PIF
PICCOLO == PETIT, adj. — Épithète que l'on joint à la flûte, au violon , etc.
PIEDE = PIED, s. m. — Mot qui indique : 1° Le rapport de l'aigu ou du grave par lequel on pratique les quatre octaves du système musical adopté aujourd'hui , et dans ce cas le mot pied est pris de la longueur particulière du tuyau de huit pieds du do au dessous des lignes (Voy. Organo); on dit ainsi un orgue de huit pieds, un registre de seize pieds, etc. ; 2° une phrase mélodique composée de certaines espèces de notes déterminées ( Voy. Métro ) ; et 3° la partie inférieure de quelques instruments, comme du hautbois, de la flûte et du tuyau d'orgue.
PIENA ( musica ) = musique PLEINE. — Cette expression, qui fait opposition avec musique vide, indique que la composition est riche d'harmonie, que les parties en sont parfaitement distribuées , et que le contrepoint est travaillé avec art; tandis que l'autre indique que la composition a une harmonie commune et maigre, qu'elle est pauvre d'instrumentation, et qu'elle pèche par un excès de simplicité. PIENO (plein). — Par ce mot on indique en italien un morceau de chant pour plusieurs voix qui fait opposition à un solo ou à un duo , etc. On dit le premier et le dernier pieno du Kirie, Dixit, etc., parce qu'ordinairement on commence par un chœur à plusieurs voix , et l'on termine par un morceau semblable.
PIFFERO = FIFRE, s. m. — Instrument à vent du genre de l'octavin, avec lequel on accompagne ordinairement le tambour. On le joue comme la flûte ; mais il diffère de cet instrument en plusieurs points : l°il est percé d'une manière égale; 2° il n'a point de clés, mais seulement six trous pour les doigts et un pour la bouche ; 3° il est beaucoup plus petit que la flûte et plus élevé d'une octave ; l\° dans les octaves élevées, il a un son plus fort et plus vibrant.
Son étendue est du ré placé sur la quatrième ligne de la clé de sol, au ré sur-aigu.
PILAUDES. — Nom grec de ceux qui jouaient de la flûte sur les théâtres.
PISME. — Chansons morlaques ( Voy. Guzia).
PITTAGORICI *m PYTHAGORICIENS. — ( Voyez Jristossenj ).
PITTURA MUSICALE = PEINTURE MUSICALE. — Il y a en musique deux sortes de peinture, l'objective et la subjective. La première est une simple imitation physique, comme l'imitation du sifflement de l'air, du chant des oiseaux, de la tempête, du canon, etc. ; mais on ne doit employer cette imitation matérielle que rarement et avec discernement, parce qu'elle est trop éloignée du beau idéal qui est l'ame et le but des arts d'imitation. La peinture subjective tend à éveiller des sentiments analogues à l'objet, comme le silence de la nuit, etc.
Les moyens employés pour la peinture musicale consistent dans le choix du mode, du ton, de la mélodie, de l'harmonie, du mouvement, du mètre, du rhythme, de la voix, des instruments, ainsi que dans les divers degrés de l'aigu, du grave, de la force et de la faiblesse.
Le compositeur philosophe trouvera dans ces moyens une mine inépuisable pour peindre les sentiments intérieurs et les mouvements de l'anre.
PIU (plus) , adv . — Epithète que l'on joint aux mots : allegro, forte, stretto, mosso, etc.
PI VA = MUSETTE, s. f. — (Voy. ce mot).
PIZZICATO (pincé), par abbréviation yizz. — Terme employé dans lés parties d'instruments à archet, qui signifie que les notes marquées ainsi ne doivent pas se faire avec l'archet, mais qu'il faut les pincer avec les doigts ; les mots coil' arco ou simplement arco , indiquent le lieu où il faut recommencer à jouer comme auparavant.