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Tome i

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nière très ^oUde. On le joue avec les deux mains. Les sons^ assez a^éables d'aiUeors, offrent peu de variété.

Dans son voyage à Empoongwa, JUL Bowdich rencontra un musicien nègre de la contrée Intérieure d'Imbeekeé» aussi dégoûtant par son aspect que sa musique était étonnante. Il avait une harpe montée de huit cordes faites avec les racines fibreuses du palmier, dont le son était harmonieux et rond. Il parcourait avec agilité un grand nombre de notes et faisait monter sa voix au-delà de la harpe ;-, tout à coup 11 commença avec force VMMuia de HandeL.. Entendre ce chœur au milieu des déserts de F Afrique , dit M. Bowdich, et l'entendre chanter par un pareil être, produisit sur moi un effet extra* ordinaire; mon étonnement ne pourrait s'exprimer. *

ENARMONIA=ENHARMONIE,«. /.— (Voy. Fart, suivant).

ENARMONICO= ENHARMONIQUE, adj. — Ce mot technique nous est parvenu de l'ancienne musique des Grecs, dont le système était formé par xie petites échelles appelées iétracoriUs. Chaque tétracorde comprenait quatre sons, de manière que ses extrêmes étaient toujours une quarte parfaite. On rappelait échelle diatonique lorsque les deux sons moyens étalât constitués de façon que le télsraeorde procé- <lait par un demi-ton majeur.et deux (onsentiers, comme m» fa soi ia; échellexhromatique lorsque la distance du son fondamental à la quarte naturelle était divisé par deux demi-tons et une tierce mineure, comme mi fa fa jf ia; et si cette progression avait lieu par deux quarts dé ton et une tierce majeure, comme, mi mi jf fa ia, ùû Isû donnait le nom de progression enhaTrmanique. Dans ce tétracordç le mijfse trouvait âi la même distance du mi naturel que du f€L

Les Grecs composaient ordinakeroent un système entier de ces tétracordes enharmoniques, et lui donnaient le nom de genre enharmonique. Au rapport d'Aristide Quintilien ,

' Stafford.

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les composittons masicales écrites dans ce genre étaient les pins gracieuses et tes pins aimées dn public.

Quoique dans la musique moderne et dans notre système tempéré on n'emploie pas d'intervalle moindre que le demiton mineur^ néanmoins ^ de la gamme diatonico-chromatico^ enharmonique > il résulte une progression de sons tels qu'ils ont en effet quelque ressembiance avec les quarts de ton du tétracorde enharmonique des Grecs.

C'est en unissant toutes les échelles diatoniques du mode msyenr et mineur^ tant naturelles qu'altérées par des bémols et par des dièses, et en les présentant par une seule échelle, qu'on développe ainsi qu'il suit la gamme diatonico-chromatico-enharmonique dont nous venons de parler :

d09dofi,ré\;,ré, réjjifmi}^,mi,mijlt,fa faJli,soi\;, soi, soi jjfy ia [t, iaf iajitsi\;,si,H ^, do.

Les sous marqués par un demi-cercle sont les sons enharmoniques, et ils diffèrent originairement entre eux du rapport

de ^-^ appelé diesis. Mais comme dans notre système tempéré on se sert des deux sons de ce rapport comme d'un seul son, nous les employons seulement dans ce qu'on appelle les transitions enhamuyniques. Un exemple rendra plus dair ce que nous exposons.

Supposons que l'on pratique l'accord de septième faiado mi [;, dominante de si};, cette septième se résoudra sur la tierce de la tonique, comme on le voit dans la fig. 61 , let a. Mais si l'on change la septième avant sa résolution de mi (7 en r^ jt, qui a le même son, l'accord de septième devient accord de sixte augmentée , fa (adoré jj^, et suppose le ton de ia mineur ou majeur; ia sixte est obligée alors de monter d'un degré, comme on peut le voir dans la fig. 61 , let é. Au moyen de ce changement enharmonique on fait passer la modulation du ton de ^ b ^^^ ^^ ^^n de ia majeur ou mineur ,

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ou dans le ton de mi. Dans la même flg. 61 , let. e, d, e, on trouve d'autres transitions enbarmoniques^ faites avec l'accord de septième diminuée.

Le caractère de ces transitions enharmoniques est la surprise qui se manifeste dans un de^é plus ou moins grand» selon que la transition est plus ou moins éloignée de la tonique ; il est donc facUe de déterminer les occasions où ces transitions peuvent être employées avec avantage. ENGHIRIDION. — Manuel.

KNGOMIASTIGO = ENGOMIAQUE, adj. — Style des anciens Grecs, destiné aux hymnes et aux louanges.

ENDÉMATIE, s. f. — G'était l'air d'une sorte de danse particulière aux Argiens.

ENSEMBLE , adv. souvent pris substantivement — G'est le rapport convenable de toutes les parties d'un ouvrage entre elles et avec le tout Ge terme s'applique encore à Texéculion ; alors il ne dépend pas seulement de l'habUeté matérielle avec laquelle chacun lit sa partie » mais de l'habileté à savoir exactement exprimer le caractère qui lui convient En général plus le style, les périodes, les phrases, la mélodie, rharmonieont un caractère déterminé, plus l'ensemble est fodle à saisir, parce que la même idée imprimée vivement dans tons les esprits préside à toute l'exécution.

ENTR'AGTE, s, m. — Espace de temps qui s'écoule entre la an d'un acte d'opéra et le commencement de l'acte suivant, et durant lequel l'action est suspendue. On donne aussi ce nom à ce morceau de musique instrumentale qu'on exécute dans l'intervalle de deux actes d'un opéra , d'une tragédie , d'un ballet et d'une comédie.

En Italie on a l'habitude de jouer des symphonies et des ouvertures d'opéra. En Allemagne on exécute même des concerts , des variations , et d'autres petits morceaux composés exprès pour les entr'actes , et qui sont d'un caractère très varié, comme ceux de Winter. Quelquefois ou compose exprès

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