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la durée, d'égale valeur, et ne recevaient à cet égard d'autres différences que celles des syllabes longues et brèves , sur lesquelles on les cbantait : c'est à peu près dans cet état qu'est demeuré le plain- chant jusqu'à ce jour.
Cette indistinction de figures dura , selon l'opinion commune, jusqu'en i558, que Jean de Mûris, docteur et chanoine de Paris , donna , à ce qu'on prétend, différentes figures aux notes , pour marquer les rapports de durée qu'elles devaient avoir entr'elles : il inventa aussi certains signes de mesure , appelés modes ou prolations, pour déterminer, dans le cours d'un chant, si le rapport des longues aux brèves serait double ou triple , etc. Plusieurs de ces figures ne subsistent plus , on leur en a substitué d'autres en différens temps, jusques à ce que la division en mesures de valeur égale est venue donner une marche fixe et régulière au chant noté.
Plusieurs savans , et J.-J. Rousseau lui-mêrne, n'ont critiqué avec acharnement notre manière de noter la musique , que pour chercher à mettre en crédit de noiîveaux systèmes , plus absurdes les uns que les autre;^. Il faut être ignorant ou prévenu , pour ne pas convenir que les caractères que nous employons pour écrire la musique, ne laissent rien à désirer poiu* la précision et la clarté, et qu'il serait impossible d'en trouver de plus propres à exprimer Tintonation , la marche , la durée des sons.
Sans prendre la peine de combattre un système aussi extravagant que celui de Rousseau, sans clier-