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fërentes. Les grands maîtres de l'ancienne école nous ont laissé dans ce genre des chefs-d'œuvre qui tiennent du prodige, et qu'on doit regarder comme ce que la science musicale peut produire de mieux ajuste'. Quoiqu'on s'y exerce beaucoup moins à pre'sent , on compose néanmoins toujours des canons comme morceaux d'étude, et leur emploi n'est pas si fréquentqu'âutrefois ; mais ils se montrent encore avec avantage dans la musique d'église , qui leur a servi de berceau; dans la symphonie, la sonate, le quatuor, les pièces fugitives . et même dans la musique dramatique.
Lorsque deux ou trois personnages doivent , avec les mêmes paroles , exprimer le même sentiment , et que, par conséquent, il n'y a pas lieu à se servir des formes du dialogue, le compositeur renferme le motif dans ses plus étroites limites, y revient sans cesse, et pour eu varier les reprises , donne à son morceau Xat, forme d'un canon.
Je te salue, 6 tour du Nord! de jna 2^ante Aurore; Ma Fanchelte est charmante , des Deux Jaloux; Conservez encore l'espérance , du Nouveau Seigneur de pillage , sont des canons à trois voix , mais dans un style libre , des canons- irréguliers , en ce que les parties secondaires , les phrases qui suivent la première, n'ont pas un dessin particulier, un caractère qui le& distingue du motif principal , et ne sont absolument que du remplissage. Mais comme à la scène il faut de la grâce et du chant , le compositeur vise à ce que son ensemble soit mélodieux et n'ait rien de baroque; ce qui arriverait peut-être par la réunion de trois chanta
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absolument differens. Le canon de Fanislia, de M. Glie'rubiiii, l espoir le plus Jlatteu , prouve cependant qu'une mélodie délicieuse reçoit un nouveau lustre en étant disposée d'après les calculs de la science. Il n'est pas donné à tout le monde d'enchanter la multitude par des accens divins , et de frapper d'admiration le connaisseur qui les entend ou en examine la partition. ( Fig, 11.)
Ca^tabile, adjectif italien, qui signifie chantahle ^chantant y ce qui est fait pour être chanté , c'està-dire l'espèce de morceau où l'on doit réunir tous les moyens , tous les pouvoirs , tous les ornemens du chant.
Le mouvement qui lui appartient est extrêmement lent.
Le cantabile est , pour la musique vocale , ce que les adagios de Corelli, de Geminiani, de Tartini surtout , et de Nardini après lui , sont pour la musique instrumentale : ces adagios sont des modèles en ce genre.
Quant aux modèles du cantabile que nous avons pour le chant . on les trouve parmi les airs de ce caractère, composés par Léo , Vinci, Hasse, CafFaro , Piccini, Sacchini , Jomelli , Gluck, Mozart, Gimarosa , Rossini.
Un morceau de musique, tel que le cantabile^ est le plus difticile qu'on puisse exécuter ^ aussi il n'appartient qu'aux grands talens de le bien chanter, car il exige les qualités de la voix les pliis parfaites , et l'emploi le plus sévère de la méthode de chant..
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Les qualités requises pour bien chanter le cantahiîe sont , i'' de posséder parfaitement Part de filer les sons , de savoir bien prendre et retenir long-temps la respiration , car c'est dans ce caractère surtout qu'on trouve souvent l'occasion d'employer la mise de voix ; 2° d'exécuter les phrases de chant, les agrémens et les traits avec expression . et avec la noblesse qui distingue ce caractère de tous les autres; 5^ enfin de mettre beaucoup de moelleux et d'onction daus le port de voix.
Le style du cantahiîe ne comporte pas beaucoup de traits ; il demande au contraire une grande simplicité ; il exige que tous les traits , et spécialement les agrémens qu'on y emploie , soient exécutés d'une manière large et analogue à la valeur du mouvement de ce caractère , c'est-à-dire qu'ils soient articulés plus lentement que partout ailleurs , mais toutefois sans leur donner de la pesanteur, sans leur faire perdre lélégance, la légèreté et l'expression qui leur sont propres.
C'est dans le cantahiîe que Ton juge le chanteur, comme le violoniste dans Tadagio.
Cantate, s. f Sorte de petit poème lyrique qui se chante avec des accompaguemens , et qui , bien que fait pour la chambre , doit recevoir du musiciea la chaleur et les grâces de la musique imitative et théâtrale.
Les airs , les scènes , les chœurs d'opéras que Ton exécute dans les concerts et les réunions musicales ont fait perdre l'usage de la cantate. On en' compose cependant encore de leûips en temps pour certaines fêtes solennelles.