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pour toujours immuables ; mais ou changeait les sons du médium en les rendant majeurs ou mineurs, selon le genre de ces mêmes sons. Le système différait en raison de la différence et de la combinaison des intervalles. Nicomaque en donne la description et l'appelle l'étendue de deux ou plusieurs intervalles; il en distingue de sept espèces : 1° par rapport à sa quantité ou par rapport à son étendue plus ou moins grande; 2° d'après le genre diatonique , chromatique ou enharmonique; 3° d'après la qualité consonnante ou dissonante des sons extrêmes ; l\° d'après le rapport rationnel et irrationnel des intervalles qui le composent ; 5e d'après la progression des intervalles par degré conjoint ou par saut ; 6° d'après les tétracordes (têt/sût quatre, xo$àv\ corde) ou échelles réunies; enfin 7° d'après le genre d'octaves. De tout ce qui vient d'être dit , il résulte que le mot système était chez les anciens Grecs ce que nous appelons échetie. Nicomaque assure , en outre , que du temps de Pythagore on n'y pratiquait pas encore la quinte ; les instruments à cordes avaient peu de cordes et peu de sons , et les instruments à vent peu de trous. A mesure que le nombre des sons fut augmenté , les systèmes s'agrandirent également et l'on réunit plusieurs técracordes ensemble. Terpandre, poète musicien, fut celui qui contribua le plus à l'agrandissement de ce système, en ajoutant trois cordes à la lyre qui n'était montée que de quatre. Ces sept sons formaient deux échelles, dont l'inférieure avait une étendue d'une quarte et la supérieure d'une quinte , comme :