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lent encore le trille, le mordante et le gorgkeggio vocalisé. L'agilité de voix naturelle n'exécute que les roulades et les volatines, qui peuvent être ou simples, quand elles ne dépassent pas les limites de l'octave (iig. 15), ou doubles, quand elles sortent du cercle de l'octave (fig. 16) ; la voix martelée est une des plus difficiles et consiste dans le battement de quelques notes semblables {fig. 17) ; dans la fig. 18 on trouve un exemple de la voix arpégée.
L'agilité de voix doit être rapide et grenée comme le trille , et ne doit prendre le mouvement oscillatoire que dans le gosier.
AGITATO = AGITÉ, adj. — Les compositeurs expriment ordinairement ce caractère par des figures homogènes, plus ou moins interrompues, exécutées avec un accent plus marqué sur certaines notes et d'une manière analogue au caractère indiqué. Il est presque toujours précédé du mot allegro; s'il y a seulement agitato, on sous-entend allegro. Le mot agitato est aussi employé substantivement, et l'on dit : Le bel agitato deViotti en fa mineur.
AGNUS DEL ■ — Partie de la messe , dont le texte a été tiré du premier chapitre de l'évangile de Saint-Jean, et qu'on chante dans l'église romaine avant la communion, c'est-àdire avant que le prêtre ait consommé l'hostie.
Ce terme se prend aussi pour la composition musicale, comme : i'Agnus Dei d'Asioli.
AGOGE. — Mot grec, en latin duc lus , qui indiquait chez les anciens la forme mélodieuse dans la marche successive des sons , soit en montant , soit en descendant. Dans le premier cas on l'appelait ductus reclus, dans le second ductus reversus, et ductus circumeurrens dans les deux formes.
AGOGE RHYTHMICA. — Cette expression chez les anciens Grecs avait la même signification que notre mot mesure.
AGONI MUSIC ALI = AGONS MUSICAUX, ( Lat. Agoinsmata eomcrlationcs publiea musicorum). — Luîtes musi-
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cales, ou concours entre plusieurs instrumentistes ou chanteurs pour un prix proposé, ainsi que cela se pratiquait dans les anciens jeux des Grecs, et se pratique encore aujourd'hui pour avoir une place vacante dans une chapelle ou dans un orchestre (Voy. Certami musicali).
AGONOTHETA ou ATHLOTHETE. — Noms de ceux qui, dans les luttes musicales des Grecs anciens, étaient chargés de décider du prix des concours, A Athènes , Périclès était le premier Agonotheta.
A LA MI RÉ,- — Ces syllabes, dans l'ancienne solmisation , désignaient la note ta, cinquième signe de la basse et second espace du violon , attendu que dans la mutation (Voy. cet article) on chantait sur le ta tantôt la syllabe la, et tantôt les syllabes mi ré.
Quand la mélodie prenait son mouvement dans l'exacorde du ton do , la syllabe ia tombait sur le ton ta , comme :
do, ré, mi, fa, sot, ta.
ut, ré, mi, fa, sol, ta.
Si la mélodie prenait son mouvement dans l'exacorde de sot, on chantait la syllabe ré sur le ton ta, comme :
sot, ta, si, do, ré, mi, ut, ré, mi, fa, sot, ta.
Et quand la modulation avait lieu dans le cantu molli, ou dans l'exacorde de fa, la note ia tombait sur la syllabe mi, comme :
fa, sol, ta, sib, do, ré,
ut, ré, mi, fa, sot, la (Voy. Solmisation).
ALAMOTH. — C'est le titre hébraïque du psaume l\6. Il est probable que la vraie signification de ce mot se trouve dans le nom de quelque ancienne chanson très connue , sur la mélodie de laquelle on chantait ce psaume.
ALARME, A L'ÉTENDARD.— Noms de morceaux de musique militaire française (Voy. Pezzi musical i di trombe).
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ALFABETO MUSICALE. = L'ALPHABET MUSICAL n'est composé que de sept mots; les voici : A la mi ré (la), B mi (si) , C sol fa ut (do) , D la sol ré {ré), E la mi (mi), F fa ut (fa), G soi ré ut (sol). Ces termes servent à nommer les différents sons de la musique, qui dans Tordre naturel ne sont qu'au nombre de sept , ainsi que les degrés contenus dans l'octave. Chaque fois qu'on termine ces sept sons , on commence de nouveau une autre octave ou une répétition des mêmes sons dans le même ordre. Si les sons en sont bémolisés ladénomination de chacun de ces termes varie , et alors ils s'appellent : A la fa (la b.),B fa (sib.), Clafa (do b.), D la fa (réb.), Elafa (mib.), F la fa (fab.), G la fa (sol b.). Dans l'article Solmisation nous ferons clairement connaître l'origine de cet alphabet et ses différentes compositions. Aujourd'hui on a abandonné ces anciennes dénominations , et le solfège moderne a adopté les syllabes do (ut), ré, mi, fa, sol, la, si.
Les Allemands et plusieurs autres nations emploient généralement l'alphabet musical simple : a, b, c, d, e, f, g , h; cette dernière lettre remplace le b lorsque ce son est un bémi (si). Dans l'article A nous avons exposé la manière de se servir de ces lettres dans les différentes octaves. Pour exprimer l'octave plus basse que la première, ils ajoutent le mot contra , comme : contra F , contra C , et dans les instruments qui ont des sons très graves , on emploie le même terme ; par exemple : contrabbasso , contraffagotto , etc.
ALIQUOTO = ALIQUOTES, adj. — Dans la musique, sous le nom de parties aliquotes, on désigne les tons concomitans qu'une corde fait entendre simultanément avec le son principal.
A LIVRE OUVERT, — signifie jouer ou chanter un morceau de musique à la première vue.
ALLA BREVE. — (Voy. l'article Tempo).
ALLA PALESTRINA (style). — Tout le monde sait que le pape Marcel II a été sur le point d'abolir tout à lait la mu-