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champ , et , après eux , toute autre musique est sans effet.

PRIMA VISTA, A VISTA = A LIVRE OUVERT (à première vue). — * Talent qui consiste à exécuter sur-le-champ une partie qu'on n'a jamais vue ni entendue (V. Leggere la Musica).

PRIMO == PREMIER , ÈRE , adj. — Épithète que l'on donne à toutes les parties principales, soit de chant, soit d'instrument. On la donne aussi, à cause de l'extension de la voix , aux parties les plus aiguës. Ainsi on dit : premier soprano, première basse, première viole, premier basson. Relativement au nombre, on distingue aussi premier chœur, premier orgue, etc.

PRIMO VIOLINO = PREMIER VIOLON. — ( Voy. Capo a" orchestra ). On entend aussi par là le musicien qui exécute la partie du premier violon dans les compositions à grand orchestre.

PRINCIPALE = PRINCIPAL, adj. — Ce qui est le plus remarquable dans un morceau. On donne aussi cette épithète à la partie récitante d'un concerto, ou bien aux voix concertantes pour les distinguer des instruments de même nature qui figurent seulement dans les accompagnements. Violon principal . flûte principale , cor principal , etc.

PRINCIPALE = PRINCIPAL, s. m. — (Voy. Organo). Dans la musique militaire d'Allemagne, on donne aussi le nom de principale à la troisième trompette qui exécute les passages rapides à doubles et triples coups de langue, les arpèges et autres choses semblables (Voy. l'art. Tromba). Dans la cantate de Weigl, le Retour d'Astrée, exécuté il y a quelques années sur le théâtre de la Scala , de Milan , il y avait dans la danse pyrrhique une troisième trompette principale qui faisait un excellent effet.

PRINCIPALIS MEDIARUM. — Nom latin de la première corde du tétracorde meson.

PRINCIPALIS PRINCIPALIUM. -- Première corde du tétracorde hypaton.

PRINCIPALIUM EXTENTA. — Nom latin de la corde iichanos hypaton dans le système grec ( Voyez Greci anticfii).

PRINCIPE = PRINCE , s. m. — Titre distinctif du président de l'Académie philharmonique de Bologne.

PRINCIPIO ARMONICO = PRINCIPE HARMONIQUE. - Lorsqu'on frappe une corde sonore et grave, outre le son qui lui est propre , elle fait encore entendre d'autres sons dont les plus sensibles sont l'octave de la quinte et la double octave de la tierce. De ces trois sons résulte le premier accord ou accord parfait, qu'on appelle aussi principe harmonique , parce que c'est de lui que dérivent toutes les consonnances , etc.

PROASMA. — Ce mot signifiait, chez les anciens Grecs, prélude ou ritournelle.

PROAULION. — Prélude sur la flûte.

PROFESSORE DI MU SIC A = PROFESSEUR DE MUSI- QUE. — Celui qui enseigne ou exerce la musique pour en retirer un profit, prend le titre de professeur, du mot profession ou de l'art qu'il professe. Dans quelques pays on donne seulement ce titre à celui qui enseigne les principes de la musique dans les institutions publiques, par exemple, à l'Université, dans un Conservatoire ou Collège de musique.

PROGRESSIONS = PROGRESSION, s. f. — Lorsqu'on ajoute à une phrase mélodique , qui par elle-même exprime déjà un sens complet, quelque chose pour la déterminer davantage, cette partie prolongée s'appelle progression. On fait cette progression au moyen de la répétition sur les mêmes degrés ou sur des degrés différents. Lorsqu'on la fait dans le même ton (fig. 124, 125), on l'appelle variation; dans un

autre ton (fig. 126), transposition, et, quand on la fait comme dans la fig. 127, elle se nomme progression.

PROGRESSIONE DEGL' INTERVALLI = PROGRESSION DES INTERVALLES. — (Voy. Moto).

PROGYMNASTICA = PROGYMNASTIQUE, s. f. — Partie de la musique qui enseigne le solfège.

PR01BITO = PROHIBÉ , adj. — Épithète qu'on ajoute aux mots octaves, quintes (Voy. l'article Ottave e quinte proihite). Dans la mélodie on regarde comme prohibé l'intervalle, le saut, la progression , qui est difficile et quelquefois même presque impossible à entonner. Les compositeurs qui n'ont pas appris et qui ne connaissent pas l'art du chant, iombent souvent dans de semblables fautes.

PROJECTIO. — (Voy. Echoie).

PROLAZIONE = PROLATION, s. f. — Série de notes qui doivent se faire tant en montant qu'en descendant sur une seule syllabe. Nos pères l'entendaient autrement. Lorsqu'ils donnaient à la ronde la valeur de trois blanches, ils indiquaient le Temps avec un cercle ou demi-cercle , au milieu duquel se trouvait un point, et cela s'appelait proiatio major , ou perfecta; mais lorsque la ronde ne valait que deux blanches , ils omettaient le point au milieu du cercle ou du demi-cercle, et ce nouveau rapport se nommait proiatio minor, ou imperfecta.

PROLEPSIS. — Anticipation.

PRONUNZI A = PRONONCIATION, s. f. — Donner en chantant à chaque syllabe et à chaque lettre, soit voyelle, soit consonne, le son qu'elle doit avoir suivant les bons principes de la langue dans laquelle on chante.

La prononciation est modifiée par ce qu'on appelle ta mise de voix, et elle se distingue de l'articulation, en ce que cette dernière a pour but principal de faire entendre bien distinctement les syllabes ou consonnes, avec le degré de force qui convient au sentiment qu'on veut exprimer et au

local dans lequel on chante. La prononciation doit toujours être la même, soit qu'on chante dans un petit appartement, dans une salle ou sur un grand théâtre ; mais l'articulation varie et doit augmenter de force, en proportion de la grandeur du local, du nombre des instruments et de celui des auditeurs.

PROPE MEDIA — Nom latin de la corde paramèse dans le système grec (Voy. Greci antichi).

PROPOSTA = PROPOSITION, s. f — (Voy. Fuga).

PROPRIETA = PROPRIÉTÉ, s. f. — Disposition de la mélodie dans le chant grégorien ou plain-chant, selon qu'elle procède naturellement par bémol ou par bécarre.

Avant l'invention de la septième syllabe si , la solmisation ne pouvait se faire que naturellement ou par muances, c'està-dire par changements de syllabes , toutes les fois que le chant procédait de fa h ut, ayant le si \? intermédiaire , lequel était alors appelé fa. Il en était de même lorsque le chant procédait de sot à ré, ayant le si naturel intermédiaire; ce si était alors appelé mi.

Ces trois manières de solfier se nommaient déductions, et le genre de la déduction s'appelait propriété.

Il y avait donc trois sortes de propriété :

Propriété de nature , comme UT, RÉ, MI, FA, SOL, LA.

Propriété de bémol , comme FA , SOL, LA, SI, UT, RÉ,

qui s'exprimait alors par ces syllabes Ut, ré, mi, fa, sol, la,

transportées sur les notes Fa, sol, la, si, ut, ré.

Et Propriété de bécarre, comme SOL, LA, SI, UT, RÉ, MI,

qui s'exprimait aussi par ces syllabes Ut, ré, mi, fa, sol, la,

que l'on transportait alors sur les notes. . . . Sol, la, si, ut, ré, mi.

Beaucoup d'anciens auteurs qui ont traité du plain-chant ou de la musique , avant l'introduction de la syllabe si, ne sont point compris maintenant par la plupart des musiciens. Les exemples donnés pour l'intelligence du texte y sont disposés d'après les règles des déductions, des muances, et selon

leurs propriétés. Tout demi-ton qui, dans la musique moderne, se forme au moyen de si ut ou du dièse, y est exprimé par les syllabes mi fa. Tout demi-ton qui se forme au moyen de ut si, si \? la, ou par un bémol, y est exprimé par fa mi ; ce qui fait que, si dans la musique moderne on voulait chanter la gamme chromatique ascendante selon la méthode des muaoces, on serait obligé de dire continuellement:

ut, ut #, ré, ré #, mi, fa, fa #, sol, sol #, la, la #, si, ut ; ut, mi, fa, mi, fa, ut, mi, fa, mi, fa, mi fa, ut;

et en descendant,

ut, si, si (7, la, la [7, sol, sol [?, fa, mi, mi [?, ré, ré [?, ut, fa, mi, fa, mi, fa, mi, fa, mi, mi, fa, mi, fa, mi.

Il n'est donc pas étonnant que l'invention du si ait fait époque dans l'histoire musicale. La musique devint alors fort aisée à apprendre , et les nombreuses difficultés dont la solmisation était hérissée auparavant, disparurent complètement.

PROPRIETA DE' SUONI E DEI TUONI = PROPRIÉTÉ DES SONS ET DES TONS. — (Voy. Colore de' Suoni).

PROSA = PROSE, s. f. — On appelle ainsi ce que l'on chante dans certaines fêtes après l'épître, parce que, dans ce chant, la loi du mètre n'est pas observée.

PROSE AMBANOMENOS = PROSLAMBANOMÈNE, s. m. — Le son ajouté. ( Voyez le tableau des Tétracordes à l'article Greci antichi).

Les Grecs ne pouvaient combiner le son le plus grave de leur système qui correspond à notre la de la clé de fa premier espace, avec le tétracorde le plus grave, parce que le premier degré de tout tétracorde ne doit constituer avec le second qu'un demi-ton; cest pourquoi il fut considéré comme un son ajouté au système, et fut qualifié de ce nom.

PROSODIA = PROSODIE, s. f — Partie grammaticale d'une langue relative à la longueur et à la brièveté des syl-

labes, et aux divers pieds qui en résultent pour la construction des vers.

On exige avec raison de tout compositeur de musique vocale qu'il connaisse bien la prosodie de la langue dans laquelle il écrit ; mais il est au moins aussi nécessaire qu'il ne pèche pas contre le sens logique.

On doit pour cela bien distinguer les propositions affirmatives des négatives et des exclamatives, les diverses espèces de cadences et de pauses, le point, etc. , et éviter les césures où les paroles doivent être unies.

PROSODIE = PROSODIES, s. f. — Chansons des anciens Grecs en l'honneur d'Apollon et de Diane.

Autrefois on donnait aussi ce nom aux processions.

PROSODIUM. — Ancien nom du motet.

PROTEUS = PROTÉE. — (Voyez Cembalo onnicordo ) .

PROÏHESIS = PROTHÈSE, s. f. — (Voyez Tempus Vacuum ).

PROÏOPSALTES. — Chef des chanteurs.

PROVA = RÉPÉTITION, s. f. — Exécution faite en particulier d'un opéra ou d'un morceau de musique qu'on doit exécuter en public.

Les répétitions sont nécessaires pour s'assurer de l'exactitude des copies, et pour que les exécutants se pénètrent bien du caractère de la composition et rendent fidèlement ce qu'ils doivent exprimer. Les répétitions servent aussi au compositeur pour juger de l'effet de son travail et faire les changements qui peuvent être convenables. *

Les premières répétitions sont faites ordinairement au piano par les chanteurs seuls , aidés du compositeur ou du musicien qui doit tenir le piano au théâtre ; ensuite on fait les petites répétitions ou répétitions au quatuor, c'est-à-dire avec les violons, la viole et la basse; puis viennent les répétitions à grand orchestre \ et enfin la

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