‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 72 sur 364 · PROFESSEURS · texte numérisé non relu

PROFESSEURS

Classe des chœurs : Tariot et Schneitzœffer. Solfège : Lecouppey, Batiste. Goblin, Kuhn, Lebel, Moreau. Marmontel, Croharé. — Mesdames Robin, Rieusset, Rustenholtz, Raillard, Paquiet et Klotz.

Classe d'ensemble : Kuhn.

Chant : De Garaudé , Henri , Panseron , Ponchard . Banderait, Bordogni. — Madame Damoreau.

Etudes de rotes : D'Herbes et Potier.

Opéra sérieux : Nourrit et Dérivis.

Déclamation spéciale : Michelot, Samson, Provost. Opéra Comique : Morin.

Maintien théâtral : Deshayes.

Lecture à haute voix : Morin.

Harmonie et accompagnement : Dourlen, Bazin, pour les hommes ; Bienaimé et mademoiselle Hervi , pour les dames. Contrepoint et Fugue : Halevy, Millet, Leborne, Elwarl. Composition : Berton et Paër.

Orgue : Benoist.

Piano : Adam, Laurent, Zimmermann. — Madame Coche. Etude du clavier : Mozin. — Mesdames Vierling, Berchtold. Harpe: Prumier.

Violon: Baillot, Glavel, Guérin, Habeneck. Violoncelle : Norblin , Vaslin.

Contrefasse : Chaft.

Flûte : Coche et Tulou.

Hauthois : Vogt.

Clarinette : Lamour.

Basson :

Cor : Dauprat.

Cor à pistons : Meifred.

Trompette : Dauverné.

Trombone : Dieppo.

Gand , luthier du Conservatoire.

Grisi , maître d'armes.

Muller, accordeur.

Hottin, relieur.

Nombre des élèves, 400.

CONSERVATORIO DI PRAGA = CONSERVATOIRE DE PRAGUE. * — Vers l'an 1810 , un grand nombre d'amateurs

' Ajouté par le Traducteur.

distingués formèrent à Prague une société sous le nom de : Société pour ta propagation de la musique en Bohème. Cette société est devenue depuis un Conservatoire , qui a eu pour directeur M. Weher, musicien d'un talent très élevé, et animé d'un zèle ardent pour le succès de ses élèves dont il était à la fois le père et l'ami.

Voici sur quelles bases repose l'organisation du Conservatoire : Les élèves sont obligés de passer six ans dans l'institution. Dans cet espace de temps , ils suivent deux cours qui durent trois ans chacun. On y fait des études aussi variées que sérieuses et profondes. Les élèves sont instruits sur le chant et on leur apprend à jouer de tous les instruments qui composent l'orchestre; mais l'enseignement ne se borne pas à des études spéciales sur l'art musical , les élèves apprennent encore toutes les langues mortes et vivantes, la poésie, la déclamation, en un mot tout ce qui peut contribuer à leur instruction littéraire, sociale et artistique. La classe de chant n'existait pas dans l'origine ; elle a été établie plus tard, d'abord pour les jeunes filles seulement, et ensuite pour les jeunes garçons.

Tous les trois ans, le Conservatoire adopte quarante-cinq élèves dont il fait gratuitement l'éducation musicale. Ils sont classés dans des catégories diverses, selon leur goût ou leur aptitude :

Il qui se destinent au violon ou à la viole, sont placés sous la direction de M. Pixis.

o pour le violoncelle, sous M. Huttner.

3 pour la contrebasse , » Hauser.

[\ pour la flûte , » Eiser.

h pour le hautbois, » Bauer.

b pour la clarinette et le basset, » Farnich.

l\ pour le basson , » Bettlach.

5 pour la trompette et la saquebute , » Kaii.

Tous ces maîtres ont été choisis parmi 1rs meilleurs mrusi-

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ciens de l'Allemagne, et inspirent autant de confiance par leur talent et leur réputation , que par leur dévoûment à la prospérité de l'institution.

Pour le chant, on reçoit seulement six jeunes gens et six demoiselles qui sont confiés aux soins de M. Gardigniani et de Madame Caravoglier-Sandini. M. Barth enseigne le piano et M. Weber la théorie de la musique. Avec de pareils maîtres l'enseignement est profond et les progrès des élèves sont rapides.

Après avoir consacré les trois premières années à l'étude des éléments de la musique , les élèves , au commencement de la quatrième, passent dans le second cours. Là, on les réunit plusieurs fois par semaine pour exécuter des morceaux à grand orchestre , des concertos ou des morceaux de chant. Il y a une grande salle destinée à la représentation de toutes les œuvres classiques, et un théâtre où les élèves du Conservatoire s'exercent à jouer les opéras les plus remarquables des grands maîtres de tous les pays.

Il y a deux fois par an des examens généraux; ces examens, dans lesquels on fait aussi des essais sur la déclamation, ont lieu, aux mois de mai et de décembre, devant un comité nommé par le directeur du Conservatoire.

Il n'y a point de difficulté , point d'obstacle qui puisse les arrêter; aussi de pareilles institutions trouvent-elles parmi les classes élevées de la société, des soutiens puissants qui luttent de générosité avec le gouvernement pour assurer leur prospérité. Le Conservatoire de Prague est protégé par la noblesse. Il n'y a point de sacrifice qu'elle ne fasse, pas de témoignage d'affection et de zèle dont elle ne soit capable en faveur des élèves. Par ses soins on y élève gratis , tous les ans, cent quatorze jeunes artistes, ce qui fait cinq cent treize virtuoses depuis vingt-huit ans. De grands compositeurs et de grands instrumentistes sont sortis de cette institution.

CON&EMAZIONE DELLA YOŒ - CONSERVATION DE

LA VOIX. — Dans tous les âges il faut éviter d'exercer trop longuement la voix sur les notes trop graves ou trop aiguës; l'exercice le moins pénible, lorsqu'il n'est pas aussi trop prolongé , est celui qui se renferme clans les sons du médium. Il convient aussi d'éviter tout exercice gymnastique un peu violent, tel que la course, la danse. On ne doit chanter ni après avoir subi un mouvement vif, ni avant de se mettre à table, ni après avoir mangé, ni dans un local trop froid ou trop chaud. On ne doit pas passer tout d'un coup du chaud au froid , ou se placer entre deux airs. Il faut fuir les excès , particulièrement pendant la mue; enfin il ne convient pas de chanter dans un état maladif, surtout lorsque les organes de la voix sont affectés.

CONSONANTE = CONSONNANT, adj. — Un intervalle consonnant est celui qui donne une consonnance ou qui en produit l'effet. Un accord consonnant est celui qui n'est composé que de consonnances.

CONSONNANTE, s. f. — C'est le nom que l'on donne à un grand instrument qui n'est plus en usage et dont l'invention est attribuée à l'abbé Dumont. La consonnante tient du clavecin et de la harpe : son corps est comme un grand clavecin vertical posé sur un piédestal. Sa table d'harmonie est montée des deux côtés de cordes qu'on pince avec les doigts.

CONSONANZA m CONSONNANCE, s. f. — Les théoriciens divisent les intervalles de la gamine diatonico-cromatico-enharmonique, en intervalles agréables qu'ils appellent consonnances, et en intervalles plus ou moins désagréables, qui ont besoin d'être préparés et résolus, et qu'ils appellent dissonnances.

Un écrivain moderne, allemand, trouve cette définition ridicule et même fausse en partie, et, dans son ouvrage, il n'accorde une place aux consonnances et aux dissonances que comme à une doctrine sanctionnée par l'antiquité.

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