‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 47 sur 183 · PERSONNAGES. INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

PERSONNAGES. INSTRUMENTS

La Musica. Proiogo. . . Duai Graviceméami.

Orfeo DuaiContrahoêsidtvioia,

Euridioe. Dieci ViaU da àrazzo.

Choro di Ninfe c Pastori. . Un' Arpa d&ppia.

Spctama^ Duai ViaUni piecoH a44a

franeôse,

Cwronte. Duoi Chitaroni.

Chori di êpiriti infwmaiû . Duoi Organi di iegno.

Praaerpina Tre BasH da gam/ba.

Piutaru QtLoUro Traméoni.

Jpalio Un Régate.

Choro di poêtori che fanno la tnoresoa in fine. . . Duoi Cometti. Un Fiau--

Uno aiia vigerima seconda. Un Ciarino con tre Trompe sordine.

Par la suite, les théâtres furent tellement multipliés à Venise, qu'en 1680 il y en avait sept sur lesquels on Jouait l'opéra. Chaque année on en composait sept ou huit; enfln ou compte qu'en moins d'un siècle il en parut six cent cinquante-huit, dont la plupart étaient composés par des poètes et des compositeurs vénitiens, ou nés dans les états vénitiens. Le premier opéra allemand fut Daphné, du poète Martin Opitz, mis en musique par le maître de chapelle Henri SchiUz, et représenté en 1627 à la cour de Dresde, au grand applaudissement de tous les assistants. £n 1658, on

représenta» pour la première fois à Paris l'opéra Pamoné, dont la poésie était de Fabbé Perrio, et la nmslqae de GamberL les premiers opéras composés par des Anglais ne foirent mis en mosique gu'en 1660 ou 1669, et en Espagne en 1719, et non pas, comme le dit SIgnorelll, en 1776. On trouve plusieurs autres notices historiques de l'opéra , dans les articles respectifs sur Tbistoire musicale des nations de l'Europe.

Void quelles sont en général les diUérentes parties qui composent l'opéra moderne : l'ouverture, l'introduction, la cavatine, l'air, le duo, le trio , le quatuor, le quintette , le seituor, le finale, le diceur, la marche, l'air de danse. Ces parties ne sont cependant pas toutes nécessaires , et le poète emploie seulement celles qui sont plus propres à faire res« sortir les situations intéressantes de son drame , et les plus ccmvenables à la musique. Il faut du reste que la poésie de Fair, du duo, etc. , soit analogue au sujet de l'action tbéâ* traie, et qu'aucun morceau ne soit intercalé pour satisfaire mal à propos à des caprices ou à des exigences fort déplacées. Une poésie combinéeavec de tebinconvénientset accompagnée d'une musique entièrement contradictoire au sujet de la pièce, mérite réellement la définition que donne Arnaud de l'opéra : Un ecneert dont ie drame est ie priteœte.

Les Italiens comptem quatre sortes d'opéra : V opéra sa^ era (sacré), Vcpera séria (sérieux), V opéra semùseria (semi-sérieux), Y opéra buffà (bouffe). Les Français ont deux genres de spectacles lyriques : Le drame chanté depuis le commencement jusqu'à la fin , et vulgairement appelé grand opéra, comme Ra6ûrP4e*Diaéie, GuUiaumo Teii; cl le drame où le chant se mêle au dialogue parlé, appelé opéra comique y comme le Domino noir, le Brassoar de Preston. Les Allemands sont ceux qui distinguent un plus grand nombre d'espèces d'opéras : ils ont le grand opéray Vopéra sérieux^ Vopéra tragique, Vopéra hérof'

qu€, Vap^ra romantique, V opéra aUégoriifue, le mUodrame mUitaire, Y opéra comique^ etc. , et presque dans tous y le chant est alterné avec le dialogue parlé.

On parle de Y opéra oudramc ê($cré à Tarticle Oralort^.

Le but du grand opéra est de représenter des caractères sublimes^ des actions grandes , de fortes passions, et ordinairement les sujets se prennent de préférence dans l'antiquité^ soit dans l'ancienne Grèce, soit dans l'ancienne Rome, ou dans les temps chevaleresques ou dans le moyen-âge. On réserve les situations les plus pathétiques pour les morceaux chantés. Le chœur est une partie intéressante qui contribue vivement et énergiquement au succès de l'ens^nble. Le compositeur doit donc s'identifier entièrement avec le sujet du poème , par conséquent prendre le caractère et se mettre dans la position des interlocuteurs, et se rappeler ces paroles remarquables de Gluck : «Lorsque je me mets à composer un opéra, j'oublie entièrement que je sais la musique. *

Quoique le but de l'opéra bouffe soit d'amuser et d'exciter l'hilarité , U ne faut pas cependant négliger les principes d'une bonne école et du bon goût. U faut en outre bien tracer les limites dans lesquelles doivent se renfermer les personnages qui jouent les rôles de ce qu'on appelle en Italie éuffb noùiie{comiqne noble), dimezzo caractère {uAxid) et caricato (chargé) . L'opéra bouffe accorde du reste une plus grande Uberté pour le choix des cantUènes ; l'harmonie y est moins compliquée que dans l'opéra sérieux, et l'instrumentation plus brillante. Ce genre décomposition exige également des mélodies faciles, populaires, claires, gaies et badines; le caractère Ue l'opéra bouffie, en général, devant porter le cachet du comique et de la charge, il s'ensuit qu'il n'est pas donné à tout le monde de composer un bon opéra bouffe, et qu'une composition qui n'est pas naturellement douée des qualités dont nous venons de parler, ne sera jamais ce qu'elle doit être. La palme de l'opéra bouffe appartiendra toujours de

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droit aux Italiens^ sartoot aux aociens. Quant à Torigine de semblables productions, voyez à Tarticle Buffb.

OPÉRA-BALLET. — ( Voy. Bailo).

OPERETTA = OPÉRETTE, ê. f. — Opéra en un seul acte, le plus souvent dans le genre comique ou sentimental , mais quelquefois d'un genre mixte. Ces opéras sont généralement appelés en Italie des farces.

OPHI€LÉIDE. -^ Instrument à vent, qui peut être considéré comme Vaito, le ténor ou la basse de la trompette & clés , selon les dimensions qu*on lui donne. .

ORATORIO, $.m.— Espèce de drame dont le sujet est pris dans la Bible ou dans les légendes des saints, et qui est destiné à être exécuté par des chanteurs, avec accompagnement d'orchestre, ou dans une église, ou dans une salle, ou sur un théâtre. Dans ce dernier cas on l'appelle en italien opéra mcra^ dont la forme et la conduite sont les mêmes que celles des autres opéras.

On attribue l'invention de l'oratorio à saint Philippe de Néri, fondateur de la congrégation de l'Ocatoire, en 1548. D'autres font remonter l'origine de ce genre de composition aux temps des croisades ( Voy. les arL Ltidi et Misterj).

L'oratorio , intitulé Anima e Corpo ( ame et corps ) , composé par Emile del Cavalière, et représenté à Rome en 1600, est le premier drame religieux où Ton trouve le dialogue en forme de récitatif.

Parmi les pli» beaux oratorios que les diverses écoles aient produits, on distingue le MessU de Handel, la Passion de Jomelli, le Sacrifice d* Abraham de Cimarosa, et la Création de Haydn.

ORCHESTRA, s. f. = ORCHESTRE, «. m. --Ueu destiné dans les théâtres ou dans les salles de concert aux musiciens. Ordinairement cet endroit est plus élevé que le parterre et est séparé des spectateurs. Quelquefois ce mot sert à désigner les musiciens mêmes; aussi a-t-on coutume de dire

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qu'un orchestre est bon^ quaud les musiciens qui le composent sont habiles ; on dira aussi en parlant des villes, des théâtres, des académies : Forchestre de Vienne, du théâtre de la Scala, de la société philharmonique de Paris; les orchestres du théâtre de Monaco et du conser?atohre de Paris, sont considérés comme les premiers de l'Europe.

Dans les anciens théâtres qui étaient d'une grande dimension, on avait imaginé de les rendre plus sonores, en faisant des niches dans les murs, ou en attachant sur dilTér^ts points des corps durs, dont on ignore la forme. Au reste, l'effet de la musique dépend de la position de l'orchestre, qui doit être élevé en proportion de l'élévation de la salle, et placé de manière â ce que les auditeurs se trouvent à une distance proportionnée à la grandeur et à la forme de l'appartement.

.^^ Une salle carrée ne convient pas pour exécuter de la musique à grand orchestre, parce qœ l'orchestre est trop large.

Quant à la proportion et à la position de l'orchestre, on en parie aux articles respectife.

ORGHESTRINO, s. m. — Nom donné par M. Poulleau, de Paris, en 1808, à un piano à archet de son invention, lequel imitait le violon, la viole d'amour et le violoncelle.

ORGHESTRION, $. m.— Nom de deux instruments à clavier qui ont été inventés vers la fin du xvm^ siècle. Le premier est un orgue portatif composé de quatre claviers, chacun de soixante-trois touches et d'un clavier de pédales de trente-neuf touches. L'ensemble de l'instrument présente un cube de neuf pieds.

Cet instrument fut construit en Hollande sur le plan qui en fut donné par l'abbé Vogler, et fut rendu public au mois de novembre 1789 à Amsterdam. On y trouve un mécanisme de crescendo et de decrescendo , et l'hutensité de ses sons est semblable à celle d'un orgue de seize pieds. L'autre instrument du même nom, inventé par Thomas -Antoine

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