‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 27 sur 183 · MON · texte numérisé non relu

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peut diviser à volonté an moyen de petits chevalets mobiles. Dans le principe, cet instnmient servit seulement à mesurer les rapports des sons et des intervalles, et aiqourd'hui encore on remploie au même usage. Au moyen-âge on l'employait en outre à l'enseignement de la musique pour faciliter aux commençants la Justesse des intonations. Mais si le monocorde était à cette époque tel que nous le représentent les descriptions qui en ont été faites, et semblable à ceux éaai nous nous servons aujourd'hui, il est difficile de croire que l'emploi en pût être commode dans une parelUe circonstance; car, à chaque changement de note , U fallait que l'élève at* tendit que Ton eût fait mouvoir le petit chevalet^ ce qui demandait un certain temps avant d'entendre le son qui le devait guider. Plusieurs auteurs prétendent que, depuis l'époque où vécut Gui , on chercha à remédier à un tel inconvénient, en substituant au chevalet mobile du monocorde, des chevalets stables assez analogues à nos claviers, et c'est à cette invention qu'ils rapportent l'origine du clavicorde. Pretorius, dans son Organographie , p. 60, dit positivement que le clavicorde fut inventé et confectionné d'après le monocorde.

MONODIA = MONODIE , s. f. — Nom que les anciens donnaient à un chant destiné à être exécuté par une seule voix.

MONODRAMMA. — (Voy. Meiodramma).

MONOLOGO = MONOLOGUE, s. m. — Ce mot a la même signification que soliloque ; c'est une scène chantée par un seul acteur qui, s'étant identifié avec le pers(Hmage qu'il représente, en peint les sentiments avec vérité et expression, s'adressant aux dieux, aux absente, quelquefois même aux objets inanimés. Ce récitatif , ordinairement instrumenté et rempli de traite expressiiis; et passionnés , est suivi presque toujours d'une cavaUne ou d'un air, ou bien il est intercalé.

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