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qui fut représentée et fort applaudie, en 1766. Cet opéra fol chanté par Golonna, Schalbovca, les soprani Lnini et Puttini, et le ténor Sandale, de Venise. Après laseconde représentation, Galuppi reçut une bague en diamants de 1,000 roubles. En la lui faisant remettre , l'impératrice lui fit dire que finfortunée Didan, en mourant, lui avait iaiesé ce teg$. En 1768 il fit représenter Vlflgenia in Tauride,^ dont on a déjà parlé, et dans l'été il retourna à Yenise.
A Galuppi succéda Traetta, qui resta attaché à la cour jusqu'en 1775. U y composa sept opéras.
Après Traetta, Pa&iello entra au service de Catherine II avec des appointements de 4,000 roubles , plus 900 roubles comme maître de la grande duchesse Marie Fedérovma , et plusieurs autres émoluments relatif à sa charge. Pendant un séjour de neuf années en Russie, Paësiello a composé les. opéras suivants : ia Serva padrona, ii Matrimonio inas-^ pettato , H Barbiere di Sivigiia , i Fiiosofi immaginaty, ia Finta amante , ii Mondo detia Luna , ia Nitetti, Lucinda e Jrm.ùloro, Aicide ai hivio, AchiUein Seiro; de plus, une cantate pour le prince de Potemldn, une farce pour le prince Orloff, et plusieurs morceaux de musique instrumentale.
Sarti fut maître de chapelle de la cour depuis 1785 jusqu'en 1801. L'impératrice le combla d'honneurs et de biens, et le nomma directeur d'un nouveau Conservatoire de musique, avec une augmentation d'appointements assez considérable.
En 1788, Vincenzo Martini, l'Espagnol, écrivit aussi pour l'Opéra.
En 1802 on exécuta sur le théâtre de Saint-Pétersbourg la Création de Haydn.
Parmi les célèbres virtuoses qui ont, à une époque plus récente, visité la Russie, on remarque Clementi, avec son élève Field , Rode ( qui entra au service de l'empereur Alexandre en 180A), Baillot, Klengel, Hummel , Boleldieu et autres.
SAL 2b7
s. — Celle lettre, écrite alteraatlvement avec le T, rigni- 8e wiOf tandis que l'antre signifie tutH.
On donne aussi le nom d'S au tuyau d'anche du basson , parce que sa forme ressemble à celle de cette lettre.
S , traversé obliquement par une barre , est employé quel* qaeféis comme signe de renvoi.
SâLMO = PSAUME^ s. m. — Les psaumes étaient originairement des chants hébreux que les Juifs exécutaient avec l'accompagnement de quelque instrument à cordes, n est probable que David les a introduits dans le culte divin de sa nation.
Le chant des psaumes a été recommandé par les apôtres mêmes {na$cenU eccUna Apostotorutn decrttis staéi- €i$a); et 5 en elîet» les premiers chrétiens chantaient les psaumes^ ahisi que cela résulte d'une lettre de Pline-le- Jeune^ écrite à Trajan en Tan 3. Le chant alternatif des psaumes est attribué à saint Ignace^ martyr^ qui vécut sous le règne de Tr^^an.
Les psaumes se divisent en p$aufnes vespéraiê et en psaumes pour Us morts, division qui est soumise à plusieurs subdivisions.
Pour ce qui a rapport à la composition musicale^ on distingue les psaumes à eappetia» c'est-à-dire mis en musique pour les voix seulement , se chantant parfois avec accompagnement d'orgue ou de contrebasse; les psaumes concertants, c'est-à-dire avec accompagnement d'orchestre. U y
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a aussi des psaumes obligés^ écrits pour telle ou telle voix, ou avec l'accompagnement de quelque instrument ; d'autres que Ton compose sur le plain-chant ecclésiastique on monastique.
SALMISïA = PSALMISTE, s. m. — Titre que Ton donne à David comme auteur des psaumes.
SALMISTI = PSALMISTES, s. m. jd. — On appelle ainsi dans le rituel romain les chanteurs des psaumes.
SALMOME = PSALMODIE, s. f. ^ GhaUt des psaumes sur une seule intonation de la voix, en sons soutenus et avec l'accent oratoire.
SALPIGTA — Mot grec qut signifie trompettiste.
SALPINX — And^nne trompette grecque, qu'on appelait aussi trompette argive, qui avait la forme d'un tube coni" que, long d'environ deux pieds, avec un pavillon qui transi^ettait le son.
SALTERELLO =^ SALTARELLE. — Air de danse italiea d'un mouvement vif en mesure à 6/8. On trouve< des saitareites dans les forlanes de Venise et dans quelques gigues anglaises, siciliennes, etc.
SALTERELLO = SAUTEBEAU , s. m. ~ Lame de bois mince, armée d'un petit morceau de plume ou de peaut de buffle qui , dans les clavecins , était poussé contre les cordes, les frappait, et produisait le son en s'échs^[>pant
SALTERIO = PSALTERION, ». m. — Instrument à oor«^ des fixes, qui a la forme d'un triangle tronqué en haut^ et dont chaque uote a deu;i cordes de laiton ou d'acier. Il se joue des deux mains, en mettant auit doigts des anneaux d'où sort un fort tuyau de plume pointu* Il y a aussi des psaltérions montés de cordes de boyau.
SALTERIO PERSANO = PSALTERION PERSAN» — Instrument à cordes qui a la forme d'une harpe triangulaire eu us^e en Perse.
SALTERIO TEDESGO = PSALTERION ALLEMAND. —
SâM SJtO
iDstrament de percussion dont on se sert dans quelques pays et surtout en Hongrie^ pour accompagner les danses du peuple* Il a la forme d'un carré imparfait^ et est monté de cordes métalliques placées par groupes de trois cordes cpi'on frappe avec de petites baguettes.
SALTO = SAUT> s. m. — Tout passage d'un son à un autre par degrés disjoints^ est un saut; il y a par conséquent des sauts de tierce^ de quarte, etc.
Les airs de bravoure^ les concertos de violon, de flûte» de basson, etc. , renferment souvent des sauts de dixième, de vingtième et de plus grands écarts encore, qui laissent toujours sentir quelque chose de violent.
Pour ce qui regarde les sauts d'intervalles diminués ou augmentés, leur effet plus ou moins agréable dépend en partie de la combinaison des circonstances favorables ou défavorables. Marcello, Pergolèse, Caldara, Mozart et quelques autres compositeurs célèbres en donnent des exemples qui produisent un très bon effet. C'est pourquoi Eximeno dans son livre intitulé : DeW origine e dette regoie delta mt/mca, Rome, 1774, première partie, liv. in, chap. 8, art if pag. 266, dit entre autres choses : Ed eccavi confermato il princifpio, ehe non vi h saito atcuno di stui nutura contrario aiie regoie deW armonia.
Dans un air de Mozart, il est un passage très difficile entièrement composé d'intervaUes diminués et augmentés qui, bien exécuté, produit un très bon effet ( Yoy. fig. 1^9 ).
SALVE REGIRA. — - Antienne ou hymne que l'on chante dans l'église catholique à la fin des vêpres du samedi, de la Pentecôte jusqu'à TAvent.
On donne le même nom à la composition musicale qu'on écrit sur leà paroles de cette hymne.
SAMBUGA = SAMBUQUE, ». f. — Instrument à cordes des anciens Grecs; quelques auteurs croient que c'est le barhiion ( Voy. Greci atUichi),
260 SCA
SAMBUGA LINCEA := SAMBUGE-LYNGÉB, #. f. — (Toy. PtnteeatUfichaTdon).
SAMBUCISTRiE, PSALTRIiE. — (Voy. Fart. Romani). SANCTUS. — Ge mot latin, répété trois fois, se chante pendant la messe après la préface.
SANTUR. — Instrument à cordes turc, qui ressemble au psaltérion allemand.
SARABANDA = SARABANDE ('esp. Zarabanda), s. f. — Danse espagnole d'un caractère grave et gracieux, qui ressemble au menuet et se dansait autrefois avec des castagnettes. L'air de cette danse, en mesure à 3/4, avait deux reprises de huit mesures chacune, avec un mouvement modéré. La sarabande commençait par une note frappée et était susceptible de broderies.
SAWARDIN. — Ghanson des Kalmouks qu'on chante en dansant.
SBARRA DOPPIA = DOUBLE BARRE. — G'est le nom des deux lignes verticales qui traversent la portée et qui indiquent ordinairement la fin d'un morceau de musique.
SGABELLO, $. m. = SANDALE, s. f. — Espèce de chaussure en bois ou en fer dont les directeurs de musique ou batteurs de mesure des anciens, garnissaient leurs pieds, et qui était destinée à rendre la percussion rhyttnntque plus éclatante.
SGALA = ECHELLE, GAMME, #. f. — (Voy. Gamma). Série de sons disposés de telle sorte qu'ils se suivent graduellement à partir du son fondamental
Le nom (ïécheiie vient de la position graduée des notes sur la portée ; il répond à celui de diagrame cbei les Grecs.
Dans l'article Motie, il est parlé de la gamme diatonique, et dans les articles chromatique et enharmonique des gamme&diatonicO'ehromaiique et diatomeo^hromoHoo^ enharm^mique.
SCA 251
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S62 SCA
Rapporté des Sons des douze gamtnes mineures ascendantes et dueendantes, avec {^indication de ia tierce seulement dans ia gamsu ascendante ^ et delà siœte et ia septième dans ia gamme deseenda^k, les Rapports des autres intervalles étant les mêmes que ceux in gammes précédentee.
Gamme ascendante, do ré mi [^ fa sol la si ào
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