‹ Dictionnaire de musique moderneChapitre 61 sur 119 · ROS · texte numérisé non relu

ROS

Presque tous les airs de notre ancienne école étaient en rondeau^ la Belle Arsène et le Déserteuren fournissent encore la preuve. On faisait si peu d'attention au sens des paroles de ces rondeaux ^ que Monsigny a donné des reprises à Tair de Courtchemin , dans le Déserteur ^ et lui fait recommencer son récit quand il l'a fini et que par conséquent il n'a plus rien à nous apprendre.

Le rondeau figure, d'une manière très-brillante, dans la musique instrumentale; les sonates, les duos, trios , quatuors , quintettes , symphonies , se terminent par des rondeaux pleins de vigueur et d'amabilité , de véhémence et de folie. Ceux des symphonies de Haydn sont des modèles d'une perfection désespérante.

Doit-on écrire rondeau^ en conservant l'ancien mot français, ou adopter l'italien rondol H y a des autorités pour et contre. J'ai observé que rondo était affecté au style instrumental , tandis que nos chanteurs continuaient à se servir du mot français , et que l'on écrivait , assez généralement , le rondeau c/'Orphée , le rondeau du Prisonnier , et un rondo de symphonie, un rondo de Haydn , de Mozart,

R0SA.LIE, s. f. On donne ce nom à là répétition d'une même phrase de chant, sur les cordes qui sont un degré plus bas ou plus haut.

On a banni de toutes les compositions de bon goût, ces répétitions fastidieuses et banales, trop faciles à

Page 1