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TRI

mots treniando , tremolando , ou même trémolo ^ pour ne laisser aucun doute sur la manière d'exécuter ces passages notés simplement en accords barrés. Cette précaution est à-peu-près inutile, les pianistes les moins exercés connaissent parfaitement la signification de toutes les abréviations usitées, {f^ig' i et 55.)

Triangle , s. m. Instrument de musique de percussion. C'est une petite tringle de fer pliée en forme de triangle , et sur laquelle on frappe avec une baguette de même métal pour en tirer du son.

Pour que les vibrations du triangle ne soient pas interceptées , on a soin de le tenir suspendu à un cordoji.

Tricinio. ( Voyez Trio. )

Trille, s. m. (on ne mouille pas les L^ elles doivent être prononcées comme dans le mot ville* )

Le trille, en italien trillo ^ improprement appelé cadence^ attendu qu'on le place sur les cadences harmoniques , est un des plus beaux agrémens du chant , le plus nécessaire à acquérir, et le plus difficile à enseigner, attendu qu'il n'existe aucune règle précise, d'après laquelle on puisse déterminer l'action des organes du gosier , dans l'exécution de cet agrément.

Quelques chanteurs , favorisés de la nature , n'ont besoin d'aucun travail pour former leur ^/iY/é», d'autres ne l'acquièrent qu'à force d'exercices , d'autres ne peuvent jamais y parvenir.

Cet agrément consiste dans le battement alternatif

TRI. HSc)

ûe la note, sur laquelle il est placé, avec une autre note à un degré au-dessus.

Ces deux notes doivent être articulées du gosier, tour à tour et avec une certaine vitesse. Le tri/le s'exécute comme dans l'exemple, Fig'. 56, sans remuer la langue , ni le menton ; on n'eu prend le mouvement oscillatoire que dans le gosier.

Le trille ne doit être fait ni trop vite , ni trop lentement ; il est défectueux dans le premier cas , et sans effet dans le second.

Le trille, dans toute son étendue, que Ton pratique sur la cadence finale , qu'on appelle aussi point d'orgue ou point final, doit être précé<lé de la mise de voix, et exécuté un peu lentement au commencement, et avec une rapidité graduée jusqu'à sa conclusion.

Le trille est d'un ton ou d'un demi-ton , selon qu'il est formé avec la no!e placée à un ton ou à un demiton au-dessus de celle qui le porte.

On marque le trille par ces deux lettres : tr , écrites sur la note qui doit être trillée, et Ton place ordinairement à côté d'elle deux petites notes qui iudiquent la conclusion du trille.

Comme tous les autres agrémens du chant , le trille s'exécute sur les instrumens, et ne présente pas de moindres difficultés , surtout lorsqu'on le double . ainsi que cela se pratique sur le piano, le violon et le violoncelle.

Trio , s. m. Morceau de musique à trois parties.

54o TRI.

Le trio ou ierzetto^ anciemiemeiil tricinio^ est regardé comme la plus parfaite de toutes les compositions, parce que c'est celle qui produit le plus d'efi'et, proportionuellement aux moyens employés.

Le trio vocal est presque toujours accompagnépar Torchestre ou un instrument , tel que le piano , la harpe ou la guitare.

Le ttio instrumental n'est composé que de trois -parties récitantes.

Le duo commence à faire jouir des agrémens de l'union des voix. Leur harmonie n'est cependant pas tout- à-fait satisfaisante, elle ne sera complette que dans le trio. Deux parties vocales reposent alors sur une basse de même nature, et font résonner l'accord dans toute sa plénitude. Aussi le trio peut-il se passer du secours de l'orchestre , s'il a été disposé pour être exécuté sans instrumens : tel est celui de Fernand Cortez, et YO 6'alutaris liostla , de Gossec. Quelquefois le compositeur, après avoir débuté par uu ^«/^/ éclatant, impose tout à coup silence à l'orchestre, pour faire mieux goûter la mélodie et le charme des voix. M. Berton sV\st servi de ce moyen avec succès dans Âfaritano ei Stéphanie , et M. Chérubini , dans son chant sur la mort de Haydn.

La forme du trio est très-favorable au musicien , le groupe des voix complétant Tharmouie , n'en altère jamais la pureté par des notes surabondantes et parasites. Cette faculté de faire marcher deux parties en mouvement contraire ou par sixtes, par tierces, tandis que l'autre les réunit par une pédale intérieure ou

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fonda mentale , soit que les voix se trouvent rapprochées par un même diapason ou séparées par de grands intervalles , est un de ses avantages les plus précieux. Le trio sourit au compositeur , et s'offre à lui comme le type de la pureté, de la clarté harmonique; il l'inspire de la manière la plus heureuse. Quoique la coupe et la distribution des scènes d'un opéra donnent rarement trois personnages chantans, on compte néanmoins presque autant de bons trios que de bons duos.

Le trio , le quatuor , le quintette , le sextuor , sont dialogues comme le duo, et se terminent aussi par l'ensemble. Dans le dialogue , la seconde partie d'un trio répète ce qu'a dit la première , soit dans !e même ton , soit dans un autre , selon le rapport des voix. Il y a des trios tels que ceux à'CEclipe à Colone, où l'union des voix règne d'un bout à l'autre. Le trio de Don Juan, Dans ma douleur mortelle, est entièrement dialogué. Quelques trios dramatiques sont disposés en canons.

Dans le style instrumental, le trio se borne toujours aux trois parties qui le composent. On distingue deux sortes de trios : le trio concertant , dans lequel chaque partie récite et accompagne tour à tour, et le trio destiné à faire briller un seul instrument. Les trios de Viotti , Kreutzer , Baillot , Libon , pour le violon , ne sont à proprement parler que de belles sonates , ac-^ compagnées d'un second violon et d'un violoncelle. Pleyel a composé des trios concertans pour les mêmes instrumens . et Beethowen pour piano , violon et violoncelle. Les trios d'instrumens à vent Ibnt peu d'ef-

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