‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 84 sur 364 · COR S · texte numérisé non relu

COR S

Ion que ce ta est plus ou moins élevé ; on dit que le diapason est haut ou bas.

Hawkins dit, dans son Histoire de la Musique, que le diapason fut inventé en 1711 par un anglais nommé John Shore.

Paolucci affirme (Arte pratica ciel Contrap. , tom. in, pag. 174) que vers le même temps il existait en Italie trois sortes de diapasons : le lombard était le plus haut , le romain était plus bas d'une tierce mineure , de telle sorte que le ré de Milan correspondait au fa de Rome ; le diapason vénitien tenait le milieu entre les deux autres; depuis lors il s'est insensiblement élevé au ton de celui de Milan.

Autrefois il y avait en Allemagne deux sortes de diapasons : 1° celui de chœur ou d'orgue (chorton), qui était d'un ton plus haut que celui des orgues modernes ; 2° celui de chambre [kammerton) , qui était à l'unisson de celui de ces mêmes orgues. On trouve aussi dans les plus anciennes orgues allemandes un autre diapason, qu'on appelait diapason de cornet; il est encore plus haut que celui du chœur. Aujourd'hui tous les constructeurs d'orgues règlent leurs instruments sur le diapason de chambre.

Grande est la confusion entre les diapasons actuels des divers pays de l'Europe , en ce qui concerne les orchestres de théâtres. Non seulement presque chaque ville a le sien , mais dans diverses villes il en existe plusieurs. Par exemple , la capitale de l'Autriche en possède trois , savoir : celui de la cour, semblable à celui de Saint-Pétersbourg, lequel est plus haut que celui de l'Opéra de Paris , mais qui est moins élevé d'un quart de ton que celui de Milan. Le diapason le plus bas de Vienne est d'un demi-ton plus haut que celui de Leipsick. Le diapason de Rome est toujours beaucoup plus bas que ceux de Milan , de Pavie , de Parme, de Plaisance et de toutes les autres villes de la Lombardie.

On remarque que le diapason de chambre s'est sensible-

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