne bibliothèque de la maison d'Esté. G. a écrit quelques opéras, mais c'est comme historiographe musical qu'il a le plus de mérite. Il a publié des notices biographiques sur Pierre Aaron et Nicolas Vincentino (dans la Gazetta musicale di Milano, 1851), et des lettres de musiciens célèbres (1852-1854), donné une étude sur les deux impressions les plus anciennes de Petrucci, retrouvées à Bologne par Gaspari (1856) ; enfin, il a fourni deux monographies sur la vie et les œuvres d'Orazio Vecchi (1858) et de Claudio Merulo (1860).
Catrufo, Giuseppe, né à Naples le 19 avr. 1771. m. à Londres le 19 août 1855 ; se mit au service de la France dès le début de la révolution à Naples, fut officier jusqu'en 1804, puis séjourna à Genève. En 1810, il se rendit à Paris qu'il quitta de nouveau en 1835, pour aller \ i\ re à Londres. C. était un compositeur d'opéras fécond mais peu original ; il a publié aussi un certain nombre d'airs, d'œuvres de musique d'église, de morceaux pour piano ou pour d'autres instruments, ainsi qu'une Méthode de vocalisation (1830).
Cauda (lat. « queue », désigne dans la terminologie «les théoriciens de la notation proportionnelle, le trail vertical descendant partant de la droite d'une maxime f^ ou d'une longue CZj on placé soit au corn | mencement, soit à la tin d'une ligature (t. ce mot). Le ternie dec. se rencontre plus rarement pour désigner le Irait vertical ascendant (sursum c.) de
la minime ' , de la semiminime ! , etc. pour
Vopposita proprietas <\r<, ligatures. La plique (y. ce mot) aussi, à la tin des ligatures de la musique proportionnelle primitive, reçoit souvent le nom de c.
Caurroy, Frànçois-Eustàche or, sieur de
Saint-Frémin, né à Gerberoy près Beauvais en févr. 1549, m. à Paris le 7 août 1609 ; fut à partii de 1569 chantre, puis directeur de la chapelle du roi, qui le nomma en 1598 surintendant de sa musique, à Paris. C'était un compositeur des plus estimés; il a laissé une Messe des morts deux livres de prières, Preces ; des Mélanges (chansons, psaumes, noëls) et des fantaisies.
Gavaillé-Coll, Aristide, né à Montpellier la 2 févr. 1811, originaire d'une famille dont lea membres étaient depuis plusieurs générations facteurs d'orgue, arriva à Paris en 1833 et fu primé dans un concours pour la construction d'un nouvel orgue à St-Denis. Il s'établit alors à Paris et construisit en plus des orgues dl St-Denis, dans lesquelles il employa pour il première fois le levier pneumatique de Barke (v. ce nom), les instruments célèbres de St-Sulj pice, de la Madeleine et une quantité d'autres j Paris et en province, en Belgique, en Hollande etc. Plusieurs de ces orgues ont été décrites e détails par La Fage, Lamazou, etc. La factur de l'orgue est redevable à C. d'importants pei fectionnements, tels que l'emploi de magasin à air séparés, à pression différente et corres pondant aux régions inférieures, moyennes o supérieures du clavier ; les flûtes octaviantej etc. (1 a écrit lui-même un certain nombr d'ouvrages : Etudes expérimentales sur la tuyaux d'orgue (« Bulletin de l'Académie de sciences », 1849) ; De l'orgue et de son archite\ ture (« Revue générale de l'architecture et dej travaux publics », 1856); Projet d'orgue monu mental pour la basilique de St-Pierre de Ron\ (1875).
Cavalieri, Emilio del, né à Rome, de famil noble, vécut nombre d'années à Rome, puis f appelé à Florence par Fernand de Médicis, ( j qualité d'inspecteur général des arts et des a j tistes (intendant). Il mourut probablement i Florence, en 1599, car son ouvrage le plus cl lèbre, Rappresentazione di anima e di corp fut publié en 1600, avec une introduction des notes, par Alex. Guidotti. C. est, sans auc doute, l'un des fondateurs du style music moderne (monodique, accompagné) et cel d'entre eux qui mourut le premier. Il n'a p encore été possible de découvrir si les réunio artistiques qui avaient lieu dans les palais Bardi et de Corsi (v. ces noms) avaient poufl G. dans la voie nouvelle (on ignore si G. fi queutait ces académies) ou si, au contraire, c réunions avaient été organisées sur son init tive. Quoi qu'il en soit il se déclarait, lui a ennemi du contrepoint, et si G. n'était pas d' cord avec les académies existantes, il faut rechercher la cause ailleurs que dans la m que. C. écrivit déjà dans l'œuvre sus-menti tionnée un Basso coniinuato (continuo) clii dont Guidotti expliqua la signification ; il : corda aussi une certaine importance aux f mations mélodiques et, le premier peut-être orna la mélodie d'agréments divers (emprun au style du luth et du clavecin) dont Guid< explique les signes dans sa préface. Les co positions de G. nous paraissent aujourd'!
(ÎAVA.LLI CELLIER
èches et monotones: il ne faut pas oublier ceendant qu'elles sont les premiers essais d'un tyletout nouveau. La Rappresentazione, déjà fitée, passe pour être le premier oratorio (v. ce |om), de même que Disperazione di Filene, atiro (1590) et Giuoco délia cieca (1595) comprit parmi les premiers opéras (v. ce mot). l'œuvre la plus ancienne de G. n'est connue ue de nom, c'est un recueil de plus de quatre- 'ingts madrigaux; il a donc écrit d'abord, Innme Caccini, en « stilo osservato ».
I Cavalli, Frangesco (de son vrai nom Pierjrancisco Caletti-Bruni), né à Grema en 1599 |i 1600, — son père, Giambattista Galetti, dit runi, était maître de chapelle — m. à Venise 14 janvier 1676. Son talent musical le fit rearquer par un noble Vénitien, Federigo G., ors podestat à Grema, qui l'emmena à Ve- Jse pour qu'il y achevât sa culture artistique, liivant une mode très répandue en Italie, il lit plus tard le nom de son protecteur. En |17, nous le trouvons parmi les chantres de [glise St-Marc, sous le nom de Bruni, en 1628 lus celui de Galetti, en 1640 comme second orjniste sous le nom de Galetti dit G. Il fut j»mmé enfin premier organiste (1665), puis ! titre de chapelle (1668) de l'église St-Marc. <n exécuta, le jour de ses funérailles, un Re- * iem de sa composition, terminé peu auparaint. G. était, estimé comme organiste, et sa iisique d'église n'est pas sans valeur, mais <st avant tout comme compositeur d'opéras < ouvrages) que son importance est considérée; il est l'élève et le digne continuateur de Ibnteverde. Ses œuvres marquent un réel l!>grès sur celles du maître de Crémone, par 1 ait que les divers morceaux de chant y prenait déjà de plus grandes proportions, et que flppression en devient plus intense et plus vilite. La vigueur du rythme et la robustesse I la mélodie leur donnent une valeur autre kp simplement historique. La renommée de G. mt telle, que ce fut lui qui composa les opéras ■fête pour le mariage de Louis XIV (Serse, 1|0) et pour la célébration de la paix des Pyïjées, au Louvre (Ercole amante, 1662). Un à|re ouvrage de G., Giasone, fit, avec le plus
nd succès, de 1649 à 1662, le tour des scènes .'Italie; il a été publié récemment par Eitner, .s le 12me vol. des publications de la « Geschaft fur Musikforschung ».Cf. H. Kretsch- || ', Die venetianische Oper, dans la « Viertel- M'esschrift fur M. W. », 1892.
avatine (Cavatina, Cavata), dans l'opéra, [| ceau lyrique pour chant solo, se distingue j'air par sa plus grande simplicité, qui la ^proche du lied; la c. n'a qu'un mouvement, îl évite les répétitions de texte et les longues i<|tures. Quoique, dans la règle, bien plus te que l'air, la c. a souvent un texte plus • Tandis que, dans l'opéra moderne, elle ie en général un numéro spécial, elle sersouvent autrefois de final lyrique à un ré-
ivos, Catterino, né à Venise en 1775, m. à étersbourgle 28 avr. 1840 ; élève de Bianchi,
ACTIONNAIRE DE MUSIQUK. — 9.
se rendit en 1798 à St-Pétersbourg, où il donna avec succès son opéra Ivan Sussanina, composé sur un texte russe. Il fut alors nommé chef d'orchestre de la cour impériale et conserva ces fonctions jusqu'à sa mort. C. a écrit treize opéras russes qui tous ont reçu un accueil favorable et lui ont valu de hautes distinctions honorifiques; il a donné en plus un opéra français, plusieurs opéras italiens et six ballets (entre autres Zèphir et Flore).
Caylus, ANNE-GLAUDE-Philippe de Tubières, comte de, né à Paris le 31 oct. 1692, m. dans la même ville le 5 sept. 1765 ; a consacré à la musique des anciens plusieurs fragments de son Recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, romaines et gauloises (1752 et suiv.; 7 vol.) et un article dans les Mémoires de V Académie des inscriptions (vol. 21).
Cebell, ancienne dénomination anglaise (chez Purcell entre autres) d'une gavotte à mouvement rapide.
Cécile, Sainte-G., noble Romaine, martyre chrétienne m. en 177. L'histoire de sa mort a été peu à peu ornée de légendes diverses et l'on attribua même à Ste-G. l'invention de l'orgue. Ste-G. est la patronne des musiciens et plus spécialement des musiciens d'église; son anniversaire est le 22 novembre et plusieurs compositeurs importants ont écrit pour ce jour des œuvres spéciales de musique religieuse (les « odes à Ste-Cécile » de Purcell, Glark, Haendel, etc.). D'innombrables associations portent le nom de « Sociétés Ste-Cécile »; la plus ancienne est sans doute celle que fonda Palestrina, à Rome, et qui fut d'abord une sorte d'ordre jouissant d'une quantité de privilèges de la part des papes. Pie IX la transforma, en 1847, en une Académie Ste-Cécile, qui rend de grands et constants services à l'art musical religieux. La Cœcilian Society de Londres (1785- 1861) se fit connaître par'des exécutions d'oratorios de Hœndel et de Haydn surtout. Le Cœcilienverein fur Lœnder deutscher Zunge, fondé en 1867 par Franz Witt, à Ratisbonne, pour le relèvement de la musique d'église catholique, a été confirmé en 1870 par un bref pontifical; il a pour président M. Schmidt, maître de chapelle du dôme de Munster (cf. Sociétés).
Gelestina, v. tremblant; cf. Bifara.
Celestino, Eligio, au dire de Burney, le meilleur violoniste italien de son temps, né à Rome en 1737, s'établit à Londres en 1799 et y publia une œuvre pour violon et violoncelle.
Celler, Ludovic, pseudonyme de Louis Leclerq, né à Paris le 8 févr. 1828, publia entre autres, sous le nom de G., un certain nombre d'ouvrages de littérature musicale : La semaine sainte auVatican(Wol); Les origines de V Opéra et le « Ballet de la reine » (18Q8);Molière-Lully: Le mariage forcé [le Ballet du Roi] (1867).
Cellier, Alfred, compositeur anglais d'origine française, né à Hackney (Londres) le 1er déc. 1844, élève de Th. Helmore comme enfant de chœur de la chapelle royale de St- James, fut nommé organiste en 1862 déjà, puis directeur des concerts de l'Ulster-Hall et de la So-.
CELLO
GESTI
ciété philharmonique de Belfast en 1866. Il dirigea de 1871 à 1875 le « Prince's théâtre » de Manchester, de 1877 à 1879 l'Opéra-Gomique à Londres, ainsi que de moitié avec Sullivan, les promenades-concerts de « Covent Garden »; il vécut ensuite pendant longtemps en Amérique et en Australie, mais rentra à Londres en 1887. G. a écrit un très grand nombre d'opérettes : Charity begins at home (1870), The Sultan of Mocha, The Tower of London, Nell Gwynne, Bella Donna, The Foster brothers, Dora's dream, The Spectre Knight, A f ter ail, In the Sulks (1880), The carp (1886), Mrs Jarramies Génie (1887), un grand opéra Pandora (Boston. 1881), une suite symphonique, etc.
Cello (ital.), violoncelle.
Cembal d'amour, sorte de clavecin construit par Gottfried Silbermann, dans lequel les cordes, de longueur double, étaient divisées en deux moitiés égales par un chevalet, de telle sorte que les deux moitiés donnaient le même son (avec un léger battement). La tangente frottait la corde plus ou moins près du chevalet, suivant le degré de force du toucher. Mais cette tentative d'obtenir ainsi le piano et le forte tant désirés fut bientôt abandonnée. Gf. Piano.
Cembalo (ital.), v. piano.
Centon. 1. L'antiphonaire de Grégoire le Grand (v. ce nom), autrement dit le recueil des chants liturgiques en usage dans les diverses églises de l'Italie. — 2. Nom que l'on donne en musique à un opéra potpourri, ou à toute grande composition formée de fragments d'autres œuvres (pasticcio). Le verbe centoniser, que l'on en a déduit, signifie donc compiler, le plus souvent dans un mauvais sens (en ail. zusammenstoppeln).
Cercar la nota (ital., chercher la note), c.-à-d., dans l'art du chant, attaquer légèrement d'avance la note qui tombe sur la syllabe suivante, comme on a coutume do le faire dans le portamento :
au lion de : ] ainsi : ^*£ I
Cernohorsky, v. Gzernohorsky.
Cerone, Domknico-Pietro, né à Bergame en 1566, se rendit en 1592 en Espagne, où il devint chantre de la chapelle de Philippe II puis de celle de Philippe III, au service duquel il passa en 1608, dans la chapelle de Naples.il vivait encore dans cette ville en 1613. G. a écrit : Reqole per il canto fermo (1609), et El melopeo y maestro, tractado de musica theorica y pratica (1613) qui n'est peut-être que la publication d'un manuscrit, aujourd'hui perdu, de Zarlino (et. Fétis, Biogr. univ.).
Cerreto, Scipione, né à Naples en 1551 semble avoir vécu H être mort dans cette même ville. Il a écrit trois {ouvrages théoriques importants, donl deux oui ri,', imprimés : Délia )>r<ttica musica vocale e s tromentale (1601) et Arbore musicale, etc. (1606, 1res rare); le troisième, sous diverses formes (1628 el 1631) est conservé à l'état de manuscrit.
Certon, Pierre, maître de chœur de la Sainte- Ghapelle du Louvre, était un des premiers contrapontistes français de la première moitié dt xvie s. Les imprimés de Paris et des Pays-Bas (Attaignant, Susato, Phalèse, etc.), de 1527 1560, contiennent des Messes, des magnificats des motets, des psaumes et une quantité d chansons.
Ceru, Domenigo-Agostino, né à Lucca 28 août 1817, ingénieur et amateur de musiqu dans sa ville natale, a publié en 1864 une bic graphie de Boccherini, en 1870 une lettre A. Bernardini sur la musique allemande conc parée à la musique italienne, et en 1871 d précieuses recherches historiques sur la mus que et les musiciens à Lucca.
Cerveny (Gzerveny), VAgla y-Franz, rema:
quable fabricant d'instr. de cuivre, né à Dube (Bohême) en 1819, m. à Kôniggrâtz le 19 jan 1896. Fondée dans cette ville en 1842, sa maiscj est connue depuis 1876 sous la raison de coiij merce « V.-F. G. und Sôhne » ; elle a une expie tation considérable, entre autres une fondeil de cloches. Les instr. de G. jouissent d'une ej cellente renommée, ils ont obtenu des réco penses dans un grand nombre d'expositions ( le compte rendu détaillé de Schafhâutl sur instr. de musique à l'Exposition industrielle Munich, en 1854). On compte parmi ses inv tions : divers modèles de mécanique à cyl dres, etc., puis, parmi les instr. de cuivre g ves : le phonikon, le baroxyton, le cornon, contrebasse, le contrebasson, la sous-cont basse et le sous-contrebasson.
Cervera, Francisco, théoricien espagnol xvie s., auteur de Dectaracion de lo canto (1593), etc.
Cervetti, v. Gelinek.
Cervetto, Giacomo (Bassevi, dit G.), viol celliste distingué, né en Italie vers 1682, ser dit à Londres en 1728 et entra dans Torches du théâtre de « Drury Lane » dont il fut plus t directeur, pendant quelques années •; il mou le 14 janv. 1783, âgé de plus de cent ans légua à son iîls un capital de 20,000 livres s ling. Son fils, qui portait également le nom Giacomo (en anglais, James G.), m. le 5 fil 1837, était aussi un excellent violoncellist se fit entendre dans un certain nombre de certs; mais il abandonna la carrière prati après la mort de son père. Il a publié des pour violoncelle, des duos et des trios pour Ion et violoncelle.
Ces (ail.) — ut {?.
Cesi, Benjamino, né à Naples le 6 nov. 1 élève de Mercadante et de Pappalardo (con sition) au Gonservatoire de Naples et élève ticulier de Thalberg; pianiste remarqua donna des concerts non seulement en Itj mais à Paris, à Alexandrie, au Caire, etc. I depuis 1866 professeur de piano au Cous toire de Naples. Des pièces pour piano et mélodies de sa composition ont été publi une méthode de piano et un opéra, V Pisani, sont restés manuscrits.
Cesti, Marc-Antonio, né à Arezzo vers
CÉSURE — GHAMPEIN
i. à Venise en 1669; élève de Garissimi, à jtome, devint maître de chapelle à Florence jl646), ténor de la chapelle pontificale (1660) uis second maître de chapelle de l'empereur .éopold Ier, à Vienne (1666-1669). G. fut l'un ^s plus importants compositeurs d'opéras du vne s.; il transporta à la scène la cantate perictionnée par Garissimi (alternance de récitatif . d'arioso). On ne connaît les titres que des joéras suivants : Orontea (1649), Cesare amante 1651), La Dori (1663; publié récemment par itner, dans le 12e vol. des publications de la Gesellschaft fur Musikforschung »), Il prin- \pe gêner oso (1665), II porno d'oro (1666), Net- ,no e Fiora festiggianti (1666), Semiramide S67), Le disgrazie d'amore (1667), La schiava Irtunata (1667), Argene (1668), Argia et Genfico (1669). En outre, quelques Arie da cabra nous ont été conservées. Ge fut La Dori Si remporta le succès le plus considérable. î|Césure, signifie en musique le temps d'arrêt e, pour donner un sens à la phrase musicale, fxécutant doit faire sentir par une légère sération des différents membres de la phrase. Cetera (ital.), cithare.
habrier, Alexis- Emanuel, né a Ambert y-de-Dôme) le 18 janv. 1842, m. à Paris le ept. 1894; arriva en 1856 à Paris où il fit son it, pour entrer ensuite au ministère de l'ineur (1862). En même temps il travailla le o avec Ed. Wolff, la composition avec et et Aristide Hignard. G. débuta au théâtre une opérette en trois actes, L'étoile (1877, ffes-Parisiens), suivie deux ans plus tard de ucation manquée. En 1881, G. entra chez oureux comme chef des chœurs et prit une |[t très active à l'exécution de « Tristan et lt », au Ghàteau-d'Eau. En 1883, sa rhapsospagnole Espaha, fruit d'un voyage récent spagne, fut exécutée par Lamoureux avec uccès considérable et le lança définitivet. H donna depuis lors: une scène pour urs, soli et orchestre, La Sulamite (1885) ; péra en trois actes, Gwendoline (poème de endès ; Bruxelles, 1886); Le roi malgré lui ra-Gomique de Paris, 1887); et travailla à ouvel opéra, Brisèis, jusqu'au moment e déclara la maladie de langueur dont il .t. G. avait aussi publié entre temps quelœuvres de moindres dimensions: Valses ntiques pour deux pianos, Fantaisie pour et piano, Dix Pièces pittoresques pour I^D, Ode à la musique pour voix de femmes et no solo, etc. Il excellait entre autres dans nre bouffon: une Marche joyeuse pour stre, la Pastorale des cochons roses, la nelle des petits canards, la Ballade des dindons, etc., etc. Cf. H. Imbert, Profils de ciens I.
iconne (ital. Ciacona), morceau instruil construit en manière de variations, de que le passecaille (v. Passacaolia), sur asse contrainte (ostinato) de huit mesures is, à3/4 et d'un mouvement lent. J.-S. Bach it, dans sa sonate en ré min. pour violon ne G. célèbre et d'une très grande beauté.
•enl
trios
le
no au C« ontétt
Chadwick, George-Whitfield, né à Lowell (Massachusset) le 13 nov. 1854, élève du Conservatoire de Leipzig, compositeur (œuvres orchestrales et chorales), directeur et organiste à Boston.
Chalumeau (du lat. calamus, tuyau, tige; en ail. Schalmei). 1. Ancien instr. à vent, à anche double insérée dans une sorte de bassine, l'ancêtre du hautbois obtenu par la simple suppression de la bassine et l'obligation pour l'instrumentiste de pincer l'anche entre ses lèvres. Le c. était l'espèce la plus petite et la plus ancienne des bombardes (v. ce mot), de là le nom qu'on lui donna plus tard de bombardino.
— 2. Nom que l'on donne au registre le plus grave de la clarinette (v. ce mot), de mi* à mi3.
— 3. Le tuyau de la musette sur lequel on joue la mélodie et qui n'est autre qu'un c. d'ancienne construction. — 4. Jeu d'orgue, à anche, aujourd'hui presque hors d'usage (identique à la musette) ; on le construit de 4' ou de 8', il doit imiter le son du c. et dans ce but est pourvu de pavillons de forme spéciale.
Challier, Ernst, né à Berlin le 9 juil. 1843, est établi dans sa ville natale comme marchand de musique et a rendu de signalés services par la publication de catalogues spéciaux (catalogue de lieder, 1886 ; catalogue de duos et de trios comiques, etc.).
Chambonnières, Jacques (Champion de), de son vrai nom Jacques Champion, de même que son père et son grand-père qui étaient des organistes très estimés ; fut premier claveciniste de la chambre de Louis XIV et maître de clavecin de Couperin l'aîné, de d'Anglebert et de Le Bègue. On a conservé deux cahiers de pièces pour clavecin de sa composition (1670).
Ghaminade, Cécile, pianiste-compositeur de talent, née à Paris d'une famille de marins ; travailla sous la direction de Le Couppey, Savart, Marsick et Godard et composait, à l'âge de huit ans déjà, des morceaux religieux. Dix ans plus tard, elle donnait son premier concert et dès lors elle n'a cessé de produire des œuvres qu'elle a présentées pour la plupart elle-même au grand public, dans une série de tournées de concerts, en France et à l'étranger. Il faut citer parmi ses œuvres, qui toutes sont empreintes d'un grand charme et font preuve d'une réelle habileté : Les Amazones, symphonie lyrique pour chœurs et orchestre; La Sévillanne, opéra-comique (inédit) ; plusieurs Suites d'orchestre; deux trios pour piano, violon et violoncelle ; douze études de concert pour piano; un Concertstûck pour piano et orchestre; un ballet, Callirhoë (Marseille, 1888) ; enfin, une quant^é considérable de mélodies et de pièces pour piano dont la majeure partie ne dépasse malheureusement pas le niveau de la bonne musique de salon.
Champein, Stanislas, né à Marseille le 19 nov. 1753, m. à Paris le 19 sept. 1830 ; était à l'âge de treize ans déjà maître de chapelle de l'église de Pignon (Provence). Il vint à Paris en 1770 et s'y fit connaître d'abord par quelques œuvres de musique d'église puis par deux petites comédies