‹ Dictionnaire de musique moderneChapitre 85 sur 119 · SYR · texte numérisé non relu

SYR

Lorsque la valeur des deux notes forniant la syncope -est moindre d'un côté , on a une syncope brisée. Cette syncope se rencontre très-souvent dans la mesure à trois temps. {Fïg. 02.)

Syncope , de syn , avec , et de copio , je coupe , parce que la syncope retranclie de chaque temps, heurtant pour ainsi dire avec lautre.

Syringe ou FLUTE DE PAN , S. f. Instrument trèsancien composé de douze ou seize tuyaux, dont on joue avec la bouche , en lui présentant successivement ces divers tuyaux qui sont très-rapprochés les uns des autres.

Plusieurs de ces instrumeus ont un double rang de tuyaux accordés à la tierce , et donnent le moyen de faire entendre une suite de tierces. La syringe n'est en usage que parmi les musiciens ambulans.

Syrinx , nymphe d'Arcadie , inspira de l'amour à Pan; elle était de la suite de Diane. Un jour qu'elle revenait seule de la montagne de Lycée , Pan la rencontra et lui tint des discours qui l'alarmèrent ; elle crut devoir se mettre en sûreté par une prompte fuite. Le fleuve Ladon , son père , sur le rivage duquel elle arriva , la changea en roseau , pour la dérober aux poursuites de ce dieu. Cette fable est purement historique et forgée sur ce que Pan, ayant remarqué que l'air agité dans un roseau y rendait un son mélodieux, s'en servit pour faire une flûte , en la composant de sept tuyaux de longueur inégale : cette flûte se nomma syrinx, syringe ou flûte de Pan.

ogo SYS,

Système , s. m. On donne le nom de système à tout intervalle composé , ou conçu comme composé d'autres iiitervalles plus petits , lesquels considérés comme les élémens du système , s'appellent diastème.

Le système général de la musique embrasse huit octaves et demie , à partir de Vut^ du tuyau de trentedeux pieds du grand orgue, jusqu'au dernier y^ du jeu de flageolet du même instrument dont la longueur est de deux lignes environ.

Le systèm,e du violon comprend trois octaves et une sixte.

Système est encore , ou une méthode de calcul pour déterminer les rapports des sons admis dans la musique , ou un ordre de signes établis pour les exprimer. C'est dans ce premier sens que les anciens distinguaient \e systèm^e pythagoricien, et le système aristoxénien. C'est dans le second que nous distinguons aujourd'hui le système de Guido , le système de Sauveur , de Tartini , de Souhaitti , etc.

Le mot 6y5/è//ie pris dans sa plus grande latitude, signifie une doctrine quelconque , vraie ou fausse , complète ou incomplète.

Un système vrai ou une bonne théorie, repose sur des vérités fondamentales , et sur les conséquences naturelles qui en découlent.

Un système faux , est celui qui est établi sur des erreurs que l'expérience fait connaître , ou que repousse le raisonnement.

Un faux système , est celui qui ne se déduit point

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îles principes vrais ou supposés , sur lesquels on prétend l'asseoir.

L'oreille n'étant pas, comme l'esprit, susceptible de se laisser égarer par les fausses lueurs d'un paradoxe éblouissant , Terreur n'a pu que bien rarement s'introduire au sein de la pratique soumise à l'épreuve de l'oreille, espèce de conscience qui nous guide toujours bien , quand nous ne dédaignons point d'écouter jusqu'à ses plus légers murmures.

Sans l'oreille^ tout ce que les théories des prétendus philosophes contiennent de plus extravagant, et de plus monstrueux , aurait été mis en pratique. Mais l'oreille, qui est le bon sens et la logique des musiciens , s'est constamment opposée aux innovations que les savans auraient voulu établir , soit de bonne foi , soit par orgueil.

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