‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 171 sur 183 · ZUR · texte numérisé non relu

ZUR

WEBEB. — An dire de Pananti» c'est un violon monté de deux cordes, dont on Joue, sur les côtes de Barbarie, comme de notre yiolonceUe.

XÂGARA 5 «. /^ -— Cest le nom d'un air espagnol qu'on chante et danse en même temps.

XENORPHIGA. — Nom d'un clavecin à archet, inventé par AL Rceliig, à Vienne, vers la fin du siècle dernier.

XYLHARMONICON on XYLOSISTRON. — Instrument inventé par M. Uthe, il y a quelques années, qui ressemble à Yeuphone du docteur Ghladni.

XYLORG ANON. — Espèce de claquebois avec une touche ; il est aussi appelé ziiargonon.

ZA. -^ Syllabe dont on se servait autrefois pour désigner le H};.

ZURNA. — Instrument turc qui , par sa forme et par la qualité de ses sons, ressemble à notre hautbois.

ACCORDÉON 9 s. m. — L'accordéon ordinaire est un instrument à anche renfermé dans une petite caisse qui se dilate et se resserre à volonté , et produit ainsi les tons au moyen du mécanisme d'un doigté à touches.

Son étendue est diatoniquement du sot clé de violon audessous des lignes au do, même clé au dessus de la portée , excepté le ta au dessous et le si au dessus des lignes de la même clé de violon, n y a cependant des accordéons qui peuvent donner ^ dans cette étendue, les tons diésés et bémolisés; on en trouve même qui ont une étendue de trois oc* tavesetdemiechromatiquement On p^uts'en servir pour jouer de petits airs simples et même pour donner quelques accords. Cet instrumentest^du reste, d'une très médiocre importance.

AEOLOSRLAVIER. — Instrument du genre de Vaéioîne , inventé par M. Schortmann du Buttelsteds, où le son est

produit par un courant d*air agissant sur des plaques de métal. Ce courant d'air est obtenu -par des soufflets mis en mouvement de la même manière que ceux de la cornemuse. Les sons ressemblent à ceux de la harpe éolienne.

ALLA MILITARE (à la militaire). — Ces mots placés en tête d'un morceau de musique signifient qu'il faut lui donner le caractère d'expression,* le style d'exécution des marches militaires.

ALLA POLAGGA (à la polonaise). — Avec le mouvement de la polonaise.

AMONNER, V. n. — C'est déchiffirer avec peine et en hésitant la musique que l'on a sous les yeux.

BEGGO POLAGCO. — Nom d'une très grande espèce de cornemuse en usage dans quelques parties de l'Italie.

GANTATILLE, s. f. — Petite cantate qui a été en usage en France dans la première moitié du dix-huitième siècle.

ÇATAGOUSTIQUE, a. f. — Science des échos ou sons réfléchis d'où dépend celle des salles de spectacle^.

CHEVROTER, v. n. — G'est battre d'une manière inégale les deux notes d'un trille, on même n'en battre rapidement qu'une seule , ce qui imite à peu près le bêlement des chèvres.

CONSERVATOIRE DE PARIS. — A l'arUcle Personnel, ajoutez : M. Berlioz, sous-bibliothécaire; If. le chevatitr Pastou, professeur de la classe spéciale de musique; M. Kiosé, professeur de clarhiette;ilf. Barizei, professeur de basson.

CHORUS, s. m. —Se dit du refrain d'une chanson qu'on chante quelquefois en chœur à Tunisson, soit à table, soit dans l'espèce de danse chantée qu'on nomme ronde.

COUPE, s. f. — Arrangement des diverses parties qui composent un poème lyrique ou un morceau de musique.

DOUBLETTE» s. f. — Jeu d'orgue de tuyaux h bouche, qui sonne l'octave du prestant.

EXTENSION, s. /; —Faculté relative d'allonger les doigts

sur le mancbe ou sur le clavier des instniments pour y saisir de grands intervalles. L*exercice développe cette faculté.

GUGIBARIFONO, s. m. — Instrument à vent» inventé par M. Gatterino Gatterini. Void ce que nous trouvons dans le journal italien Tealris Arti e Letteratura , au sij^et de cet instrument : t SareMe diffUnie it descrivere Ventusiasmo che il sig, Catterini geppe produrrc neiV anitno degii cucottOfUi, coi suo istrwnento del tutto nuovo, si per ia forma , che per ia quaUtà cMta voce , e nMsHmamente per ia somma perizia con cui egii espresse U sen* timento, U brio, esipud dire tuUa V anima che in se racehiudono due pezzi sceiti fra i migiiori di BeUini , e di Dofdzzetti. H Giidbarifono ha un' estensione di quaUro ottave perfette per Vintuonazione di tutte ie note ,edhàia prerogativa rara di peter produrre i'effetto che si desidera dai pianissimo ai fortissimo in tal guisa, che ii detto sig. Catterini comnhunica a chi io ascoitaii pia^ere che si provereiée se si sentisse cantare ciâ ch' egii suona dalla più robusta ed insieme pià doice voce, Faduopo ass44utamente sentirio per avère un* idea e deW istrumento e deiV abilità dei virtuoso. »

(Bologna, 22 marzol838.)

HARPO-LYRË. -- Cet instrument^ qui a la forme d'une lyre antique , est monté de vingt et une cordes réparties sur trois manches ; les cordes du manche du milieu sont les mêmes que celles de la guitare à six cordes ^ et sont accordées de la même manière ; la conformation de l'Instrument permettant de démancher plus aisément que sur la guitare» a donné facilité d'y ajouter quatre cases de plus» ce qui en porte le nombre à vingt et une.

Les quinze autres cordes sont réparties sur deux autres manches» et forment» dans l'ensemble de l'instrument» quatre octaves et demie ; l'on obtient sur ces deux manches des effets nouveaux.

Le harpo-iyreesi fixé à un corps sonore d'une forme gracieuse, et qui permet de Jouer debout lorsqu'on s'accompagne en cliantant , ou assis lorsqu'on exécute un morceau. Le harpo^yre est une guitare perfectionnée, inventée par M. Salomon^tprofesseur de musique à Besançon, en 1829.

LARIGOT, ê. m. — Jeu d'orgue, l'un des plus aigus ; il sonne la quinte au dessus de la doublette.

MONTRE, s. f. — Jeu d'orgue dont les tuyaux paraissent à la façade de l'instrument. La montre appartient à l'espèce des jeux de flûte.

PLEIN-JEU. — C'est dans l'orgue la réunion des Jeux de cymbale et de fourniture. Pour que le ptein^eu produise un eflèt satisfaisant, il faut qu'il soit soutenu par les jeux de fonds tels que les bourdons, flûtes et prestants.

RENTRÉE, 8. f. — Se dit en général d'un instrument ou d'une voix qui, après un silence, se fait entendre de nouveau.

SAGUEBUTE, s. f. — Ancien nom français du trombone.

SAUTEUSE, s, f. — Valse d'un mouvement rapide à deux temps.

TIRASSE, s. f. — On nomme ainsi un clavier de pédale qui tire ou fait baisser seulement les basses des touches du clavier à la main. On adapte une tirasse aux petites orgues qui n'ont pas de jeux séparés pour les pédales.

TIMBRE, s. m. (Yoy. Coiarede' Suant). — On donne aussi ce nom à la double corde de boyau que l'on place contre la peau inférieure des tambours et qui vibre avec elle.

TIMBRES, s. m. — Nom que les vaudevillistes donnent aux airs connus sur lesquels ils composent leurs couplets.

TRAIT fS. m. — On donne ce nom à certaines suites de notes rapides qu'on exécute sur les instruments ou avec la voix, ainsi qu'à des phrases mélodiques ou à des successions d'harmonie.

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