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les élèves de rétablissement ; ils avaient les cheveux tonsurés» portaient on petit collet, et étaient vêtus d'une soutane et d'une simarre de couleurs diflérentes. Ceux de Lareio se distinguaient par la couleur Manche ; ceux de SatW Otwfrio avaient la soutane blanche et la simarre grise; ceux dé la Pietà avaient pour coideor dlstinctive le bleu foncé, et ceux des Pûveri di Ge&à-Cristo le rouge ; mais avec le temps on supprhnale coUet, on laissa croître les cheveux, et les élèves reçurent le nom de conservatoristes.
PRIMA = PRIME, s. f, — Une des heures canoniques et une partie de l'office.
PRIMA, s. f. = UNISSON, «. m. — Deux sons sur le même degré : un unisson est ou naturel et n'occupant aucun espace ni aigu ni grave, et alors il n'est pas regardé comme un intervalle; ou il est augmenté, comme do, eto ^, et dans ce cas on le compte parmi les intervalles. Du reste l'unisson est généralement compté parmi les intervalles , tant parce qu'il parait presque toujours à la place de l'octave, qu'à cause de l'unisson augmenté qui appartient aux hitervalles.
PRIMA DONNA. — Titré de la première et principale cantatrice de l'Opéra.
PRIMA INTENZIONE = PREMIÈRE INTENTION. ~ Un morceau de musique de première intention est , selon Rousseau, celui qui s'est formé tout d'un coup dans l'esprit du compositeur, comme Pallas sortit tout armée du cerveau de Jupiter. Les morceaux de première intention sont de ces rares productions du génie dont les idées sont si étroitement liées, qu'elles n'en font, pour ainsi dire, qu'une seule, et n'ont pu se présenter à l'esprit l'une sans l'autre, puisque la première , sans la dernière , n'aurait aucun sens. Ces morceaux peuvent seuls produire l'extase qui nous transporte hors de nous-méme; on les sent, on les devine sur-le-
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champ 9 et, après eux, toute autre musique esl sans effet.
PRIMA VISTA , A VISTA = A LIVRE OUVERT ( à première v%te). -^ Talent qui consiste à exécuter sur-le-cbamp une partie qu'on n'a jamais vue ni entendue (V. teggere la Mttsica).
PRIMD = PREMIER, ÈRE, adj. — Épitliète que l'on donne à toutes les parties principales, soit de chant, 8<rit d'instrument. Ou la donne aussi, à cause de l'extension de la voix , aux parties les plus aiguës. Ainsi on dit : premier so^ prano, première éasee, première viole, premier basson. Relativement au nombre, on distingue 2l\x9&\ premier chœur , prem^ier orgue, etc.
PRIMO VIOLINO = PREMIER VIOLON. — (Voy. Capo (V orchestra ). On entend aussi par là le musicien qui exécute la partie du premier violon dans les compositions à grand orchestre.
PRINCIPALE = PRINCIPAL, adj. — Ce qui est le plus remarquable dans un morceau. .On donne aussi cette épithète à la partie récitante d'un concerto, ou bien aux voix concertantes pour les distinguer des instruments de même nature qui figurent seulement dans les accompagnements. Violon principal . flûte principale , cor principal , etc.
PRINCIPALE =s PRINCIPAL, s. m. — (Voy. Organo). Dans la musique militaire d'Allemagne, on donne aussi le nom de principale à la troisième trompette qui exécute les passages rapides à doubles et triples coups de langue, les arpèges et autres choses semblables (Voy. l'art. Tromha). Dans la cantate de Weigl, le Retour d'Jstrée, exécuté U y a quelques années sur le théâtre de la Scala , de Milan , il y avait dans la danse pyrrhique une troisième trompette principale qui faisait un excellent effet.
PRINCIPAUS MEDIARUM. - Nom laUn de la première corde du tétracorde meson.
PRIMCIPALIS PRINGIPALIUM. — Première corde du tétracorde hypaum.
PRINGIPALIUM EXTENTÂ. — Nom latin de la corde iiehanos hypaton dans le système grec (Voyez Greci an* tiehi).
PRINCIPE = PRINCE, *. m. — Titre dîsUnctif du président de l'Académie philbarmonique'de Bologne.
PRINCIPIO ARMONICO = PRINCIPE HARMONIQUE. — Lorsqu'on frappe une corde sonore et grave, outre le son qui lui est propre, elle fait encore entendre .d'autres sons dont les plus sensibles sont Toctave de la quinte et la double octave de la tierce. De ces trois sons résulte le premier accord ou accord parfait, qu'on appelle aussi principe harmonique , parce que c'est de lui que dérivent toutes les consonnances , etc.
PROASiMA. — Ce mot signifiait, chez les anciens Grecs, préifide ou ritoumeUe.
PROAULION. — Prélude sur la flûte.
PROFESSORE DI MU SIC A = PROFESSEUR DE MUSI- QUE. — Celui qui enseigne ou exerce la musique pour en retirer un profit, prend le titre de professeur, du mot profession ou de l'art qu'il professe. Dans quelques pays on donne seulement ce titre à celui qui enseigne les principes de la musique dans les institutions publiques, par exemple, à l'Université, dans un Conservatoire ou Collège de musique.
PROGRESSIONE = PROGRESSION, s. f. — Lorsqu'on ajoute à une phrase mélodique , qui par elle-même exprime déjà un sens complet, quelque chose pour la déterminer davantage, cette partieprolongée s'zp^elleprogressian. On fait cette progression au moyen de la répétition sur les mêmes degrés ou sur des degrés différents. Lorsqu'on la fait dans le même ton (fig. 12A9 125), on rappelle variation; dans un
autre ton (fig. 126), ^an^poM^ion^et^ qaand on la fait comme dans la fig. 127, elle se nomme progression.
PROGRESSIONE DE6L' INTERYALLl =^ PROGRESSION DES INTERVALLES. — (Voy- Hloto).
PROGYMNASTICA = PROGYMNASTIQUE, *. f. — Partie de la musique qui enseigne le solfège.
PR01BIT0 = PROHIBÉ, adj. — Épitbète qu'on syoute aux mots octaves, quintes (Voy. l'article Ottavç e çtÊÙiie proihite). Dans la mélodie on regarde comme prohibé l'in-^ tervalle, le saut , la progression , qui est difficile et quelquefois même presque impossible à entonner. Les compositeurs qui n'ont pas appris et qui ne connaissent pas l'ajrt du chanta tombent souvent dans de semblables fautes.
PROJECTIO. — (Voy. Eçh^de).
PROLAZIONE = PROLATION, s. f. — Série de notes qui doivent se faire tant en montant qu'en descendant sur une seule syllabe. Nos pères l'entendaient autrement. Lorsqu'ils, donnaient à la ronde la valeur de trois blanches, ils indiquaient le Temps avec un cercle ou demi-cercle , au milieu duquel se trouvait un point, et cela s'appelait proiatio major, ou perfecta; mais lorsque la ronde ne valait que deux blanches , ils omettaient le point au milieu du cercle ou du demi-cercle, et ce nouveau rapport se nommait pro^a- Ho tnifior, on imperfecta.
PROLEPSIS. — AnticipaUon.
PRONUNZIA = PRONONCIATION, *. f, — Donner en chantant à chaque syllabe et à chaque lettre, soit voyelle, soit consonne, lo son qu'elle doit avoir suivant les bons principes de la langue dans laquelle on chante.
La prononciation est modifiée par ce qu'on appelle la mise (U voix, et elle se distingue de {'articulation, en ce que cette dernière a pour but principal de faire entendre bien distinctement les syllabes ou consonnes» avec le degré de force qui convient au sentiment qu'on veut -exprimer et au
local dans leqael on chante. La prononciation doit tonjoors être la même, soit qu'on cbante dans un petit appartement, dans une salle ou sur un grand théâtre ; mais l'articulation ▼arie et doit augmenter de force, en proportion de la grandeur du local, du nombre des instruments et de celui des auditeurs.
PROPE MEDIA — Nom latin de la corde paramèse dans le système grec (Voy. Greci antiehi).
PROPOSTA = PROPOSITION, s. f. — (Voy. Fuga).
PROPRIETA = PROPRIÉTÉ, ë. f. — Disposition de la mélodie dans le chant grégorien ou plain-chant, selon qu'elle procède naturellement par bémol ou par bécarre.
Avant rin?ention de la septième syllabe si, la solmisation ne pouvait se faire que naturellement ou par muances, c'està-dire par changements de syllabes , toutes les fols que le chant procédait de /à à ue^ ayant le «i [7 hitennédiaire> lequel était alors appelé fa. Il en était de même lorsque le chant procédait de soi à ré, ayant le $i naturel hitermédiahre; ce H était alors appelé mi.
Ces trob manières de solfier se nommaient dédttetionsf et le genre de la déduction s'appelait propriété,
n y avait donc trois sortes de propriété :
Propriété de nature , comme UT, KÉ, Mi, FA, SOL, LA.
Froftriété de bémol» comme FA, SOL, LA. SI. UT, RÉ.
qui t'exprimait alors par ces syllabes Ut, ré. ml. fa, sol. la.
transportées sur les notes Fa, sol, la, si, ut, ré.
Et Propriété de bécarre, comme SOL, LA, SI, UT, RÉ, Ml,
qui s*exprimaU aussi par ces syllabes Ut, ré, mi. fa, sol. ta.
qve Ton transporuit alors sur les notes — Sol, la, «t, ut, ré, mi.
Beaucoup d'anciens auteurs qui ont traité du plahi-chant on de la musique , avant l'introduction de la syllabe si, ne sont point compris maintenant par la plupart des musiciens. Les exemples donnés pour l'intelligence du texte y sont disposés d'après les règles des déductions, des muances, et selon
leors propriétés. Tout demi-ton qod, dans la mostque mo* derne, se forme au moyen de H ut ou du dièse, y est exprimé par les syllabes mi fût. Tout demi-ton qui se fonne au moyen de ut H, H \; ta, ou par un bémol, y est exprimé par fa nU; ce qui fait que, si dans la musique moderne on voulait chanter la gamme chromatique ascendante selon la méthode des muances, on serait obligé de dire continuellement:
ut, ut jK, ré, ré jK, mi, fa, fajt^ sol, sol ^, la, IsljK, si, ut; ut^ mif fa, mi, fa, ut, mi, fa, mi, fa, mi fa, ut;
et en descendant,
tit, si, si \^, la, la [7, sol, sol [7, fa, mi, mi b» ré» ré I7, ut, fa, mi, fa, mi, fa, mi, fU, mi, mi, fa, mi, fa, .mi.
Il n'est donc pas étonnant que l'invention du n ait fait époque dans l'histoire musicale. La musique devint alors fort aisée à apprendre , et les nombreuses difficultés dont la solmisalion était hérissée auparavant* disparurent complète* ment
PROPRIETA DE' SUONI E DEI TUONI = PROPRIÉTÉ DES SONS ET DES TONS. — (Voy. Coiore de' Suani).
PROSÀ := PROSE, «./:-* On appelle ainsi ce que l'on chante dans certaines fêtes après Tépitre , parce que , dans ce chant, la loi du mètre n'est pas observée.
PROSLAMBANOIMLBNOS = PROSLAMBANOMËNË, «. m. — Le son ajouté. (Voyez le tableau des Tétracordes à l'article Greci antichi).
Les Grecs ne pouvaient combiner le son le plus grave de leur système qui correspond à notre la de la clé de fa premier espace, avec le tétracorde le plus grave, parce que le premier degré de tout tétracorde ne doit constituer avec le second qu'un demi-ton; c'est pourquoi il fut considéré comme un son ajouté au système, et fut qualifié de ce nom.
PROSODIA === prosodie;, 8. f — «Partie grammaticale d'une langue relative à la longueur et à la brièveté des sylr
labes, et aux divers pieds qui en résultent pour la cmistruc-r tion des vers.
On exige avec raison de tout con^posltear de musique vocale qn'il connaisse bien la prosodie de la langue dans laquelle il écrit ; mais il est au moins aussi nécessaire qu'il ne pèche pas contre le sens logique.
On doit pom- cela bien distinguer les propositions affirmatives des négatives et des exclamatives, les diverses espèces de cadences et de pauses ^ le points etc. , et éviter les césures où les paroles doivent être unies.
PROSODIE = PROSODIES, s. f. — Chansons des anciens Grecs en l'honneur d'Apollon et de Diane.
Autrefois on donnait aussi ce nom aux processions.
PROSODIUM. — Ancien nom du motet
PROTEUS = PROTÉE. — (Voyeï Ceméaio oimieordo).
PROTHESIS = PROTHÈSE, s. f. — (Voyez Tempw Vacuum ).
PROTOPSALTES. — Chef des chanteurs.
PROVA = RÉPÉTITION, s. f. — Exécution faite en particulier d'un opéra ou d'un morceau de musique qu'on doit exécuter en public.
Les répétitions sont nécessaires pour s'assurer de l'exactitude des copies, et pour que les exécutants se pénètrent bien du caractère de la composition et rendent fidèlement ce qu'ils doivent exprimer. Les répétitions servent aussi au compositeur pour juger de l'effet de son travail et faire te changements qui peuvent être convenables.
Les premières répétitions sont faites ordinairement au piano par les chanteurs seuls , aidés du compositeur ou du musicien qui doit tenir le piano au théâtre ; ensuite on fait les petites répétitions ou répétitions a/u quatuor^ c'est-à-dire avec les violons, la viole et la basse; puis vlenoent les répétitions à grand orchestre ^ et enfin la
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répéîMon générait^ dans laquelle od observe s'il n'y a rien à corriger dans tout ce qui peut avoir quelque influence sur la bonne exécution de l'ensemble.
npùKo^pût GANERE. — Chanter à l'unisson.
PSALTERIUM. =< PSATERION, s. m. — C'est l'ancien instrument hébreux nommé Nebei.
PSALTRUS ou SAMBUaSTRI^. — Chez les Romains on donnait ce nom aux femmes qai, dans les festins, réjouissaient la société en chantant et accompagnant leur voix avec un instrument à cordes.
PUNTA D'ARCO. — Les notes marquées de ces mots demandent une exécution particulière, qui consiste à frapper doucement sur la corde avec ia pointe de t' archet; on produit ainsi un staccato très léger.
PUNTARE = POINTER, v. a. — Mettre des points au côté droit des notes pour^en accroître la valeur de moitié, ou bien en mettre au dessus pour indiquer qu'il faut les détacher, etc.
PUNTO = POINT , s. m. — Le point a dans la musique moderne une triple signification. 11 sert 1* comme signe de la reprise (fig. 128) ; 2* pour indiquer le staccato; 3* placé après une note, quelle qu'elle soit, il en accroît la valeur de la moitié. Ainsi une ronde pointée vaut trois blanches ; une blanche pobitée trois noires ; une noire pointée trois croches; une croche pointée trois doubles croches; une double croche pointée trois triples croches, etc. Lorsque la note est suivie de deux points, le second point vaut la moitié du premier ; par exemple , une ronde doublement pointée vaudra trois blanches et une noire; la blanche doublement pointée vaudra trois noires et une croche , etc.
Il y a ensuite quelques cas particuliers dans lesquels le point simple, s'il s'agit d'une exécution précise , a une durée plus grande qae celle qui lui est assignée par la règle. C'est h ces exceptions qu'appartient cette note pointée simplement.
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et suivie de quelques notes de passage dans un mouvement lent ou modéré (fig. 129). Le point d'augmentation se met aijgonrd'hui même aux silences de la croche et de la double croche, appelés demi^soupir et quart de soupir.
Quelquefois on met deux points sur une note syncopée, ce qui indique qu'on doit la marquer comme si elle était divisée par moitié (fig. 130).
PYRRICHIUS = PYRRHIQUE, s, m. — Ce mot indique quelquefois un pied musical de deux notes brèves (Yoy. Métro). Quelquefois aussi il indique une danse pyrrhique unie au chant, qu'exécutaient les jeunes gens dans les temps les plus reculés de l'antiquité grecque (Voy. Yliiade d'Homère, chant 18).
QUADRATORA = CARRURE , s. f. — (Yoy. Perio" doiogia),
QUADRIcmrUM. — Composition à quatre parties.
QUADRIGLIA $. f. — Danse d'un caractère très gai, d'un mouvement vif, dont la mélodie est à 2f A et qui a deux reprises de huit mesures chacune.
QUADRO = CADRE, «. m. *— Ce terme est souvent employé en musique pour indiquer la réunion de divers objets dont l'ensemble forme une peinture de la musique imitative.
QUAUTA DELSUONO = QUALITÉ DU SON. — (Y. l'article suivant).