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propre,, et il en résulte un double avantage : i" de simplifier le langage et de prévenir toute fausse application , telle que donner de la harpe , toucher de la trompette,
2". De pouvoir consacrer ces mêmes termes propres à des actions tout-à-fâit étrangères à l'art musical , quoiqu'elles s'opèrent par les moyens qu'il fournit. Ainsi nous dirons sonner de la trompette , donner du cor, battre le tambour, lorsqu'il s'agira d'une cliarge de cavalerie , d'une chasse au cerf, ou de l'appel d un régiment.
Journal de Musique. C'est une feuille qui paraît périodiquement et contient un ou plusieurs morceaux àe musique vocale et instrumentale. \^e journal Hebdomadaire, \ii Journal des l^roubadours, \e journal ■d'Ruterpe, le Chantre du Midi , etc., sont desyowrnaux de Musique,
U serait à désirer que l'on établit dans la capitale un journal littéraire spécialement consacré à la musique , tel que celui de Leipsik. Ce journal ferait connaître les productions vocales et instrumentales de tous les genres par des articles raisonnes , appuyés au besoin d'exemples gravés où la phrase analysée serait présentée avec les développemens et les corrections dont le critique la jugerait susceptible. Les nouvelles musicales de l'étranger fourniraient un chapitre d'un grand intérêt. Le musicien qui habite les provinces, pourrait au moins se régler sur des données certaines avant de demander telle ou telle nouveauté, tandis qu'il n'a
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maintenant pour garantie que le nom de Fauteur. Apprécié par des juges compétens, un opéra ne serait plus livré exclusivement aux éloges et à la critique d'une foule d'excellens littérateurs qui divaguent de la manière la plus comique en parlant d'un art dont le plus grand nombre n'ont pas même l'instinct. Les morceaux favoris seraient examinés avec soin et gravés à la suite du Journal, autant pour l'agrément des abonnés que pour l'intelligence de certains articles. Je soumets ce projet aux amateurs de l'art musical , et je pense qu'il suffirait de l'entreprendre pour obtenir un plein succès.
SI les anciens compositeurs français ont réussi à notts faire passer pour des barbares en musique, la plupart de nos journalistes littéraires s'elforcent maintenant de nous faire considérer comme des ignorans. Analyses ridicules , grossières méprises , absurdités , faux raisonnemens dérivant d'un système faux sur tous ses points, voiîà ce qu'on trouve journellement dans certains feuilletons, quand leurs rédacteurs ne se bornent pas au protocole dès long-temps adopté, lequel consistée à dire que la musique d'un opéra est belle, délicieuse, admirable, ou cp'elle est mauvaise, pitoyable, détestable.
Cet insipide radotage a pu nous faire tort autrefois chez nos voisins , quand ils conservaient des préjugés contre notre musique. Mais on représente maintenant nos opéras à Vienne, à Berlin , à Naples, et les étrangers ont pu connaître ce que nous savons faire. 11 suffit d'ailleurs, pour l'honneur national, que l'Ecole