‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 111 sur 183 · SIS · texte numérisé non relu

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ployés en muslqae dans uo ordre connexe. A l'article Tempérament » il est parié An système moderne divisé eo octaves, qu'on appelle aussi système tempéré; k l'article Grecê ancien^, , il est question du système divisé en téira^ çarde^p et à l'article Soémisation, du système divisé en hexacardei.

Le sffêtème d'harmçnie est l'ordre et la coBnexioo de tous les intervalles et de tous les accords eny>loyés dans la musir que. Au moyen de ce système nous pouvons nous rendre raison de leur génération et de leurs rapports réciproques, suivant les diverses altemations opérées dans l'harmonie. Ce système est pour stfnsi dire l'arbre généalogique de tous les membres composant la famille entière des sons, engendrés seulement par peu de sons fondamentaux; c'est une espèce de table musiçorétymologique, à l'aide de laquelle on peut reconnaître l'origine, la connexion et la formatiou des inter-f valles et des accord^

Rameau fut le premier qui, dans son traité d'harmonie , publié en 1722, réduisit les accords en un système fondé sur la sympathie des sons et sur la détermination de différents accords fondamentaux d'pù, au moyen des renversements, les autres découlent

Après Rameau 9 les systèmes les. plus reniarquables sont ceux de Tartini, de Riccati , de Kimberger, de Vallotti , dç Vogler et de Momigny.

SISTEMATICO =» SYSTÉMATIQUE, adj. — Intervalle systématique (Voy. Campoêto).

SISTRO = SI3Tf^E, «. m. — Rtttroment de percussion; il est ovale et fait d'une Is^ne de métal sonore^i dont la drcon^ férence est percée de divers trous opposés^ par lesquds passent plusieurs baguettes de métal. On agite le sistre en car d^ce pour lui faire rendre un son*

Le sistre était l'instrument favori des anciens Egyptiens ^ f\ il est encore en usage en Egypte et dans l'Abyssinie.. Lei^

JBaropéens r^miriirfeiit quelquefois dans la muslqae militaire.

Sistre est aussi le nom d'une espèce, de ^rultafe montée de quatre cordes en métal et Inventée parles AUemanda. Cet Instrument a été abandonné à cause de sa conqillcaflou (Yoy. Chitarra têdaea).

SISTRO W MEGRI = SISTRI DES NfcCRES. -* Morceau de fer garni de docbetlei qu'on agite pour indiquer le rhytlime.

SmcINESf *- Ou appelait alDd ches les anciens Romains ceux qui» dans les fimérailles. Jouaient des Instruments k vent

SMANIGiOlB » DÉMANCHER, v. n. ^ C'est, sur les instruments à mancbe, tels que le violon, le viohmcelle, etc., ôter la main gauche de sa position naturelle pour l'avancer sur une position plus liante , afln de tirer des sons plos aigus sur les mêmes cordés, et qu'on ne p^ut obtenir avec la por sition naturelle de la main.

SHORZANDO (ai diminuant). — Diminuer graduellement, dans l'exécutiottylaforcedela voix ou duson desinstnunents (Voy. Decreêcendo).

SMORZATORE ^ ÉTOUFFOIR, «.m. — C'est, dans les instruments à clavier, une petite i^dce de bois garnie de drap à son extrémité , que le mécanisme de l'instrument fait tomber sur la corde vibrante pour en étouflér le son. L'étouflToir (ombe toutes les fois que la touche se rdève, n'étant pins reitenue par le doigt

On a adapté au i^ano une pédale qui fait lever en même temps tous les étouifoirs. Scm emploi produit un grand eflét dans un cre$cùndû, un fortùHmo, si l'on a soin de la quit* ter promptement toutes les fois que l'harmonie cliange; autrement les vibrations des sons d'un accord , se prolongeant sur l'accord suivant, donneraient des résultats désagréables.

fopr fpirmer sur e piano e) eu qu'on appelle céiesu, ou

prend en même temps la pédale qui lèf e les étonffoirs et la pédale céleste.

A l'article Sourdine il «st paiM des différentes sortes d'étoirfrolrs des iBStromeiits à cordes et à archet

SOCIETE FILARMONIGA ^ SOCIÉTÉ PHILHARMONI- QUE. — (Voy. Jccademia).

SOFFOGAMENTO DI BATTUTA ^ SUPPRESSION DE MESURE. -^ (Yoy. Periodoiogia).

SOGGETTO = SUJET, $. m. — CantUène qui forme le motif principal d'an morceau de musique (Voy. Vuga).

On dit ainsi que le êvgeê d'un drame est tiré d'un fait historique ou fabuleux, etc.

SOL; — anquième degré de la gamme diatonique moderne et des hexacordes (Voy. Salmisaaione).

SOLENNE = SOLENNEL, adj. '— (Voy. Subtime).

SOL FA. «-' Désignait dans rancien solfège le changement de ces deux syllabes sur le son de do (Voy. Sotmisazione).

SOLFA ouZOLFA, #. f. —Baitere ia zotfa signifie en italien battre ia mesure,

SOLFEGGIARE o SOLMIZZARB = SOLnBR ou SOLMI- SER, V. n. -^ Ghanter un morceau de musique sans paroles, composé seulement potor exercer les organes de la voix, prononçant les syllabes correspondant aux sons de la gamme.

Quelques auteurs prétendent que les verbes soifier et soimiur ont tous les deux pour but d'indiquer le 9ot comme note initiale du système deshexacordes. Il semble cependant que êoimieer cadre mieux que l'autre, attendu que lés notes so^ mi constituent les deux extrêmes de ce système. Quelques antres partagent ropinion que le mot Bolfier a été formé à l'époque où le système musical avait pour base la gamme soi ia H ut ré mi fa ( Voy. Sotmisazione).

SOLFEGGIO = SOLFÈGE, s. m. — Collection d'exercices destinés à faire faire aux élèves qui apprennent la inuslque^

rapiiHcattoai de toute» les règles élédieBUlres de cet art.

Le solfège est aussi avautageux que nécessaire. U force l'élève à réfléchir sur l'essence du son^ attendu que celui qui apprend le chant différemment de celui qui apprend un ia^ strument» n'a aucun indice certain ou approximatif pour sai* sir tel ou tel intervalle» Les monosyllabes du solttge, pn>* noncées avec netteté, font acquérir à l'élève une articnlation des paroles du cbant puce et Uen distincte* Le solfège le rend en outre propre à déchiflirer d'un coup-d'cell un morceau de musique quelconque , et à écrire correctement toute mélodie ou toute idée musicale que son imagination pourrait lid suggérer.

SOL LA. — Désignait dans l'ancien solfège le changement de ces deux syllabes sur le son ré (Yoy. Solmisazione).

SOLMISATIO BELGIGA. — (Voy. l'article suivant).

SOLMISAZIONE = SOLMISATION^ s. f. — Action de solmiser ou solfier.

Quand on parle de la solmisation ancienne, on entend les six syUabes ut, ré, mi, fa, soi, ta, qu'on employait alors pour la dénomination des six premiers sons de l'échelle nui^ aicale. On prétend que cette invention est due à Guido d'Areazo.

Get homme célèbre naquit, à ce qu'il parait^ vers lOil^^ et entra fort jeune au monastère de Pomposa, dans le dndié de Ferrare; ce fut là qu'il imagina ses nouveaux procédés pour écrire et enseigner la musique. Voici, d'ajurès quelques auteurs, ce qui lui donna l'idée de cette échelle.

Un prélat, nommé Pauld'Aquilée, qui vivait peu de temps après Boèce , voulant consacrer un cierge pascal , chanta avec tant d'énergie pendant la consécration qu'il gagna mt enrouement Afin d'obtenir une prompte guérison il adressa des prières à saint Jean-Baptiste , appelé dans la Bible voœ elamantis, et composa en son honneur l'hymne Ut queant iaxis, dans laquelle il demandait instamment que la voix lui

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fût rendue ^ et Tidstoire ajoole que ses vceax forent eiaocés. Cette hymne fat placée par les pères de Tégllse dans Fofiice dusolr, et les mosleiens de cette époque la chantaient comme un remède eflBcace contre Tenrouement On y ajouta une mélodie combinée de telle sorte, que le chant de la première syllabe de chaque vers commençait par un son différent exprimé par une des lettres grégoriennes, savoir : la première syllabe par C, qui répondait à ut {ut); la deuxième par D, à ré {reaonnare) ; la troisième par Ej à mi {mira); la quatrième par F, à fa {famuii); la cinquième par G , à soi {sotve) ; et la sixième par J , correspondant à ta {iaéii).

JJi qu^antkuris

Mira gettorum FamtiU tuorum So\ve poUuH Labii natum SANCTE JOBANNES.

Quido ayant remarqué la disposition de cesr syllabes, s'en servit pour faciliter la lecture de ces six sons aux enfants de chœur qu'il dirigeait. Dans la lettre que Guido écrit à son ami Michel, il lui conseUle de se graver dans la mémoire, au moyen de ces syllabes hiitiales , la difflérrace qui existe eiitre les sons; mais il ne dit pas qu'elles doivent servir à la dénomination des six sons, et ne les considère que comme un simple souvenir, ainsi que oda résulte de l'usage qu'il eo fit dans son enseignement Oh ne comprend pas cependant comment l'application de ces syllalies aux sons de la gamme a été si générale après Tépoque de Guido, qu'elle a produit tons ces inconvénients qui devaient néoessahrement dériver de rinsuIBsanee de six syllabes pour sept sons. Si Ton Juge Guido d'après ses propres écrits, il est certain qu'on ne peut pas lui faire reproche d'une chose dont il ne parle pas, et que par conséquent on ne doit pas l'accuser d'être l'auteur de

tous les inoonvéniaits qui ont été le résultat de l'usage mal entendu des six syllabes.

A Fappul de cette assertfen on peut ajonter que lès au^ teurs contemporains de Giiido ne font aucune mention de sa méthode de solmisation par les six syllabes. Bemon^abbé de Saint -Gall, mort en 1048» n'en parle point Hennann Gontractus» mort en 1054» n'en dit pas davantage; mais il propose une nouvelle notation. Guillaume» abbé d'Hirschauy vers 1068 essaya de réformer le système de Guido » sans parler de ces syllabes; un grand nombre d'auteurs postéerieurs se taisent à ce sujet , à l'exception de Jean Çotton , dont on ignore le véritable nom , la patrie et l'époque même où il vécut. L'abbé Gerbert prétend que son véritable nom est celui de Jean Scbolasticus» qui vécut vers Tan 1047» dans le. couvent de Saint-Mathias à Treveri. Quelques autres au^ teurs attribuent son ouvrage à Jean XXII » pontife du quatorzième siècle. Le père Martini ( Storia delta Murica, Ul,p. 377) croit que Jean Gotton vivait dans le douzième siède. Qum qu'il en soit, il semble que cet écrivain a vécu non seulement après Guldo» mais après les auteurs dont il vient d'être parlé plus haut Voici comment il s'exprime : Seœ 8unt syllahœ, quas ad opus mudcœ as^umù^uë, dû vergœquidem afmd diversoê; verum Jngli, Frandgenœ, Ji&manni vOwntur ut» ré» mi» fà» sol> la. ItaU autem atias hahtnt, qua» qui nosse detiderant stipuUntur aif if M. Ce passage dit clairement que les Italiens seuls ne se sont pas servi de ces syllabes.

Tout ce qui vient d'être dit contre l'iûvention de la mé-^ thode de solmisation par les six syllabes» attribuée à Guido, peut être aussi appliqué à la division de la gamme musicale en hexacordes. Cette division doit être postérieure à Guido» attendu que les écrivains de son siècle et ceux qui vécurent aussitôt après lui , ne parlent Jamais dliexacordes, mais detétracordes, et que Guido lui-même n'en fait aucune

mention dans ses éerits. Pour qn^on potee avoir une idée de cette division de la gamme en bexacordes^il est ntiie^d'abord de faire ol)serverice dont il s'agfissait : Gnido, ou tout autre qak a intenté cettedivision, arait sonis les yenx les tétracordes des anciens où le demi-ton devait se trouver toujours entre le premier et le second degré; raison pour laqueUe les anciens ne pouvaient pas commencer la division de leur système par le son le plus bas, appelé ^«s^améanom^ne (la), mais par Vhypau hypaton (si). Et comme l'inventeur de rbexacorde voulut commencer par le son le plus bas , c'està-dire par le gcwntna ( r) , il donna au demi-ton une place diCCérente de.celle qu'il avait dans les tétracordes, c'est*^dire qu'il le plaça entre le troisième et le quatrième degré : c'était une conséquence naturelle de cette nouveUe division qui commençait deux sons plus bas. L'extension totale du système était donc composée de sept hexacordes> sous chacun desquels on plaçait les six syllabes ut ,r6,mi,fa, soi, ta, de maidère que le mi^fa occupait toujours le demi-ton, et par conséquent l'intervalle entre le troisfème et le qoa-^ trième degré :

1 Sol, laTsI. do, ré, mi. ^ 2 ^ a

m ré mi fa soi Ut. \ Z^ *-

3 Bo, fé. mi. ra, sol, la. i^ 'S ^

, Vt ré mt faiolla. . >i * •

S Fa. sol. la,'7ib, do, ré. / S - *

Vt ré ini poL solla. f g ^ J

h Sol, la. al,'^, ré. mi. A S S S,

Vt ré mi fa sol, ia. f %% ^ «

5 Do, ré, mOa. soi, la. I f 1 1 I Vt ré mi fa sol la. l ^ | f S

6 Fa, aolJaTiibfdo. ré. i 5 a g 5

Vt ré mi f^^sol la. g | ^ fe

7 Sol, la, ftOo, ré, mi. / â "^ J §

Vt ré mi fa sol la. I -S *? ë.

Ces hexacordes étaient divisés en durs, mais et luUunis. Le premier, qui s'étendait de^^ à mi, s'appelait bexacimle

flur {hexachordon durait oa durum), parce qa'il contenait le bécarre à la troisième note ; celui de /a à r^ se nommait hexacor^e moi {hexachordon inoiic ou moiiare), parce qu'il avait le bémol au si; enfin Thexacorde ûedokia était un hexacorde naturei {hexachordon naturale ou pennanen8)y parce qu'il n^ayait aucun de ces signes.

Ainsi toutes les fois que la mélodie ne dépassait point l'étendue d'un hexacorde 9 le nom des notes ne changeait pas.

Exemple dans l'hexacorde de do:

Bo Bé mi fa ré Mi fa sol la Sol fa mi ré Do. Ut Ré mi fa ré Hi fa sol la Sol fa ml ré no.

Exemple dans l'hexacorde de pi:

Do fa sol la Si\^ do la H\f Sollaii\^$ol Fa.

Sol ut ré ml Fa sol mi fa Ré mi fa ré Ut.

Mais si le chant avait une extension plus grande que celle de l'hexacorde , il fallait changer le nom des notes, afin que l'hitervalle exprimé par mi^fa 9e retrouvât toujours du troisième au quatrième degré.

£n supposant qu'on voultt chanter cette octave ,

Do, ré, mi, fa, soh la, si, do.

Ut ré ml fa sol la

ut ré mi fii.

on était obligé de changer le nom de la note soi en celui de ut , celui de la note ia en ré, pour que le mi- fa tombât sur le demi ton si-do.

Le tableau ci- joint fera facilement comprendre les différentes espèces de muances et le nom des sons qui résultent de cette méthode ; il fera aussi connitftre la raison pour laquelle en Italie on nomme quelquefois le do C soi fa ut, le soi G sol ré ut , et ainsi de suite.

Dbmi-^ton.

Demi-ton.

Demi-ton.

Demi-ton.

Demi-ton.

Demi-ton.

Dbmi-ton.

Ml(e)

la

soi

fa nni ré ut

la

sol

la sol fa

Bé(d)

Do(c)

Si(b)

la

fa

mi

ml

ré

Sol (g)

sol

ré ut

ut

Fa(f)

loi fa ml

1^ ut

fa

mi ré ut

Do(c)

Slb(b)

La(t)

la loi fa mi ré ut

Soi (g)

Mi(e)

la

Ké(e)

sol fa

Do(c)

Sl(b)

ml

La(.)

re

8ol(g)

ut

R fi

il e lis

' Le tableau soiyaBt servira ensuite à faire eompreiidre les anciens auteurs latins, italiens et français qui ont écrit sur la musique:

± f A mi la.

S. BfiiH.

< \ C toi ttf»

2 < D te rrf.

S i £ <i mt.

H r F /5b uï. ^^ F faut. S ' F f»( fa,

^ \G soi ré ut. %\Ù sol ré, ^\g ré sol.

Cette dernière dénomination française ne fut inventée qu'après Fintroduction de la syllabe $i. Les écrivains français les plus anciens se servent de la même dénomination employée par les auteurs latins et italiens.

On conçoit que les difficultés occasionnées par ces muances se sont excessivement compliquées à mesttfe que l'art s'est perfectionné» et que les accidents de modulations se sont multipliés (Voy. Proprietà). Pendant long-temps on essaya d'enseigner la musique par des méthodes différentes^ plus simples et moins compliquées; mais il fallut plusieurs siècles pour faire abolir ces vénérables reliques qui avaient été si long-temps admirées et pour ainsi dire adorées» et pour faire adopter un meilleur système de solmisation» En Italie et en France on conserva les six syllabes» en y ajoutant, pour éviter la muance , la syllabe H » inventée» dit-on > vers le milieu du dix-septième siècle ». par un maître de musique français , appelé Jean Lemaire, Les Italiens substituèrent en outre à la syllabe ut la syllabe do » substitution qui date de 16A0 » et dont Doni est l'auteur. Le solfège français moderne admet indistinctement les deux syUabes. La plupart des Allemands et des Anglais ont abandonné toute espèce de syllabisation» et solfient par les lettres de l'alphabet. Ils se re-* trouvent à peu près» sous ce rapport» dans la situation des musiciens du moyen-âge » après la réforme de saint Grégoire ; Tome IL 19

leur nomeDclalure est : C {ut-<io), D {n^^E (mi), F {fa), G {soi), A [ia), B (*ib), et if (»H).

Dans plusieurs écoles des Pays-Bas on solfie d'après les syllabes 6o,ce, di, gafio, ma, ni; ce système de solmisatiOD^ appelé éaéisation ou hocédisation , fat inventé en \blxl par Hubert Waelrant^ musicien belge ; et c'est à caose de cela qu'on appela cette méthode satmisation belge {ê&imisatio éeigica ou voces helgicœ). Daniel Hitzler proposa de substituer à la bocédisation ce qu'il appelle la hébisatian de la, ée, ce, de, me, fe, ge. Quelques auteurs ont proposé de substituer de nouvelles syllabes à eelles qui sont maintenant en usage; le compositeur Graun, entre autres^ a assayé, mais en vain^ de faire adopter ce qu'il appelait la daménisation , c'est-à-dire la suite des syllabes «(a, me, ni, po, tu, (a, te, sous prétexte qu'elles sont plus harmonieuses que les anciennes.

Les antiques Grecs avaient aussi une espèce de solfège^ en se servant pour les quatre sons de leurs tétracordes des syllabes ToL, rti, Tù) , T€. La première note de chaque tétracorde avait la syllabe i-a; la seconde avait la syllabe m ; la troisième, r<v ; et la quatrième note, lorsqu'elle n'était pas employée en même temps comme première du tétraccorde suivant, avait la syllabe ts ; autrement on se servait de la syllabe TA. De ce que nous venons de dire il résulte que le solfège des Grecs était aussi sujet aux muances.

SOLO 9 s. tn. — Mot italien francisé, qui s'applique à un morceau ou à un trait Joué par un seul Instrument , avec ou sans accompagnement d'orchestre.

bans un concerto histrumental le mot solo, marqué sur la partie principale , avertit Texécutant qu'il va être placé en première ilgne^et devenir l'objet de l'attention générale; et, marqué sur les parties d'accompagnement, le mot solo signifie qu'on doit accompagner à demi-voix (sotto voce).

Tout ce que nous venons de dire est aussi applicable au

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mot sali , quattd deux oa plusieurs voix exéculeiit la mélodie principale.

S4H0 se dit en outre d'un morceau de musique composé pour ime voix selde ou pour un senl instrument, et qui admet parfois un léger accompagnement On marque aussi le mot soU quand on ne veut que l'accompagnement de deux instruments , tels que deux violons , etc.

SOL RE, — (Voy. Re so().

SOL UT» ^ Ces deux syllabes indiquaient, dans randen soUége, leur muance sur le nfo 00 le sol (Y. Sotmisazùmô),

SOLUZJONE = SOLUTION, ir. f. — (Voy. Cancnc).

SOMBBRE = SOMMIER, s. m. — (Voy. Organo).

SOBUGLIANTE ==: RELATIF, adj. pris substantivement. — (Voy. Modo).

SONÂRE =^ SONNER, JOUER des instruments. — C'est exécuter sur ces instruments des morceaux de miiaique , surtout ceux qui leur sont propres.

On disait autrefois en France j'ouar du vioton, pincer de la harpe et de la guitare , toucher du piano et de l'orgue idonner du cor y sonner de la trompette, hlouser les tim/bates, 6(Utre le taméour, etc. On dit maintenant jouar de tous les instruments, terme dont se servent aussi les Allemands en le rendant par le mot spieien.

On dit en italien sonner d'un Instrument» expression qui était en usage dans le vieux français.

SONATA = SONATE, s. fi — Compositton Instrumentale composée de trois ou quatre morceaux consécutiis de carac-^ tères différents. La sonate est faite quelquefois pour un in^ strument, quelquefois pour plusieurs. Quelques auteurs donnent aussi ce nom à des compositions musicales à plusieurs parties , telles que duos , trios , quatuors , etc. « ob toutes les voix sont également essentielles.

n y a des sonates pour violon, flûte, gi^itare , barpe, piano 9 etc. Celles de ces deux derniers instraroents sont les

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