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venteor de cette syllabe. Burmelster^ dans un ouvrage publié en 1599 9 appelle cette syllabe ocift^en^i^ia. U parait doDC qu'à cette époque elle n'étattpas encore beaucoup en usage.
SIAMOIS (musique chez les].*— Les Siamois paraissent avoir fait plus de progrès dans la musique que les autres nations de l'Asie. Us l'aiment beaucoup, et leurs mélodies, généralement vives et brillantes, ne sont pas dépourvues de cbarme, même pour l'oreille cultivée d'un Europe^. Leurs instruments, disent-ils, et même une partie de leur musique, dérivent du Birman, du Pégu ou de la €hine, et cependant ces nations considèrent les Siamois comme plus habiles qu'eux en musique, et leur attribuent l'invention de leurs principaux instrumenls. Il y a beaucoup de douceur, d'agrément et de sbnplicité dans la fuqsique des Siamoia; eUe diffère de celle des autres nations orientales barbares en ce qu'elle est en général dans le mode mineur. QrawCurd assure que la plupart de leurs mélodies ressemblent à la musique des Ecossais çt des Irlandais. Vore^e n'est poiut choquée par des sons durs et criards, ni p^r des transitioj^ trop subites. Le but des musiciens siamois est de toucher Jl'ame, d'intéresser l'écrit et d'exciter les passions; pour y parvenir, ils ont plusieurs espèce^ d'airs qu'ils f^ploieut selon l'effet qu'ils cherchent à produire. Leur» morceaux de muidque sont en très grand nomlur?.
Les principaux instruments de ce peuple sont ; une flûte semblable au flageolet appelé kUmù Le tak^ay, ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec un lézard. U est fait de bois dur» garni tout autour en nacre de perle. Le corps est creux, et par derrière se trouvept trois ouveriures sonores. Trois cordes, une de f|l de enivre et les deux autres en soie, sont tendues sur l'instrument d'un bout à l'autre; elles sont accordées au moyeu d^longuei^ chevilles; l'exécutant appuie
* Ajoute par le Tradaeieur.