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lignes parallèles qui forment une portée. ( Voy. Portée. )
Pavawe, s. f. Air d'une danse ancienne de même nom, laquelle depuis long-temps n'est plus en usage. Ce nom de pavane lui fut donné parce que les figurants faisoient, en se regardant, une espèce de roue à la manière des paons; l'homme se servoit, pour cette roue, de sa cape et de son épée qu'il gardoit dans cette danse , et c'est par allusion à la vanité de cette attitude qu'on a fait le verbe réciproque se pavaner.
Pause, s. f. Intervalle de temps qui , dans l'exécution, doit se passer en silence par la partie où la pause est marquée. ( Voyez Ta- CET, Silence. )
Le nom de pause peut s'appliquer à des silences de différentes durées; mais communément il s'entend d'une mesure pleine. Cette pause se marque par un demi-bâton qui , partant d'une des lignes intérieures de la portée, descend jusqu'à la moitié de l'espace compris entre cette ligne et la ligne qui est immédiatement au-dessous. Quand on a plusieurs pauses à marquer , alors on doit se servir des figures dont j'ai parlé au mot bâton y et qu'on trouve marquées planche D , figure 9.
A l'égard de la demi-pause ^ qui vaut une blanche, ou la moitié d'une mesure à quatre temps, elle se marque comme \a pause entière, avec cette différence que la pause tient à une
ligne par le haut, et que la demi-pause y tient par le bas. (Voyez, dans la même figure 9, la distinction de l'une et de l'autre.)
Il faut remarquer que \^ pause vaut toujours une mesure juste, dans quelque espèce de mesure qu'on soit, au lieu que la demi-pause a une valeur fixe et invariable ; de sorte que , dans toute mesure qui vaut plus ou moins d'une ronde ou de deux blanches , on ne doit point se servir de la demi-pause pour marquer \\i\G demi-mesure, mais des autres silences qui en expriment la juste valeur.
Quant à cette autre espèce de pauses connues dans nos anciennes musiques sous le nom de pauses initiales ^ parce qu'elles se plaçoient après la clef, et qui servoient, non à expiimer des silences, mais à déterminer le mode, ce nom de pauses ne leur fut donné qu'abusivement : c'est pourquoi je renvoie sur cet article aux mots Bâton et Mode.
Pauser, V. u. Appuyer sur une syllabe en chantant. On ne àoh pauser que sur les syllabes longues , et l'on ne pause jamais sur les e muets.
PÉAif, s. m. Chant de victoire parmi les Grecs, en l'honneur des dieux, et surtout d'Apollon.
Peîjtacorde, s. m. C'étoit, chez les Grecs, tantôt un instrument à cordes , et tantôt un ordre ou système formé de cinq sons ; c'est en ce dernier sens que la quinte ou diapente s'appeloit quelquefois pcntacoide.
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Pentatonon, s. m. C'étoit, clans la musique ancienne , le nom d'un intervalle que nous appelons aujourcFliui sixte-superflue. ( Voyez Sixte. ) Il est composé de quatre tons, d'un semi-ton majeur, et d'un semi-ton mineur ; d'où lui vient le nom de pentatonon , qui signifie cinq tons.
Perfidie, s./. Terme eraprmité de la musique italienne , et qui signifie une certaine affectation de faire toujours la même chose, de poursuivre toujours le même dessein, de conserver le même mouvement, le même caractère de chant, les mêmes passages, les mêmes figures de notes ( Voyez Dessein, Ch\nt, MouvEMEKX ) ; telles sont les hasses-contraintes, comme celles des anciennes chaconnes , et une infinité de manières d'accompagnement conivAinX on perjîdié , perfidiato ^ qui dépendent du caprice des compositeurs.
Ce terme n'est point usité en France , et je ne sais s'il a jamais été écrit en ce sens ailleurs que dans le Dictionnaire de Brossard.
Périélèse, 5./. Terme de plain-chant. C'est l'interposition d'une ou plusieurs notes dans l'intonation de certaines pièces de chant , pour en assurer la finale , et avertir le chœur que c'est à lui de reprendre et poursuivre ce qui suit.
ha. périélèse s'appelle autrement c«(7e// ce ou petite neume , et se fait de trois manières , savoir : 1°. par circonvolution , 2°. par intercidence XV. 8
ou diaptosc, 3\ ou par simple duplication. ( Voyez ces mots. )
PÉRiPHÉRÈs, s. f. Terme de la musique grecque, qui signifie une suite de notes tant ascendantes que descendantes, et qui reviennent, pour ainsi dire, sur elles-mêmes. La périphérès étoit formée de Vana-camptos et de Xeuthia.
Petteia, s. f. Mot grec qui n'a point de correspondant dans notre langue , et qui est le nom de la dernière des trois parties dans lesquelles on subdivise la mélopée. (Voyez Mélopée. )
La petteïa est, selon Aristide Quintilien , l'art de discerner les sons dont on doit faire on ne pas faire usage, ceux qui doivent être plus ou moins fréquents ^ ceux par où l'on doit commencer, et ceux par où l'on doit finir.
C'est la. petteïa qui constitue les modes de la musique ; elle détermine le compositeur dans le choix du genre de mélodie relatif au mouvement qu'il veut peindre ou exciter dans l'âme, selon les personnes et selon les occasions; en un mot la petteïa, partie de l'hermosménon qui regarde la mélodie, est à cet égard ce que les mœurs sont en poésie.
On ne volt pas ce qui a porté les anciens à lui donner ce nom , à moins qu'ils ne l'aient pris de TrimU , leur jeu d'échecs , la petteïa ^ dans la musique, étant une règle pour corahiner et arranger les sons , comme le jeu d'é-
checs en est une autre pour arranger les pièces appelées TmTot, caïculi.
PuiiÉLiE, ^./. C'étoit chez les Grecs une sorte d'hymne ou de chanson en l'honneur d'Apollon. ( Voyez Chanson. )
Phonique, s. f. Art de traiter et combiner les sons sur les principes de l'acoustique. ( Voyez Acoustique. )
Phrase, s. f. Suite de chant ou d'harmonie qui forme sans interruption un sens plus ou moins achevé , et qui se termine sur un repos par une cadence plus on moins parfaite.
Il V a deux espèces de phrases musicales. En mélodie, la phrase est constituée par le chant, c'est-à-dire par une suite de sons tellement disposés, soit par rnpport au ton, soit par rapport au mouvement, qu'ils fassent un tout bien lié, lequel aille se résoudre sur une corde essentielle du mode où l'on est.
Dans l'harmonie , la phrase est une suite réi^ulière d'accords tous liés entre eux par des dissonances exprimées ou sous - entendues , laquelle se résout sur une cadence absolue ; et selon l'espèce de cette cadence, selon que le sens en est plus ou moins achevé, le repos est aussi plus ou moins parfait.
C'est dans l'invention des phrases musicales, dans leurs proportions , dans leur entrelacement que consistent les véritables beautés de la musique : un compositeur qui ponctue et phrase bien est un homme d'esprit; un chan-
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teur qui sent, marque bien ses phrases et leur accent, est un homme de goût; mais celui qui ne sait voir et rendre que les notes , les temps, les intervalles, sans entrer dans le sens des phrases , quelque sur, quelque exact d'ailleurs qu'il puisse être, n'est qu'un croque-sol.
PHRYGiEîf , adj. Le mode phrygien est un des quatre principaux et des plus anciens modes de la musique des Grecs. Le caractère en étoit ardent , fier, impétueux, véhément, terrible : aussi étoit-ce, selon Athénée, sur le ton ou mode phrygien que l'on sonuoit les trompettes et autres instruments militairss.
Ce mode, inventé, dit-on, par Marsyas Phrygien, occupe le milieu entre le lydien et le dorien, et sa finale est à un ton de distance de celles de l'un et de l'autre.
Pièce, s.f. Ouvrage de musique d'une certaine étendue , quelquefois d'un seul morceau, et quelquefois de plusieurs , formant un ensemble et ini tout fait pour être exécuté de suite : ainsi une ouverture est une pièce , quoique composée de trois morceaux , et un opéra même est une pièce , quoique divisé par actes. Mais, cuire cette acception générique, le mot pièce en a une plus particulière dans la musique instrumentale, et seulement pour certains instruments , tels que la viole et le clavecin ; par exemple, on ne dit point une pièce de violon, l'on dit une sonate; et l'on ne dit guère «ne sonate de clavecin, l'on dix wne pièce .
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Pied , s. m. Mesure de temps ou de quantité, distribuée en deux ou plusieurs valeurs égales ou inégales. Il y avoit dans l'ancienne musique cette différence des temps aux pieds, que les temps étoient comme les points ou éléments indivisibles , et les pieds les premiers composés de ces éléments; les pieds , à leur tour, étoient les éléments du mètre ou du rhythme.
Il y avoit des pieds simples , qui pouvoient seulement se diviser en temps ; et de composés, qui pouvoient se diviser en d'autres pieds, comme le choriambe, qui pouvoit se résoudre en un trochée et un ïambe ; l'ionique en un pyrrhique et un spondée , etc.
Il y avoit des pieds rhythmiques, dont les quantités relatives et déterminées étoient propres à établir des rapports agréables , comme égales, doubles, sesqui altères, sesquitierces, etc., et de bon rhythmiques, entre lesquels les rapports étoient vagues, incertains , peu sensibles; tels, par exemple, qu'on en pourroit former de mots françois , qui , pour quelques syllabes brèves ou longues, en ont une infinité d'autres sans valeur déterminée , ou qui, brèves ou longues seulement dans les règles des grammairiens, ne sont senties comme telles ni par l'oreille des poètes, ni dans la pratique du peuple.
PiscÉ , 5. m. Sorte d'agrément propre à certains instruments , et siurtout au clavecin : il
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se fait en battant alternativemeut le son de la note écrite avec le son de la note inférieure, et observant de coinmencer et finir par la note qui porte le pincé. Il y a cette différence du pincé au tremblement ou trille, que celui-ci se bat avec la note supérieure, et le pincé avec la note inférieure; ainsi le trille sui' ut se bat sur Vut et sur le re, et \e pincé sur le même ut se bat sur Vut et sur le si. "he pincé est marqué, dans les pièces de Couperin , avec une petite croix fort semblable à celle avec laquelle on marque le trille dans la musique ordinaire. (Voyez les signes de l'un et de l'autre à la tête des pièces de cet auteur.)
PiJvcER, ('. a. C'est employer les doigts au lieu de l'arcbet pour faire sonner les cordes d'un instrument. Il y a des instruments à cordes qui n'ont point d'arcliet , et dont on ne joue qu'en les pinçant ; tels sont le sistre , le lutb , la guitare : mais ou pince aussi quelquefois ceux où l'on se sert ordinairement de l'archet , comme le violon et le violoncelle; et cette manière de jouer , presque inconnue dans la musique françoise, se marque dans l'italienne par le mcX pizzicato.
Piqué, adj. pris adverbialement Manière de jouer en pointant les notes et marquant fortement le pointé.
Notes picjuécs sont des suites de notes montant ou descendiuît diatoniquement , ou rebattues sur le même degré, sur chacune des-