‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 58 sur 183 · PAL · texte numérisé non relu

PAL

P. — €eUe lettre écrite ainsi (p)^ par abréviation signifle pianû (doucement) 9 et redoublée (pp) elle signifie pianis- Htno ( très doucement) ; quelquefois on la trouve aussi triplée {fPV^f elle indique aloi^ ce qu'on appelle vulgairement en italien frianiuisnmo , c'est-à-dire aum douecnufU ^ue passiMe. *

PADIGUONE = PAVILLON, s. m. — Partie inférieure et évasée de certains instruments à vent» tels que le hautbois, la clarinette, la trompette et le cor.

PADIGUONE GHINESE = PAVILLON CHINOIS. — Instrument de musique de percussion. C'est une espèce de chapeau de laiton, terminé en pointe et garni de plusieurs rangs de clochettes. Le pavillon chinois est fixé sur une tige de fer au moyen d'une coulisse. Celui qui veut en jouer le tient d'une main par cette tige , et lui donne un mouvement de rotation sur lui-même; ou bien 11 le secoue fortement en cadence, de manière que toutes les clochettes frappent ensemble sur le Temps fort de la mesure.

Le pavillon chinois nous vient de la Chine. On l'emploie avec succès dans la musique militaire, et même dans les orchestres de grands théâtres.

PAEN. — (Voy. Pean).

PALALAIKA. — Guitare montée de deux cordes, très répandue parmi la basse classe du peuple en Russie.

PALAEOMAGADI& — C'est le même instrument doht on parle à rartide Mûgadis.

PALMULA^ — Nom latin de la touche dans les instruments à clayier.

PANARMONIGO = PAN-HARMONIGON, s. m. — Instrument inventé il y a quelques années par Jean Nep. Maelzel, à Vienne. Cet instrument , au moyen d'un double soufflet et d'un cylindre, mis en mouvement par un poids, imite assez naturellement une musique d'instruments à vent et de percussion.

PANAULON, 9. m. — Flûte traversière qui descend jusqu'au 9oi du violon, imaginée par M. Trexler, à Vienne.

PANDORE, 9. f, — Instrument à cordes dont le chevalet était oblique, et dont la forme avait quelque analogie avec celle du sistre. Les cordes se pinçaient avec une plume. Cet instrument- est maintenant hors d'usage.

PANDURA y 9. f. — Instrument dont on se sert dans le royaume de Naples. Il est peu différent de la mandoline, mais il est plus grand ; il est armé de huit cordes qui rendent une harmonie agréable et qu'on pince avec une plume.

PANDURINA, 9. f. —Petite pandura, armée de quatre cordes et qui n'est plus en usage.

PAN-MÉLODIGON, tf. m. — Instrument inventé en 18i0> par M. Leppich, à Vienne. Il consiste en un cylindre conique mû par une roue, qui met en vibration de petits morceaux de métal courbés à angles droits, lesquels sont touchés légère-^ ment au moyen d'un davier.

PANTALON, *. m. — Instrument à cordes du genre du tympanon, hiventé par un musicien allemand nommé Pantaleon Hebenstreit, au commencement du xvm* siècle. Cet instrument avait rétendue du clavecin et étiit monté de deux rangs de cordes, les unes en métal, les autres en boyaux. Ses fions étaient majestueux, surtout dans la basse.

PARADIAZ.6UXIS. — En examinant le tableau des Tétra^ cordes dans l'article Grec9 ancien9^ on trouvera qu'entre les tétracordes 9yntmenon et ditziugmenon, il existe un

intervalle d'un ton, c'est-à-dire le do; cet intervalle était appelé par les Grecs Paradiazeuads.

PARADOXUS. — Nom que l'on donnait an chanteur on an jonenr d'instmment qui remportait le prix dans les Jeux olympiques.

PARAFONIA = PARAPHONIE, *. f. — (Voy. Greci an- Piehi).

PARAF(»»STA = PARAPHONISTE, s. m.~(Voy. Caiu tore).

PARARSLBUSTICON. — Chanson des anciens bateliers grecs.

PARAKOUTAKION. — Nom d'un chant alternatif de l'église grecque.

PARAM£S£ , PARAMETE. -r Voy. le tableau des Tétraoordes dans l'article Grecs anciens,

PARANZE, s. f. pL — Nom italien que Ton donnait autrefois à ceux des élèves des conservatoires de Naples qui étaient employés à Texécution de la musiquedonton retirait un salaire. Depuis la fondation de ces collèges, le nombre des élèves admis allant toujours croissant, on jugea à propos de mettre à profit leur travail. Les plus petits allaient servir la messe et assister aux enterrements des enfants. Ceux qui étaient un peu plus grands et les plus âgés étaient appelés Paranze.

PARI == PAIR, adj. — (Voy. Tempo).

PARODIA = PARODIE, «. /! — La parodie est un morceau de musique vocale auquel on adapte de nouvelles paroles, ou bien un morceau de musique instrumentale qu'on transforme en un air pour la voix en y mettant des paroles , ou en un autre morceau de musique instrumentale en y faisant des changements. Nous en avons un exemple dans la parodie faite par Grammer d'une sonate de Dussek.

Dans la musique composée sur de la poésie originale, le chant est fait pour les paroles : dans la parodie, au contraire^

les paroles sont faites pour le chant. HeurcQx encore lorsque Fauteur de la parodie se conforme au caractère du morceau de musique. C'était ainsi que Marmontel aidait souvent Grétry pour faire reparaître dans ses nouveaux opéras des airs qui appartenaient à d'autres compositions ou oubliées ou restées en portefeuille. Quinault rendait à Lulli le même service que Marmontel à Grétry, en transformant ses airs de violon en morceaux de chant. En France^ presque tons les auteurs de vaudevilles ne font autre chose que d'adapter de nouvelles paroles à un grand nombre d'airs de ballets* d'opéras, ainsi qu'à des marches et à des fragments de symphonie. Il y a même une symphonie entière de Mozart composée de quatre morceaux, sur laquelle on a fait des vers (Yoy. Gazette musicale de Leipsick, an YIII, n** 29, 30).

Pour faire la parodie d'un morceau de musique, soit vocale, soit instrumentale, il est nécessaire de bien connaître le mécanisme de la phrase musicale , afin de pouvoir l'analyser sur-le-champ et choisir le mètre lyrique, ies césures et les cadences qui lui conviennent le mieux.

PAROLE = PAROLES, s. f. pL — Nom que l'on donne au poème grand ou petit qui doit être mis en musique. On dit ordinairement : les paroles sont belles ou sont mauvaises, etc. ; on dit d'un chanteur qui ne prononce pas bien, qu'on n'entend pas une parole, qu'il estropie , ou avale, ou mange les par oies; d'un compositeur qui adapte bien la musique à l'idée du poète et qui la rend bien, on dit qu'il s'est bien conformé aux paroles ; et, dans le cas contraire, on dit qu'il n'est pas d'accord avec les paroles, qu'il forme un contre-sens avec elles.

PARRHESIA=PARRHËSIE, s.f. — Ce mot indiquait autrefois l'usage convenable qu'on devait faire des sons mi, fa, ou, comme nous disons aujourd'hui, l'art d'éviter les relations non harmoniques.

PARTE = PARTIE ,«./".— La musique étant une langue

où phoBieure discoars peurent se faire entendre à la fois , non seulement sans se noire, mais eo se servant mutuellement^ s'ils ont été disposés d'après les règles de l'art, il s'ensuit que chacun de ces discours n'est pas un tout, mais la portion d'un grand tout qcà se forme de leur réunion. De là vient le nom de partie , donné à chacune des portions de ce tout , et qui est elle-même un tout plus ou monts complet, selon l'im* portance de la partie et selon la manière dont elle est conçue.

La partie principale s'établit généralement dans les sons les plus aigus du système musical, parce que ces sons, plus perçans et par-là plus faciles à distinguer , sont aus^ ceux qui peuvent être entendus en plus grand nombre et plus long-temps sans fatigue et sans ennui. Il existe deux parties principales, la plus aiguë et la plus grave.

Le dessus et la basse sont les deux principaux objets de la sollicitude du compositeur.

La basse est en quelque sorte la racine , et le dessus la fleur de la tige harmonique.

Dans le style d'église, on écrit à huit, douze, vingt, trentedeux et même à quarante-huit parties, toutes différentes. Mais dans la musique d'orchestre, on en compte rarement plus de quatre qui se multiplient, en se doublant les unes les autres , avec des changements qui portent seulement sur la valeur des notes et les desshis mélodiques.

Par le mot partie on entend aussi la portion d'un grand morceau d'une sonate, d'un concerto, d'une symphonie, d'une ouverture, d'un air, d'un chœur, etc.

Tout morceau de musique régulier se divise en deux par « ties: dans la sonate, le duo, le trio, le quatuor, le quintette, le sextuor instrumental , cette division est marquée par des reprises.

Les deux parties dont se forment un air, un choeur, une ouverture, un concerto, ne sont point séparées Tune de l'autre, Tome II. 11

attenda que ces composlfioiis doiTent s'exécuter sans intemipticm et saw répétîtlen^ à moiBs qu'eUea ne soleot dessinées en rondean. Mais la cadence sur la dominante indique la fin de la première poulie , et la seconde com-* nience immédiatement après ce ^and repos. £Me s'ouvre assez ordinairement par diverses modulations et des recherches harmoniqiies : les motifs d^à présentés y reparaissent sous des formes plus resserrées et avec une plus riche pa* rare.

Un comiiûsiteur taabilie peut déployer tout son art dans cette seconde partie, en faisant un excellent usage dQ ses motifs.

C'est pour cette raison que les connaisseurs en musique jugent une pièce instrumentale suivant le mérite de la seconde partie: la première peut être produite par l'imagination seulej mai& la seconde exige la réunion du génie avec la science.

Le moi partie désigne quelquefois la qualité de la musique» et l'on dit : partie vaeaU, partie instrumetUaie*

On appelle encore partie le papier sur lequel est écrite ou imprimée la partie séparée de chaque musicien ; c'est pourquoi on dit la partie de ténor, la partie de violon, etc.

PÂRT£ IX)lliINANTE= PARTIE DOMINANTE. — Gell^ qui contient le chant principal.

PARTE ESTREBIA = PARTIE EXTRÊME. — C'est la plus élevée et la fondamentale. On dit les parties extrêmes^

PARTE FONDAMENTALE = PARTIE FONDAMENTALE. — ( Voy. Accorda ) .

PARTE INFERIORE ^ PARTIE INFERIEURE. -— Cette partie peut être la plus basse, mais elle n'est pas toujours pour cela la partie fondamentale.

PARTE MEDIA = PARTIE MOYENNE. — C'est la partie qui se trouve entre la partie la plus élevée et la partie fondamentale.

PARTE SUPERIORE =» PARTIE SUPÉRIEURE. — Elle

PAR idS

ne sert pas de fendeitteoi et elle peot être mAme une partie moyenne.

PARTE SUPRENA = PARTfi; SUPRÊME. — C'est la pins élevée.

PARTI REALI == PAflTIES RJÈELLES. — On appelle compositions à parties réelles celles dont chaque partie suit une marche difiérente , ou encore celles dont les parties semblent lutter ensemble , eqi, sorte qu'elles sont toutes obligées de répéter alternativement les sujets^les réponses et les imitations qu'on introduit adroitement dans cette composition pour faire entendre d'une manière bien distincte les diverses parties qui, en ostre, s'unissent fréquemment ensemble. On distingue en Italie les compositions à parties réùlUs A PIENO (voy. ce mol), et les compositions à parties réelles obligées.

On a déjà observé à l'article Partie qu'on écrit quelquefois des chœurs, surtout dans la musique d'église, à 8, 12, 20 et jusqu'à 48 parties toutes différentes. On ne peut du reste déterminer le nombre des parties réelles dont un morceau de musique est susceptible. Marpurg, dans son livre intitulé : Handiuch bty dem Generaiéass v/nd bey der Composition, Berlin, 1762, tom. m, S V, a fait un calcul pour démontrer la possibilité d'un morceau à 13o parties réelles.

Les parties des chœurs à huit ou douze parties réelles, etc. , dérivent des quatre pailies de la musique vocale , divisées chacune en deux, trois, etc., et distribuées en deux, trois chceurs, etc. ; de telle sorte que chacun de ces chœurs contient également un soprano, un contralto, un ténor et une basse. Ces chceurs sont divisés en premier, second, troisième, etc. ; on les fait aussi alterner pour donner un repos convenable aux diverses parties et une plus grande variété au morceau. Dans ce cas cependant il n'y a en effet qu'une composition à quatre parties, et l'on ne reconnaît pour une

composition vralmeat à parties réelles que celle (font nom avons parlé plus haut.

PARTIMENTI, s. m. pi. — Nom italien de certains exercices préparés pour l'étude de Faccompagnement et de rtiarmonie^ dont on fait usage dans les écoles d'Italie. Ces exercices sont composés de parties de basse où les accords sont indiqués par des chiffres placés au dessus des notes, et ces accords doivent être joués par la mahi droite des élèves, pendant qu'ils jouent la basse avec la gauche. Il y a plusieurs recueils de ces exercices qui sont devenus classiques.

PARTITURA = PARTITION, s. f. - CoUection de toutes les parties d'une composition musicale, écrites les unes au dessous des autres, mesure par mesure , sur des portées différentes, de manière à ce que d'un coup d'œil on puisse les voir toutes.

La disposition des parties sur les partitions varie beaucoup suivant les compositeurs.

Plusieurs mettent en tête les violons et les violes, puis les instruments à vent en bois, placés dans Tordre suivant : Toctavin (s'il y en a un), la flûte, le hautbois, la clarinette et le basson ; ensuite les instruments à vent en métal , comme les cors , les trompettes ; plus bas les timbales, la grosse caisse et les trombones ; les parties de chant viennent ensuite, puis enfin la contrebasse, placée sur la dernière portée, et que précède, au besoin, la partie de violoncelle.

Mettre en partition, c'est écrire les diverses parties d'un morceau de manière à ce qu'elles se trouvent placées les unes au dessous des autres, afin qu'en jetant les yeux dessus on puisse tout d'un coup comprendre la pensée de la composition, l'art qui lie les parties, et déterminer avec vérité l'expression et l'exécution convenable.

Lire la partition, c'est examiner un morceau de musique

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