‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 310 sur 364 · SUO · texte numérisé non relu

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ni à ïartini, attendu qu'il était connu auparavant en Allemagne. Les premières observations sur ce phénomène se trouvent à la page ZjO-/il de la Méthode d'accorder (es orgues et tes clavecins, par J. A. Sorge, imprimée à Hambourg en

SUONO CELESTE = SON CÉLESTE. — (Voy. Céleste).

SUONO DI VOC&, TUONO DI VOCE = SON DE VOIX, TON DE VOIX. — Ces deux expressions , synonymes en ce qu'elles expriment les affections caractéristiques de la voix , ont entre elles des différences considérables.

On reconnaît les personnes au son. de leur voix , comme on distingue une flûte , un hautbois , un violon ou tout autre instrument de musique au son déterminé par sa construction. On distingue les diverses affections de l'ame d'une personne qui parle avec intelligence ou avec feu par la diversité des tons de voix, comme on distingue sur un même instrument les différents airs, les modes , les mesures et autres variétés nécessaires.

Le son de voix est donc déterminé par la construction physique de l'organe: il est doux ou rude, agréable ou désagréable, etc. Le ton de voix est une inflexion déterminée par les affections intérieures que l'on veut peindre ; il est selon l'occurrence élevé ou bas, impérieux ou soumis, fier ou humble, vif ou froid, sérieux ou ironique, triste ou gai, grave ou badin, etc.

SUONO GENERATORE = SON GÉNÉRATEUR ( Voy. les art. Snono et Corda génitrice). — Momigny nie l'existence de ce son , en disant que tout corps sonore engendre plusieurs sons , ce qui est prouvé même par la corde vibrante qui se divise en ses aliquotes. Néanmoins on entend mieux le son principal, non seulement parce qu'il est produit par la. corde résonnant dans toute son étendue , mais encore parce qu'il est le résultat de toute sa puissance et de toute celle du, corps qui la met en vibration.

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SLPERACLTA LOCA, SUPERACUT/E VOCES. — Ces expressions désignaient anciennement l'étendue des sons compris entre le (a clé de violon second espace et le mi au dessus des lignes.

SUPERPARTICULARIS , SUPERPARTIENS, — (Voyez Rapporta).

SUPERCILIUM. — Sillet.

SURDASTRUM. — C'est le nom qu'on donnait anciennement à un tambour qui servait d'accompagnement à une flûte à pan pour jouer un air de danse , au moyen duquel on croyait pouvoir rendre sans effet la morsure de la tarentelle.

SVEZIA == SUÈDE (notice historique sur la musique en). ■ — Les anciens Suédois avaient, relativement à leurs plaisirs, quelques habitudes aussi extraordinaires que leurs lois. Tous les peuples, civilisés ou sauvages, barbares ou à demibarbares, quel que soit le climat sous lequel ils vivent , se livrent à la danse. Mais les Suédois ne connaissaient pas ce genre de divertissement, attendu que leurs législateurs , mal inspirés, leur avaient interdit la musique et avaient déclaré les musiciens des personnes infâmes et dangereuses à l'Etat. Feu avant le règne de Gustave Wasa , il existait une loi qui bannissait tous les musiciens du royaume et permettait même de les tuer partout où l'on en rencontrait. Cet assassinat, dit Archenholz [Histoire de Gustave Wasa, tome V, pag. 113), était considéré comme une plaisanterie ; le meurtrier était seulement tenu de donner à l'héritier du mort une paire de souliers neufs , une paire de gants et un veau de trois ans. Mais cette misérable indemnité , accordée comme compensation à la perte d'un père, d'un fils, d'un frère assassiné, était plutôt illusoire, et l'héritier n'y avait droit qu'après s'être soumis à une épreuve humiliante et digne de ces temps barbares. On enduisait de graisse la queue du veau , qu'on menait sur le haut d'une colline ; l'héritier prenait cette queue

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dans ses mains ; le meurtrier frappait ensuite le veau avec un fouet et le forçait à s'enfuir. Si l'héritier pouvait le retenir, l'animal lui appartenait ; mais si la queue glissait entre ses mains, il perdait ses droits et restait exposé aux railleries des assistants.

Toutes ces horreursv se perpétuèrent jusqu'au règne de Gustave Wasa, élu en 1523; ce prince abolit des lois et des usages si ridiculement féroces, appela à sa cour des musiciens étrangers, et introduisit en Suède l'art de la danse, qui était inconnu auparavant. C'était dans une des salles de son palais que plusieurs fois par semaine on se livrait à la danse après le repas, au son de l'orchestre royal.

L'art musical est considéré aujourd'hui * par les Suédois comme une partie importante de l'éducation, surtout parmi les femmes.

Les professeurs de musique jouissent de beaucoup de considération et sont accueillis avec honneur parmi les classes les plus élevées de la société. Dans les montagnes, les bergers suédois se servent d'une espèce de longue trompette faite d'écorce de bouleau, qu'ils appellent mïr. Cet instrument , qui a quelquefois quatre pieds de long , rend un son très perçant , et dans un temps calme il peut être entendu à une grande distance. Quoique le son de cette trompette soit très fort et destiné a éloigner les bêtes sauvages, il n'est pas désagréable. Malgré leur goût pour la musique , les Suédois n'ont jamais manifesté de génie pour cet art. Il y a un théâtre à Stockolm; mais on n'y représente que des opéras italiens ou français. Cette capitale possède une Académie de musique, fondée en 1772 par Gustave III.

SYMPHONIURGIA. — Contrapoint.

SYNAPHE, s. f. — C'était, dans l'ancienne musique, la conjonction de deux tétracordes, au moyen de laquelle la

* Ajouté par le Traducteur.

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