‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 93 sur 364 · DEC S · texte numérisé non relu

DEC S

monte à la tierce ; on la inarque alors avec un 10 et on l'appelle dixième; 2° dans le contrepoint double, attendu que le renversement de l'intervalle de tierce est différent de celui de la dixième (Voy. Contrappunto doppio).

DECIMA NONA = DIX-NEUVIÈME , s. f. —C'est la double octave de la quinte.

DECIMA OTTAVA = DIX-HUITIÈME, s. f. — Double octave de la quarte.

DECIMA QUART A = QUATORZIÈME, s. /*. — Septième augmentée d'une octave.

DECIMA QUINTA = QUINZIÈME, s. f. — Double octave.

DECIMA SETTIMA = DIX-SEPTIÈME, s. f. — Double octave de la tierce.

DECIMATERZA=TREIZIÈME,i. /*.— (V. Terza Décima).

DECLAMAZIONE = DÉCLAMATION, s. f. — C'est parler, lire ou réciter, selon la différence et la gradation des sentiments plus ou moins vifs qui accompagnent les pensées. La signification du mot déclamer est inférieure à celle du mot chanter, supérieure à ce qu'on appelle ordinairement parier, et différente du mot réciter, pris dans sa signification ordinaire.

La déclamation musicale consiste dans l'art de rendre par les inflexions et par le rhythine de la mélodie, l'accent grammatical et l'accent oratoire.

Quoique dans le chant les sons prennent une modification par l'organe de la voix , et soient émis dans un tout autre rapport que dans les discours, il faut cependant que le chanteur observe aussi une exacte déclamation, semblable à la déclamation oratoire.

Les principales lois de la déclamation sont 1° de respecter la prosodie sous le rapport de la durée des sons , comparati vement à la valeur des syllabes ; 2° de mettre les effets inattendus à leur véritable place, et de les employer à propos, de ne s'éloigner que rarement de l'harmonie simple , et de ne

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pas trop multiplier les modulations recherchées ; 3° de se conformer a l'accent qui convient à chaque personnage relativement à son rang , son caractère , son âge , et à la situation dans laquelle il se trouve.

DECRESCENDO, et par abrév. Decresc. ( en diminuant). — Ce mot italien signifie^ le contraire de crescendo, c'est-àdire une diminution progressive d'intensité des sons dans l'exécution de la musique. Quand il n'embrasse que peu de notes, il est désigné par ce signe ~m~^^^>9 qui est le contraire de celui du crescendo ( Voy. ce mot).

DEDUCTIO. — C'est le nom que Guido donnait à la progression des notes ascendantes par degrés conjoints , parce que fer fias deducitur vox; et il appelait reductio les notes descendantes, attendu que per fias reducitur vox.

DENTS D'OR. — C'est le nom d'un clavecin à pédale , inventé dans la première moitié du siècle dernier par Divis , prêtre à Predmitz , en Moravie. On prétend que cet instrument imitait presque tous les instruments à cordes et à vent, de cent trente manières.

DIAFONIA == DIAPHONIE , s. f. — Par ce terme les Grecs entendaient les dissonances , parmi lesquelles ils comptaient les tierces et les sixtes. Dans les xr et xir siècles, le mot diaphonie signifiait la voix de soprano, et après l'invention de l'harmonie, on indiqua par ce nom une composition à deux parties.

DIAGRAMMA = DIAGRAMME, s. m. — Ce mot grec, qui veut dire par (étires, signifiait dans la musique ancienne la table qui présentait à l'œil l'étendue générale de tous les sons d'un système, ou ce que nous appelons aujourd'hui échelle, clavier.

DIALOGO = DIALOGUE, s. m. — Composition à deux voix, ou deux instruments qui se répondent l'un à l'autre dans la même modulation, et souvent avec les mêmes notes.

Un opéra n'est en quelque sorte qu'un dialogue continuel.

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