OBL
U. Cette lettre capitale est, dans notre musique ancienne, le signe de ce qu'on appelait temps parfait, c'est-à-dire de la mesure triple ou à trois temps , à la différence du temps imparfait ou de la mesure double , qu'on marquait par la moitié d'un O ou un C: voilà d'où nous vient le C qui nous sert encore pour le môme usage.
Le temps parfait se marquait quelquefois par un O simple, quelquefois par un O pointé en dedans, ou par un O barré perpendiculairement par le milieu.
Obligé, adj. On appelle partie obligée, celle qui récite quelquefois, celle qu'on ne saurait retranclier sans gâter l'harmonie ou le cbant ; ce qui la distingue des parties de remplissage , qui ne sont ajoutées que pour une plus grande perfection d'^harmonie , mais par le retranchement desquelles la pièce n'est point mutilée. Ceux qui sont aux parties de remplissage peuvent s'arrêter quaiid ils veulent, et la musique n'en va pas moins; mais cekii qui est chargé d'une partie obligée ne peut la quitter un moment , sans faire manquer l'exécution.
Lorsque le titre d'une sonate annonce qu'elle a un accompagnement de violon , on peut l'exécuter, si l'on veut, sans violon, à plus forte raison, si Ton a joint CCS mots , ad libitum. Mais si raccompagncment est