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La grammaire qui , à défaut d'une rhétorique formelle , comprend néanmoins des objets qui appartiennent à la rhétorique musicale, constitue cette partie de la musique qu'on peut apprendre et enseigner.
La grammaire sert à montrer à l'élève l'exacte manière de procéder dans la combinaison des sons, et l'habitude le rend propre ensmite à revêtir ses idées d'une forme satisfaisante pour l'intelligence.
 la grammaire musicale appartiennent :
l*" La connaissance de la connexion et de la comparaison de tous les sons, ou la connaissance du système des échelles et des modes qui en dérivent, des intervalles et de leur division en coDSonnances et en dissonances ;
2* La connaissance des accords, du mouvement des intervalles consonnants et de la résolution des intervalles dissonants;
y La connaissance de l'union et de Taltemation des accords, des retards, de l'anticipation et de l'ellipse, de l'usage des notes de passage , etc. ; enfin la connaissance du contrepoint;
4** L'union mélodieuse des sons par rapport au même ton et à la modulation dans d'autres toas;
5* La connaissance des mesures et du mètre ; 6"" La qualité de la partie mélodieuse tant logique et rhythmique que relative à la ponctuation ;
7" La péHodoiogie , c'est-à-dire l'union des parties de la mélodie ;
8* La coupe ou disposition des dilTérentes parties d'un morceau de musique.
Le docteur Foricel y ajoute aussi les trois sciences auxiliaires, c'est-à-dire la science fmuhématique y Vacotêstigue et le semeigraphie ou doctrine des signes. Quelle que soit l'utilité qui peut dériver de la connaissance de ces deux premières sciences , il est toujours certain cependant que Ton
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peut devenir un excellent compositeur sans en avoir la moin-
dre idée.
Les erreurs grammaticales en musique blessent autant Fintelligence et roreille du connaisseur, et troublent autant le sentiment du pur plaisir qu'on éprouve dans une œuvre d'arts que les fautes de grammaire en poésie.
GRâND-OPÉRA. — Nom par lequel on désignait autrefois l'Opéra de Paris pour le distinguer de rOpéra-Comîqae. On dit maintenant rOp^ra (Voy. Fronda, Opéra).
GRANDE = GRAND, adj. — (Voy. Suiiime).
GRAPPA = ACCOLADE, s. f. — (Voy. ce mot).
GRAVE = GRAVE , adj. — Ce mot est opposé à aigu. Plus les vibrations du corps sonore sont lentes, plus le son est grave.
GRAVE (gravement). — Adverbe italien qu'on met en tête des morceaux de musique et qui marque la lenteur dans le mouvement et une certaine gravité dans l'exécution; dans les instruments à corde il désigne un jeu distinct et énergique.
GRAVECYMBALUM, GRAVICEMBALO. — Anciens noms du clavecin.
GRAVITA = GRAVITÉ, s. f. —hà gravité des sons dépend de la grosseur des cordes ou des tuyaux, de la longueur, du diamètre et en général du volume et de la masse du corps sonore.
GRAVIS. (Voy. jiccenttis ecciôsiastici).
GRAZIOSO. — Adjectif italien, qui signifie gracieux et qu'on met en tête de certains morceaux de musique pour indiquer un caractère d'exécution doux et agréable.
GRECI ANTICHI = GRECS ANCIENS (nottces sur la musique des). — L'histoire musicale des anciens Grecs est encore en grande partie enveloppée dans de profondes ténèbres , et n'est pns moins incertaine que celle des Egyptiens et
des Hébreux ; cependast les nombreuses notices qui nous restent sur rhistoire de la musique chez cette nation, nous mettent à même d'avoir une connaissance plus étendue de leur musique que de celle des autres peuples de Tantiquité. Nous croyons donc inutile de parler ici de la partie historique de la musique des temps fabuleux sous les dieux de premier ordre, sous les demi-dieux et sous les héros, * et nous donnerons plutôt un tableau abrégé des principes de Tancienne musique des Grecs que nous diviserons , pour une plus grande clarté , en deux parties , savoir : en gra/mmcdre et en rhétorique mtisicaie, en y joignant quelques détails sur les principaux instruments de musique qui étaient en usage dans l'ancienne Grèce.