MAE
que à une^ deux, trois, quatre, duq et jusqu'à huit et dix voix. Luca Marepzio fut celui de tous qui contribua le plus à perfectionner le madrigal, n en publia un nombre prodigieux; seixe à dix-huit collections en furent imprimées d'abord à Venise, puis à Londres et à Anvers. L'ab. Charles Gesualdo, prince de Yenosa, en publia six collections à cinq voix, et une à six, qui furent imprimées dans plusieurs parties de TEurope. ^Palestrina et Claude Monteverde se distinguèrent également dans ce genre de musique. La musique concertante n'ayant pas été encore introduite dans l'église, ni la musique dramatique au théâtre , les compositeurs de cette époque se livrèrent à la composition des madrigaux , qui se distinguent par des modulations inusitées, par de plus grands sauts d'un interv£dle à l'audre dans les cantilènes, par les contrepoints doubles et les imitations libres, et formèrent un style tout-àfait neuf et différent de celui employé jusqu'alors pour la mu* sique d'église; de là vient le nom qu'on lui donna de styte madrigaiesque. Quoiqu'il ait été négligé ensuite, quand on s'appliqua entièrement au style théâtral , néanmoins les plus grands génies se plaisaient encore à s'en occuper, comme Marcello^ Dm^ante. De nos jours même Chérubin! n'a pas dédédaigné de le reproduire , en l'embellissant de nouveaux charmes.
MADRIGALESCO=MADRIGALESQUE, adj. — (Voy.
l'art précédent).
MAESTOSO (majestueux), adj. — Un morceau de musique de ce caractère demande un mouvement plus lent et une exécution semblable sdx grave (Yoy. cet art ). Quelquefois il accompagne, comme épithète, les mots aiiegro, adagio, etc.
MAESTRI CANÏORI = MAITRES CHANTEURS. — (Voy. l'art Cantori erotici).
MAESTRICELIi (petiU maéstri). — Parmi les élèves supérieurs, des anciens Conservatoires de Naples, et les plus