‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 171 sur 192 · GRO · texte numérisé non relu

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ces immenses et fameuses colonnes de basalte, presque toutes de forme pentagonique ou exagonique, et dont la couleur gris foncé tire sur le noir. Unies étroitement les unes aux autres, ces colonnes reposent sur une base d'un tuf volcanique et copstituent la partie supérieure de Tlle.

La lumière s'introduit par l'entrée de la grotte et tombe sur le fond, qui est formé par la mer même dont les flots écumeux, en roulant sans cesse dans l'intérieur de cette caverne magique, reflètent la lumière contre les parois et pro« duisent des prestiges d'optique toujours nouveaux et toujours admirables. Quel plaisir ne doit-on pas éprouver à parcourir tranquillement cette grotte en bateau ! Un Jour le célèbre Banks a pu l'essayer beureusement, mais c'est un cas exceptionnel et très rare; car les babitans de ce pays affirment qu'on peut à peine le tenter une fois en plusieurs années, sans courir le risque d'être jeté par les vagues agitées contre les parois et de disparaître sous les flots.

Pour en faire l'essai , il n'y a d'autre moyen que de bien connaître l'art de grimper ; en outre , il faut avoir beaucoup de sang -froid et un certain mépris pour la mort ; du reste, le coup-d'oeil que l'ensemble de cette grotte présente quand on est arrivé à une des extrémités, est une compensation sans égale au danger que l'on court pour y parvenir.

La hauteur de la façade dimbiue peu à peu, de manière que le fond présente une différence de dix pieds en moins ; la largeur diminue aussi de cinquante-cinq à vingt-deux pieds environ, diminution qui fait paraître sur le devant la caverne beaucoup plus profonde qu'elle ne l'est réellement Cette diminution est aussi une des causes principales des sons barmonieux qu'on y entend.

L'air de cette grotte n'estni dense ni lourd, comme dans les voûtes souterraines ; mais il est pur, frais et léger, renouvelé continuellement par la mer agitée qui entre avec violence 4ans l'intérieur de cet antre et en sort de même. C'est ce

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q^i constitue ia seconde raJson pour Laquelle on entend les sons d'une manière si forte et si distinctei

Près des parois des colonnes de derrière qui ferraenl le tout, on observe au dessous de la surface de F eau une ouverture qui doit mener dans une autre grotte où l'eau pénètre et d'où elie sort sans interruption. Cette circonstance el plusieurs au* très caases inconnues engendrent des sons qui, ayant été entendus il y a quelques années par un savant musicien^ donnent, d'après lui » le résultat suivant : La nature agit ici entièrement d'après les mêmes lois de la liarpe d'Eole, et des sons en généraL On y remarque le ctcscendo et le di~ minuttïdo d'un son ton dam en lai grave avec sa quinte ; de temps en temps on entend résonner aussi, avec quelque interruption^ la dixième et la septième minem^e de la seconde octave, li n'est pas d'expressions pour rendre Teffet de cette harmonie, qui s'approche de celle de mi avec ses ercsceiuio et diminuendo,

Bauks^ que nous avons nommé ci-dessus et qui fit^ lui aussi^ la description de cette caverne, rapporte qu'au moment où le flux de ia mer y pénètre avec violence, on entend dans le fond des sons qui n'ont aucun rapport avec ceux dont il vient d'être parlé ; c'est un bruit sourd et fort qui fait trembler toute la grotte. Il est probable qu'au dessous de cet antre se trouve une masse de rocîies déracinées^ lancées par rimpétuosité des flots contre les parois j re poussées par celles - ci et de nouveau lancées par les vagues , ce qui produit le bruit discordant et le tremblement de toute la caverne.

GIlUPETTOj s. m. — Mol Italien qui sîgniHe petit groupe. C'est tin ornement du chant, composé de plusieurs petites notes qui précèdent quelquefois Tattaque d'une autre note de durée plus longue. Le grupetto se compose en général de trois notes qu'on peut faire en montant ainsi qu'en descen* dant, comme on le voit à la figure 67 ; parfois il est formé

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de quatre petites notes ( voyei figure 68 ). Cet agrément peat s'indiquer aussi sans notes, ainsi que cela résulte du signe de convention que voici ^ , qu'on place sur une note ou entre deux notes, comme dans l'exemple représenté par la figure 69.

Le grupetto doit être exécuté avec netteté et vivacité, et lié aux notes de manière à former avec elles un ensemble parfait.

GRUPPO = GR013PB, s. m. — Une des espèces de la diminution des notes longues, composée ordinairement de quatre noires, croches ou doubles croches. Quand la quatrième note monte, c'est un groupe ascendant ; quand elle descend on rappelle groupe descendant ( figure 70 ).

Groupe désigne encore la réunion de plusieurs cordes d'un instrument, lesquelles sont accordées à l'unisson ou à l'octave, et doivent être attaquées ensemble avec le doigt, la touche, ou par tout autre moyen. Les vingt-quatre cordes du luth forment douze groupes de deux cordes chacun. Les touches d'un grand piano font résonner chacune un groupe de trois cordes.

G SOL RÉ UT. — C'est dans l'ancien solfège le sot clé de basse quatrième espace, et le sot clé de violon seconde ligne, parce que dans les exercices du chant sans paroles on chantait dans ce son, tantôt la syllabe soi, et tantôt les syllabes ré, ut ( Voyez Sotmisazione).

GUDDOK. •— Nom d'un violon rustique à trois cordes, /m usage parmi les paysans russes.

GUET. ' — (^YoyeiPezzi militari ditromée).

GUIDA = GUIDE, s. f. — C'est la partie qui entre la première dans une fugue et annonce le sujet

GUIDA, s. f. = GUIDON, s. m. — Signe qui se mettaii autrefois au bout de la portée sur le degré où devait étr£ placée la note de la portée suivante^ afin de faciliter la lecture de la musique.

G us m6

GUSLI ou GUS5ËL — Harpe russe qui a la forme du psaltérion aUetnand,

GU5TO = GOUT, s, tn. — Faculté de sentir le beau et le sublime. Cette faculté est considérée sous deux aspects : l"" la faculté transcendantaie ou onginaire ; 2" la faculté empirique ou celle qui se montre active dans les divers iodividus relativemeot à certains objets. Le goût a donc besoin d'être cultivé. ^i,^/

Lorsqu'on dit c^est un hotuntû saiis goût , cette expression admet évidemment deux significations; d'abord» que cet homme n'est pas ongiuaireiuent susceptible du plaisir esthétique^ ce qu'on ne peut prouver ni môme supposer, sans le dégrader et le rendre semblable aux brutes auxquelles manque entièrement le sentiment du beau et du sublime. En second lieu, que, si l'on trouve parfois des hommes dans lesquels ce sentiment est faible et grossier, on peut leur dire qu'ils n'ont pas de goût Voilà donc pourquoi tous les hommes, quoique doués de goût sous le rapport transcendanlal , en sont quelquefois dépourvus sous le rapport empirique. Du reste, toutes les divisions auxquellesla faculté du goût est soumise, telles qu*un goût grossier, délicat, mùr, bizarre, etc. , et celles qu'on fait aussi suivant les dilTérentes nations, comme le goût grec, romain» italien, français, allemand, anglais, etc*, se rapportent au goût empirique , attendu que les dispositions physiques et morales, l'âge, le sexe, le tempérament, le système nerveux^ ridiosyncrasie,* l'éducation , les habitudes* les préjugés et plusieurs autres causes que Ton trouve dans chaque homme en particulier et dans les peuples entiers, sont infiniment divers et donnent au goût une immense variété individuelle et nationale. Ce n'est que dans l' imitation absolue de la belle nature qu'on peut acquérir un goût véri-

* ^r fc mût dérivé du grec , les phTsiologi^tf ;; fTitend«nt une eertftlne Horfr nerveu54> qu1b Vivifient en sympaihie H en antlpaihie.

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