‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 24 sur 111 · BÉM · texte numérisé non relu

BÉM

manières, savoir à un ton au-dessus du la , selon Tordre naturel de la gamme , ou seulement à un demiton du même la , lorsqu'on voulait con joindre les tétracordes ; car il n'était pas encore question de nos modes ou tons modernes. Dans le premier cas , le H sonnant assez durement à cause des trois tons consécutifs , on jugea qu'il faisait à l'oreille un effet semblable à celui que les corps anguleux font à la main : c'est pourquoi on l'appela B dur ou B quarre , en italien B guadro. Dans le second cas , au contraire , on trouva que le si était extrêmement doux : c'est pourquoi on l'appela B mol.

Il y a deux manières d'employer le bémol ; l'une accidentelle , quand dans le cours d'un chant on le place à gauche d'une note. Dans ce cas il n'altère que la note qu'il touche , celles qui la rebattent dans la même mesure et celle qui est liée avec elle par un trait d'union , quoiqu'elle se trouve dans une mesure suivante.

L'autre manière est d'employer le bém,ol à la clef, et alors il la modifie ; il agit dans toute la suite de l'air et sur toutes les notes placées sur le même degré, à moins que ce bémol ne soit détruit accidentellement par le bécarre , ou que la clef ne vienne à changer.

Les bémols se posent à la clef dans l'ordre suivant :

Si y mi 9 la y ré, sol , ut, fa.

On ne saurait employer les derniers bémols à la clef sans employer ceux qui les précèdent : ainsi le bémol du TTii ne se pose qu'avec celui du *i, celui du

Page 1