‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 28 sur 111 · BRA · texte numérisé non relu

BRA

Italiens , et qui nous sert aujoiu'd'hui , comme à eux^ pour exprimer l'admiration due à un artiste qui excelle dans son art.

En adoptant ce mot , nous en avons cliangé la prononciation , en faisant une brève de sa première syllabe , qui est longue en italien. C'est de cette manière que M. Boiëldieu l'a prosodie dans son quatuor de Ma Tante Aurore ; et nous disons indifféremment brapo à un homme , à une femme , à plusieurs hommes et à plusieurs femmes, tandis que les Italiens déclinent et crient, selon l'occasion, hrapOj brava, bravi^ brave. C'est ainsi qu'il faudrait dire; mais cette affectation paraîtrait peut-être singulière à un grand nombre de Français, aui lefifardent ce mot comme indéclinable.

Les R-omains actuels ont riiabitude , flatteuse pour le compositeur, de crier, au théâtre, pendant un morceau de musique où Torchestre domine ; Brava la viola! bravo ilfagotto! bravo Voboel Si c'est un chant mélodieux et pathétique qui les flatte , ils s'adressent à l'auteur, ou ils soupirent et pleurent; mais ils ont aussi la terrible manie de crier tour à tour ; Brauo Saccîiinl ! bravo Ciniarosa ! bravo Paiaiello ! aux représentations de l'opéra d'un autre auteur ; supplice bien propre à réprimer le crime de plagiat.

Bravoure ( air de ). Air dans lequel se trouvent plusieurs passages d'une certaine étendue, composés de notes rapides que la voix exécute sur une seule syllabe , et destinés , pour l'ordinaire , à faire briller l'hablieté du chanteur^

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