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splendeur du culte divin au moyen du chant, et de propager la dévotion et la charité chrétienne.
Rodolphe II, dont le règne fut la plus brillante époque pour la littérature et les beaux-arts en Bohême , monta a ses frais une nombreuse chapelle composée d'artistes italiens et bohémiens. Mais l'époque qu'on peut appeler à juste titre le plus beau temps de la musique en Bohême, commence à l'expulsion des protestants, sous Ferdinand II et Ferdinand III.
La magnificence du culte divin devait être comme un témoignage éclatant du triomphe du catholicisme sur le protestantisme. Dans chaque couvent, dans chaque paroisse, il existait des possessions dont le produit était affecté à l'entretien de la musique du chœur; et les riches abbayes, animées d'un zèle et d'une charité bien vraies, s'empressaient a l'envi de les maintenir. Dans les collèges et dans les séminaires dirigés par les Jésuites, la musique était la partie principale des plaisirs et des récréations. L'étudiant et le musicien étaient deux natures indivisibles. La musique était une excellente recommandation pour être accueilli dans les couvents et dans les sociétés. Les domestiques mêmes, sachant la musique, étaient choisis de préférence et plus généreusement récompensés. Cet amour général pour ce bel art devait donc vivement engager les parents à faire étudier la musique à leurs enfants. Les moyens de l'apprendre ne manquaient dans aucune partie de la Bohême ; il y avait jusque dans le plus petit bourg un maître d'école qui devait en même temps enseigner la musique. Parmi tant de jeunes gens qui se livraient à cette étude , il se forma des talents remarquables, d'autant plus que le premier élément de leur éducation musicale était presque toujours le chant. A toutes ces circonstances favorables , il faut ajouter encore que les grands seigneurs étaient amateurs et protecteurs déclarés de la musique. Ils la faisaient apprendre à leurs vassaux; ef Tome i. i o
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dans beaucoup de maisons les ofliciers et les serviteurs mêmes devaient jouer de quelque instrument, afin d'être prêts à chaque instant pour l'exécution d'un quatuor, d'une symphonie. En voici un exemple :
Dans la maison du comte Joseph Kinsky, à Prague, le quatuor était encore, il y a quelques années, composé du valet de chambre qui faisait le premier violon , du cocher qui jouait du violoncelle , et de deux autres domestiques dont l'un jouait le second violon et l'autre de la viole ; et tous les quatre exécutaient leurs parties avec une précision et un lalent remarquables. Plusieurs autres personnes, appartenant à la classe riche, avaient une chapelle attachée à leur maison , et donnaient des concerts toutes les semaines. Il ne faut donc pas s'étonner si la Bohême compte parmi ses enfants : Gasmann, Gluck, Misliweschek, les deux Benda, Stamitz, Seegert, Punto, Tiirk, Brixi, Werner , Neubauer, Rotzeluch, Wanhal, Krommer, Girowetz, les deux Dussek, Reicha, Gelineck, Maschek, Rosier, "Wéber, Witassek, Fiala, etc. ; et que l'un des Conservatoires , qui sont en si petit nombre en Europe, se trouve à Prague en Bohême (Voy. l'article Gcrmania, où l'on parle d'un spectacle qui a été donné dans cette ville en 1724 , et qui est unique dans l'histoire musicale).
BOLERO, s. m. • — Sorte d'air de chant et de danse en usage en Espagne. Le boléro est accompagné par plusieurs instruments, ou par une guitare, ou par un violon (Voy.fig. 29).
BOMBARDA = BOMBARDE , s. f. —C'est, dans l'orgue, un registre de tuyaux à anches, ouvert, de seize et même de trente-deux pieds, imité d'après l'instrument dont il est question dans l'article suivant , et qui sert d'octave basse au bourdon.
BOMBARDO, s. m. = BOMBARDE, s. f. — Instrument à vent en bois , dont on faisait un grand usage dans les siècles passés. Cet instrument était de l'espèce du hautbois, avait
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six trous pour les doigts, différentes clés, et se jouait avec une anche.
Il y avait plusieurs espèces de Bombarde, savoir: 1° la contrebasse de Bombarde ou Bombardone, qui était "de la longueur énorme d'environ dix pieds (cinque bracelet), avait quatre clés et une étendue du contre fa de basse audessous des lignes, au fa quatrième ligne de la même clé; elle se jouait avec un bocal comme le basson; 2° la Bombarde, qui avait également quatre clés et une étendue du do de basse au-dessous des lignes , au do de basse au-dessus des lignes ; 3° la Bombarde Ténor, dont l'étendue était du sol de basse première ligne , au soi de violon seconde ligne ; l\° le Nicoio , qui avait une étendue du do de basse second espace, au sol de violon seconde ligne, et n'avait qu'une clé; 5° la Bombarde petite, qui avait une clé et une étendue du soi de violon au-dessous des lignes, au ré quatrième ligne ; 6° la Bombarde appelée Chalumeau ou Fifre pastoral (piffero pastorale) , qui est encore en usage dans quelque pays ; il n'a qu'une clé et une étendue du fa de violon second espace, au la aigu. Quelques-uns de ces fifres ont deux clés, et alors leur étendue arrive jusqu'au do. Cet instrument , dont le son est dur et perçant, a servi d'origine à notre hautbois.
BOMBO , s. m. — Anciennement on appelait ainsi la répé tition d'une note sur le même degré.
BOMBY KAS. — Nom grec des clés des instruments à vent.
BOMBIX. — Nom grec de l'ancien chalumeau.
BORDONE = BOURDON, s. m. — C'est le nom par lequel on désigne ordinairement les tuyaux ou cordes d'instruments qui donnent toujours le même son dans le grave, comme dans les musettes , les vielles.
On appelle aussi bourdon, dans l'orgue, un registre de