‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 62 sur 183 · PED · texte numérisé non relu

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[petites lignes aass! au dessus {h). liy a ensuite des sileiiees de piosieurs mesures (i) , et d'antres silences pins longs en^ core qu'on indique arbitralremoit avec des chiflkvs [j ).

Les silences des diverses valeurs ont des noms qui leur sont particuliers. Ainsi, par exemple , on appelle pause celui de la ronde ; demi-pause celui de la blanche ; soupir celui de la noire; demi-soupir celui de la croche; quart de soupir celui de la double croche ; demi-quart de soupir celui de la triple croche ; et seizième de soupir celui de la quadruple croche.

PAUSA GENERALE = PAUSE GÉNÉRALEo — ( Voyez Fermata ).

PAVANE , «. /^ — Ancienne danse, inusitée aujourd'hui, d'un caractère sérieux, et dans laquelle les danseurs faisaient une espèce de roue qui ressemblait à celle que fait le paon quand il déploie sa queue. Les hommes se servaient , pour foire cette roue, de leur cape et de leur épée.

PEAN. — Chanson grecque que Ton chantait en l'honneur d'Apollon et de Diane, et qui faisait allusion à la victoire remportée par Apollon sur le monstre Python.

PEGTIS. — Instrument à cordes des anciens Grecs, dont l'invention est attribuée par Athénée à Sapho.

PEDALE =3= PÉDALE, «./*.— Il semble que l'usage de la pédale tire son origine de l'orgue, puisque ce nom même vient évidemment des pédales de cet instrument (V, Pedaiiera).

On appelle pédale ou cadence prolongée le retard de la cadence finale, pratiqué dans la fugue ou dans les morceaux fugues, sur la dommante qui précède la cadence finale, en répétant ou imitant dans les autres parties quelque passage du thème principal, ou continuant ht mélodie précé^ dente dans des formes harmoniques diverses et compliquées, comme, par exemple, dans la fig. 118, où pendant les dernières mesures la tonique sert de pédale. Il y a encore d'autres pédales, appelées abisi improprement, dans les sons

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aigus et dans les sons moyens, ainsi qM des pédales doubles (fig. 119).

Dans les morceaux d'orgne et mtae dans les mwceaiu composés poar les pianos qui ont des pédales^ on marque dans la partie de basse quelques notes ibndamentales ou de basse continue, avec des imitations au dessous des notes que l'on doit faire avec la main ; ou bien on ajoute pour les notes de la pédale obligée une troisième portée.

Ainsi, quand on veut que Torganiste n'accompagne pas les notes de basse et se serve, au lieu de cela, de la pédale, on écrit le mot Pédade.

Quelquefois les chiffres sont aussi marqués, et cela indi* que la cadence continuée dont on a parlé plus haut; alors il faut tenir la pédale et conserver le son dont la cadence est formée.

Une partie de la science des grands compositeurs se montre dans leurs pédales , sur lesquelles ils font oitendre des accords harmonieux et des parties savamment travaillées, unies à un contrepoint profondément calculé. Cet ensemble produit ordinairement un très grand effets même sur les oreilles les moins sensibles à l'harmonie.

P£DALI£RA=GLAyi£R DE PÉDALE. — On appeUe ainsi le clavier qui est placé aux pieds de l'organiste.

Les pédales de l'orgue furent inventées à Venise, dans la dernière moitié du xv* ûède, par un Allemand nommé Bernard* Sabellicus (Marc-Antoine Cocdus), dans le second volume de ses œuvres ( Ennead. IX, Ub. 8 ), en parle de la manière suivante : Musieœ artis virutn omnium, qui imquam fuerunt sine cantroversia prcBstantissimum jHu- Téa annos VenUim habuerunt fiemardam cognarmnto Teutonem, argumenta gentis, in gtui ortus esset : om-nia MuHcw artis instrumenta scientissime tractavit : prim/iês in arga/^ùs auxit numerus, ut et pedes quoquc juvarent cancentum, funicatarum attracHt : mira in

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